Adulte : brun sombre marqué de taches clair jaune pâle à fauve orangé, avec un ocelle pupillé de blanc à l’apex des ailes antérieures, et autres ocelles identiques sur la marge des postérieures. Revers des ailes postérieures lavé de violâtre sur la marge. Chenille : Atteint 27 mm de longueur. Assez effilée, vert pâle, couverte d’une pubescence rase, avec la tête verte et une ligne dorsale sombre liserée de clair. Plantes hôtes : sur diverses graminées : Palène, Canche bleue, Roseau des bois. Mais aussi sur les Cypéracées : Laîche des bois. Habitat : préférentiellement dans les bois clairs et le long des orées forestières. Encore commun presque partout.
Biologie : dans le nord de son aire de répartition, le Tircis et représenté par la sous-espèce à tache crème ou jaune clair, et dans le sud par la sous-espèce, à tache fauve orangée. Dans les zonez de contact entre les deux sous-espèces, on observe des formes de transition. Le mâle présente un comportement territorial accusé. Posté sur une feuille, il surveille son domaine et fond sur tout concurrent pénétrant dans son territoire, pour aussitôt après regagner son poste de guet. L’adulte ne fréquent guère les fleurs ; il se nourrit davantage des écoulements de sève et du suc des fruits avancés, et s’abreuve aussi sur le sol humide. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille, diurne dans son jeune âge, adopte en cours de croissance des mœurs nocturnes ; elle se nymphose près du sol. Chrysalide suspendue, verte. L’espèce hiverne à l’état larvaire ou nymphal. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Papilio phorbanta. Endémique de La Réunion.
Ce papillon est remarquable par son grand dimorphisme sexuel : le mâle est noir avec des tâches bleues, la femelle, plus grande, est marron avec des tâches blanchâtres. C’est un des papillons les plus beau de la Réunion. Les chenilles vivent sur les citronniers et d’autres plantes de la famille des Rutacées.
Papilio phorbanta devient malheureusement de plus en plus rare. Il est protégé par un arrêté du 22 juillet 1993.
C’est le mâle qui est le plus souvent observable, car il fréquente les jardins créoles en un vol rapide et soutenu, à la recherche de nourriture et de partenaires sexuels.
La femelle est rarement visible, car très souvent cachée dans les fourrés. Elle n’en sort que pour se nourrir et pondre, surtout le matin. La chenille, d’un bleu noir à la sortie de l’œuf, devient verte avec de nombreuses petites taches d’un jaune vif fluorescent.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de janvier à décembre en deux ou trois générations. Chenille très polyphage, vit sur vicia sepium, rumex, sonchus, galium, urtica, etc. Répandu et extrêmement commun partout. Un bel exemplaire très mélanique, pris à Royan le 01/08/1905, a les lignes des ailes antérieures écrites en brun, l’angle externe de ces mêmes ailes et l’angle anal des inférieures marqués d’une large tache brune. On peut l’appeler brunnescens (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce très commune
Généralités : Eurasiatique. Largement répandue en Europe. En France, cette espèce migratrice se rencontre partout. Il semble qu’elle ne soit résidente que dans les régions méridionales aux hivers doux. Elle remonte régulièrement dans le nord du pays, la majeure partie des observations s’effectuant en fin d’été avec l’arrivée de migrants. Euryèce, elle se rencontre jusque dans les villes. Il n’est pas rare de l’observer la journée dans les herbes hautes. La chenille est polyphage. Période de vol : V-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : 35-40 mm d’envergure. Ailes antérieures chatoyantes, brun grisâtre clair à brun rougeâtre, variées de motifs brun-noir, avec un dessin discal argenté évoquant les lettres grecques lambda ou gamma. Ailes postérieures brun jaunâtre avec la marge nettement plus sombre. Chenille : Atteint 35 mm. Légèrement atténuée dans sa partie antérieure, ne compte que deux paires de fausses pattes (les anales non comprises). Vert pâle, avec de fines lignes dorsales claires et une ligne stigmatale blanche un peu plus épaisse. Tête généralement pourvue d’une strie noire de chaque côté. Plantes hôtes : Sur de nombreuses plantes herbacées appartenant aux familles botaniques les plus diverses, par exemple sur la luzerne cultivée (Medicago sativa), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le chou potager (Brassica oleracea), le Trèfle de prés (Trifolium pratensis), la Carotte sauvage (Daucus carota), la Sauge des prés (Salvia pratensis), et le Pissenlit dent-de-lion (Taraxacum officinale). Habitat : Avant tout dans les milieux ouverts, mais dans les biotopes les plus divers, y compris dans les régions de culture intensive et jusqu’au cœur des villes. Espèce très banale partout. Biologie : Le Lambda est le plus commun des papillons migrateurs fréquentant l’Europe. L’imago se montre pendant presque toute l’année, présentant un pic d’abondance vers la fin de l’été. L’espèce hiverne d’ordinairement à l’état larvaire, et sans doute occasionnellement sous forme de chrysalide ou d’imago, au moins dans les régions les plus chaudes. Dans les contrées climatiquement moins favorables, elle ne survit pas à l’hiver ; ses effectifs se reconstituent chaque année à l’occasion des flux migratoires. Durant l’été, l’espèce engendre sur place deux ou trois générations successives. L’adulte est actif de nuit comme de jour, butinant activement les fleurs, sur lesquelles il se pose brièvement, ailes entrouvertes et vibrantes, constamment prêt à l’envol immédiat. Les œufs sont déposés isolément à la face inférieure des feuilles. La chenille montre une prédilection pour les plantes cultivées, sur lesquelles elle peut parfois causer des dommages. La nymphose s’effectue dans un cocon blanchâtre. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Le lambda est l’un des plus grands insectes migrateurs de la planète. Régulièrement, il vient en grand nombre des régions chaudes, au printemps et au début de l’été, pour se reproduire au Nord de l’Europe. Cette espèce ne survit pas aux rigueurs des hivers nordiques, chenilles, chrysalides et adultes périssant de froid. Le papillon, actif de jour comme de nuit, butine diverses fleurs dont le trèfle, la bruyère, le buddleia, le cardère et la valérianne (surtout la nuit). Il est attiré par la lumière. Période de vol : Mai à Octobre. (Nature en poche - Larousse)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en mai puis de septembre à novembre en deux générations (L’éclosion du printemps n’a pas lieu chaque année). Chenille sur prunus spinosa, pirus, crataegus, betula, quercus, etc. Elle est visible en juillet.
Vienne : Saint-Secondin, près Saint-Julien l’Ars (d’Aldin).
Charente-Maritime : Royan (B. et S.). Rochefort, du 2 au 10/11/1877 (Delav.). Saintes, 05/11/1908 (Gelin).
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Charente-Maritime : forêt de Benon, chenilles nombreuses en 1928 (Lucas).
Etat des connaissances en 1998 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Forêt de Chizé (79), forêt de Benon (17), Vallée du Thouet (79) ; région de Poitiers (86).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce rare et localisée.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur leontodum, lactuca sativa, hieracum pilosella, taraxacum. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort, 16/10/1907, 20/10/1906, 22/10/1904, 22/10/1907, 25/10/1908, 26/10/1906, 27/10/1903, 29/10/1907, 4 exemplaires (Gelin). Saint-Symphorien, mâle et femelle accouplés 17/10/1903 (Sauvaget) ; Niort, 30/10/1909 (Lacroix).
Charente-Maritime : Saintes, 15/11/1907, 7 exemplaires (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce qui n’a plus été revue depuis les observations de Robert Levesque. Mr Levesque pense que la disparition de cette espèce est liée à celle des prairies.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre en deux générations. Chenille sur graminées. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce très commune.
Généralités : Adulte : 30-35 mm d’envergure. Ailes antérieures presque uniformément brun rougeâtre pâle, avec un point discoïdal blanc, cerné par un halo sombre.
Chenille : Atteint 40 mm. Brun jaunâtre pâle, avec une ligne médiane sombre, évanescente dans sa partie antérieure, et une ligne subdorsale sombre sur chaque flanc.
Plantes hôtes : Sur diverses graminées, entre autres sur la Palène, la Canche bleue et le Roseau des bois (Brachypodim pinnatum, Molinia caerulea, Calamagrosis epigejos).
Habitat : Milieux ouverts et secs, stations humides. Espèce répandue et très commune presque partout.
Biologie : L’adulte, de mœurs nocturnes, vole au cours de deux générations. La chenille se dissimule durant la journée parmi la litière ; elle hiverne. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Méditerranéo-asiatique. Toute l’Europe moyenne et du Sud. En France, où elle est migratrice, on la rencontre un peu partout. De par son caractère migrateur, elle fréquente divers milieux, généralement ouverts, depuis les zones cultivées ou urbanisées de plaine, jusqu’aux prairies de moyenne montagne. La chenille, polyphage, hiverne, se nourrissant de graminées, mais aussi de plantes basses Pissenlits, Plantains, Gaillets… (Taraxacum, Plantago, Galium…). Période de vol : IV-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à janvier. La chenille est très nuisible ; elle vit en mai et juin sur presque tous les arbres fruitiers, dont elle agglomère les feuilles et les fleurs. Commun partout. Le papillon se pose, les ailes étendues, sur les murs, le tronc des arbres, etc.
Deux-Sèvres : Niort, en octobre, novembre, décembre, janvier, 05/01/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L"imago est visible de mai à juillet puis de août à novembre (hiverne). Deux ou trois générations. Chenille sur rumex, sonchus, plantago. Elle est visible en mai. Commun dans toute la région. La var. margaritosa Hw. (partie costale des ailes antérieures très claire) est souvent aussi commune que la forme typique. Parfois cette partie costale aberre en sens inverse, et devient d’un noir intense (1 ex. pris à Niort, le 14/09/1909) ; on peut appeler cette forme nigrocosta (Gelin).
Deux-Sèvres : 19/02/1905 ; 02/07/1908 ; 01/06/1907 ; 03/07/1907 ; 25/08/1904 ; 01/09/1907 ; 12/10/1906 ; 06/11/1905 ; 28/12/1908, 10 exemplaires (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre en deux générations. Chenille sur lamium, urtica. Elle est visible en avril puis en juillet. Très commun partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de novembre à décembre. Chenille sur quercus, ulmus. Elle est visible en juin. Populi est certainement répandu dans toute la région. L’époque tardive de son éclosion explique qu’on ne l’ait généralement obtenu que par élevage de la chenille.
Deux-Sèvres : Niort, 15 exemplaires pris de 1903 à 1910, entre le 23 octobre et le 27 décembre (Gelin).
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Deux-Sèvres : Echiré, 12/12/1929 (du Dresnay).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce localisée mais qui peut-être commune dans les stations qu’elle occupe.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en novembre. Chenille sur acer, fagus, prunus spinosa. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort, 14/11/1908 ; 14/11/1904 ; 16/11/1903 ; 20/11/1908 ; 20/11/1903 ; 21/11/1907 ; 22/11/1904 ; 25/11/1910 ; 27/11/1907 ; 28/11/1906 ; 02/12/1907.
Charente-Maritime : Rare, Dompierre (Vigé).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce assez commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à novembre. Chenille sur anthemis, rumex, polygonum.
Charente-Maritime : Royan (Delam, d’après Berce).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Assez commun certaines années dans le sud des Deux-Sèvres, au cours de la première quinzaine de septembre (Hanc, Souché). La variété sanguinaria a été prise à Souché (coll. D. Lucas). Des exemplaires de couleur intermédiaire entre la forme normale et la sanguinaria, à Hanc (79).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune.
Généralités : Espèce variable qui se pose les ailes en toit. Cette cosmopolite, migratrice habite la partie atlanto-méditerranéenne de l’Europe et de la France. Elle fréquente les friches, le maquis ainsi que le littoral. Souvent actf le jour, l’imago vient également à la lumière. La chenille, polyphage et au développement très rapide, se nourrit sur divers Asteraceae, Rosaceae, Chenopodiaceae… Hiverne à différents stades. Période de vol III-XI. Espèce plurivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en septembre à novembre. Chenille sur lonicera, ulex (fleurs), ficaria, prunus spinosa, genista. Elle est visible en mai. Belle espèce signalée partout et généralement assez abondante.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre en deux générations (Niort, jusqu’au 7 novembre). Chenille sur chenopodium, verbascum, epilobium, atriplex hastata L. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Généralités : Cosmopolite. En France, elle est largement répandue et souvent commune. L’espèce étant migratrice, les populations locales voient chaque année leurs effectifs alimentés par de nouveaux arrivants, venus du Sud. Peu exigeante écologiquement, elle se rencontre dans divers milieux, y compris dans les zones urbanisées, où elle peut occasionner des dégâts aux cultures. La chenille, polyphage, consomme de nombreuses plantes herbacées. Période de vol : Avril à Juin et Août à Novembre. Espèce bivoltine, la première génération ayant des effectifs plus faibles. Elle peut être trivoltine sur le pourtour méditerranéen. (Guide des papillons nocturnes de France)
Méditerranéo-asiatique. Largement répandue en Europe centrale et méridionale. En France, un peu partout, bien que plus répandue dans la moitié Sud. Présentant de nombreuses variations chromatiques, elle se rencontre dans tous les milieux assez chauds, y compris urbanisés.
La chenille, polyphage, se nourrit aussi bien de plantes basses que d’essences ligneuses.
Période de vol : IX-VI. Espèce univoltine, l’adulte hiverne et vole de nouveau au printemps. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Bien caractérisée par ses ailes antérieures étroites traversées par une bande blanche partant de la base et joignant l’apex. Largement répartie en Europe, de l’Espagne à la Scandinavie, jusqu’à la Baltique et aux Balkans. En France, elle vit presque partout en plaine et sur les coteaux de moyenne montagne. Elle fréquente les landes à genêts et les forêts claires.
La chenille se développe en mai-juin sur les genêts : (genista),(sarothamnus scoparius).
Hiverne au stade de l’oeuf.
Période de vol : IX-X. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : 25-30 mm Ailes antérieures vert sombre à brun olivâtre, traversées par une bande médiane foncée s’élargissant vers le bord costal, et marquées à la côte d’une tache subapicale blanche.
Chenille : Atteint 27 mm. Grêle, vert clair, munie de deux pointes effilées à l’extrémité abdominale, souvent pourvue de stries dorsales rouges étirées, ou avec la face ventrale rouge.
Plantes hôtes : Sur diverses essences feuillues, notamment sur le Peuplier tremble, le Saule marsault, le Chêne pédonculé, le Sycomore, le Tilleul d’hiver et la Bourdaine.
Habitat : Forêts de feuillus sèches ou humides. Espèce commune presque partout.
Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle. L’adulte émerge à la fin de l’été et reparaît après hivernage dès la fin de février, époque à partir de laquelle interviennent les premiers accouplements. La chenille se tient à découvert sur la plante hôte ; elle se nymphose au sol. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Répandue à travers l’Europe, de la péninsule Ibérique au Caucase, puis jusqu’en Asie Mineure. Presque partout en France, plus commune en moyenne montagne, mais présente jusqu’au littoral méditerranéen. Elle fréquente jardins, vergers, forêts mixtes, friches. La chenille, polyphage, se nourrit sur Chêne, Sorbier, Rosier, Prunier, Sycomore, Saule, Peuplier tremble (Quercus, Sorbus, Rosa, Prunus, Acer pseudoplatanus, Salix caprea, Populus tremula). Période de vol : (III-V) VIII-IX. Espèce univoltine, qui réapparaît au premier printemps, après hivernage. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Méditerranéo-asiatique. Présente dans toute l’Europe tempérée. En France, elle est partout sauf en Corse. À tendance thermophile, elle fréquente les milieux forestiers peu denses, y compris en zone urbanisée.
La chenille est nettement polyphage.
Période de vol : IX-XI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
L’imago est visible de mai à juillet puis de août à novembre en deux générations. Chenille sur plantago, reseda lutea, hyociamus niger. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandu partout mais en général assez peu commun.
Deux- Sèvres : Assez commun à Niort : 26/05/1909 ; 10/09/1904 ; nombreux exemplairesen octobre et novembre (Gelin).
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu courante mais très répandue.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur quercus, crataegus, populus, prunus spinosa. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Commun à Niort du 9 octobre au 7 décembre (Gelin).
Charente-Maritime : Saintes le 05/11/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce assez courante dont la localisation reste à préciser.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à novembre (Saintes, 15/11/1907, Gelin). Chenille sur quercus. Elle est visible en juin. Se tient le jour dans les rides de l’écorce. Répandu partout, mais paraît assez rare et très localisé.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) :
Espèce assez rare et localisée.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à avril (vole tout l’hiver). Chenille sur quercus, ulmus, populus, crataegus, prunus spinosa. Elle est visible en juin. Répandu dans toute la région, mais plus ou moins commun. On trouve, mais plus rarement, v. brunnea Lampa, dans laquelle la tache blanche et ses satellites sont remplacés par une tache et des points fauves.
Deux-Sèvres : Assez commun à Niort : 17/12/1903 ; 02/12/1905 ; 15/12/1906 ; 24/01/1905 ; 5, 10/02/1908 ; 15/02/1906 ; 25/03/1907 ; 08/04/1907 ; 12/10/1906 ; 02/04/1904 ; 06/04/1909 ; v. brunnea : 30/01/1906 ; 10/03/1907 ; 15/02/1906 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune.
Généralités : Atlanto-méditerranéenne. Restreinte au sud-ouest de l’Europe, au sud de la Grande-Bretagne et présente au sud d’une ligne reliant la Manche aux Alpes-Maritimes. Il est probable que les observations effectuées en Corse se rapportent à L. turatii, encore récemment considérée comme une sous-espèce de L. oditis, les deux étant effectivement très proches. Elle occupe tous les milieux ouverts, jusqu’à 1500m d’altitude. La chenille consomme diverses graminées. Période de vol IX-XII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de novembre à décembre. Chenille sur acer, quercus. Elle est visible en juin.
Charente : Jarnac (Delam.).
Etat des connaissances en 1999 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare qui n’a plus été mentionnée depuis Robert Levesque.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis d’août à novembre en deux générations. Chenille sur graminées, etc. Elle est visible en avril. Commun et répandu partout. Les ailes antérieures sont tantôt jaunâtres, tantôt rougeâtres. Ce dernier cas paraît se produire surtout dans les années pluvieuses.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce très commune et répandue.
Généralités : Méditerranéo-asiatique. En Europe, des Pyrénées à la Russie, excepté dans l’extrême sud et l’extrême nord de l’Europe. En France, on la rencontre un peu partout, localement très commune dans la moitié Sud. Des apports de migrateurs viennent régulièrement renforcer les populations locales, qui ne résistent aux hivers que dans les secteurs les plus chauds du pays. Ailleurs, les individus migrants printaniers donnent seulement une génération estivale. Elle se rencontre dans tous les types de milieux, de la plaine à la montagne et jusque dans les villes. La chenille consomme de nombreuses graminées. Période de vol : IV-VI ; VII-X. Espèce bivoltine dans le Sud. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre (hiverne) en deux générations. Chenille sur graminées, plantes basses. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Deux-Sèvres : Commun à Niort, 29/03/1905 ; 06/04/1905 ; 18/05/1907 ; 25/06/1904 ; 16/08/1902 ; 18/09/1901 ; 15/10/1903 ; 10/11/1904 ; 20/12/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce toujours commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à avril (Niort, 12 octobre - 6 avril). Chenille sur quercus, fraxinus, prunus spinosa. Elle est visible en mai.
Deux-Sèvres : Commun à Niort, du 12 octobre au 6 avril (Gelin).
Vienne : Sommières : 31/10/1911 (d’Ald.).
Charente-Maritime : Assez commun à Dompierre (Vigé) ; Royan ; Saintes : 10/04/1908 (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à novembre. Chenille sur corylus, quercus, fagus, betula, prunus spinosa. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Charente-Maritime : 1 exemplaire pris à Chervette le 01/11/1911 (Lacroix) avait, étant frais, les ailes antérieures nuancées d’un reflet verdâtre très accentué. Ce reflet s’est atténué par la dessication.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce toujours commune.
Généralités : Difficile à différencier d’Epirrita autumnata (l’Épirrite automnale), généralement d’un ton plus foncé et avec des lignes transversales plus marquées. L’étude des génitalia est souvent nécessaire pour séparer les trois Epirrita. En France, elle est présente presque partout en plaine comme en montagne. Le papillon vient à la lumière, mais peut s’observer dans la journée sur les troncs et les murs. La chenille est polyphage et vit sur de nombreuses espèces de feuillus, comme les peupliers, les chênes, et sur églantier, aubépine, prunellier... Hiverne au stade de l’œuf. Période de vol : Septembre à Novembre. (Guide des papillons nocturnes de France)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juillet puis de août à décembre en deux générations. Chenille sur silene otites, statice, ulex (fleurs) ; très polyphage. Elle est visible en juillet puis en novembre. Répandu et commun partout. Varie à ailes plus grises (tempestivata Z) ; à lignes brunes droites, formant un seul angle (pauxillaria Hs) ; à forme estivale plus petite (parvularia Hs.).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Largement répartie dans toute l’Europe, jusqu’à l’Asie centrale. En France, elle est présente même en milieu urbanisé. Se rencontre souvent posée sur les murs. La chenille est polyphage et se nourrit des fleurs de (Clématite, Bruyère, Origan, Digitale, Eupatoire, Sureau, Armoise) Clematis, Calluna, Origanum, Digitalis, Eupatorium, Sambucus, Artemisia. Hiverne généralement en chrysalide, mais sous toute forme dans le Midi. Période de vol : I-XII. Espèce bivoltine ou trivoltine, avec plusieurs générations étalées dans l’année. (Delachaux et Niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : A définir, pas assez de données pour donner une indication.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à septembre. Chenille sur les fleurs en boutons de hypericum. Répandu et commun dans toute la région (Gelin et Lucas).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce toujours assez courante.
Généralités : Ressemble à A. efformata, mais ne possède pas la pointe remontant vers le haut. De répartition circum-paléarctique, elle est largement répartie en France comme en Europe. Sur la côte Atlantique vole la sous espèce terlineata. Affectionne les landes et prairies mésophiles, elle est diurne, mais vient aussi à la lumière. La chenille vit sur Millepertuis (Hypericum perforatum). Elle hiverne. Période de vol : V-VI ; VIII-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de septembre à octobre en deux générations. Quelques exemplaires hivernent et reparaissent en mars-avril. Vergers, bords des chemins. Chenille sur ulmus, urtica, corylus (tout l’été). Commun dans toute la région. De rares exemplaires avec le C réduit à une tache blanche filiforme, ont été pris en Maine et Loire (Delah.), en Charente-Maritime (Delav.) et en Gironde (Trim).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce encore commune mais qui semble se raréfier.
Généralités : C’est l’un des papillons d’Europe les plus caractéristiques. La couleur et la forme des ailes au bord découpé permettent de le reconnaître, même en silhouette. Le verso foncé orné d’un dessin blanc en forme de gamma contraste avec le recto orange. Se rencontre dans une grande variété de d’habitats fleuris, talus, lisières, champs et jardins. Vol : Mars à Septembre en deux générations (la deuxième hivernant). (Nature en poche - Larousse)
Adulte : Ailes à bords profondément excavés, fauve orangé vif maculées de noir, de brun ferrugineux et de jaunâtre. Revers brun foncé ou brun jaunâtre clair, avec une tache discoïdale blanc nacré en forme de « C » aux ailes postérieures. Plante – hôte : Préférentiellement sur le Saule marsault et l’Ortie dioïque, mais aussi sur le Coudrier noisetier, l’Orme de montagne, le Houblon grimpant et le Groseillier épineux. Chenille : Fauve orangée vif avec des dessins noirs et la moitié postérieure de la face dorsale blanc de neige. Habitat : Forêts claires, orées forestières, vergers. Espèce commune presque partout. Biologie : Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille très bariolée se dissimule durant la journée à la face inférieure des feuilles. La chrysalide présente une morphologie très particulière : fortement étranglée dans sa partie médiane, elle est pourvue d’une gibbosité dorsale et de six taches médianes à vif éclat métallique. Les adultes naissant au début de l’été présente d’ordinaire un revers clair, leurs descendants (seconde génération) présentent un revers sombre ; ils hivernent et se reproduisent au printemps suivant. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
autre nom : Trigonophora haasi
Atlanto-méditerranéenne. En Europe, seulement connue de la péninsule Ibérique et de la France, des Pyrénées orientales aux départements de la Loire et du Puy-de-Dôme (Monts du Forez). Montagnarde, elle vole parmi les landes à genêts purgatif, entre 700m et 1800 m d’altitude, sur les versants secs et chauds.
La chenille se développe sur les Fabacées.
Période de vol : IX-X. Espèce univoltine.
Eurasiatique. Présente dans une grande partie de l’Europe excepté le Nord et l’extrême Sud-Est. En France, elle est largement répandue, quoique absente de Corse. De grande plasticité écologique, elle occupe divers milieux, jusqu’en zone urbaine.
La chenille, polyphage, vit aux dépens de nombreuses plantes
Periode de vol : VIII-XI. Espèce univoltine.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet. Répandu mais rare partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce commune et répandue.
Généralités : Méditerranéo-asiatique. Presque toute l’Europe, excepté le Nord-Est. En France, elle est commune un peu partout. Peu exigeante écologiquement, elle se rencontre fréquemment en ville, dans les jardins et les parcs, mais aussi dans les ripisylves et prairies mésophiles de plaine et, plus en altitude, dans les stations ouvertes ou arbustives plus sèches. La chenille, polyphage, consomme de nombreuses plantes basses, notamment dans les jardins cultivés ! Période de vol : V-IX. Espèce univoltine, qui effectue une diapause estivale en plaine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de novembre à décembre. Chenille sur quercus, betula. Elle est visible en juin. Répandu et commun partout. L’aberration obscurata Stgr., avec le fond des ailes antérieures d’un brun ocracé presque uniforme, a été prise dans toute la zone.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours commune.
Généralités : Adulte : Livrée du mâle extrêmement variable. Souvent jaunâtre, orné de deux bandes transversales brun roussâtre, mais souvent aussi uniformément roux ferrugineux ou jaune pâle ; dans tous les cas un point discoïdal sombre sur chaque aile. Femelle aptère, avec le corps gris jaunâtre pâle, marqué de forts points noirs. Chenille : Atteint 32 mm. Brun rouge ou jaunâtre, souvent marquée de taches contrastées, avec une fine lignesuprastigmatale noire. Plantes hôtes : Sur de nombreux arbres et arbustes feuillus, entre autres sur le Chêne pédonculé (Quercus robur), le charme commun (carpinus betulus), le bouleau verruqueux (Betula pendula), le Prunellier (Prunus spinosa), l’Aubépine à un style Crataegus monogyna) ou le pommier cultivé (Malus domestica). Habitat : Forêts, milieux ouverts, parcs urbains et jardins. Espèce commune partout. Biologie : L’adulte n’émerge ordinairement qu’après les premières gelées. L’oeuf hiverne. La chenille ne commet des dégâts qu’en cas de pullulation massive. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Le mâle extrêmement variable, au point que presque tous les exemplaires sont différents. Un nombre très important de formes ont été décrites. La frange des ailes antérieures est entrecoupée de points au niveau des nervures et non entre les nervures comme E. aurantiaria et E. marginaria auxquels il peut ressembler. La femelle est aptère. Cette espèce est répandue dans toue l’Europe, jusqu’au Caucase. En France, presque partout. Dans les milieux boisés, surtout frais et humides, parcs et même en milieu urbain. Les chenilles se nourrissent sur divers feuillus tels que Salix, Carpinus, Fagus, Quercuss…). Hiverne au stade de l’oeuf. Période de vol : X-(XI)-XII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à mars. Chenille sur prunus spinosa, crataegus. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 07/11/1904 ; 16/11/1907 ; 06/12/1903 ; 20/14/1904 ; 02/12/1907 ; 25/01/1904 ; 20/01/1907 (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Deux-Sèvres : Echiré, 27/02/1929 (d’Olbreuse).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune nouvellement mentionnée pour la Vienne par Samuel Ducept.
Généralités : La femelle est aptère, les ailes du mâle sont brunes, avec des nuances ferrugineuses ; présente parfois des formes claires. Largement répartie en Europe, jusqu’en Russie, mais absente de la partie la plus septentrionale. Presque partout en France, mais moins fréquente que les autres espèces proches, jusqu’en montagne à 1 200 m d’altitude. Le papillon affectionne les endroits chauds, les friches bien exposées ; parfois en ville sous les éclairages publics. Les chenilles se nourrissent sur les Prunus, Quercus, Crataegus, Lonicera, Rubus, Berberis. Hiverne au stade de l’oeuf. Période de vol : Octobre-Novembre. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à septembre en deux générations. Chenille sur Populus, Betula, Salix, Ulmus. Elle est visible en octobre. Répandu partout, mais plus ou moins commun. Varie beaucoup comme coloration foncière ; parfois d’un gris blanchâtre.
Deux-Sèvres : Niort, du 5 mai au 20 septembre ; 1 exemplaire du 25/04/1904 a le fond des ailes supérieures d’un gris jaunâtre (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce assez commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de février à mai (Niort, du 30 janvier au 11 mai). Chenille sur lonicera. Elle est visible en juin. Répandu dans toute la zone, et généralement assez commun ; paraît rare en Vendée.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce toujours assez commune.
Généralités : Méditerranéo-asiatique. Elle est présente en Europe de l’Ouest et remonte au sud de la Scandinavie par une partie de l’Europe centrale., En France, elle est citée d’un peu partout. Elle affectionne les forêts claires, chaudes et humides, principalement à basse altitude. La chenille consomme du chèvrefeuille (lonicera). Période de vol : XI-V. Espèce univoltine, qui émerge au printemps dans le Nord et dès l’automne dans le Sud. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à août en deux générations. Chenille sur lychnis, cucubalus, silene inflata, graines. Elle est visible en septembre.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble commune. Mentionnée pour la Vienne par Samuel Ducept.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’est mentionnée ni par Gelin et Lucas ni par Robert Levesque. Cette espèce est donc nouvelle pour les Deux-Sèvres. Son statut reste à définir.
Généralités : Répartie, dans le bassin méditerranéen occidental, du Portugal à la côte dalmate et à la Grèce, puis, sue le littoral atlantique, des Pyrénées jusqu’au sud du Royaume-Uni. En France, dans les régions méridionales, des Pyrénées aux Alpes du Sud et en Corse, puis sur la côte atlantique, des Pyrénées au Cotentin en une fine bande littorale. Elle rentre à l’intérieur des terres exceptionnellement dans le Lot et les Alpes de Haute-Provence. Souvent observé par individus isolés, le papillon affectionne les jardins, parcs et forêts de conifères où se développent ses plantes nourricières. Peut se rencontrer en altitude. Chenille sur Juniperus phoenicea, Cupressus microcarpa et Cupressus sempirvens. C’est une Eupithecia qui passe l’hiver sous forme de chenille. Période de vol : IX-XI. Espèce univoltine. Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par Roland Robineau - Editions Delachaux & Niestlé.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à novembre. Chenille sur leucanthemum, polygonum, convolvulus, senecio, anthemis. Elle est visible en avril puis en août.
Deux-Sèvres : Niort : 08/07/1906 ; 28/08/1906 ; 23/10/1906 ; 16/10/1907 ; 16/11/1903 ; 10/11/1904 ; 9 15/11/1907 par M. Lacroix, l’orbiculaire ressort en blanc sur le fond brun et est pupillée de brun.
Charente : Jarnac (Delam.)
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble très rare dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur graminées. Elle est visible en mai. La couleur du fon varie, en dessus des ailes supérieures, du gris foncé au brun jaunâtre pâle.
Deux-Sèvres : Assez commun à Niort : du 22 septembre au 17 octobre (Gelin).
Charente-Maritime : Assez commun à Dompierre (Vigé).
Charente : Jarnac (Delam.)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur erica, cinerea, rumex, lotus, trifolium, prunus spinosa. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce commune.
La chenille est visible en mai (Gelin et Lucas).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur quercus, prunus spinosa, salix, betula. Elle est visible en mai. Répandu partout. Rare ou commun suivant les années.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Adulte : Ailes fauve ochracé, les antérieures avec deux lignes transversales sombres convergeant légèrement vers le bord interne, un point discoïdal sombre et un petit ocelle apical noir pupillé de blanc. Antennes du mâle longuement et finement bipectinées. Chenille : atteint 50 mm. Gris sombre, souvent nuancée de lilacé, avec une paire de tubercules coniques sur le douzième segment. Plantes hôtes : Sur de nombreux végétaux ligneux, entre autre sur le chêne pédonculé (Quercus robur), Le charme commun (Carpinus betulus), le saule marsault (Salix caprea), et le prunellier (Prunus spinosa) Habitat : Forêts et brousses arbustives ; assez commun presque partout. Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération, de phénologie très tardive. L’œuf hiverne. La chenille se nymphose sur la plante hôte entre quelques feuilles réunies par de la soie. (Guides Nature, Nathan, Heiko Bellmann Quel est donc ce papillon ?) Répandue du Maroc au Turkménistan en passant par l’Europe puis à travers l’Asie jusqu’au Japon. En France, elle est répandue partout. Dans les bois de feuillus, les friches, même en ville. Les chenilles vivent sur divers Peuplier, Saule, Aubépine, Erable, Chêne, Prunier, Bouleau, Troène, Frêne (Populus, Salix, Crataegus, Acer, Quercus, Prunus, Betula, Ligustrum, Fraxinus…). Hiverne au stade de l’œuf, la ponte forme un ensemble compact, collé, comme chez les Bombyx. Période de vol : X-XI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de septembre à novembre en deux générations. Chenille sur alnus, ulmus, salix, betulus, populus. Elle est visible en mai puis en septembre. Répandu dans toute la zone, mais toujours en petit nombre.
Deux-Sèvres : Niort : 10/10/1904 ; 20/10/1906 ; 24/11/1903 (Gelin) ; Amuré : 17/06/1911 (Lucas).
Charente-Maritime : Saintes : 11/07/1907 (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez rare.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à novembre. Chenille sur fraxinus, fagus, ligustri, etc. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 01/07/1904 ; 14/08/1904 ; 12/09/1905 ; 05/10/1904 ; 22/11/1903 (Gelin).
Vienne : Sommières (d’Aldin).
Charente-Maritime : Saintes : 25/08/1908 (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune.
Généralités : Proche d’Ennomos erosaria, mais avec l’aire subterminale plus foncée et une encoche accentuée au bord externe des ailes antérieures. Elle est largement répartie en Europe, depuis l’Afrique du Nord jusqu’en Fennoscandie, puis en Sibérie. En France, elle est présente un peu partout. Apprécie les zones forestières, les parcs et jardins. Les chenilles se nourrissent de Fraximus, Betula, Ligustrum. Hiverne au stade de l’oeuf. Autrefois commune, cette espèce est en nette régression. Période de vol : Août-Septembre. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur prunus spinosa, autres prunus. Elle est visible en juillet.
Deux-Sèvres : Niort, assez commun en octobre et novembre (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare.
Généralités : Voisine de C. dardoinaria et de C. elinguaria, mais reconnaissable au resserrement accusé de la bande médiane en son milieu. Habitus variable en coloration, allant de l’ocre jaune jusqu’au brun foncé dans l’extrême Sud (f. gaigeri). Espèce d’Europe centrale et méridionale, répandue du Maroc au Turkmenistan. Elle est présente dans le midi et dans la partie occidentale de la France. Se trouve également de manière localisée dans certains vallons chauds des Alpes, jusqu’à 1200 m d’altitude. Elle apprécie les maquis, les collines arides, les bords des fleuves, les éboulis xériques, les steppes rudérales. Paraît plutôt liée aux sols calcaires.
Les chenilles vivent sur (Crataegus) Aubépine, (Prunus spinosa) Prunellier, (Ulmus) Orme.
Hiverne au stade de l’oeuf.
Période de vol : X-XI. Espèce univoltine.
(Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à mars. Chenille sur quercus, betulus, prunus spinosa. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 04/11/1904 ; 16/11/1907 ; 26/11/1908 (Gelin) ; Niort : 01/12/1911 (Lacroix).
Charente-Maritime : Commun à Dompierre (Vigé).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours assez commune, nouvellement mentionnée sur la Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à mars (rare en automne, plus commun en mars). Chenille sur quercus, crataegus, prunus spinosa, ulmus. Elle est visible en juin. Répandu et assez commun dans toute la région ; ça et là, v. fuscata Harris, de nuance plus foncée, et sans ligne brune aux ailes postérieures.
Deux-Sèvres : Ab. fuscata, 20/12/1904 (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours commune.
Généralités : Mâle assez proche de celui de Larerannis aurantaria mais d’un ton plus ocre-roux sur la bande marginale, les points ressortant en clair. La femelle est microptère, avec les ailes postérieures plus longues que les antérieures. De nombreuses variations dans la coloration peuvent être observées. Espèce répandue dans toute l’Europe jusqu’à l’Oural et au Caucase. En France, elle est présente partout dans les zones boisées, jusqu’en montagne. Les chenilles vivent sur les Saules, Hêtres, Pommiers, Rosiers, Bouleau, Chênes, Pruniers… (Salix, Fagus, Malus, Rosa, Betula, Quercus, Prunus…). Hiverne en chrysalide. Période de vol III-IV. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à novembre. Chenille sur crataegus, corylus, pirus, malus. Elle est visible en mai.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce assez commune et répandue.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble commune dans toute la région.
C’est un papillon très variable. L’imago est visible de juillet à octobre.Il fréquente les haies et les lieux incultes. Envergure : de 13 à 18 millimètres.
Généralités : Répandue dans toute l’Europe. France centrale, septentrionale et montagnes.
Situation actuelle (Guyonnet Antoine) :
Espèce commune. L’imago est visible de juin à septembre en deux générations. Il fréquente les lieux boisés. Son envergure va de 18 à 24 millimètres.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble assez commune.
Généralités : Imago est visible en VII-V (hiverne).
Situation actuelle - 2013 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’a plus été observé dans la région depuis Gelin et Lucas.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce dont le statut reste à déterminer dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à septembre ; hiverne et reparaît en avril ; parfois une génération en mai juin, provenant de chrysalides ayant hiverné. Jardins, bords des chemins. Chenille sur urtica, humulus. Elle est visible de juin à septembre. Inachis io, appelée vulgairement le Paon du jour, est répandue, mais rarement abondante, dans toute la région. Quelques exemplaires provenant de chenilles mal nourries, restent de petite taille et constituent l’aberration ioides O. I. M. Frionnet dit (Les Premiers états des Lépidoptères, 2 ème fascicule, p.XXXVIII) que Pyrameis cardui vole "aussi bien la nuit que le jour". J’ai fait deux fois, aux lampes électriques de Niort, le 25/01 et le 10/11/1904, la capture de v. io. L’espèce n’a pu être prise ainsi qu’à condition d’exécuter, comme cardui, un vol nocturne (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce toujours très commune.
Généralités : Les ocelles spectaculaires et la couleur criarde du paon du jour le rendent sans pareil. Comme d’autres vanesses colorées, c’est un visiteur fréquent des jardins où il vient butiner, notamment les fleurs de buddleias et les Mesembryanthemum. Au repos, les ailes repliées, la coloration cryptique du verso et le bord découpé des ailes donnent au papillon l’aspect d’une feuille morte ou d’une écorce, tel un excellent camouflage. Inquiété, le paon du jour ouvre brusquement ses ailes, dévoilant ainsi ses ocelles qui effraient les prédateurs potentiels. Fréquente les bords des chemins, les haies, les talus, les prairies, les jardins et les parcs. Vol : Juillet à Septembre, puis Mars à Mai après hivernage. (Nature en poche - Larousse)
Remarque de Mathieu Charneau concernant l’année 2010 :
Concernant la raréfaction de l’espèce "Petite tortue" et notamment l’étude sur le parasitisme touchant les chenilles de cette espèce. Je voulais faire part d’une observation concernant le parasitisme des chenilles de paon de jour. L’année dernière (2010), je suis tombé sur une "colonie" de chenilles de Paon de jour. J’avais capturé deux chenilles âgées pour terminer l’élevage. Ces deux chenilles sont devenues chrysalides. Malheureusement, de ces deux chrysalides sont sorties deux asticots (diptères) ! Cela correspond donc à un taux de 100% de parasitisme même si sur un si petit échantillon cela ne peut pas être représentatif.
L’évolution des populations de paon de jour est donc lui aussi à surveiller car cette espèce pourrait dans les années à venir décliner comme l’a fait la Petite tortue. A suivre ...
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à juin puis de août à septembre en deux générations (quelques uns des exemplaires que l’on trouve en mars et avril ont certainement hiverné). Le papillon aime à se poser sur les pampres, les feuilles des arbustes. Chenille sur poa annua et trivialis, triticum repens (toute la belle saison). Répandu et commun partout. La vallée de la Loire constitue ici la limite de séparation de la forme pâle du nord (egerides Stgr.) et de la forme fauve foncé du midi (aegeria type). A Vannes, egerides domine. A Nantes et Angers on trouve, avec les deux formes principales, de nombreux individus intermédiaires, et ces derniers se rencontrent encore vers le sud jusqu’aux environs de Niort, à Sainte-Pezenne, 05/06/1910, 26/05/1911 (Gelin). Dans la partie méridionale de la région on ne trouve que le type. Une bande marginale fauve, qui part de l’apex des ailes antérieures peut descendre jusqu’au tiers inférieur de la bordure, mais est parfois réduite à une simple macule placée au milieu du bord externe. La tache jaune en forme d’S retourné, qui part du bord costal de l’aile postérieure, est fréquemment divisée en deux macules distinctes. La bande maculaire jaune des ailes postérieures porte en dessus 4 ocelles noirs, dont les 3 derniers seulement sont papillés de blanc ; en dessous, on voit 5 ocelles plus pâles, dont le second est à peine indiqué. Quelques exemplaires ayant le dessus des ailes plus ou moins envahi par la teinte fauve ont été capturés en Vendée, à La Vergne, près de la Châtaigneraie ’Allard), à Auzay, 24/04/1911 (Lucas), et dans les Deux-Sèvres, forêt de Chizé, 06/05/1911 (Gelin). M. Ch. Oberthur a figuré, pl. 2 du XV ième fascicule des Et. d’entomol., une aberration albine prise en Gironde, à Saint-André de Cubzac, par l’abbé Mège.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce très commune.
Généralités : Adulte : brun sombre marqué de taches clair jaune pâle à fauve orangé, avec un ocelle pupillé de blanc à l’apex des ailes antérieures, et autres ocelles identiques sur la marge des postérieures. Revers des ailes postérieures lavé de violâtre sur la marge. Chenille : Atteint 27 mm de longueur. Assez effilée, vert pâle, couverte d’une pubescence rase, avec la tête verte et une ligne dorsale sombre liserée de clair. Plantes hôtes : sur diverses graminées : Palène, Canche bleue, Roseau des bois. Mais aussi sur les Cypéracées : Laîche des bois. Habitat : préférentiellement dans les bois clairs et le long des orées forestières. Encore commun presque partout.
Biologie : dans le nord de son aire de répartition, le Tircis et représenté par la sous-espèce à tache crème ou jaune clair, et dans le sud par la sous-espèce, à tache fauve orangée. Dans les zonez de contact entre les deux sous-espèces, on observe des formes de transition. Le mâle présente un comportement territorial accusé. Posté sur une feuille, il surveille son domaine et fond sur tout concurrent pénétrant dans son territoire, pour aussitôt après regagner son poste de guet. L’adulte ne fréquent guère les fleurs ; il se nourrit davantage des écoulements de sève et du suc des fruits avancés, et s’abreuve aussi sur le sol humide. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille, diurne dans son jeune âge, adopte en cours de croissance des mœurs nocturnes ; elle se nymphose près du sol. Chrysalide suspendue, verte. L’espèce hiverne à l’état larvaire ou nymphal. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Etat des connaissances en 1912 - Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
L’imago est visible de mai à juin puis de septembre à octobre en deux générations. Hiverne comme papillon, plus rarement comme chrysalide ; les papillons reparaissent en mars-mai ; les chrysalides hivernées éclosent en mai-juin. La génération de septembre est la plus abondante. Chenille sur urtica, parietaria. Elle est visible de juin à octobre. Ce papillon, appelé vulgairement le Vulcain, est répandu dans toute la région, en quantité plus ou moin abondante selon les années. Il recherche les suintements des arbres cariés, les fruits pourris ou déjà attaqués par d’autres insectes. Quelques exemplaires possèdent un point blanc dans le tiers externe de la bande rouge des ailes antérieures (Lucas).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Adulte : Ailes noires, antérieures avec la base brun foncé, une bande oblique rouge feu et quelques taches apicales blanches, postérieures avec une bande marginale rouge feu. Revers des ailes postérieures foncé orné de marbrures chatoyantes complexes. Plante – hôte : surtout Ortie dioïque, mais aussi ortie brûlante et Pariétaires des murailles Chenille : Robe très variable, gris jaunâtre à noire, avec une rangée de taches latérales blanc jaunâtre particulièrement apparente sur les sujets foncés. Habitat : Orées forestières, vergers sur prairies à litière, jardins, parcs urbains. Espèce encore commune presque partout. Biologie : Le Vulcain compte parmi les Papillons migrateurs les plus étudiés. Les premiers individus migrants arrivent dès la fin avril, suivis de forts contingents en mai et juin. Les œufs sont déposés isolément sur la plante hôte, en situation ombragée ou semi - ombragée. La chenille confectionne un abri bien reconnaissable en enroulant une feuille qu’elle maintient dans cette position au moyen de fils de soie, et dont elle ronge le pétiole, de sorte que la feuille pend librement. Cet abri sert plus tard à la nymphose. La chrysalide suspendue, brune ou grise, porte des taches dorsales à vif éclat métallique. L’espèce donne d’ordinaire deux générations, la seconde souvent très prolifique. En automne, les adultes de cette dernière vague d’émergences regagnent souvent les contrées plus méridionales. Les sujets en migration observent alors un vol rectiligne en direction du sud, se succédant à quelques mètres de distance. L’adulte hiverne en effet dans les régions sous influence méditerranéenne ; aujourd’hui il a tendance à hiverner dans des contrées plus septentrionales, à la suite du réchauffement climatique. Les individus restés sur place s’attardent souvent jusqu’à la fin d’octobre dans les vergers sur les fruits avancés, dont ils absorbent avidement le jus fermenté ; ils succombent généralement aux premières fortes gelées. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Adulte : 8 à 12 cm d’envergure. Ailes antérieures gris brunâtre ornées de motifs complexes à base de stries longitudinales et de taches ; ailes postérieures marquées de bandes transversales sombres. Abdomen rose vif, annelé de noir. Trompe atteignant 8 à 10 cm, et même parfois 13 de longueur.
Chenille : Atteint 12 cm. De teinte très variable. Généralement brune, avec des stries obliques blanchâtres bordées de sombre du côté supérieur, et la face ventrale foncée, mais aussi fréquemment vert pâle, avec des stries obliques claires et des rangées de points noirs, voire presque entièrement noire avec des bandes longitudinales latérales jaune ochracé. La corne abdominale, falquée, est jaune avec l’apex noir dans les deux premières variétés chromatique, noire dans la troisième.
Plantes hôtes : En Europe, la chenille se développe essentiellement sur le Liseron des champs (convolvulus arvensis) et le Liseron des haies (Calystegia sepium), et, plus occasionnellement, sur d’autres convolvulacées cultivées comme plantes ornementales. Hors d’Europe, sur ses terres d’origine, elle vit sur la patate douce et, plus rarement, sur les haricots.
Habitat : Largement répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’en Australie. En Europe, n’est autochtone que dans l’extrême Sud (Sicile, Crète, sud du Péloponnèse) ; plus au nord, exclusivement représenté par des sujets migrateurs dont l’abondance varie selon les années en fonction des flux migratoires.
Biologie : L’adulte, essentiellement crépusculaire et nocturne, se dissimule durant la journée contre les troncs et les parois rocheuses, où sa livrée homotypique lui assure un camouflage efficace, en dépit de sa grande taille. A la tombée de la nuit, mais parfois dès la fin de l’après-midi, il butine en vol stationnaire sur les fleurs à profonde corolle tubuleuse, notamment sur celles des Tabacs, Plox, Pétunias, Stramoines, ou Saponaires, qu’il explore grâce à sa trompe démesurément longue. Attiré par les éclairages urbains, il vient tournoyer autour des réverbères, où il est souvent confondu avec une chauve-souris. Grâce à ses formes particulièrement aérodynamiques, il compte parmi les plus puissants volateurs de l’ordre des Lépidoptères. Sa vitesse de croisière, sur de courtes distances, peut dépasser 100km/h, et sur les longs trajets, se maintient autour de 50km/h. Cette capacité de vol soutenu lui permet de partir de son principal réservoir, le continent africain, notamment en présence de courants aériens favorables , de franchir sans peine la Méditerranée, puis les Alpes et de se répandre à travers toute l’Europe, souvent jusqu’en Scandinavie. Les individus migrateurs voyagent par petits groupes. Une première vague migratoire quitte l’Afrique dès la mi-avril, atteignant le Nord de la France dès la mi-mai. La vague la plus abondante déferle en juin et peut se prolonger jusqu’en juillet. En cours de migrations, les femelles déposent leurs œufs dès qu’elles rencontrent un milieu favorable abritant des liserons (bermes de chemins et cultures céréalières, par exemple). La ponte peut renfermer jusqu’à mille œufs ; la taille de ces derniers est très faible (environ 1 mm), comparativement à celle du papillon. La chenille grâce à sa robe discrète, jouit d’un camouflage efficace. On ne l’observe guère qu’à l’époque de l’errance de prénymphose, lorsqu’elle traverse routes et chemins à la recherche d’un abri convenable. Elle finit par s’enfouir et aménager une loge souterraine ovoïde, de la taille d’un œuf de poule, dans laquelle elle se transforme, de dix à quinze jours plus tard, en une chrysalide longue de 5 à 6 cm. Grâce au fourreau libre et contourné en spirale qui abrite sa longue trompe, cette chrysalide se distingue aisément des nymphes de toutes les autres espèces européennes des sphingides. En présente de conditions météorologiques favorables, les premiers imagos peuvent émerger chez nous dès le mois de juillet. Cependant, lorsque le cycle larvaire se prolonge trop tard en saison, la nymphose n’a lieu qu’en septembre, et les chrysalides sont dès lors condamnées à périr durant les froids hivernaux. Les individus nés sur le sol européen effectuent, pour partie seulement, une migration de retour, s’envolant vers l’Afrique. L’élevage de cette espèce est aisé. Pour obtenir l’accouplement des sujets nés en captivité, il est nécessaire de les nourrir avec une solution miellée (miel dilué à 1/10). Pour ce faire, on déroule la trompe de l’animal au moyen d’une pince fine et on en plonge l’extrémité dans une coupelle contenant la solution aqueuse. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Afrotropicale. Répartie jusqu’en Papouasie, migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France continentale où elle se reproduit ainsi qu’en Corse. La chenille se développe principalement sur Convolvulus arvensis et Ipomea ; et sur Rumex, Impatiens, Chrysanthenum et Helianthus. Le papillon s’observe dès le crépuscule, sur les fleurs des jardins et des prairies. Période de vol : VI-IX. Espèce bivoltine, plus fréquente en seconde génération. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Mâle. Envergure : 85-110 mm. L’aile antérieure, à apex pointu, est gris brunâtre, avec des stries noires longitudinales et des sinuosités blanchâtres et transversales peu distinctes. La postérieure présente une série de lignes noirâtres et concentriques sur fond plus clair. L’abdomen est de façon caractéristique annelé de noir et de rose vif, avec une ligne médiane gris brunâtre.
Femelle. Envergure : 90-115 mm. Semblable, mais aile antérieure moins contastée.
Variation. F. virgata Tutt, 1904 : aire médiane de l’aile antérieure plus foncée. Forme variegata Tutt, 1904 : aires basale et terminale envahies de blanc. Forme obscurata Tutt, 1904 : assombrissement des quatre ailes. Forme alicea Neuburger, 1899, abdomen brun doré (et non gris), lignes transversales jaune doré (et non rouges). Espèce proche : aucune en Europe.
Biologie. Plantes-hôtes : surtout les liserons (dont Convolvulus arvensis). Tous types de biotopes, y compris en ville, puisqu’il s’agit d’un migrateur. Observé jusqu’à 2800 m d’altitude. Vole au crépuscule pour butiner les corolles du tabac, du pétunia, du phlox de la saponaire et du buddléia. Ce grand migrateur revient en Europe chaque année à la saison chaude. Il se reproduit sur place mais ne résiste pas à l’hiver. C’est l’un des papillons les plus rapides en vol (il peut dépasser les 50k m/h). Période d’apparition de mai à novembre.
Distribution. Presque mondiale (sauf vers les pôles). Grand migrateur qui atteint l’Europe chaque année (en quantité variable) et qui remonte parfois en petit nombre jusqu’au grand nord. Statut. Migrateur assez régulier.
Remarque. Agrius cingulatus (fabricius), espèce très proche d’Amérique, a été signalé récemment au Portugal. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)
Atlanto-méditerranéenne. Occupe le sud de l’Europe, de la péninsule Ibérique à la Turquie, en passant par l’ex-Yougoslavie, l’ouest de l’Allemagne et remonte jusqu’en Grande-Bretagne. En France, elle est présente partout, y compris en Corse. Elle ressemble à A. syricola et, bien que cette dernière soit de plus grande envergure, aux ailes antérieures plus longues et rectangulaires, la distinction est très difficile, nécessitant souvent l’examen des genitalia. Elle fréquente divers milieux ouverts : friches, cultures, prairies mésophiles, clairières, jusqu’en montagne. Se rencontre également en zone urbaine. La chenille, polyphage, consomme diverses plantes basses.
Période de vol : III-IV ; VIII-X. Espèce bivoltine.(Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Eurasiatique. Largement répandue en Europe. En France, cette espèce migratrice se rencontre partout. Il semble qu’elle ne soit résidente que dans les régions méridionales aux hivers doux. Elle remonte régulièrement dans le nord du pays, la majeure partie des observations s’effectuant en fin d’été avec l’arrivée de migrants. Euryèce, elle se rencontre jusque dans les villes. Il n’est pas rare de l’observer la journée dans les herbes hautes. La chenille est polyphage. Période de vol : V-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : 35-40 mm d’envergure. Ailes antérieures chatoyantes, brun grisâtre clair à brun rougeâtre, variées de motifs brun-noir, avec un dessin discal argenté évoquant les lettres grecques lambda ou gamma. Ailes postérieures brun jaunâtre avec la marge nettement plus sombre. Chenille : Atteint 35 mm. Légèrement atténuée dans sa partie antérieure, ne compte que deux paires de fausses pattes (les anales non comprises). Vert pâle, avec de fines lignes dorsales claires et une ligne stigmatale blanche un peu plus épaisse. Tête généralement pourvue d’une strie noire de chaque côté. Plantes hôtes : Sur de nombreuses plantes herbacées appartenant aux familles botaniques les plus diverses, par exemple sur la luzerne cultivée (Medicago sativa), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le chou potager (Brassica oleracea), le Trèfle de prés (Trifolium pratensis), la Carotte sauvage (Daucus carota), la Sauge des prés (Salvia pratensis), et le Pissenlit dent-de-lion (Taraxacum officinale). Habitat : Avant tout dans les milieux ouverts, mais dans les biotopes les plus divers, y compris dans les régions de culture intensive et jusqu’au cœur des villes. Espèce très banale partout. Biologie : Le Lambda est le plus commun des papillons migrateurs fréquentant l’Europe. L’imago se montre pendant presque toute l’année, présentant un pic d’abondance vers la fin de l’été. L’espèce hiverne d’ordinairement à l’état larvaire, et sans doute occasionnellement sous forme de chrysalide ou d’imago, au moins dans les régions les plus chaudes. Dans les contrées climatiquement moins favorables, elle ne survit pas à l’hiver ; ses effectifs se reconstituent chaque année à l’occasion des flux migratoires. Durant l’été, l’espèce engendre sur place deux ou trois générations successives. L’adulte est actif de nuit comme de jour, butinant activement les fleurs, sur lesquelles il se pose brièvement, ailes entrouvertes et vibrantes, constamment prêt à l’envol immédiat. Les œufs sont déposés isolément à la face inférieure des feuilles. La chenille montre une prédilection pour les plantes cultivées, sur lesquelles elle peut parfois causer des dommages. La nymphose s’effectue dans un cocon blanchâtre. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Le lambda est l’un des plus grands insectes migrateurs de la planète. Régulièrement, il vient en grand nombre des régions chaudes, au printemps et au début de l’été, pour se reproduire au Nord de l’Europe. Cette espèce ne survit pas aux rigueurs des hivers nordiques, chenilles, chrysalides et adultes périssant de froid. Le papillon, actif de jour comme de nuit, butine diverses fleurs dont le trèfle, la bruyère, le buddleia, le cardère et la valérianne (surtout la nuit). Il est attiré par la lumière. Période de vol : Mai à Octobre. (Nature en poche - Larousse)
C’est un papillon de petite taille (maximum 2.6 cm) Le dessous des ailes comporte des dessins gris brunâtre, entremêlés de blanc. Parti des Baléares en 1989, ce papillon a progressé rapidement en ESPAGNE et envahi la FRANCE. Il est monophage et ne se nourrit que de géranium. Il se multiplie sans cesse du printemps jusqu’à l’hiver, contrairement à ses congénères. Cycle de 33 jours ! Jusqu’à 6 générations par an. Lors de journées ensoleillées, il vole autour des géraniums et s’y pose de temps en temps, il dépose ses oeufs sur les boutons floraux. Lors de l’éclosion, la minuscule chenille d’un vert tendre pénètre de suite à l’intérieur du bouton de fleur qu’elle dévore, et passe ensuite au bouton voisin. Elle rentre dans la hampe florale et chemine en dévorant l’intérieur, ne laissant que du vide. Elle peut aussi s’attaquer aux tiges qui finissent par casser, mais ne mange que très rarement les feuilles. A partir d’une certaine taille, apparaissent trois lignes roses longitudinales qui lui permettent de la confondre plus facilement avec les fleurs. Pendant l’hiver elle redevient entièrement verte.
Les oeufs, les chrysalides et les chenilles sont très résistantes, les froids hivernaux ne les inquiètent pas. (www.bonplant.fr/pages/cacyreus.htm)
Adulte : Livrée du mâle extrêmement variable. Souvent jaunâtre, orné de deux bandes transversales brun roussâtre, mais souvent aussi uniformément roux ferrugineux ou jaune pâle ; dans tous les cas un point discoïdal sombre sur chaque aile. Femelle aptère, avec le corps gris jaunâtre pâle, marqué de forts points noirs. Chenille : Atteint 32 mm. Brun rouge ou jaunâtre, souvent marquée de taches contrastées, avec une fine lignesuprastigmatale noire. Plantes hôtes : Sur de nombreux arbres et arbustes feuillus, entre autres sur le Chêne pédonculé (Quercus robur), le charme commun (carpinus betulus), le bouleau verruqueux (Betula pendula), le Prunellier (Prunus spinosa), l’Aubépine à un style Crataegus monogyna) ou le pommier cultivé (Malus domestica). Habitat : Forêts, milieux ouverts, parcs urbains et jardins. Espèce commune partout. Biologie : L’adulte n’émerge ordinairement qu’après les premières gelées. L’oeuf hiverne. La chenille ne commet des dégâts qu’en cas de pullulation massive. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Le mâle extrêmement variable, au point que presque tous les exemplaires sont différents. Un nombre très important de formes ont été décrites. La frange des ailes antérieures est entrecoupée de points au niveau des nervures et non entre les nervures comme E. aurantiaria et E. marginaria auxquels il peut ressembler. La femelle est aptère. Cette espèce est répandue dans toue l’Europe, jusqu’au Caucase. En France, presque partout. Dans les milieux boisés, surtout frais et humides, parcs et même en milieu urbain. Les chenilles se nourrissent sur divers feuillus tels que Salix, Carpinus, Fagus, Quercuss…). Hiverne au stade de l’oeuf. Période de vol : X-(XI)-XII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : 30-35 mm d’envergure. Ailes antérieures presque uniformément brun rougeâtre pâle, avec un point discoïdal blanc, cerné par un halo sombre.
Chenille : Atteint 40 mm. Brun jaunâtre pâle, avec une ligne médiane sombre, évanescente dans sa partie antérieure, et une ligne subdorsale sombre sur chaque flanc.
Plantes hôtes : Sur diverses graminées, entre autres sur la Palène, la Canche bleue et le Roseau des bois (Brachypodim pinnatum, Molinia caerulea, Calamagrosis epigejos).
Habitat : Milieux ouverts et secs, stations humides. Espèce répandue et très commune presque partout.
Biologie : L’adulte, de mœurs nocturnes, vole au cours de deux générations. La chenille se dissimule durant la journée parmi la litière ; elle hiverne. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Méditerranéo-asiatique. Toute l’Europe moyenne et du Sud. En France, où elle est migratrice, on la rencontre un peu partout. De par son caractère migrateur, elle fréquente divers milieux, généralement ouverts, depuis les zones cultivées ou urbanisées de plaine, jusqu’aux prairies de moyenne montagne. La chenille, polyphage, hiverne, se nourrissant de graminées, mais aussi de plantes basses Pissenlits, Plantains, Gaillets… (Taraxacum, Plantago, Galium…). Période de vol : IV-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Mâle : envergure 30-33 mm. L’absence de tache discales, la bande transversale antémédiane brune et la strie noire basale sont caractéristiques. Femelle 30-35 mm. Semblable au mâle.
Variation. Chez la femelle F. hartwiegi Reisser 1927, le fond est plus clair et les bandes transversales brunes de l’aile antérieure ressortent davantage.
Espèces proches : Asphalia ruficollis, plus petit et aux ailes plus élancées.
Période d’apparition : Août à mi-octobre, en une génération.
Distribution. De l’Europe au Proche-Orient. En Europe de l’Angleterre à la Grèce. En France, surtout au nord, Corse.
Statut : assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juillet puis d’août à septembre e deux générations. Jardins, prairies, champs cultivés. La chenille vit sur brassica, raphanus, sinapis, tropaelum. Elle est visible en juin, août, octobre. Elle détruit parfois complètement les plantations de choux. La génération printannière de brassica a généralement la tâche apicale d’un noir moins vif, avec le contour interne moins dentelé chez le mâle que dans la génération d’été. Répandu dans toute la région, et extrêmement commun certaines années. La chenille est parasitée par divers hyménoptères, dont le plus commun est le microgaster granulatus L, qui enraye heureusement l’extrême prolifération de cette espèce. - Une femelle aberrante, de 5 cm d’envergure, prise à Niort le 11/05/1911, a les ailes allongées et très étroites, celles du côté droit excavées au bord externe, les postérieures nuancées de jaunâtre en dessus (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Sa fréquence est toujours très forte dans toute la région mais se raréfie.
Généralités : Dimorphisme sexuel : la femelle a des points noirs sur les ailes antérieures. Les chenilles vivent en groupe et peuvent causer des dégâts sur les choux. L’imago est visible de avril à septembre en deux ou trois générations.
50-65mm. 3 générations. Dessus des ailes antérieures avec large bordure apicale noire et chez la femelle deux taches et une strie discale noires. Revers blanc jaunâtre, sans dessins distincts. Habitat : Jardins, cultures maraîchères. Espèce commune jadis,de nos jours fort en recul. Biologie : Au printemps les œufs sont déposés par petits groupes, parfois même isolément. En été les pontes peuvent regrouper plusieurs centaines d’œufs.Plantes hôtes : Crucifères : Chou, Colza, Ravenelle, Grande Capucine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à mai puis de juillet à septembre en deux générations. Champs cultivés, luzernes, dunes pourvues de plantes fleuries. Chenille sur trifolium, cytisus, onobrychis sativa, medicago, vicia, lotus. Elle est visible en mais puis en juillet et septembre. Répandu et commun dans toute la région. La forme pâle helice Hb. et la forme helicina Obth., intermédiaire entre cette dernière et le type de couleur safranée, ont été rencontrées ça et là avec ce dernier.
Deux-Sèvres : var. helice, rencontrée en petit nombre à François et à Souché. Un exemplaire d’helicina "de la plus grande fraîcheur" trouvé au Bourdet, le 20/09/1908 (Gelin) a été mentionné par M. Obth. (Lépidopt. comp., fasc. III, p. 174.
Charente- Maritime : Les v. femelle helicina Obth. et helice Hb., ont été observées dans les dunes de la Grande côte de Royan en août 1908. Elles y formaient environ 1/100 de l’ensemble des edusa, observées en abondance autour des touffes en fleurs de solidago virgaurea (Lucas, Gelin).
Etat des connaissances en 1932 - Lucas Daniel - Complément 1932 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
Plusieurs exemplairesavec trois ailes typiques et la quatrième de la forme helice Hb., ou de la forme helice avec trois ailes normales et la quatrième typique, ont été capturés ou observés à Dompierre sur mer (17), en septembre 1930 (Lucas).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Complément 1983 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
Trois générations les années chaudes. La troisième génération s’observe au cours de la première quinzaine d’octobre ; elle présente dans le sud des Deux-Sèvres et le nord des Charentes la particularité suivante : presque tous les exemplaires femelles ont une couleur intermédiaire entre helice et la forme typique ; il n’y en a pas deux semblables. On pourrait admettre que la couleur moyenne est celle d’helicina. Certains mâles tendent eux aussi vers une forme pâle.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Courant.
Généralités : 45-54 mm. Plusieurs générations, Vol puissant et rapide, d’avril en septembre, remarquable migrateur (population du nord de l’Europe). Habitat : terrain dégagés, notamment champs de luzerne et de trèfle. Mâle : ailes jaune orangé vif, larges marges noires traversées de nervures jaunes. Femelle : ailes antérieures idem mâle mais avec marge plus large et enfermant des taches jaunes de taille variable, ailes postérieures sombre avec taches orange. Dessous jaune suffusé de vert sur la marge de l’aile antérieure et sur l’ensemble de l’aile postérieure. Forme Helice : Femelle dessus vert blanchâtre suffusé de gris sur aile postérieure. Dessous aile antérieure marques postdiscales plus grandes que chez le mâle. (Octopus. Tous les papillons de France et d’Europe. P. Whalley)
Adulte : Présente un fort dimorphisme sexuel. Mâle : avec les ailes antérieures jaune soufre, ourlées de rose vif et marquées d’une tache discoïdale de même couleur, et les ailes postérieures jaune paille, plus ou moins suffusées de gris. Femelle : nettement plus petite, avec les ailes antérieures fauve rougeâtre ochracé, veinées de sombre, et les ailes postérieures jaune orangé, maculées de noir. Chenille : Atteint 40 mm. Brun sombre, avec une ligne dorsale orange, entrecoupée de blanc ; pilosité blancâtre, noire et brun roussâtre. Plantes hôtes : Sur diverses plantes herbacées et arbustives, notamment sur l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le Gaillet blanc (Galium album), le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata) et le Piment royal (Myrica gale). Habitat : Avant tout sur les prairies humides et dans les prés-bois mésophiles, mais également sur les pelouses sèches et les pentes chaudes et ensoleillées. Espèce encore largement répandue, mais localisée et accusant une régression significative. Biologie : selon les conditions climatiques locales, l’espèce donne une ou deux générations annuelles. L’adulte, essentiellement nocturne, se laisse facilement débusquer durant le jour, surtout le mâle ; très farouche, il se repose rapidement, plongeant au cœur de la végétation. La femelle, assez indolente, dépose ses œufs en ooplaques à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. la chenille, de mœurs nocturne, s’enfuit avec une grande vivacité lorsqu’elle est inquiétée. Longue d’environ 10 mm en automne, elle se retire pour hiverner à l’intérieure d’une tige creuse, par exemple dans celle d’une ombellifère. La nymphose s’effectue au sol dans un cocon ténu, de teinte grise. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Toute l’Europe, sauf le sud des régions méditerranéenne, jusqu’en Asie orientale. En France, elle est répandue presque partout, y compris en Corse. On la rencontre en plaine, mais surtout en moyenne montagne jusqu’à 2000 m d’altitude dans tous les milieux herbeux. La chenille, polyphage, se nourrit sur diverses plantes basses. Le dimorphisme sexuel est accusé. Vol : V-IX. Espèce univoltine ou bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Mâle. Envergure : 35-42 mm. Aile antérieure jaune pâle ; tache discale, bord interne et frange pourprés. Aile postérieure blanchâtre, avec une marge et une tache discale grisâtres. Femelle. Envergure : 28-40 mm. Aile antérieure orange pourpré, plus jaunâtre au milieu. Postérieure rose orangé, largement envahie de noir. Variation. Aile postérieure davantage envahie de gris noirâtre : f. moerens Strand, 1903 (mâle). Aile postérieure sans marge grise : f. pallida Staudinger, 1892 (mâle). Espèce proche : Aucune. Biologie. Chenille polyphage sur plantes basses, dont les plantains, les gaillets, les oseilles. Prairies humides et autres lieux herbus, jusqu’à 2500 m en montagne. Période d’apparition. Fin avril à juin, puis août à septembre. Distribution. De L’Europe au Japon. En Europe, presque partout. En France, presque partout, excepté en Corse. Statut. Assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)