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Acherontia atropos (Linnaeus, 1758)
Sphinx Tête de mort

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible en mai puis de août à septembre en deux générations. Dans la zone méditerranéenne atropos a deux générations de mai à juillet puis de août à novembre. La question de savoir si les exemplaires d’atropos qu’on rencontre en mai ont hiverné à l’état d’imago ou de chrysalide a été longuement contrversée (v. Feuille des jeunes Nat., an. 1903), sans recevoir de solution complète, parce que, pendant longtemps, on n’avait pu signaler aucune capture anthentique du papillon vivant faite en plein hiver. Cependant Goossens dit l’avoir "vu au bois de Boulogne dans une cabane et cela tout un hiver" (Ann. Levallois, année 1905, p. 27). Ce qui est très probable, c’est que les deux systèmes biologiques destinés à maintenir la continuité de l’espècepeuvent fonctionner, tour à tour ou simultanément selon les années, les latitudes et les localités, comme le fait est maintenant établi pour quelques unes de nos vanesses, dont on capture, au mois de mai, des sujets frais à côté de sujets fatigués par une hibernation évidente. Les captures d’atropos dans des ruches ont donné naissance à une croyance qui doit-être sans fondement : on l’accuse de se délecter du miel des abeilles ; or, à notre connaissance, jamais ce papillon n’a été pris aux miellées, alors que d’autres sphinx, elpenor notamment, ont été capturés par nous à plusieurs reprises sur les appâts sucrés. La chenille vit sur sur solanum, tuberosum, et dulcamara, fraxinus excelsior, datura stramonium, lycium, ligustrum vulgare, syringa vulgaris. Elle est visible en juillet. Dans son 7ème Mém. sur les insectes, écrit vers 1736, c’est à dire avant l’époque de la diffusion de la pomme de terre comme plante agricole, Réaumur dit que la chenille d’atropos se nourrit de jasmin. Répandu dans toute la région, mais ne se trouvant d’ordinaire que par unité. On rencontre ça et là des chenilles de couleur brune ou grise.

Deux-Sèvres : Niort, 07/05/1905, 25/08/1904, 06/09/1907 ; 02/10/2005. Trouvé la chenille sur pomme de terre, lyciet (chen. brune) et sur lilas (Gelin).

Charente-Maritime : Chenille trouvée sur fraxinus à Royan (Ch. Perez).


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Sphinx Tête de mort. Afrotropicale. Migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France. L’imago est visible en VI-VIII. Espèce migratrice. Extrait de Gelin et lucas 1912 : « La question de savoir si les exemplaires d’atropos qu’on rencontre en mai ont hiverné à l’état d’imago ou de chrysalide a été longuement contrversée (v. Feuille des jeunes Nat., an. 1903), sans recevoir de solution complète, parce que, pendant longtemps, on n’avait pu signaler aucune capture anthentique du papillon vivant faite en plein hiver. Cependant Goossens dit l’avoir "vu au bois de Boulogne dans une cabane et cela tout un hiver" (Ann. Levallois, année 1905, p. 27). Ce qui est très probable, c’est que les deux systèmes biologiques destinés à maintenir la continuité de l’espèce peuvent fonctionner, tour à tour ou simultanément selon les années, les latitudes et les localités, comme le fait est maintenant établi pour quelques unes de nos vanesses, dont on capture, au mois de mai, des sujets frais à côté de sujets fatigués par une hibernation évidente. Les captures d’atropos dans des ruches ont donné naissance à une croyance qui doit-être sans fondement : on l’accuse de se délecter du miel des abeilles ; or, à notre connaissance, jamais ce papillon n’a été pris aux miellées, alors que d’autres sphinx, elpenor notamment, ont été capturés par nous à plusieurs reprises sur les appâts sucrés. » La chenille vit sur sur Solanum tuberosum et Solanum dulcamara, Fraxinus excelsior, Datura stramonium, Lycium, Ligustrum vulgare, Syringa vulgaris, en VI-VIII X XII.

I. Niort 25/08/1904 (HG), 07/05/1905 (HG), 02/10/1905 (HG), 06/09/1907 (HG).

II. Argenton les Vallées 14/10/1954 (MG) - Azay le Brûlé 31/10/2004 (NT) - Champeaux 07/08/2010 (AG) - Coulon 14/07/2006 (chenille) (AG) – Magné 11/10/2003 (chenille) (AG) - Niort 15/09/1941 (MG), 25/08/1951 (MG), 02/10/1967 (MG), 09/10/1967 (NT), 23/08/1970 (MG), 02/09/1970 (MG), 15/10/1996 (AG), 16/06/1998 (AG), 25/09/1998 (AG) - Saint-Join de Marnes 15/08/2003 (chenille) (Meyer Daniel) - Saint-Maxire 15/09/1959 (MG) - Sainte-Blandine 15/09/1998 (NT) - Sauzé-Vaussais 15/10/1962 (MG) - Villiers en Bois 20/10/1980 (NT), 23/08/1970 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Apatura ilia (Denis & Schiffermüller, 1775)
Petit mars changeant

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juin à juillet. Arbres au bord des rivières, des prairies basses. Se pose quelquefois à terre, sur les matières stercoraires. Chenille sur populus, salix, alnus (le peuplier fournirait, d’après Scudder, la variation clytie). Habite toute la région, mais jamais en grand nombre. La variation clytie Schif., à fond des ailes jaune, est à peu près aussi abondante que le type.


Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :

Le catalogue ne mentionne qu’une génération. Une seconde génération a lieu du 20 août au 30 septembre. Les exemplaires sont plus petits en général, et très souvent, ils pourraient être le produit de ilia X clytie (première génération). Les couleurs sont intermédiaires, et les formes pures des deux variétés ilia et clytie sont rares. J’ai vu un exemplaire encore en parfait état le 30 octobre 1958.


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008 {JPEG}


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Petit mars changeant. Localisé en Europe centrale. En France, espèce largement répandue. Fréquente les forêts et bois à proximité de cours d’eau. Espèce monovoltine ou bivoltine en V-X. Chenille sur Populus tremula, Salix.

I. Répandu partout. Peu commun (G&L 1912). Commun à Bessines le 24/06/1915 (HG), rare en 1908 à François (HG). Le catalogue ne mentionne qu’une génération. Une seconde génération a lieu du 20 août au 30 septembre. Les exemplaires sont plus petits en général, et très souvent, ils pourraient être le produit de ilia X clytie (première génération). Les couleurs sont intermédiaires, et les formes pures des deux variétés ilia et clytie sont rares. J’ai vu un exemplaire encore en parfait état le 30 octobre 1958 (RL 1983).

II. Boussais 01/07/2010 (Rolland Ludovic) – Bressuire 19/07/2010 (Rolland Ludovic) – Echiré 12/07/1991 (AG) – Lezay 19/07/2010 (Debordes Laurent) - Sansais 07/07/1971 (NT), 09/07/1971 (NT) - Villiers en Bois 02/07/1971 (NT), 02/07/1971 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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