Mise en garde

Attention {JPEG}

Concernant les observations hors Poitou-Charentes (16 17 79 86) et afin de mieux répondre à vos demandes d’identifications, merci d’adresser vos messages au forum :

http://www.papillon-poitou-charente...

Les messages doivent comprendre si possible :

1 - Photos : Joindre un ou plusieurs clichés (vue de dessus, vue de dessous, vue latérale, vue de face et gros plan de la tête).

2 - Localité : Préciser la localité, le département (voir le pays) de l’observation.

3 - Date : Bien mentionner la date de l’observation.

4 - Taille : Préciser si possible et même approximativement la taille.

5 - Plante nourricière : Essayer de préciser la plante nourricière.

6 - Biotope : Essayer de préciser le biotope au moment de l’observation.

7 - Altitude : La préciser c’est nécessaire.

Concernant les observations du Poitou-Charentes (16 17 79 86), vous pouvez les envoyer à cette adresse :

famille.guyonnet@club-internet.fr

Nouveau catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres
Cahiers de l'OPIE Poitou-Charentes N°2 - Nouveau catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Volume 1 {JPEG}

Le Nouveau catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres vient de sortir !

Près de 1500 espèces décrites et illustrées en deux volumes

Un volume 1 consacré au texte.

Un volume 2 comprenant 166 planches en couleur comprenant cartes et photos des lépidoptères des Deux-Sèvres.

Prix : 35 EUR + 10 EUR de Frais d’envois

Pour toute commande, merci d’écrire à famille.guyonnet@club-internet.fr

Vous pouvez également télécharger librement les deux volumes :

Volume 1 :

http://www.papillon-poitou-charente...

Volume 2 :

http://www.papillon-poitou-charente...

En 1912 paraissait le « Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest de la France » publié par Henri Gelin et Daniel Lucas, complété de nouvelles données par eux puis par Robert Lévesque jusqu’à la fin du XXe siècle. Ces trois entomologistes habitant les Deux-Sèvres et/ou y chassant souvent ont accumulé de nombreuses données sur ce département.

Un siècle après cette parution importante pour la connaissance de la faune des papillons de notre région, il devenait nécessaire de l’actualiser. Pour ce faire, Norbert Thibaudeau, Christian Lemoine et Antoine Guyonnet publient les données tirées de leurs collections (celle de Norbert Thibaudeau incluant la collection de Marius Guimard) concernant les lépidoptères des Deux-Sèvres. Ainsi d’un siècle d’évolution de la faune des papillons dans les Deux-Sèvres, concernant près de 1500 espèces recensées des années 1870 à 2011, est synthétisée dans deux volumes.

Le premier volume rassemble en 224 pages les notices de chaque espèce de papillons signalée au moins une fois dans les Deux-Sèvres, soit près de 1500 espèces. Après une présentation de l’espèce, de sa répartition et de sa biologie quand elle est connue, un premier paragraphe reprend les données parues dans le Catalogue de Gelin et Lucas et ses divers compléments. Le second paragraphe rassemble les données tirées des collections des trois auteurs, parfois complétées par des informations obtenues via le site www.papillons-poitou-charentes.org animé par Antoine Guyonnet. La maille choisie, dans un souci d’harmonisation, est la commune.

Le second volume rassemble en 174 pages les fiches illustrées donnant une photo en couleurs de l’animal pris dans la nature ou en collection quand cela a été possible, un calendrier des périodes d’activité des adultes et une carte permettant de visualiser les données dans le temps et dans l’espace.

Vincent Albouy

Président de l’OPIE national

Vice-président de l’OPIE Poitou-Charentes


Identifications

  • Concernant les demandes d’identification hors Poitou-Charentes (16 17 79 86), merci de poster vos identifications via le forum :

http://www.papillon-poitou-charente...


"Appel à l’observation des papillons diurnes du 16 17 79 86"

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http://www.papillon-poitou-charente...
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2013 voit l’Atlas régional des rhopalocères (papillons de jour) attaquer sa quatrième année. Je vous encourage à me communiquer au fil des mois vos observations (date + localité + photo) à l’adresse suivante : famille.guyonnet@club-internet.fr Je transmettrai vos observations à l’atlas et vous pourrez ainsi prendre part à la connaissance et à la protection des papillons de votre région. N’hésitez pas à envoyer vos observations même s’il s’agit d’espèces très courantes.

"Appel à l’observation des papillons diurnes et nocturnes du 16 17 79 86"

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Grâce à l’ORE, des cartes de répartition à la commune sur la région Poitou-Charentes (16 17 79 86) ont été installées sur le site. Chacun d’entre vous va pouvoir devenir acteur et répertorier les espèces de papillons de jour ou de nuit de sa commune et voir ainsi se compléter les cartes de répartition de chaque espèce sur notre région. Vous pouvez me communiquer au fil des mois vos observations (date + localité + photo) à l’adresse suivante : famille.guyonnet@club-internet.fr


"Les 10 engagements pour la Biodiversité de la Région Poitou-Charentes"

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La Région Poitou-Charentes propose des conseils pour devenir acteur de la biodiversité et modifier ses comportements avec 10 engagements simples et faciles à mettre en oeuvre.

Chaque fiche :

  • explique pourquoi cette action est importante et en quoi elle a un impact réel sur la biodiversité,
  • indique comment chacun peut, à son niveau, agir,
  • donne les clés pour aller plus loin et les bonnes adresses à connaître, notamment en Poitou-Charentes.

Des rubriques « le saviez-vous » permettent des éclairages particuliers sur certains sujets :

  • comment les chauve-souris sont nos alliées contre les moustiques ?
  • pourquoi de plus en plus de communes laissent des espaces non tondus dans les parcs ? Et pourquoi pas dans mon jardin ?
  • comment cultiver son jardin sans éliminer systématiquement les insectes et polluer les sols ?

Les 10 engagements :

1- à la maison, j’utilise des alternatives aux insecticides,

2- au marché et dans le jardin, je choisis des variétés de fruits et de légumes anciennes et locales,

3- lors de mes achats, je choisis des bois locaux et/ou certifiés pour éviter de contribuer à la disparition des forêts d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud,

4- dans le jardin, sur ma terrasse ou le balcon, j’utilise des solutions alternatives aux pesticides et dans ma ville ou ma commune, j’accepte qu’il y ait de l’herbe sur les trottoirs,

5- sur et aux abords de ma maison, je favorise la présence d’animaux (nichoirs oiseaux, chauves-souris, hôtels à insectes, tas de bois, ...),

6- dans mon jardin, je réserve un espace de prairie naturelle,

7- en promenade, je suis discret(e) pour découvrir les animaux et je préfère photographier les plantes que de les cueillir sans savoir leur nom,

8- à la mer, j’observe les coquillages et les crustacés sans prélever ceux de petite taille et je replace cailloux et rochers que j’ai déplacés,

9- en bord de mer, je respecte les dunes car elles sont très fragiles,

10- à la maison et dans ma commune, je limite l’éclairage la nuit.

http://www.poitou-charentes.fr/10-e...


"Premiers résultats sur la Petite tortue"

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Les données reçues depuis l’opération concernant la Petite tortue semblent montrer un repli de cette espèce vers des milieux plus frais (collines et montagne et nord de la Loire). Cela pourrait laisser penser que l’hypothèse (Vincent Albouy) de la raréfaction de cette espèce dans beaucoup de départements serait due au réchauffement climatique. Les données reçues sur 2009 montrent que la "Petite tortue" est encore présente en quelques localités du Poitou-Charentes mais c’est une espèce qui est passée de commune à rare et localisée concernant notre région. Les observations reçues des quatre coins de France indiquent que cette raréfaction n’est pas générale et que cette espèce est encore commune dans certains départements.

Pour me contacter : famille.guyonnet@club-internet.fr


Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Chenille de la Petite tortue ({Aglais urticae}) © Antoine GUYONNET {JPEG} Imago de la Petite tortue ({Aglais urticae}) © Antoine GUYONNET {JPEG}

Disparition de la Petite Tortue, le débat continue Dans un précédent article (La Virgule (version 79) n°2

  • octobre 2007, p3), nous avions signalé que la Petite Tortue (Aglais urticae), un papillon commun dans les Deux-Sèvres jusqu’à vers 2000, était devenu rare. Plusieurs observateurs ont relaté le même phénomène partout en Poitou-Charentes et dans d’autres régions de l’Ouest de la France (Albouy V. 2008. Insectes 19 ; Guyonnet A. 2008. La Virgule PCN no 1, p 3). La quasi-disparition de l’espèce s’est poursuivie dans ces régions en 2008 et 2009 (Guyonnet A. comm. pers.) Dans le même article, nous avions mentionné que les populations de cette espèce sont aussi en déclin en Grande-Bretagne. Les chiffres montrent que l’abondance de la Petite Tortue y a diminué globalement de 50% depuis 1998. C’est pendant cette même année (1998), qu’une mouche parasitoïde de la chenille de cette espèce a été observée pour la première fois en Angleterre (un parasitoïde est un insecte qui se développe sur ou à l’intérieur de son hôte et qui le tue inévitablement alors que, normalement, un parasite vit sur ou à l’intérieur de son hôte mais ne le tue pas). Ce parasitoïde, Sturmia bella (Diptera : Tachinidae), grand comme une Mouche Verte, pond ses oeufs sur les feuilles d’ortie, plante-hôte de l’espèce, et ceux-ci sont ingérés involontairement par les chenilles. Les oeufs éclosent et leurs larves se développent dans la chenille qui est fi nalement tuée. La chenille d’une autre espèce, le Paon du Jour (Inachis io), dont la plante- hôte est également l’ortie, peut aussi être l’hôte du parasitoïde en question, mais sans souffrir d’un déclin signifi catif. En 2008, un projet a été lancé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, avec des données de l’UK Butterfl y Monitoring Scheme (http://ukbms.org) pour étudier l’importance de ce parasitoïde sur le déclin de la Petite Tortue. Les chenilles de ces deux espèces de Lépidoptères vivent respectivement en groupes dans des nids de soie pendant leurs quatre premiers stades et se séparent pendant le dernier. En 2008, des échantillons de chenilles des deux espèces ont été recueillis dans plus de 50 sites de la moitié Sud de Grande-Bretagne. Un rapport préliminaire (Lewis O. & Hamer N., 2009 : http://users.ox.ac.uk/-zool0376/Small- Tortoiseshell.htm) montre que S. bella est bien répartie dans la zone de prospection avec plusieurs autres espèces de parasitoïdes et, chez la Petite Tortue, il est l’espèce la plus abondante, tuant en moyenne 60% des chenilles dans les échantillons où il est présent. Cependant, il tue beaucoup moins de chenilles du Paon du Jour. En Angleterre, le Paon du Jour n’a qu’une génération, alors que la Petite Tortue en a deux et S. bella est plus fréquent dans les chenilles de la deuxième génération, en août/septembre que dans celles de la première. Le taux de parasitisme des chenilles de la première génération de la Petite Tortue (en juin) est assez semblable à celui des chenilles du Paon du Jour (en mi-juin/mi-juillet), ce qui laisse supposer que le Tachinaire est plus actif en août-septembre, lors de la deuxième génération de la Petite-Tortue. indiquent que, malgré la proportion de chenilles de la Petite Tortue tuées par le parasitoïde, il est peu probable que ce dernier soit responsable du déclin du papillon. Cette étude s’est poursuivie en 2009, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. En France et dans le reste de l’Europe continentale, le parasitoïde est connu depuis longtemps et il semble improbable qu’il soit la cause du déclin en question, sauf si son efficacité a été augmentée par une modification écologique ou climatique. Il serait intéressant de connaître la proportion de chenilles de la Petite Tortue parasitée par le Tachinaire dans notre région, mais avec la quasi-disparition de l’espèce, il est impossible de l’évaluer ! Par contre, les chenilles du Paon du Jour sont abondantes et, en 2010, nous avons l’intention d’examiner l’importance des populations de S. bella en utilisant le protocole développé par l’équipe anglaise et ce, dans les chenilles de première et de seconde génération, car en France, le Paon du Jour a deux générations. Nous envisageons d’évaluer le parasitisme dans les deux générations de chenilles présentes en mai/juin puis en août. Dans une autre étude anglaise effectuée en laboratoire, Pullin A.S. (1987. OIKOS 49 : 39-45) a montré que les chenilles de la Petite Tortue se développent plus vite et produisent des chrysalides plus lourdes lorsqu’elles s’alimentent sur les jeunes plantes d’ortie au printemps et sur les repousses de plantes coupées en été, que sur les plantes matures. Ces différences correspondent à une teneur en eau et en azote plus élevée dans les jeunes plantes. Par la suite, Pollard E., Greatorex-Davies J.N. & Thomas J.A. (1997. Ecological Entomology 22 : 315 - 318), utilisant des données de terrain de 1976 à 1995, ont trouvé que le papillon est plus abondantdurant les années ayant des mois de mai et juin frais et humides plutôt que chauds et secs. Ces observations suggèrent que la Petite Tortue s’adapte mal aux années de canicule, ce qui fut le cas en 2003 et 2006. En 2010, l’équipe d’Oxford projette d’approfondir l’étude des effets de la sécheresse sur les chenilles de cette espèce. En France, la Petite Tortue reste toujours abondante dans les zones montagneuses, zones qui sont, normalement, les moins affectées par la sécheresse (Guyonnet A., comm. pers. basée sur ses observations et des données récupérées via son site : http://papillon-poitou-charentes.org ). En France, il n’existe pas d’observations précises réalisées sur de longues périodes, mais la Petite Tortue était globalement beaucoup plus abondante en 2006 qu’en 2007 et 2008 ( http://noeconservation.org ). Il faut préciser que l’année 2006 fut, dans son ensemble, beaucoup plus chaude et sèche que les deux dernières. Notons cependant que mai 2006 fut plus frais et plus pluvieux que la moyenne, alors que mai 2007 et 2008 furent plus chauds et plus secs que la moyenne ! Les entomologistes se posent toujours des questions quant à la raréfaction de la Petite Tortue, mais, comme le suggère Albouy (2008), les effets du réchauffement climatique ne sont pas à exclure, pas plus qu’une simple variation normale de l’abondance de l’espèce. Pour étayer cette dernière hypothèse, il est intéressant de citer Gelin et Lucas (1912, Mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 232 p) qui, au début du siècle dernier, ont noté que l’espèce était : “répandue partout, mais en état d’abondance très variable suivant les années”. Nous remercions Antoine Guyonnet, le Dr Sofia Gripenberg et Chris Raper pour leurs commentaires précieux ainsi que notre bon ami et ancien collègue Guy Latteur pour la rédaction du texte. Neil Wilding DSNE

 
Membre actif du RPAPN : http://www.biodiversite-poitou-charentes.org/