Comment formuler vos messages

Afin de pouvoir au mieux répondre à vos messages, veuillez si possible :

1 - Photos : Joindre un ou plusieurs clichés (vue de dessus, vue de dessous, vue latérale, vue de face et gros plan de la tête).

2 - Localité : Préciser la localité, le département (voir le pays) de l’observation.

3 - Date : Bien mentionner la date de l’observation.

4 - Taille : Préciser si possible et même approximativement la taille.

4 - Plante nourricière : Essayer de préciser la plante nourricière.

5 - Biotope : Essayer de préciser le biotope au moment de l’observation.

6 - Altitude : La préciser c’est nécessaire.

Mise en garde

Attention, les identifications étant faites sur photographies, il ne s’agit que de propositions. Je suis bien sur ouvert à toute discussion et à tout conseil pouvant apporter des corrections au site. Il existe d’ailleurs une rubrique réservée à cet effet sur le forum.

famille.guyonnet@club-internet.fr

Cartes de répartition

Grâce aux photos reçues depuis 2000 en provenance du territoire français, des cartes de répartion seront petit à petit mises à jour. Attention ces cartes ne seront que le reflet des données reçues sur ce site mais elles peuvent contribuer à une mise à jour des évaluations de population nationales. Il est donc utile de préciser les dates et lieux de prises de vues lorsque vous envoyez une photo de chenille ou de papillon. Il est aussi intéressant d’avoir le nom de la plante hôte pour les photos de chenilles.

Je rappelle que ces cartes ne sont que le reflet des données collectées sur ce site. Si vous voulez connaître le reflet historique des espèces, je vous conseille une visite sur le site Lepinet : www.Lepinet.fr

Résultats de la recherche : Aglais urticae
Rubriques trouvées
Atlas régional des Rhopalocères du Poitou-Charentes

JPEG

Projet d’atlas régional des Rhopalocères du Poitou-Charentes

Avec 115 espèces inventoriées à ce jour (PCN, 2001) sur les 247 présentes sur le territoire national (46,5%), le Poitou-Charentes présente une richesse biologique intéressante en Lépidoptères diurnes (ou Rhopalocères). Parmi celles-ci, une dizaine de papillons sont protégés et 44 sont reconnus comme déterminants en Poitou-Charentes (lien site PCN : http://www.poitou-charentes-nature....). La présence d’espèces sensibles sur notre territoire a d’ailleurs justifié la préservation (sites CREN, Réserves naturelles volontaires...) de plusieurs espaces naturels remarquables.

Ces insectes sont considérés comme de très bons bio-indicateurs des milieux terrestres car, grâce à leur dynamique de populations et leur lien trophique avec les plantes (hôtes pour les chenilles), ils constituent une composante essentielle pour mesurer la fonctionnalité et l’évolution des milieux terrestres. La multitude des milieux terrestres, avec pas moins de 80 entités paysagères, et la situation de carrefour entre les domaines d’influences océaniques, méditerranéennes et continentales, place notre région dans une situation unique. L’étude des Lépidoptères peut permettre d’affiner cette approche car ce sont des espèces « bio-informatives » de l’habitat.

Ce projet se déroulera sur 5 à 6 ans. Dans un premier temps (2008), l’objectif est d’établir un état initial des connaissances en Poitou-Charentes, avec les partenaires, pour dès 2009 engager des prospections de terrain systématiques (protocole et fiche d’observation en cours de validation mais bientôt en ligne). Celles-ci seront accompagnées de sensibilisation vers le grand public (voir livret téléchargeable : http://www.observatoire-environneme...) ainsi que des sessions de formation pour les bénévoles. Un bulletin de liaison spécifique sera donc créé : « La virgule » . Ceci permettra la réalisation d’une cartographie de la répartition de chaque espèce, concrétisé par la publication d’un atlas, pour ultérieurement prendre en compte les Lépidoptères dans les espaces inventoriés et protégés au niveau de la région, établir une liste de sites d’intérêt majeur...

Cette action est menée : * en Charente par Charente Nature (http://charente.nature.free.fr), * en Charente-Maritime par Nature Environnement 17 (http://www.nature-environnement17.org), * en Deux-Sèvres par Deux-Sèvres Nature Environnement (coordination régionale) (http://www.dsne.org) * en Vienne par Vienne Nature (http://www.vienne-nature.asso.fr) Elle se déroulera en partenariat avec l’OPIE Poitou-Charentes (Office pour l’Information Eco Entomologique) qui vient d’éditer un premier Cahier technique sur les Lépidoptères du Poitou-Charentes Vendée et leurs biotopes, le Conservatoire Régional d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes, l’Observatoire Régional de l’Environnement, les associations Perennis, LPO et Atlas Entomologique Régional, le Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle ainsi que le site Papillons du Poitou-Charentes.

Ce programme est soutenu par le Conseil Régional Poitou-Charentes, l’Europe et la DIREN Poitou-Charentes.

Si vous souhaitez vous aussi participer à ce projet (prendre part aux sorties ou formations, transmettre vos observations...), n’hésitez pas à contacter l’une des associations coordinatrices.


Point au 19/01/2011 :

Atlas rhopalo Lors du premier numéro de La Virgule régionale en octobre 2008, nous vous avons annoncé le lancement de l’atlas régional des Lépidoptères Rhopalocères. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et le projet a bien avancé. Voici en résumé le travail réalisé durant ces 2 années par les bénévoles de nos associations.

Un état des connaissances conséquent Le lancement de cet atlas a permis de réaliser une synthèse inédite des connaissances accumulées sur la région. Cette synthèse a permis de collecter pas moins de 21 000 observations (pour mémo : 50 000 observations collectées à la fin de l’atlas régional Odonates) sur l’ensemble de la région. Ceci a été effectué à partir notamment de 8 collections (Robert Levesque, Pierre Drouhet, Georges Houmeau (Celles sur Belle), Louis Cloux (MHN La Rochelle), Raymond Duguy (MHN La Rochelle), Georges Durand (Conseil Général Vendée) et Isabelle Trouvé), la plupart ayant été inventoriées pour la première fois à cette occasion. Près de 1500 observations ont ainsi été collectées. Le recueil de nombreux articles dans les revues spécialisées et la consultation de 108 rapports d’études a permis de compléter ces données. Avec la synthèse des données récemment récoltées par 80 bénévoles de nos associations (Charente Nature, NE 17, DSNE, Vienne Nature, Perennis), ceci représente pas moins de 15 000 observations d’espèces. De nombreux partenaires ont également participé à cet état des connaissances et en particulier :

  • Conservatoire des espaces naturels du Poitou-Charentes (900 observations)
  • autres associations régionales : LPO 17 (400 observations des bénévoles), LPO nationale
  • OPIE Poitou-Charentes
  • Muséum d’histoire naturelle : mise à disposition d’inventaires de collections
  • site internet papillons du Poitou-Charentes (A. Guyonnet) : mise à disposition des observations (441 données) régionales transmises par 35 observateurs
  • bureaux d’études : CERA Environnement, Symbiose environnement, Ouest Am’ (1467 observations)
  • Collectivités : Communauté de communes de Haute Saintonge

Une liste de 117 espèces a ainsi pu être dressée pour la région. Parmi celles-ci, certaines sont mentionnées pour la première fois à l’échelle de synthèses départementales et d’autres ressortent comme n’ayant plus été observées depuis plus d’une dizaine d’années. Malgré cet important lot de données, il apparaît nettement que ce travail est insuffisant pour disposer d’une image nette de la diversité et de l’état des populations des papillons de jour en Poitou-Charentes. Des disparités, tant entre départements que sur les secteurs couverts, sont très importantes. Des zones historiques comme le Marais poitevin, le littoral charentais, ou plus récemment les sites CREN apparaissent bien prospectées, au contraire du reste des départements.

A partir des autres exemples régionaux et de protocoles nationaux, une méthodologie a été mise en place. Réalisée en fonction de cet état des lieux et des capacités de nos associations et ses bénévoles, celle-ci a pour vocation de compléter les connaissances sur tout le territoire, de façon homogène et en permettant une mobilisation la plus large possible. Cette méthodologie a été validée en CSRPN en décembre 2008.

Bilan Année 1 (2009) Lors de cette première année d’inventaire, ce sont près de 19 000 observations qui ont été collectées dans les 4 départements, sur 100 espèces. Ces données proviennent essentiellement des prospections de mailles mais également de données ponctuelles et de quelques sources historiques enfin accessibles. Ce résultat est encourageant avec ces 76 mailles prospectées de façon complète et 101 partiellement, sur les 451 que compte le Poitou-Charentes (dont près d’un quart partielles car limitrophes à la région).

En effet, l’adhésion de nouveaux naturalistes à ce projet ne débute réellement que cette première année et va demander plusieurs années pour être totalement efficient entre la formation des personnes à la reconnaissance, la prise en charge de mailles à prospecter etc.

La mobilisation et les premiers résultats en terme de découvertes d’espèces, malgré la contrainte importante en temps que représente la prise en charge de la prospection d’une maille, laissent espérer un accroissement de la récolte des observations sur 2010. Pour cela, l’effort de sensibilisation et surtout de formation sera à accroître afin de faciliter la transmission des observations par les participants. Les 40 000 observations collectées en seulement 2 années laissent espérer la réalisation de l’atlas régional sur la base d’au moins 80 000 observations !

Par département * en Charente 9 observateurs se sont proposés en début de saison pour effectuer des inventaires de mailles pour un total de 42 mailles attribuées (sur 94) et ce sont 48 naturalistes qui ont transmis leurs observations. 1 300 données ont été recueillies par Perennis sur 11 mailles en Charente et Charente-Maritime. Environ 12 personnes participantes, dont 2 à 3 seulement confirmées (pour l’instant). En tout, près de 4 700 données en Charente pour près de 15 mailles prospectées suffisamment. En tout, ce sont 20 observateurs, dont une dizaine avec de nombreuses données, qui ont participé. Ceci amène le nombre total de données pour ce département à 7 500 pour 104 espèces. Six sorties du groupe papillons (prospection, formation ciblée des bénévoles connus) et une à destination du grand public ont été organisées en 2009, pour un total de 42 personnes. Charente Nature fait de l’information sur les sites Natura 2000 et CREN. Perennis informe systématiquement les propriétaires lorsqu’il y a des risques de fermeture sur des sites sensibles. Des études sont en projet sur les chaumes de Vignac, sur Touvérac.

* en Charente-maritime En début de saison de terrain, 50 mailles ont été attribuées pour réaliser les inventaires pour 26 participants. Une trentaine de mailles ont été bien prospectées et 20 ne l’ont été que partiellement. Ainsi, ce sont 3 288 données qui ont été récoltées en 2009 par 48 observateurs. Cela amène la base de données départementale à 14 343 données, dont 3927 contemporaines et 4 992 données de terrain pour 115 espèces recensées. Même si l’essentiel des données provient de carnets de terrain et de collections du milieu du XXe siècle, 2009 a vu une progression de 85% des observations (alors non transmises d’ailleurs) par rapport aux cinq dernières années. Le département présente encore une répartition des observations centrée sur quelques sites remarquables historiquement prospectés (1/3 des observations réalisé sur seulement 3 communes) mais la méthode des mailles a déjà permis un certain rééquilibrage. Deux sorties de terrain et une formation avec le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle ont été organisées, pour un total de 22 personnes. Par ailleurs, un adhérent de NE 17 a réalisé une exposition photographique intitulée « Un Atlas de papillons en Poitou-Charentes » qui a été présentée à la Médiathèque de Saint Aigulin du 7 juillet au 1er août.

* en Deux-Sèvres 38 mailles ont été attribuées (sur les 94 que compte le département) en début de saison, pour 19 participants. Au total, ce sont 52 naturalistes qui ont prospecté et transmis leurs observations en 2009 pour les Deux-Sèvres, dont beaucoup sont encore au stade de formation ou ne transmettant que quelques observations. 26 mailles ont ainsi été bien prospectées et 14 restent à compléter, pour 5 582 observations. Il est à noter qu’une orientation importante a été donnée pour ces sorties vers le nord (Gâtine, Thouarsais) afin de former de nouveaux naturalistes et combler ce secteur où ils sont encore peu nombreux et informés. En Deux-Sèvres, 1 soirée d’information et 7 sorties d’initiation ont été réalisées, pour un total de 152 personnes. En outre, un livret de reconnaissance des 16 espèces les plus faciles à reconnaître a été réalisé afin de servir de support lors des sorties d’initiation. Enfin, dans le cadre d’une aide à la prise en compte de son patrimoine naturel, notamment un coteau communal dominant le bourg au cortège de papillons très varié et patrimonial (34 espèces, 7 patrimoniales), une exposition composée de 7 panneaux a été réalisée sur Exoudun.

Le 6 juin, pour cette première année, la formation régionale PCN s’est tenue en Deux-Sèvres à Chizé (invitation et programme en annexe 6). Malgré la date précoce et un temps maussade, pas moins de 55 personnes sont venues, montrant bien l’intérêt et l’attente des naturalistes bénévoles et partenaires sur ce projet (compte-rendu en annexe 9).

* en Vienne 20 prospecteurs se sont mobilisés pour cette première année d’inventaire en Vienne. Cependant, comme beaucoup de prospecteurs se sont formés pour ce lancement, seules 15 des 45 mailles ont été prospectées correctement. Les 30 autres n’ont fait l’objet pour la plupart que d’un passage. Une dizaine de personnes ont par ailleurs apporté des données ponctuelles. Près de 5 100 observations ont été récoltées et synthétisées en 2009. La base de données de Vienne Nature compte environ 11000 observations fin 2009. Deux formations de terrain, trois sorties grand public et une information lors des rencontres naturalistes mensuelles ainsi qu’à la journée naturaliste ont été réalisées en Vienne, pour un total de 84 personnes.

Les espèces En 2009, plusieurs espèces ont ainsi été redécouvertes sur plusieurs départements, faisant suite à celles de 2008 : Polyommatus escheri en Deux-Sèvres, : Citron de Provence (Gonepteryx cleopatra) reproducteur en Charente-maritime, Brun des pélargoniums (Cacyreus marshalii) et Azuré du mélilot (Polyommatus dorylas) en Charente ainsi que 2 espèces confirmées pour la Vienne, le Soufré (Colias hyale) et l’Hespérie des cirses (Pyrgus cirsii) en plus d’une nouvelle espèce citée dans la bibliographie le Némusien (Lasiommata maera). En outre, de nombreuses autres espèces connues comme localisées sur certains secteurs ont vu leur aire de distribution connue fortement affinée comme par exemple la Bacchante (Lopinga achine) en Vienne qui a vu son aire progresser de 30 km vers l’ouest. A contrario, cet effort de prospection amène aussi son lot de mauvaises nouvelles : 2 espèces semblent avoir disparu des Deux-Sèvres sur le même secteur (Azuré des mouillères Maculinea/Phengaris alcon et Nacré de la sanguisorbe Brenthis ino autour de Clussais le Pommeraie) ainsi qu’en Charente-Maritime sur l’un des 3 sites historiquement les plus prospectés du département et de la région, la forêt de Benon, où Maculinea/Phengaris alcon et M./P. telejus n’ont pas été retrouvés. Bilan Année 2 (2010) 23 000 observations ont été collectées à ce jour en Poitou-Charentes pour l’année 2010 par près de 120 naturalistes. La pression d’observation et l’homogénéisation de la couverture d’inventaire grâce à une mobilisation croissante de la région ont permis d’affiner, lors de cette deuxième année d’inventaire, notre connaissance sur les papillons de jour. Une synthèse régionale, sur le principe de celle réalisée à la fin de l’état des connaissances, sera réalisée et diffusée avant la prochaine saison de terrain.

* Charente 2800 observations ont été synthétisées fin octobre et au moins 2000 autres sont attendues. Ceci est le résultat de la prospection d’une trentaine de contributeurs. 2 sorties de prospection et 2 sorties grand public avec Perennis, cumulant 55 personnes, ont été organisées en 2010. Une sensibilisation lors des sorties non spécifiques papillons a également été faite ainsi que pendant la « carav’âne » et les « transhum’ânes ». Un rapport sur l’étude de peuplement de 2 coteaux calcaires à des fins de gestion conservatoire ainsi qu’une exposition sur le Cuivré des marais ont été réalisées par Perennis (cf. article spécifique).

* Charente-Maritime 9500 observations ont été centralisées fin octobre, dont 8100 saisies sur Faune 17. En Charente-Maritime, un portail de saisie en ligne a été réalisé en mai (www.faune-charente-maritime.org). Celui-ci a permis le développement du nombre de données et de contributeurs, avec pas moins de 60 personnes (30 l’an passé) et 80% des observations de l’année saisies. Plus facile pour la saisie et la centralisation, il permet également de tenir et diffuser des cartographies en ligne à jour La formation régionale organisée autour de Saintes le 8 mai a connu un important succès : 74 personnes le matin en salle, 56 l’après-midi sur le terrain pour un total de 84 personnes ! 5 sorties grand public et 1 soirée diapo ont regroupé près de 50 personnes.

* Deux-Sèvres 8200 observations ont été envoyées pour l’année 2010, par 40 contributeurs. Une formation régionale hivernale très technique sur les groupes difficiles et les techniques de prospection alternatives a été organisée le 20 février à Niort qui a regroupé 25 personnes. 5 sorties grand public ont également été organisées, permettant de rassembler 74 personnes. 2 sorties de prospection (Bacchante en RBI de Chizé, Virgule à Pressigny), soit 17 personnes, et 2 diaporamas ont été présentés. Le concours photo 2010 de l’exposition annuelle des richesses naturelles 79 était sur ce thème (90 photos sélectionnées pour 242 envoyées, 27 participants) ainsi que celui d’un partenaire (CSC Mauléon) avec un succès équivalent (350 envoyées, 40 retenues, 10 participants).

* Vienne En 2010, ce sont 5071 données qui ont été saisies, grâce à la participation de 21 contributeurs pour une trentaine de mailles affectées. Cela amène à un total de 103 espèces de rhopalocères dans la Vienne pour 16915 données. 42 personnes ont participé aux 5 sorties grand public et à la sortie de prospection organisées. Un livret des 20 espèces les plus faciles à reconnaître a été réalisé et mis en téléchargement (http://www.vienne-nature.asso.fr/uploads/fiches_obs/livretpap.pdf)

Espèces Parmi les observations les plus marquantes réalisées en 2010, on peut citer :

  • Boloria euphrosyne découvert en Charente-Maritime (sur la RNV de Chateau-Gaillard),
  • Hipparchia fagi redécouvert en Charente-Maritime (non revu depuis 1989),
  • Polyommatus escheri découvert en Vienne (sur la Dive, à quelques kilomètres de la station trouvée en 2009 en 79),
  • Plebejus argus redécouvert (1902) en Loudunais (86)
  • 2e station de Hipparchia statilinus confirmée en Vienne
  • Hesperia comma : 5 nouvelles stations en Charente, 1 en Deux-Sèvres
  • Euchloe crameri : 1 nouvelle (3 connues) en Deux-Sèvres
  • Brenthis hecate retrouvé en forêt de Braconne (17),
  • Brenthis ino : nouvelle espèce pour le 17 (2 sites proches),
  • Leptotes pirithous : confirmation de son statut reproducteur sur le site charentais découvert en 2009,
  • Apatura iris : 1 station en 17, n’avait pas été revu depuis 2001

Mais aussi :

  • en Charente : S. sertorius (3 nouvelles stations), P. carthami (10), C. palaemon (4), , P. daplidice (1), G. cleopatra (6), S. acaciae (1), S. pruni (5), S. spini (4), L. dispar (12), G. alexis (1), P. telejus (2), , P. thersites (1), P. escheri (3), L. maera (1), L. achine (2), C. oedippus (10), A. arethusa (14), H. fagi (nombreuses), A. iris (2), , C. selene (4), A. urticae (3), C. marshali (2) … mais toujours sans nouvelles de A. niobe, P. idas, P. argus, E. crameri, C. brisei + Perennis : S. pruni (4), P. escheri (3), L. achine (7 stations sur 3 sites), A. arethusa (2), E. aurinia (7)
  • en Charente-Maritime : A. urticae (2), , S. aglaja (8, sur nouveau secteur), F. adippe, C. minimus (7), G. alexis (8), L. pirithous (3), L. achine (1), L. dispar (38), P. escheri (4), S. sertorius (1) et de nouvelles stations pour E. aurinia, S. w-album et P. arion.
  • en Deux-Sèvres : A. arethusa (2 nouvelles stations, 1 disparue), S. acaciae (1), B. euphrosyne (1), C. minimus (2), A. urticae (3), P. serratulae (confirmé), A. iris (1), F. adippe (11), E. aurinia (14 obs dont plusieurs nouveaux), S. pruni (10)
  • en Vienne : B. ino (plusieurs), A. iris (3-4), S. spini (1, près Poitiers), P. serratulae (station avec >20 individus), P. argus (1)

Mercis aux bénévoles et partenaires qui se sont mobilisés pour cet inventaire et sans qui ce travail n’aurait pu être possible liste contributeurs (2009 = à compléter pour 2008 et 2010)

* en Charente :

Mélanie ADAM, Laëtitia BABILLOTE, Frédéric BEAU, Yannig BERNARD, Luc BIANCHINI, Emmanuelle BRANDY, Albert BRUN, Claudie BRUNET, Marc CARRIERE, Emmanuelle CHAMPION, Marie CHEVALERIAS, Sandra COIFFARD, Nicolas COTREL (DSNE), Michel COUTUREAU, Samuel COUTURIER, Thibault COUTURIER, François CUDENNEC, Matthieu DORFIAC, Karine DORVAUX, Alexandre DUTREY, Sébastien FOURNIER (CREN), Chantal FRAINNET, Danielle FRAINNET, Françoise GARANDEAU, Olivia GERMON, Geoffroy GIRARDEAU, Laurent GODET, Jean-Alain Guilloton (AER), Marie-Emmanuelle HALOUIS, Etienne HERAULT, Franck HERBRECHT (Ouest Am), Cécile HUARd, Coline LASSALLE, Pascal LAVOUE, Robert LEVESQUE, Patrice MOREAU (ONF), David NEAU, Réjane PAQUEREAU, Frédéric PAULET, Michel PERRINET (Symbiose envt), Laurent PRECIGOUT, Danièle RAINAUD, Benoît ROCHELET (CERA envt), Jean-Pierre SARDIN, Alain SCHOENZETTER, David SUAREZ, Brian THOMAS, Neil WILDING (DSNE), Didier WOLF

* en Charente-Maritime :

Abraham BOUTIN, Adeline PICHARD, Antoine Guyonnet, Benoît PERRET, Benoît ROCHELET, BRANGER G., Christelle BURGAUD, Christian REBEYROL, Christophe PICQ, COLLINET Gérard, Emmenuelle CHAMPION, Estelle KERBIRIOU, Evelyne FAGEUL, Françoise PAUL, Guillaume BARON (MHN LR), Guillaume MARTIN, Guy CHEZEAU, Hazel WEST, Jean TERRISSE, Jean-Claude MARTIN, Jean-Luc PLISSON, Jean-Paul GARNIER, Jean-Paul QUINETTE, Jean-Pierre MONTENOT, Jean-Michel LUMINEAU, Julia POWELL, Laurent GODET, Maxime LEUCHTMANN, Michel COUTUREAU, Neil WILDING (DSNE), Nicole LEPERTE, Olivier ALLENOU, Olivier ROQUES, Pascal MICHEL, Patrice MOREAU, Philippe DELAPORTE, Philippe JOURDE (LPO), Philippe ROUILLER (DSNE), Pierre ROUSSEAU, Réjane PAQUEREAU, Richard COOTER, Robert BASCLE, Ronald WEST, Sébastien LABATUT Stéphane COHENDOZ, Stéphanie TROCCAZ, Stéphanne COHENDOZ, Sylvain BONIFAIT, Wilf POWELL Avec les données historiques de : Eric DROUET, Robert LEVESQUE, Raymond DUGUY, Louis CLOUX, Georges DURAND, Donatien FOURNIER mise à jour 2010 Olivier ALLENOU, Luc BARBARO, Guillaume BARON, Virginie BARRET, Robert BASCLE, Clément BAURET, Matthieu BERRONEAU, Liliane BIRON, Nicolas BLANPAIN, Sylvain BONIFAIT, Nathalie BOURRET, Marion BOURSIER, Abraham BOUTIN, G. BRANGER, Sébastien BRUNET, Christelle BURGAUD, Valérie CALISE, Marie-Françoise CANEVET, Laurence CAUD, Dominique CEYLO, Rémi CHALMEL, Christophe CHAMBOLLE, Emmanuelle CHAMPION, Guy CHEZEAU, Louis CLOUX (†), Stéphane COHENDOZ, Gérard COLLINET, Richard COOTER, Justine COULOMBIER, Michel COUTUREAU, Julien DABRY, Eliane DEAT, Bernard DECEUNINCK, Philippe DELAPORTE, Eric DROUET, Raymond DUGUY, Stéphane DULAU, Jean-Pierre DULPHY, Vincent DUPUIS, Georges DURAND (†), Geneviève ENGEL, Evelyne FAGEUL, Anne FICHET, Donatien FOURNIER (†), Françoise GARANDEAU, Jean-Paul GARNIER, Rachelle GIRE, Laurent GODET, Benjamin GONORD, Thomas GOUËLLO, Antoine GUYONNET, Thomas HERAULT, Robert HUSSEY, Monique HYVERNAUD, Nidal ISSA, Herve JACOB, Loïc JOMAT, Philippe JOURDE, Estelle KERBIRIOU, Sébastien LABATUT, Olivier LALUQUE, Colin LAMBERT, Viviane LAURENT, Anthony LE GUEN, François LECOMPTE, Philippe LEGAY, Nicole LEPERTE, Maxime LEUCHTMANN, Robert LEVESQUE, Jen-Michel LUMINEAU, Nicolas MACAIRE, Guillaume MARTIN, Jean-Claude MARTIN, Fabien MERCIER, Pascal MICHEL, Jean-Pierre MONTENOT, Patrice MOREAU, Réjane PAQUEREAU, Françoise PAUL, Benoît PERRET, Loïc PETIT, Adeline PICHARD, Christophe PICQ, Patricia PIEL, Jean-Luc PLISSON, Nicolas PLUCHON, Wilf POWELL, Julia POWELL, Jean-Marie QUILLET, Jean-Paul QUINETTE, Clément RATAUD, Xavier REBEYRAT, Christian REBEYROL, Patrice RETAUD, Julien ROBAK, Benoît ROCHELET, Olivier ROQUES, Philippe ROUILLER, Pierre ROUSSEAU, Marie-Charlotte SICOT, Jean TERRISSE, Fabien TOULOTTE, Stéphanie TROCCAZ, Damien TROQUEREAU, Ronald WEST, Hazel WEST, Neil WILDING.

* en Deux-Sèvres :

Airaud Jean-Yves, Bernier Florian, Bitton Guillaume, Bonnet Stéphane, Boullant Mathieu, Collober Olivier, Conort Fabrice, Conort Nadège, Cotrel Nicolas, Desbordes Laurent, Douillard Emmanuel (CPIE 49), Douit Julien (stag), Essayan Roland, Gabory Olivierl (CPIE 49), Garnier Jean-Paul, Gonnord Sylvie & Thierry, Guillon Mickaël, Guyonnet Antoine, Koch Guillaume, Le Flohic Marc, Legroux Nathan (CG79), Lemoine Christian, Luzzato Thomas, Montenot Jean-Pierre, Moreau Patrice (ONF), Morille Cléo (stag), Orsini Maria, Petit Antoinette, Powell Wilf & Julia, Rabiller Romain, Rebeyrol Christian, Remeteau Stéphane, Rochelet Benoît, Rolland Ludovic, Rouillier Philippe, Royer Gaël (stag), Stagiaires 2009 GODS (4), Tapon Pascal, Tilly Julien, Toussaint Michel, Turcad Léa (stag), Turpaud-Fizzala Victor (GODS), Vanderschueren Claire, Wilding Neil, You Guy-Noël

* en Vienne (2008) :

ALDIN, BEDUCHAUD William, BONIFAIT Sylvain, BOSSY Muriel, BOUDAREL Patrick, COLAS Philippe, COUSIN Pierre, COUTURIER Thibaut, DUCEPT Samuel, FAUPIN Grégory, GAILLEDRAT Miguel, GATIGNOL Patrick, GELIN, Gestion Réserve du Pinail, GORGUET Emilie, Groupe Naturaliste de Vienne Nature, Groupe Poitou-Charentes Nature, GUESDON Marc, GUILLON Michaël, HOLTHOF Eric, HOLTHOF Julie, INGREMEAU Daniel, LAMIREAU Ludivine, LECOMTE François, MONCOMBLE Mathieu, MOREAU Patrice, MROCZKO Cédric, OBERTHUR, OLLIVIER David, PERRINET Michel, PICHARD Adeline, PLAT Pierre, PREVOST Olivier, PROVOST Jean, RIVRON Annabelle, Société des Sciences de Châtellerault, SYLVESTRE Aude, VANDROMME Denis, VENTROUX Julien, WIELDING Neil.

Ainsi que les partenaires : CREN Poitou-Charentes, Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres, Conseil Général des Deux-Sèvres, CPIE Loire et Mauges, Atlas Entomologique Régional, ONF, bureaux d’étude Ouest Am, CERA et Symbiose environnement

Programme régional soutenu financièrement par (logos) Conseil Régional Poitou-Charentes Direction régionale de l’environnement (DREAL) Poitou-Charentes Union Européenne (Fonds FEDER)


Articles trouvés
Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Petite tortue

La petite tortue est l’un des papillons les plus familiers et attrayants d’Europe. Le recto coloré est essentiellement orange, avec de grosses taches noires, jaunes et brun foncé, et de légères lunules bleues qui bordent les quatre ailes, accentuant l’aspect de mosaïque. Le verso, en revanche, est assez sombre, ce qui donne au papillon une livrée assez cryptique lorsqu’il se pose les ailes repliées. La petite tortue donne deux à trois générations par an ; les adultes de la dernière hivernent, se réfugiant souvent dans les granges et autres bâtiments, pour ressortir au printemps. Habite une grande variété de lieux, tels que les talus, les bordures des champs et des jardins, de la plaine aux montagnes. Vol : Mars à Octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)

Adulte : 40-50 mm. Fauve rougeâtre vif avec des taches noires, blanches et jaunes, ainsi qu’une rangée marginale de lunules bleues ; base des ailes postérieures noire. Revers des ailes postérieures brun foncé, avec l’aire marginale plus claire. Plante – hôte : Exclusivement l’Ortie dioïque. Chenille : atteint 30 mm. Noire avec une fine ponctuation claire et des bandes longitudinales jaunes ; épines noires ou jaunâtres Habitat : Milieux ouverts les plus divers. S’est raréfiée dans le nord de la France. Biologie : Les adultes se montrent très tôt au premier printemps, souvent dès le mois de février. Ils butinent alors activement les fleurs précoces, notamment celles du Pas-d’âne, du Bois-gentil et du Saule marsault. Les œufs sont déposés dès le mois d’avril en amas denses de 50 à 200 unités à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Les chenilles tissent des nids communautaires. Comme la plupart des chenilles se nourrissant d’orties, elles sont, malgré leurs couleurs vives, ou peut-être grâce à celles-ci, délaissées par les oiseaux insectivores. Il est possible que les épines dont elles sont pourvues, de même que l’absorption des principes contenues dans leurs plantes hôtes, leur confèrent une certaine immunité vis-à-vis de leurs ennemis. Toutefois, le fait que les chrysalides sont fréquemment la proie des mésanges rend plus vraisemblable la première hypothèse. Les adultes de la deuxième génération volent dès le mois de juin. L’espèce donne parfois une troisième génération et hiverne à l’état imagal.(Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

La thermorégulation chez les papillons hivernant, "Petite tortue", par exemple : Chez tous les papillons, le sang coule dans un vaisseau unique qui se dirige de l’abdomen à la tête en passant par le thorax. Il véhicule de la chaleur tout au long de son parcours ; il revient jusqu’à l’abdomen en s’infiltrant dans les tissus. Le système circulatoire du papillon hivernant comprend deux échangeurs thermiques à contre-courant, l’un situé dans l’abdomen et l’autre dans le thorax. Dans celui de l’abdomen, le sang qui coule du coeur vers l’aorte est froid, alors que celui qui coule en sens opposé, à travers le tissu adjacent, est plus chaud ; la chaleur passe donc du tissu au vaisseau, et ensuite au thorax. L’échangeur thermique du thorax est l’aorte. Comme le sang de la partie descendante de la boucle est plus chaud que celui de la partie montante, la chaleur repart de la partie descendante vers la partie montante. Chez les grands papillons d’été, la partie descendante de l’aorte est séparée de la portion montante, de sorte que la chaleur est dissipée - certains papillons augmentent la chaleur de leur corps avant de prendre leur envol en faisant vibrer fortement leurs ailes- ( Source : revue "pour la science" - "scientific américan"- by Bernd HEINRICH - nr.116, mai 1987 ).



lire la suite de l'article : Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Petite tortue
La petite tortue est l’un des papillons les plus familiers et attrayants d’Europe. Le recto coloré est essentiellement orange, avec de grosses taches noires, jaunes et brun foncé, et de légères lunules bleues qui bordent les quatre ailes, accentuant l’aspect de mosaïque. Le verso, en revanche, est assez sombre, ce qui donne au papillon une livrée assez cryptique lorsqu’il se pose les ailes repliées. La petite tortue donne deux à trois générations par an ; les adultes de la dernière hivernent, se réfugiant souvent dans les granges et autres bâtiments, pour ressortir au printemps. Habite une grande variété de lieux, tels que les talus, les bordures des champs et des jardins, de la plaine aux montagnes. Vol : Mars à Octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse) Adulte : 40-50 mm. Fauve rougeâtre vif avec des taches noires, blanches et jaunes, ainsi qu’une rangée marginale de lunules bleues ; base des ailes postérieures noire. Revers des ailes postérieures brun foncé, avec l’aire marginale plus claire. Plante – hôte : Exclusivement l’Ortie dioïque. Chenille : atteint 30 mm. Noire avec une fine ponctuation claire et des bandes longitudinales jaunes ; épines noires ou jaunâtres Habitat : Milieux ouverts les plus divers. S’est raréfiée dans le nord de la France. Biologie : Les adultes se montrent très tôt au premier printemps, souvent dès le mois de février. Ils butinent alors activement les fleurs précoces, notamment celles du Pas-d’âne, du Bois-gentil et du Saule marsault. Les œufs sont déposés dès le mois d’avril en amas denses de 50 à 200 unités à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Les chenilles tissent des nids communautaires. Comme la plupart des chenilles se nourrissant d’orties, elles sont, malgré leurs couleurs vives, ou peut-être grâce à celles-ci, délaissées par les oiseaux insectivores. Il est possible que les épines dont elles sont pourvues, de même que l’absorption des principes contenues dans leurs plantes hôtes, leur confèrent une certaine immunité vis-à-vis de leurs ennemis. Toutefois, le fait que les chrysalides sont fréquemment la proie des mésanges rend plus vraisemblable la première hypothèse. Les adultes de la deuxième génération volent dès le mois de juin. L’espèce donne parfois une troisième génération et hiverne à l’état imagal.(Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

lire la suite de l'article : Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Petite tortue

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juin à juillet puis de août à octobre en deux générations ; hiverne et reparaît en mars avril ; parfois trois générations. Voltige autour des habitations, le long des chemins, sur les fleurs des pruniers, des prunelliers, etc. Chenille sur urtica. Elle est visible de juin à août. Répandu partout ; en état d’abondance très variable suivant les années.

Deux-Sèvres : Extrêmement rare à Niort de 1903 à 1905. Commun en mars sur les pruniers en fleurs (Gelin).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008 {JPEG}


2011 - Neil Wilding : Disparition de la Petite Tortue, le débat continue Dans un précédent article (La Virgule (version 79) n°2

* octobre 2007, p3), nous avions signalé que la Petite Tortue (Aglais urticae), un papillon commun dans les Deux-Sèvres jusqu’à vers 2000, était devenu rare. Plusieurs observateurs ont relaté le même phénomène partout en Poitou-Charentes et dans d’autres régions de l’Ouest de la France (Albouy V. 2008. Insectes 19 ; Guyonnet A. 2008. La Virgule PCN no 1, p 3). La quasi-disparition de l’espèce s’est poursuivie dans ces régions en 2008 et 2009 (Guyonnet A. comm. pers.) Dans le même article, nous avions mentionné que les populations de cette espèce sont aussi en déclin en Grande-Bretagne. Les chiffres montrent que l’abondance de la Petite Tortue y a diminué globalement de 50% depuis 1998. C’est pendant cette même année (1998), qu’une mouche parasitoïde de la chenille de cette espèce a été observée pour la première fois en Angleterre (un parasitoïde est un insecte qui se développe sur ou à l’intérieur de son hôte et qui le tue inévitablement alors que, normalement, un parasite vit sur ou à l’intérieur de son hôte mais ne le tue pas). Ce parasitoïde, Sturmia bella (Diptera : Tachinidae), grand comme une Mouche Verte, pond ses oeufs sur les feuilles d’ortie, plante-hôte de l’espèce, et ceux-ci sont ingérés involontairement par les chenilles. Les oeufs éclosent et leurs larves se développent dans la chenille qui est fi nalement tuée. La chenille d’une autre espèce, le Paon du Jour (Inachis io), dont la plante- hôte est également l’ortie, peut aussi être l’hôte du parasitoïde en question, mais sans souffrir d’un déclin signifi catif. En 2008, un projet a été lancé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, avec des données de l’UK Butterfl y Monitoring Scheme (http://ukbms.org) pour étudier l’importance de ce parasitoïde sur le déclin de la Petite Tortue. Les chenilles de ces deux espèces de Lépidoptères vivent respectivement en groupes dans des nids de soie pendant leurs quatre premiers stades et se séparent pendant le dernier. En 2008, des échantillons de chenilles des deux espèces ont été recueillis dans plus de 50 sites de la moitié Sud de Grande-Bretagne. Un rapport préliminaire (Lewis O. & Hamer N., 2009 : http://users.ox.ac.uk/-zool0376/Small- Tortoiseshell.htm) montre que S. bella est bien répartie dans la zone de prospection avec plusieurs autres espèces de parasitoïdes et, chez la Petite Tortue, il est l’espèce la plus abondante, tuant en moyenne 60% des chenilles dans les échantillons où il est présent. Cependant, il tue beaucoup moins de chenilles du Paon du Jour. En Angleterre, le Paon du Jour n’a qu’une génération, alors que la Petite Tortue en a deux et S. bella est plus fréquent dans les chenilles de la deuxième génération, en août/septembre que dans celles de la première. Le taux de parasitisme des chenilles de la première génération de la Petite Tortue (en juin) est assez semblable à celui des chenilles du Paon du Jour (en mi-juin/mi-juillet), ce qui laisse supposer que le Tachinaire est plus actif en août-septembre, lors de la deuxième génération de la Petite-Tortue. indiquent que, malgré la proportion de chenilles de la Petite Tortue tuées par le parasitoïde, il est peu probable que ce dernier soit responsable du déclin du papillon. Cette étude s’est poursuivie en 2009, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. En France et dans le reste de l’Europe continentale, le parasitoïde est connu depuis longtemps et il semble improbable qu’il soit la cause du déclin en question, sauf si son efficacité a été augmentée par une modification écologique ou climatique. Il serait intéressant de connaître la proportion de chenilles de la Petite Tortue parasitée par le Tachinaire dans notre région, mais avec la quasi-disparition de l’espèce, il est impossible de l’évaluer ! Par contre, les chenilles du Paon du Jour sont abondantes et, en 2010, nous avons l’intention d’examiner l’importance des populations de S. bella en utilisant le protocole développé par l’équipe anglaise et ce, dans les chenilles de première et de seconde génération, car en France, le Paon du Jour a deux générations. Nous envisageons d’évaluer le parasitisme dans les deux générations de chenilles présentes en mai/juin puis en août. Dans une autre étude anglaise effectuée en laboratoire, Pullin A.S. (1987. OIKOS 49 : 39-45) a montré que les chenilles de la Petite Tortue se développent plus vite et produisent des chrysalides plus lourdes lorsqu’elles s’alimentent sur les jeunes plantes d’ortie au printemps et sur les repousses de plantes coupées en été, que sur les plantes matures. Ces différences correspondent à une teneur en eau et en azote plus élevée dans les jeunes plantes. Par la suite, Pollard E., Greatorex-Davies J.N. & Thomas J.A. (1997. Ecological Entomology 22 : 315 - 318), utilisant des données de terrain de 1976 à 1995, ont trouvé que le papillon est plus abondantdurant les années ayant des mois de mai et juin frais et humides plutôt que chauds et secs. Ces observations suggèrent que la Petite Tortue s’adapte mal aux années de canicule, ce qui fut le cas en 2003 et 2006. En 2010, l’équipe d’Oxford projette d’approfondir l’étude des effets de la sécheresse sur les chenilles de cette espèce. En France, la Petite Tortue reste toujours abondante dans les zones montagneuses, zones qui sont, normalement, les moins affectées par la sécheresse (Guyonnet A., comm. pers. basée sur ses observations et des données récupérées via son site : http://papillon-poitou-charentes.org ). En France, il n’existe pas d’observations précises réalisées sur de longues périodes, mais la Petite Tortue était globalement beaucoup plus abondante en 2006 qu’en 2007 et 2008 ( http://noeconservation.org ). Il faut préciser que l’année 2006 fut, dans son ensemble, beaucoup plus chaude et sèche que les deux dernières. Notons cependant que mai 2006 fut plus frais et plus pluvieux que la moyenne, alors que mai 2007 et 2008 furent plus chauds et plus secs que la moyenne ! Les entomologistes se posent toujours des questions quant à la raréfaction de la Petite Tortue, mais, comme le suggère Albouy (2008), les effets du réchauffement climatique ne sont pas à exclure, pas plus qu’une simple variation normale de l’abondance de l’espèce. Pour étayer cette dernière hypothèse, il est intéressant de citer Gelin et Lucas (1912, Mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 232 p) qui, au début du siècle dernier, ont noté que l’espèce était : “répandue partout, mais en état d’abondance très variable suivant les années”. Nous remercions Antoine Guyonnet, le Dr Sofia Gripenberg et Chris Raper pour leurs commentaires précieux ainsi que notre bon ami et ancien collègue Guy Latteur pour la rédaction du texte.

Neil Wilding DSNE


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Petite tortue. Très répandue en Europe et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.

I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912). Extrêmement rare à Niort entre 1903 et 1905 (HG).

II. Azay le Brûlé 02/07/1991 (AG) - Boismé 14/04/2010 (Rolland Ludovic) - Bressuire 17/03/2010 (Rolland Ludovic), 29/03/2010 (2 exemplaires) (Rolland Ludovic) - Cersay 12/07/1980 (CL) - Chanteloup 12/06/2005 (Bonnet Stéphane) - La Mothe Saint-Héray 05/07/1967 (NT) - Niort 15/06/1944 (MG), 15/07/1948 (MG), 21/06/1954 (MG), 15/07/1954 (MG), 22/07/1954 (MG), 12/08/1955 (MG), 30/06/1964 (NT), 12/07/1964 (NT), 26/06/1969 (NT) - Saint-Jean de Thouars 22/08/1993 (AG) – Saint-Symphorien 13/06/1995 (chenille) (AG) - Sainte-Blandine 06/08/1967 (NT) - Villiers en Bois 27/05/1954 (MG), 29/06/1960 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




lire la suite de l'article : Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Observation de Mme Vansieleghem Nathalie - Belgique (Province du Luxembourg) - 12/09/2008 Observation de Mr Bouteleux Olivier - Long (80) - 01/09/2008 Observation de Mr Coscoy Michel - Saint François de Sales 1300 m (73) - 13/08/2008 Observation de M. Rouché Michel - Bagard (30) - 06/08/2008 Observation de Mulot Patrick - Le Mont Dore (63) - 05/08/2008 Observation de Mr Bouteleux Olivier - Fressenneville (80) - 27/07/2008 Observation de Mr Eme Emmanuel - Le Benardin (commune de Doranges) (63) - 10/07/2008 Observation de Mr Porteneuve Jean-Jacques - Lempdes sur Alagnon (43) - (...)

lire la suite de l'article : Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Atlas régional des Rhopalocères du Poitou-Charentes et Recherche Petite Tortue !
[ ; "Appel à l’observation des papillons diurnes du 16 17 79 86" ; ] *** http://www.papillon-poitou-charente...
La saison 2009 pour l’observation des papillons commence véritablement. Les papillons de jour commencent à montrer le bout de l’antenne et les nocturnes se montrent de plus en plus nombreux autour des lampes.
Du dimanche 10 mai au mardi 12 mai (cela semble se terminer) nous avons pu assister un peu partout en France à une migration très importante de la Belle dame. Sur Niort (79) les quantités de papillons migrants étaient de 2 à 300 à l’heure.Les courants d’air chauds (...)

lire la suite de l'article : Atlas régional des Rhopalocères du Poitou-Charentes et Recherche Petite Tortue !
Spilosoma urticae (Esper, 1789)
Ecaille de l’Ortie
Observation de Brigitte Seys - Carvin (62) - 01/07/2013 Observation de Brigitte Seys - Carvin (62) - 13/06/2010

lire la suite de l'article : Spilosoma urticae (Esper, 1789)
Spilosoma urticae (Esper, 1789)
Ecaille de l’ortie

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de mai à juin puis de août à septembre en deux générations. Chenille sur taraxacum, lactuca, urtica, plantago, etc. Elle est visible en avril.

  • Deux-Sèvres : Peu commun à Niort : 21/05/1904 ; 13/06/1904 ; 29/05/1906 ; 20/08/1906 ; Amuré, 28/06/1912 (Gelin) ; assez commun à Amuré, 06/1911 (Lucas).
  • Charente-Maritime : Saintes : 25/05/1904 (Gelin).

Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :

  • Deux-Sèvres : Amuré, commune en juillet (Lucas).

Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez rare.




lire la suite de l'article : Spilosoma urticae (Esper, 1789)
Bonne année 2012
Grâce à l’ORE, des cartes de répartition à la commune sur la région Poitou-Charentes ont été installées sur le site. Chacun d’entre vous va pouvoir devenir acteur et répertorier les espèces de papillons de jour ou de nuit de sa commune et voir ainsi se compléter les cartes de répartition de chaque espèce sur notre région. Vous pouvez me communiquer au fil des mois vos observations (date + localité + photo) à l’adresse suivante : famille.guyonnet@club-internet.fr (...)

lire la suite de l'article : Bonne année 2012
Bonne Année 2013
 ; Photo de M. Favretto Jean-Pierre
[ ; "Meilleurs voeux pour 2013" ; ] ***
Bonne et heureuse année à toutes et à tous. J’espère que vous serez toujours plus nombreux à communiquer vos observations et à vouloir mettre un nom sur les papillons et chenilles que vous aurez l’occasion de croiser. Il est important de pouvoir nommer chaque espèce rencontrée car mieux connaître c’est mieux protéger.
Je remercie celles et ceux qui ont envoyé de nombreuses observations en 2012, environ 2000 rien que pour la région Poitou-Charentes. Toutes ces observations enrichissent le site et les cartes de répartition. Je (...)

lire la suite de l'article : Bonne Année 2013
Nouveau catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres
Le Nouveau catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres vient de sortir !
Près de 1500 espèces décrites et illustrées en deux volumes
Un volume 1 consacré au texte.
Un volume 2 comprenant 166 planches en couleur comprenant cartes et photos des lépidoptères des Deux-Sèvres.
Prix : 35 EUR + 10 EUR de Frais d’envois
Pour toute commande, merci d’écrire à famille.guyonnet@club-internet.fr
Vous pouvez également télécharger librement les deux volumes :
Volume 1 :
http://www.papillon-poitou-charente...
Volume 2 :
http://www.papillon-poitou-charente...
En 1912 paraissait le « (...)

lire la suite de l'article : Nouveau catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres
Membre actif du RPAPN : http://www.biodiversite-poitou-charentes.org/