Afin de pouvoir au mieux répondre à vos messages, veuillez si possible :
1 - Photos : Joindre un ou plusieurs clichés (vue de dessus, vue latérale, vue de face et gros plan de la tête).
2 - Localité : Préciser la localité, le département (voir le pays) de l’observation.
3 - Date : Bien mentionner la date de l’observation.
4 - Plante nourricière : Essayer de préciser la plante nourricière.
5 - Biotope : Essayer de préciser le biotope au moment de l’observation.
Attention, les identifications étant faites sur photographies, il ne s’agit que de propositions. Je suis bien sur ouvert à toute discussion et à tout conseil pouvant apporter des corrections au site.
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Cartes de répartition
Grâce aux photos reçues depuis 2000 en provenance du territoire français, des cartes de répartion seront petit à petit mises à jour. Attention ces cartes ne seront que le reflet des données reçues sur ce site mais elles peuvent contribuer à une mise à jour des évaluations de population nationales. Il est donc utile de préciser les dates et lieux de prises de vues lorsque vous envoyez une photo de chenille ou de papillon. Il est aussi intéressant d’avoir le nom de la plante hôte pour les photos de chenilles.

Adulte : Ailes antérieures généralement gris clair, plus rarement gris brunâtre, avec quelques dessins noirs longitudinaux ramifiés, dont l’un, vers le tornus, évoque la lettre grecque psi ; ces dessins sont parfois plus diffus.
Chenille : Atteint 38 mm. Noire avec une bande dorsale jaune, une bande stigmatale blanche, et , entre les deux, une rangée de petits traits transversaux rouges groupés deux à deux ; un long tubercule sétigère digitiforme sur le quatrième segment et une protubérance conique, moins élevée, sur le onzième segment.
Plantes hôtes : Sur de nombreux arbres et arbustes feuillus, entre autres sur le saule marsault (Salix caprea), le Charme commun (Carpinus betulus), le Coudrier noisetier (Corylus avellana), le Bouleau verruqueux (Betula pendula) le Hêtre commun (Fagus sylvatica) L’aubépine à un style (Crataegus, monogyna) et le prunellier (Prunus spinosa).
Habitat : dans de nombreux milieux boisés et buissonnants, notamment le long des orées forestières, dans les gravières et les jardins. Espèce commune presque partout.
Biologie : L’espèce donne deux générations annuelles et hiverne à l’état nymphal. L’adulte, de mœurs nocturnes, vient volontiers à la lumière et à la miellée. Durant le jour, il repose sur les écorces, efficacement camouflé grâce à sa livrée homotypique. La chenille se tient généralement sur les branches basses, à hauteur du regard ; elle est, de ce fait, aisément repérable. La nymphose a lieu dans le bois vermoulu ou sur le sol, dans un cocon gris.
Espèces ressemblantes. Nettement moins commun, le Trident (Triaena tridens D&S) présente une couleur plus sombre mais ne peut guère être séparé des exemplaires foncés du Psi que par l’examen de l’armature génitale. Sa chenille en revanche, très différente, pourvue d’un tubercule bien moins développé sur le quatrième segment, et d’un autre vestigial, sur le onzième segment, ressemblerait plutôt à la larve du Cul-doré, mais tend davantage vers l’orangé que vers les tons rouges. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Répandue à travers toute la France et l’Europe. Avec T. tridens, la séparation par l’habitus est difficile, mais elle devient plus aisée en examinant les armatures génitales des mâles (valves) qui portent chez T. tridens trois processus (d’où son nom), alors que T. psi n’en possède que deux. Les chenilles sont également différentes. Elle occupe divers milieux mésophiles plutôt forestiers, jusqu’en ville. Dans la région méditerranéenne, elle semble se réfugier dans les ripisylves en plaine et devenir moins exigeante avec l’altitude. La chenille polyphage, consomme les feuilles de divers arbres et arbustes. Période de vol : III-IV ; VII-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Adulte : 40-52 mm d’envergure. Ailes antérieures brunes, luisantes, avec le champ médian fuligineux, nettement délimité du côté distal par une rangée de taches blanc sale, davantage fondu du côté proximal ; tache orbiculaire annelée de blanchâtre.
Chenille : Atteint 42 mm. Vert bleuâtre, avec de nombreux points blancs, une ligne stigmatale blanche interrompue sur les segments 3 à 5, et une protubérance conique, massive, à pointe vert jaunâtre, sur les segments 8 à 10.
Plantes hôtes : Sur de nombreux arbres et arbustes, entre autres sur Saule marsault, Coudrier noisetier, Framboisier, Sycomore, et Frêne élevé (Salix caprea, Corylus avellana, Rubus idaeus, Acer pseudoplatanus, Fraxinus excelsior).
Habitat : Forêts, parcs et jardins. Espèce assez commune partout.
Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle. Les œufs sont déposés sur l’écorce ; ils hivernent. La chenille se tient à découvert sous les rameaux, mais dispose d’un camouflage efficace (ombre inversée). (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Occupe toute la France et toute l’Europe. Elle est proche de l’habitus de A. berbera, ce qui est à l’origine de nombreuses confusions et d’erreurs de détermination. Elles possèdent également des mœurs similaires. A. pyramidea vient bien à la lumière mais est fortement attirée par la miellée. On la rencontre dans divers milieux forestiers, y compris en zone urbaine. La chenille, poluphage, se développe sur diverses essences dont Quercus, Populus, Crataegus... Période de vol VII-X. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)


Adulte : Ailes antérieures jaune grisâtre, brun grisâtre ou brun rouge, avec le champ médian concolore ou plus foncé, trapézoïdal, limité de part et d’autre par une ligne contrastée, claire, lisérée de foncé.
Chenille : Atteint 28 mm. Vert pâle ou vert foncé, avec trois lignes dorsales blanchâtres, une ligne latérale sombre souvent diffuse. Et de nombreuses verrues sétigères noires, qui sont cernées de clair.
Plantes hôtes : Sur de nombreux arbres et arbustes feuillus, entre autres sur le Charme commun, Coudrier noisetier, Sycomore, Chêne pédonculé, Prunellier, et Tilleul d’hiver ( Carpinus betulus, Corylus avellana, Acer pseudoplatanus, Quercus robur, Prunus spinosa, Tilia cordata).
Habitat : Surtout dans les massifs boisés et les brousses arbustives, mais aussi dans les parcs et les jardins. Espèce largement répandue et commune presque partout.
Biologie : L’adulte, d’activité nocturne, vole au cours d’une unique génération annuelle ; il vient bien à la lumière, de même qu’à la miellée. L’oeuf hiverne. La chenille, de mœurs tant diurnes que nocturnes, est la plus commune de toutes les chenilles « cannibales » de notre faune. Régulièrement phytophage, elle ne dédaigne pas, cependant, de dévorer d’autres chenilles, y compris celles de sa propre espèce. Ce comportement carnassier a occasionnellement été mentionné, en particulier en élevage, dans des conditions de confinement excessif, chez d’autres espèces dont les chenilles observent d’ordinaire un régime phytophage. La chenille du Trapèze, en revanche, même dans le milieu naturel et en l’absence de toute perturbation extérieure, se livre sur les autres chenilles à des attaques qui ont été l’objet d’observations récurrentes. Elle agresse ordinairement sa victime en la mordant sur la face dorsale du thorax, de sorte que celle-là se trouve dans l’impossibilité de se défendre avec ses propres mandibules. Elle dilacère ensuite rapidement l’intégralité de son corps pour en absorber tout son contenu. Le processus dure en général à peine plus d’une demi-heure, à l’issue de laquelle il ne reste plus de la proie que l’enveloppe externe, entièrement vidée. Dans la mesure où la chenille de la phalène brumeuse constitue son mets de prédilection, il est possible que les populations de ce ravageur soient en partie régulées grâce à l’intervention de la larve de C. trapezina. La nymphose se déroule entre quelques feuilles réunie par de la soie. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Répandue dans toute la France ainsi qu’en Europe. Elle peut localement pulluler certaines années, notamment dans le Nord du pays. En zone méditerranéenne, elle reste assez localisée. Elle affectionne les milieux forestiers, de la ripisylve aux grands massifs et même les parcs urbains. La chenille, polyphage, se nourrit sur divers arbres et arbustes. Période de vol : VI-IX. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).