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Saturnia pavoniella (Scopoli, 1763)
Identification à confirmer
Observation de M. Montenot Jean-Pierre - Bormes les Mimosas (83) - 30/03/2012

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Carcharodus sp.
Observation de Vogel Gerard - Agay (83) - 31/08/2008

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Paysandisia archon (Burmeister, 1880)
Vagabond des palmiers, Bombyx du palmier
Envergure : 80-100 mm. Espèce originaire d’Argentine et d’Uruguay qui a été introduite dans le sud de l’Europe. Elle est devenue une ravageuse des palmiers depuis 2001 sur le pourtour méditerranéen, son aire d’extension n’a de cesse d’augmenter. Chenille sur Brahea, Butia, Chamaerops, Jubaea, Livistona, Phoenix, Sabal, Syagrus, Trachycarpus, Trithrinax, Washingtonia. Elle est blanche et peut atteindre 80-100 mm de long.

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Peridea anceps (Goeze, 1781)
Timide
Eurasiatique. Présente un peu partout en Europe jusqu’en Afrique du Nord et en Turquie. Largement répandue en France, à l’exception des régions au climat trop rude. Son habitat est constitué par les bois, les forêts bien exposées, ainsi que les garrigues où sont bien représentés divers quercus dont les chenilles mangent les feuilles. Métamorphose dans la litière. Période de vol : IV-VI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

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Peribatodes rhomboidaria (Denis & Schiffermüller, 1775)
Boarmie rhomboïdale
Présente de nombreuses formes, dont certaines totalement noires. En France, elle est largement répandue dans tous les types d’habitats. En plaine comme en montagne, dans les bois clairs, les friches, même en ville. Les chenilles sont polyphages et se nourrissent sur diverses espèces telles que Épicea, Céraiste, Clématite, Ronces, Églantier, Cytise, Genêts, Hélianthème, Myrtillier, Sorbier, Gaillets, Chèvrefeuille... La chenille hiverne. Période de vol : Avril à Septembre. Espèce développant plusieurs générations. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)

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Alabonia geoffrella (Linnaeus, 1767)
Oecophore nervurée

Envergure 17-21 mm.

Ce petit papillon aux dessins et couleurs remarquables, roux, blanc et bleu métallisé, vole le jour. Il possède de grands palpes labiaux. La larve vit sous l’écorce du bois en décomposition.

Espèce univoltine. Période de vol : Mai - Juin



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Macrothylacia rubi (Linnaeus, 1758)
Anneau du diable, Bombyx de la ronce
Les chenilles hivernent et se nymphosent au printemps. En automne, on les rencontre souvent sur les chemins, à la recherche d’un abri. Les mâles volent au soleil, les femelles la nuit en Mai et Juin. (Guide des papillons nocturnes de France)

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Gonepteryx rhamni (Linnaeus, 1758)
Citron
50-55mm. Ailes des deux paires falquées, jaunes chez le mâle, vert d’eau chez la femelle. Habitat : Bois, broussailles, prairies sylvatiques orées forestières. Biologie : De tous nos Rhopalocères, le citron est celui qui peut prétendre à la plus longue espérance de vie : il passe en effet les 12 mois à l’état imagal.. L’adulte quitte sa chrysalide au cœur de l’été ; il s’active sur les fleurs jusqu’à la fin de la saison, puis se retire dans ses quartiers d’hiver. Pour ce faire, il recherche de préférence les sous-bois humides, au sein desquels il choisit un emplacement d’hivernage généralement à proximité du sol, parmi les graminées ou à l’abri d’un roncier. Il est quasi le seul Rhopalocère a hiverner ainsi presque à découvert. Il demeure en général à l’emplacement choisi durant tout l’hiver, pouvant disparaître à plusieurs reprises sous une épaisse couche de neige, pour reparaître intact après la fonte de celle-ci. Comme chez tous les insectes hivernant, une élévation de la concentration des liquides cellulaires s’oppose au gel des tissus. Dès février, certains individus sortent de leur torpeur ; l’accouplement se déroule en mars-avril. Aussitôt après les œufs sont déposés isolément ou par petits groupes sur les bourgeons de la plante hôte en phase de débourrement. La chenille se tient invariablement sur la nervure médiane de la feuille qu’elle consomme, où sa livrée la camoufle efficacement. Il est assez facile de la trouver en repérant les feuilles de Bourdaine dont les bords ont été rongées. La chrysalide succincte ressemble à une petite feuille ; elle est généralement fixée horizontalement sous un rameau. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Melitaea cinxia (Linnaeus, 1758)
Mélitée du plantain
Adulte : 33-40 mm. Fauve orangée clair à fauve orangée jaunâtre, réticulé de noir, avec une série de points noirs dans la bande submarginale des ailes postérieures, également bien visible au revers, cernés d’un halo fauve orangée. Plante – hôte : Surtout le plantain lancéolé et d’autres plantains mais aussi la Véronique d’Autriche, l’épervière piloselle et la centaurée jade. Chenille : Atteint 25 mm. Noire avec des épines concolores, des rangées transversales de points blancs et la tête rouge. Habitat : Avant tout dans les milieux ouverts et secs, lieux incultes, orées forestières. En recul dans la moitié nord et dans l’ouest de la France. Biologie : L’adulte, thermophile, aime à se chauffer sur le sol nu. Les œufs sont déposés en amas de plusieurs couches à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Les chenilles vivent dans un nid soyeux communautaire dans lequel elles hivernent à mi-taille. Elles se dispersent au printemps, atteignent toutes leur taille en avril et se nymphosent en mai à l’abri d’un réseau soyeux lâche, à proximité du sol. La chrysalide, succincte, grise, porte de nombreuses protubérances dorsales claires. Selon les régions, l’espèce donne 1 ou 2 générations annuelles. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Lycaena phlaeas (Linnaeus, 1761)
Cuivré commun, Bronzé
22-27 mm. Sexes semblables, ailes antérieures rouge cuivré à vif écarlate, bordées de brun et ponctuées de noir ; ailes postérieures brunes avec une bande marginale cuivrée, points post - discaux bleus. Revers antérieures semblables au dessus, postérieures gris beige terne, avec de petits points noirs, fine bande orangée. Papillon actif, le petit Cuivré a un comportement territorial. Le mâle chasse vigoureusement tous les concurrents qui s’aventurent sur son territoire, de peur qu’ils ne deviennent des prétendants encombrants auprès des femelles du voisinage. Habitat : milieux ouverts, lieux incultes ensoleillés. Biologie : l’adulte vole sur une très longue période de la mi-avril à la fin d’octobre, au cours de 4 générations se chevauchant plus ou moins. Les œufs, hémisphériques, bruns et alvéolés sur la surface, sont déposés un à un à la face inférieure des feuilles de la plante hôte, souvent la femelle en pond plusieurs sur un plant minuscule. La chenille a une forme de cloporte, les pattes étant invisibles du dessus (elle est dite « onisciforme ») ; elle est verte et finement poilue avec, en général, trois bandes roses – une sur le dos et deux sur les flancs – qui se rejoignent au niveau de la tête et de l’arrière. Elle hiverne généralement jeune, plus rarement âgée. La nymphose s’effectue à terre entre quelques feuilles de la plante hôte reliées par de la soie. La chrysalide, bombée, brun clair avec de petits points noirs, est généralement retenue par une ceinture de soie sous une feuille ou à la base de la tige de la plante hôte. Plantes hôtes : Rumex : Petite Oseille et Oseille des prés, parfois Patience sauvage (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann / en partie)

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Polyommatus coridon (Poda, 1761)
Argus bleu nacré, Bleu nacré

Cette espèce héliophile qui peuple les friches calcaires est très délicate. Le dessus des ailes du mâle, d’un bleu ciel vif, s’aperçoit souvent quand le papillon se tient au soleil. Le recto de la femelle est plus terne, essentiellement brun foncé, et l’aile postérieure présente un alignement d’ocelles orange, blanc et noir. Comme chez nombre de Lycènes, la chenille est soignée par les fourmis, qui raffolent du liquide sucré qu’elle régurgite. La variabilité de cette espèce est notoire, notamment par l’extension de la marge foncée. Associé aux friches calcaires et autres escarpements fleuris où sa plante-hôte est localisée. Envergure : 4 cm. Période de vol : Juillet-Août. (Nature en poche - Larousse)

Observés butinant les fleurs d’une grosse touffe de sariette, en compagnie d’azurés de la luzerne et d’azurés bleu céleste. ( Michel Rouché)



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Maniola jurtina (Linnaeus, 1758)
Myrtil
C’est probablement l’un des papillons les plus abondants dans les lieux herbus de nos régions. On voit surtout la face inférieure des ailes. L’aile antérieure est orange et chamoisée avec un ocelle distinct, l’aile postérieure brunâtre avec une bande plus claire ornée de points noirs. Contrairement à ses congénères, le myrtil dévoile parfois le recto de ses ailes sur le terrain. Elles sont brun intense avec une tache orangée contenant un ocelle sur l’aile antérieure (l’orange est plus étendu chez la femelle). Se rencontre dans divers habitats herbus, talus des routes, prés, allées des bois, régions vallonnées, jusqu’à 1500 m au moins. Vol : Juin à Octobre. (Nature en poche - Larousse)

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Cyaniris semiargus (Rottemburg, 1775)
Demi-Argus

L’ornementation réduite du verso facilite l’identification de cette espèce répandue. Bleu-violet chez le mâle et brun chez la femelle, le recto est aisément observé car le papillon ouvre grand les ailes pour se réchauffer au soleil. Par temps ensoleillé, des groupes importants viennent pomper l’eau des mares.

Se rencontre dans les champs et les lisières fleuris, de la plaine à 2000 m.

Période de vol : Juin-Juillet. (Nature en poche - Larousse)



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Didymaeformia didyma (Esper, 1778)
Mélitée orangée
Atteint 28 mm de longueur. Blanche, avec de fines lignes sombres et des épines blanches ; deux rangées dorsales de taches orangées supportant chacune une épine concolore à pointe blanche. Guide nature "Quel est donc ce papillons ?" Nathan

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Lasiocampa quercus (Linnaeus, 1758)
Bombyx du chêne, Bombyx du genêt, Minime à bandes jaunes
Atteint 80 mm de longueur. Dans son jeune âge, noire avec des taches dorsales rhomboïdes fauve jaunâtre ; mature, pourvue d’une ligne latérale blanche discontinue, de touffes dorsales denses de poils gris brunâtre, avec les espaces intersegmentaires noirs. GUIDES NATURE "Quel est donc ce papillon ?" NATHAN

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Papilio machaon (Linnaeus, 1758)
Machaon, Grand Porte-Queue

Adulte : 50-75 mm d’envergure. Ailes jaune clair à jaune foncé, chargées de motifs noirs complexes, les ailes postérieures caudées, avec une bande postmédiane de taches bleues et un ocelle anal rouge vif, surmonté de bleu et cerclé de noir.

Chenille : Atteint 45 mm de longueur. Glabre, lisse, vert clair, annelée de noir et également ponctuée de rouge orangé.

Plantes hôtes : Sur diverses Ombellifères (Apiacées), par exemple sur le Boucage saxifrage, le Fenouil commun, le Panais cultivé, le Peucédan des marais, la Carotte sauvage et le Fenouil des Alpes ; en outre sur la Rue fétide qui, appartenant à la famille des Rutacées, témoigne de liens trophiques très éloignés des précédents.

Habitat : Milieux découverts et ensoleillés les plus variés : bermes fleuries des chemins, pelouses sèches, jardins… Généralement assez commun.

Biologie : L’espèce donne deux générations, et même trois dans les régions les plus méridionales. L’adulte montre le même comportement de rassemblement sommital que le Flambé. Inquiétée la chenille évagine de son thorax un organe charnu et fourchu, jaune orangé, dit osmétérium, exhalant une odeur fétide d’acide butyrique. La nymphose s’effectue contre une tige ou sous une pierre. La chrysalide succincte, verte ou gris brunâtre, présente les mêmes particularités biologiques que celle du flambé. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Facilement identifiable par son apparence éclatante. Vol rapide et agile. Seule confusion possible : le porte queue de Corse. Peu de dimorphisme sexuel : la femelle est plus grande et ses ailes sont moins anguleuses. Envergure 64-100 mm ; vole : avril à août.

Le machaon est présent dans toute l’Europe mais semble se raréfier en Europe centrale. Cette espèce possède une vaste aire de répartition couvrant pratiquement tout l’hémisphère nord tempéré. Plus de cent sous-espèces ont été décrites. Envergure : jusqu’à 90 mm.

• Période de vol : mars à fin septembre, de une à trois générations en fonction de la latitude. • Habitat : prairies fleuries, au moins jusqu’à 1 800 m. • Plantes-hôtes : fenouil, diverses Ombellifères, Citrus • Une, deux ou trois générations par an selon les régions. Les œufs sont pondus isolément (mai-juin ; fin de l’été) sur les feuilles de la plante nourricière (ombellifères, régulièrement dans les feuilles de carottes et de fenouil dans les jardins sans insecticides). L’éclosion s’effectue environ une semaine après la ponte. Le développement larvaire dure à peu près un mois. Les chenilles ont une activité diurne. Quand on les inquiète, elles font saillir leur osmeterium orangé (glande odorante qui éloigne les prédateurs) voir cliché. Les chrysalides sont entourées d’une ceinture de soie. Selon les saisons, le stade nymphal dure trois semaines ou tout l’hiver. Les imagos qui hivernent, peuvent s’observer de mars à septembre.



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Iphiclides podalirius (Linnaeus, 1758)
Flambé
50-70 mm. 2 générations. Ailes jaune pâle, barrées de bandes transversales noires qui se prolongent d’une paire sur l’autre. Ailes postérieures longuement caudées, avec lunules marginales bleues et un ocelle anal bleu, cerné de noir et surmonté d’un arc orangé. Habitat : milieux ouverts et secs.(Guide nature Nathan, Quel est donc ce papillon ?)

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Saturnia pyri (Denis & Schiffermüller, 1775)
Grand paon de nuit

L’imago est visible de avril à mai. C’est le plus grand papillon d’Europe. Espèce assez répandue en Europe méridionale et dans le Sud de l’Europe moyenne. Assez commune en France, mais absente du Nord. Longueur maximale : 120 mm. Corps d’un vert jaunâtre vif. Dorsalement et latéralement, des tubercules saillants, en grande partie bleus et munis de grandes soies noires. De chaque côté de l’abdomen, sous les stigmates, une ligne longitudinale de couleur blanchâtre. Pattes brunes. Ecusson anal brun, ainsi qu’une partie des fausses pattes anales. Tête verte avec un dessin noir en forme de "V". Les jeunes chenilles sont noires avec des tubercules rouges. (guide des chenilles d’Europe)

Répandue presque partout dans la moitié sud de la France, beaucoup plus rare vers le Nord où sa présence est sporadique. Semble en voie de régression dans plusieurs régions comme le Bassin parisien, par exemple. Fréquente les espaces arborés, les parcs et les jardins, les vallons à végétation arbustive où sa chenille se nourrit de différents feuillus (Aulne, Peuplier, Saule, Frêne) et arbres fruitiers. Les adultes volent jusqu’à l’altitude de 1800 m dans les Alpes ; leur vol est crépusculaire et nocturne. Les mâles sont fortement attirés par les phéromones émises par les femelles. Période de vol : Avril à Juin. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Delachaux et Niestlé)



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Polygonia c-album (Linnaeus, 1758)
Robert-le-diable

C’est l’un des papillons d’Europe les plus caractéristiques. La couleur et la forme des ailes au bord découpé permettent de le reconnaître, même en silhouette. Le verso foncé orné d’un dessin blanc en forme de gamma contraste avec le recto orange. Se rencontre dans une grande variété de d’habitats fleuris, talus, lisières, champs et jardins. Vol : Mars à Septembre en deux générations (la deuxième hivernant). (Nature en poche - Larousse)

Adulte : Ailes à bords profondément excavés, fauve orangé vif maculées de noir, de brun ferrugineux et de jaunâtre. Revers brun foncé ou brun jaunâtre clair, avec une tache discoïdale blanc nacré en forme de « C » aux ailes postérieures. Plante – hôte : Préférentiellement sur le Saule marsault et l’Ortie dioïque, mais aussi sur le Coudrier noisetier, l’Orme de montagne, le Houblon grimpant et le Groseillier épineux. Chenille : Fauve orangée vif avec des dessins noirs et la moitié postérieure de la face dorsale blanc de neige. Habitat : Forêts claires, orées forestières, vergers. Espèce commune presque partout. Biologie : Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille très bariolée se dissimule durant la journée à la face inférieure des feuilles. La chrysalide présente une morphologie très particulière : fortement étranglée dans sa partie médiane, elle est pourvue d’une gibbosité dorsale et de six taches médianes à vif éclat métallique. Les adultes naissant au début de l’été présente d’ordinaire un revers clair, leurs descendants (seconde génération) présentent un revers sombre ; ils hivernent et se reproduisent au printemps suivant. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)



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Cynthia cardui (Linnaeus, 1758)
Belle dame

L’ornementation rose saumoné, caractéristique du recto, fait de la belle dame l’un des papillons d’Europe les plus faciles à reconnaître, même en vol. D’aspect plus terne, le verso reste semblable au recto. La belle dame vit et se reproduit en Afrique du Nord et en Europe méridionale, où les adultes peuvent se rencontrer presque toute l’année. Elle migre en été vers le nord, souvent en nombre. Beaucoup meurent au premier gel, mais certains retournent dans leurs régions d’origine, plus clémentes. Se rencontre dans les lieux herbus fleuris, souvent jusque dans les jardins. Lorsqu’elle butine des fleurs telles que les chardons et les centaurées, la belle dame se laisse généralement approcher, et c’est le bon moment pour l’observer de près. Vol : Mars à Novembre. (Nature en poche - Larousse) Adulte : 45-60 mm. Ailes teintées de rose. Dessus brun jaunâtre, marques irrégulières brun noir. Aile antérieure : petites taches blanches vers l’apex. Dessous aile postérieure : 5 petites ocelles dans l’aire postdiscoïdale. Plante – hôte : une trentaine de plantes hôtes attestées : Circes, Chardons, Ortie dioïtique, Mauve musquée, Groseillier épineux, Chenille : atteint 40 mm. Jaunâtre pâle à brun verdâtre, avec des dessins sombres d’étendue variable. Habitat : Milieux ouverts et secs : pelouses, friches, carrières, espèce commune partout. Biologie : Espèce MIGRATRICE très étudiée, la vanesse des chardons, grâce à l’éclectisme alimentaire de sa chenille, est apte à conquérir une multitude de milieux. Autochtone dans les pays du Maghreb, l’espèce fournit au printemps une première vague de migrateurs qui atteignent à la fin de mars le sud de l’Europe, où ils se reproduisent aussitôt. Leurs descendants gagnent le nord et le centre de l’Europe en mai/juin où ils donnent une à deux générations. Les adultes automnaux migrent vers l’Afrique, l’espèce semble incapable d’hiverner en Europe. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille se développe à l’abri d’une feuille maintenue grossièrement enroulée par un réseau soyeux. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann).


Exceptionnelle migration de 2009 :

  • J’ai assisté à une migration très importante en mai 2009 dans le sens Sud Nord au Bourget du Lac (en gros un ou deux papillons toutes les deux ou trois minutes). Concernant la migration inverse que j’ai observé en août 2009. Le 17 août 2009, j’étais en randonnée au dessus du col des Montets, qui permet de rejoindre le Valais depuis Chamonix ; plus exactement, j’étais au sommet de l’Aiguillette des Posettes (altitude 2201 m) pour redescendre vers le col des Montets par un sentier qui longe une crête orientée en gros du nord au sud, appelée les Frettes. Au sommet, puis pendant la descente le long de cette crête, nous avons observé un grand nombre de Belles dames qui venaient de quitter la Suisse et descendaient vers le sud en passant par la vallée de Chamonix. Leur trajet était parallèle au nôtre et nous étions doublés régulièrement par ces papillons tantôt isolés, tantôt en petit groupes de 2 à 5. C’était impressionnant. Bernard FONSECA



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Polyommatus icarus (Rottemburg, 1775)
Azuré de la bugrane, Azuré commun
C’est l’un des papillons les plus communs dans nos régions et il fréquente la plupart des prairies naturelles et semi-naturelles. Localement, les bonnes années, il peut même être très abondant. Malgré une certaine variabilité, la plupart des mâles ont un recto bleu nuancé de violet. Celui de la femelle est brun, avec des macules orange et une sulfurisation bleu-violet à la base des ailes d’étendue variable. Le revers des deux sexes est gris-brun avec des macules oranges et des points noirs cernés de blanc. Se rencontre dans une grande variété de lieux, de la plaine jusqu’à plus de 2000 m, partout où ses plantes-hôtes abondent. Plantes hôtes : Lotier, Fabacées. Vol : Avril à octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)

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Euchloe crameri (Butler, 1869)
Piéride des Biscutelles, Marbré de Cramer
40-48 mm. Ailes antérieures avec marque noire juste avant la côte, plus grande chez la femelle. Dessous des ailes antérieures vert de l’apex variable, taches noires pupillées de blanc. Ailes postérieures mouchetées de vert et blanc, légèrement jaune chez la femelle. Habiat : pentes herbeuses jusqu’à 1 400 m. Nombreuses sous-espèces avec de petites variations de motifs. Vol de mars à juin. 2 générations. (Octopus. Tous les papillons de France et d’Europe. P. Whalley)

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Aspitates ochrearia (Rossi, 1794)
Aspilate ochracée
La coloration de cette espèce peut varier du jaune à l’orangé. Espèce d’Europe méridionale répandue jusqu’en Asie. En France, elle est surtout méridionale et atlantique, mais s’observe aussi par place jusqu’en région parisienne où elle est en forte régression. Elle affectionne particulièrement les coteaux xérothermiques mais se rencontre aussi sur le littoral. Le papillon vole de jour. La chenille, polyphage, se nourrit de (Scabiosa, Thymus, Lavandula, Daucus carota…). La chenille hiverne. Période de vol : V ; VIII ; (IX). Espèce bivoltine, parfois trivoltine dans le Sud. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau autre nom : Semiaspilates ochrearia

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Argynnis paphia (Linnaeus, 1758)
Tabac d’Espagne
Adulte : Mâle fauve orangé vif, orné de points et de stries noires, dont quatre épaisses stries androconiales sur les nervures postérieures de l’aile antérieure. Femelle fauve terne, plus rarement gris verdâtre sombre (forme valesina Esper) dépourvue de stries. Revers des ailes postérieures vert à reflet métallique dans les deux sexes, traversé de bandes blanc nacré s’amincissant d’avant en arrière. Chenille : Atteint 38 mm de longueur. Brun foncé, avec deux bandes dorsales jaune adjacentes et des épines fauves ; en outre, une paire d’épines thoraciques noires, dépassant la tête à la manière d’antennes. Plantes hôtes : sur divers espèces de Violettes, selon les région, par exemple sur la Violette hérissée (Viola hirta) Habitat : orées et laies forestières, clairières mésophiles richement fleuries, prairies sylvatiques. Espèce encore assez répandue et abondante, reste la plus commune de toutes les Argynnes. Biologie : l’espèce ne donne qu’une génération annuelle. Lors de la parade nuptiale, le mâle plonge en vol sous la femelle, stimulant celle-ci en répandant le parfum de ses androconies. Si la femelle est réceptive, elle se pose rapidement, oriente son abdomen en direction du mâle, venu se poser à ses côtés, et distille à son tour au moyen de ses glandes abdominales des hormones aphrodisiaques propre à stimuler son partenaire, qui procède alors à l’accouplement. Les oeufs sont déposés non pas sur les plantes nourricières, mais à proximité de celles-ci, sur le fût des arbres avoisinants, notamment des pins et des épicéas. A cet effet la femelle décrit en vol une spirale autour du tronc choisi, y déposant un œuf tous les mètres environ. Les chenilles éclosent à la fin de l’automne, et sans prendre la moindre nourriture, s’enferment dans un abri soyeux pour hiverner. En mars, elles gagnent les violettes, sur lesquelles elles se nourrissent la nuit, se dissimulant sous les feuilles durant la journée. La nymphose s’effectue sur un rameau à peu de distance du sol. La chrysalide suspendue, brune, présente des rangées de protubérances dorsales acuminées et des taches brillantes à reflet bleu métallique. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Cucullia lactucae (Denis & Schiffermüller, 1775)
Cucullie de la laitue

Adulte : Par sa morphologie aérodynamique et sa coupe d’ailes, évoque un sphinx en miniature. Porte sur le thorax une crête de longs poils gris en forme de capuchon (la cuculle de laquelle le genre cucullia tire son nom), dont la pointe antérieure surplombe la tête. Ailes antérieures grises, avec les nervures délicatement rehaussées de foncé, et des bandes transversales sombres et diffuses.

Chenille : Atteint 50 mm. Blanchâtre, avec les bandes dorsale et latérales jaune orangé vif, séparées par une rangée subdorsale de grandes taches noires.

Plantes hôtes : Avant tout sur la laitue scariole (Lactua serriola) et diverses autres laitues sauvages, ainsi que sur les laitues cultivées (Lactua serriola), qui appartient au même genre botanique ; également sur divers laiterons, dont le Laiteron épineux (Sonchus asper).

Habitat : Surtout dans les biotopes ombragés à semi-ombragés, notamment dans divers types de milieux boisés et sur leurs lisières, mais aussi dans les zones rudérales. Espèce peu commune en France, de répartition essentiellement centrale et méridionale.

Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle et hiverne à l’état nymphal, parfois plusieurs années consécutives. L’adulte, de mœurs nocturnes, vient rarement à la lumière, comme du reste ceux de la plupart des Cucullies. Durant le jour, il se dissimule sur les écorces ou sur les tiges, où sa livrée discrète le rend quasi invisible. La chenille, en revanche, vit à découvert sur sa plante hôte ; la vive coloration de sa robe, de nature manifestement aposématique, est censée signaler à un éventuel prédateur une probable saveur désagréable. La chenille se nourrit préférentiellement des bourgeons floraux, des fleurs et des fruits immatures de sa plante hôte et ne s’attaquent aux feuilles qu’après épuisement de ceux-ci. La nymphose se déroule dans un cocon souterrain. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Eurasiatique. Présente dans toute l’Europe, excepté les îles Britanniques. En France, elle est présente un peu partout, mais localisée. Elle s’observe aussi bien sur les pelouses et friches à basse altitude que dans les clairières et les allées forestières en montagne. Montigène dans le Sud et les Alpes, elle n’hésite pas à s’élever à plus de 2000m. La chenille se développe sur diverses Asteracées, mais principalement Lactuca, Sonchus, Prenanthes purpurea. Période de vol : VI-VIII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)



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Didymaeformia didyma (Esper, 1778)
Mélitée orangée

Cette belle espèce est fort variable, avec un dimorphisme sexuel et saisonnier, et des variations géographiques. Toutefois, la plupart des mâles sont bien caractérisés par leur recto orange vif, comme celui d’un Robert le diable frais éclos, orné par ailleurs de taches bien différentes. Cependant, l’étendue des points noirs et l’intensité du fond varient au sein du domaine du papillon et, à un degré moindre, selon la génération. Le recto de la femelle est globalement plus gris, au point que parfois certaines formes évoquent une espèce différente. Se rencontre dans des biotopes herbus fleuris, prairies de plaine, bord des talus, et jusqu’à 2000 m en montagne. Vol : Mai à Août, en plusieurs générations. (Nature en poche - Larousse)

Adulte : Mâle : Fauve orangée vif à fauve rougeâtre, avec des rangées transversales de taches quadrangulaires noires. Femelle : très variable, avec les ailes antérieures souvent envahies de crème ou suffusées de gris verdâtre ; même motifs que chez le mâle. Revers des ailes postérieures crème dans les deux sexes, avec deux bandes transversales fauve orangé vif, ainsi que des rangées de lunules de traits et de points noirs. Plante – hôte : Molène farineuse, Linaire, Plantain lancéolé, Epiaire droite, Véronique d’Autriche, et diverses autres plantes herbacées Chenille : Atteint 28 mm. Blanche avec de fines lignes sombres et des épines blanches ; deux rangées dorsales de taches orangées supportant chacune une épine concolore à pointe blanche. Habitat : Milieux ouverts, chauds et secs. Abondante dans le sud de la France, mais en forte régression dans la moitié nord où elle a disparu de maintes régions… Biologie : L’espèce donne 1 à 3 générations. Les œufs sont généralement déposés par petits groupes à la face inférieure des feuilles de la plante nourricière. Les chenilles vivent isolément dès la naissance, longues de 10 mm avant l’hivernage, elles s’abritent volontiers dans les capsules fructifères vides de diverses plantes herbacées, par exemple dans celles des primevères. La nymphose se déroule en juin sur une tige sèche. La chrysalide, succincte, est ornée des mêmes motifs bariolés que la chenille. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)



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Acherontia atropos (Linnaeus, 1758)
Sphinx tête de mort
Olivier, Lilas, Catalpa, Datura, Pommes de terre, Jasmin, Buddleia, Aubergine, Frêne
Observation de Filomenko Madeleine - Ahuy (21) - 21/07/2016 Observation de Sérieys Claude - Gémenos (13) - 19/07/2016 Observation de Bigot Jean-Marc - Tours (37) - 13/08/2015 Observation de Bigot Jean-Marc - Tours (37) - 30/07/2015 Observation de Tashan Michel - Gap (05) - 09/08/2013 Observation de Georges Gwénaël - Yvré l’Evèque (72) - 31/07/2013 Observation de Madame Golé Mireille - Lavercantière (46)- 18/07/2013 sur Pomme de terre Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 15/11/2012 (...)

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Agrius convolvuli (Linnaeus, 1758)
Sphinx du liseron, Sphinx à cornes de boeuf

Adulte : 8 à 12 cm d’envergure. Ailes antérieures gris brunâtre ornées de motifs complexes à base de stries longitudinales et de taches ; ailes postérieures marquées de bandes transversales sombres. Abdomen rose vif, annelé de noir. Trompe atteignant 8 à 10 cm, et même parfois 13 de longueur.

Chenille : Atteint 12 cm. De teinte très variable. Généralement brune, avec des stries obliques blanchâtres bordées de sombre du côté supérieur, et la face ventrale foncée, mais aussi fréquemment vert pâle, avec des stries obliques claires et des rangées de points noirs, voire presque entièrement noire avec des bandes longitudinales latérales jaune ochracé. La corne abdominale, falquée, est jaune avec l’apex noir dans les deux premières variétés chromatique, noire dans la troisième.

Plantes hôtes : En Europe, la chenille se développe essentiellement sur le Liseron des champs (convolvulus arvensis) et le Liseron des haies (Calystegia sepium), et, plus occasionnellement, sur d’autres convolvulacées cultivées comme plantes ornementales. Hors d’Europe, sur ses terres d’origine, elle vit sur la patate douce et, plus rarement, sur les haricots.

Habitat : Largement répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’en Australie. En Europe, n’est autochtone que dans l’extrême Sud (Sicile, Crète, sud du Péloponnèse) ; plus au nord, exclusivement représenté par des sujets migrateurs dont l’abondance varie selon les années en fonction des flux migratoires.

Biologie : L’adulte, essentiellement crépusculaire et nocturne, se dissimule durant la journée contre les troncs et les parois rocheuses, où sa livrée homotypique lui assure un camouflage efficace, en dépit de sa grande taille. A la tombée de la nuit, mais parfois dès la fin de l’après-midi, il butine en vol stationnaire sur les fleurs à profonde corolle tubuleuse, notamment sur celles des Tabacs, Plox, Pétunias, Stramoines, ou Saponaires, qu’il explore grâce à sa trompe démesurément longue. Attiré par les éclairages urbains, il vient tournoyer autour des réverbères, où il est souvent confondu avec une chauve-souris. Grâce à ses formes particulièrement aérodynamiques, il compte parmi les plus puissants volateurs de l’ordre des Lépidoptères. Sa vitesse de croisière, sur de courtes distances, peut dépasser 100km/h, et sur les longs trajets, se maintient autour de 50km/h. Cette capacité de vol soutenu lui permet de partir de son principal réservoir, le continent africain, notamment en présence de courants aériens favorables , de franchir sans peine la Méditerranée, puis les Alpes et de se répandre à travers toute l’Europe, souvent jusqu’en Scandinavie. Les individus migrateurs voyagent par petits groupes. Une première vague migratoire quitte l’Afrique dès la mi-avril, atteignant le Nord de la France dès la mi-mai. La vague la plus abondante déferle en juin et peut se prolonger jusqu’en juillet. En cours de migrations, les femelles déposent leurs œufs dès qu’elles rencontrent un milieu favorable abritant des liserons (bermes de chemins et cultures céréalières, par exemple). La ponte peut renfermer jusqu’à mille œufs ; la taille de ces derniers est très faible (environ 1 mm), comparativement à celle du papillon. La chenille grâce à sa robe discrète, jouit d’un camouflage efficace. On ne l’observe guère qu’à l’époque de l’errance de prénymphose, lorsqu’elle traverse routes et chemins à la recherche d’un abri convenable. Elle finit par s’enfouir et aménager une loge souterraine ovoïde, de la taille d’un œuf de poule, dans laquelle elle se transforme, de dix à quinze jours plus tard, en une chrysalide longue de 5 à 6 cm. Grâce au fourreau libre et contourné en spirale qui abrite sa longue trompe, cette chrysalide se distingue aisément des nymphes de toutes les autres espèces européennes des sphingides. En présente de conditions météorologiques favorables, les premiers imagos peuvent émerger chez nous dès le mois de juillet. Cependant, lorsque le cycle larvaire se prolonge trop tard en saison, la nymphose n’a lieu qu’en septembre, et les chrysalides sont dès lors condamnées à périr durant les froids hivernaux. Les individus nés sur le sol européen effectuent, pour partie seulement, une migration de retour, s’envolant vers l’Afrique. L’élevage de cette espèce est aisé. Pour obtenir l’accouplement des sujets nés en captivité, il est nécessaire de les nourrir avec une solution miellée (miel dilué à 1/10). Pour ce faire, on déroule la trompe de l’animal au moyen d’une pince fine et on en plonge l’extrémité dans une coupelle contenant la solution aqueuse. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Afrotropicale. Répartie jusqu’en Papouasie, migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France continentale où elle se reproduit ainsi qu’en Corse. La chenille se développe principalement sur Convolvulus arvensis et Ipomea ; et sur Rumex, Impatiens, Chrysanthenum et Helianthus. Le papillon s’observe dès le crépuscule, sur les fleurs des jardins et des prairies. Période de vol : VI-IX. Espèce bivoltine, plus fréquente en seconde génération. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 85-110 mm. L’aile antérieure, à apex pointu, est gris brunâtre, avec des stries noires longitudinales et des sinuosités blanchâtres et transversales peu distinctes. La postérieure présente une série de lignes noirâtres et concentriques sur fond plus clair. L’abdomen est de façon caractéristique annelé de noir et de rose vif, avec une ligne médiane gris brunâtre.

Femelle. Envergure : 90-115 mm. Semblable, mais aile antérieure moins contastée.

Variation. F. virgata Tutt, 1904 : aire médiane de l’aile antérieure plus foncée. Forme variegata Tutt, 1904 : aires basale et terminale envahies de blanc. Forme obscurata Tutt, 1904 : assombrissement des quatre ailes. Forme alicea Neuburger, 1899, abdomen brun doré (et non gris), lignes transversales jaune doré (et non rouges). Espèce proche : aucune en Europe.

Biologie. Plantes-hôtes : surtout les liserons (dont Convolvulus arvensis). Tous types de biotopes, y compris en ville, puisqu’il s’agit d’un migrateur. Observé jusqu’à 2800 m d’altitude. Vole au crépuscule pour butiner les corolles du tabac, du pétunia, du phlox de la saponaire et du buddléia. Ce grand migrateur revient en Europe chaque année à la saison chaude. Il se reproduit sur place mais ne résiste pas à l’hiver. C’est l’un des papillons les plus rapides en vol (il peut dépasser les 50k m/h). Période d’apparition de mai à novembre.

Distribution. Presque mondiale (sauf vers les pôles). Grand migrateur qui atteint l’Europe chaque année (en quantité variable) et qui remonte parfois en petit nombre jusqu’au grand nord. Statut. Migrateur assez régulier.

Remarque. Agrius cingulatus (fabricius), espèce très proche d’Amérique, a été signalé récemment au Portugal. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Aporia crataegi (Linnaeus, 1758)
Gazé, Piéride de l’Aubépine
50-65 mm. Ailes entièrement blanches avec des nervures noires. Habitat : milieux ouverts piquetés d’arbres et d’arbustes, à la périphérie des zone marécageuses, orées forestières,vergers sur prairies à litière, pelouses sèches en vois d’embroussaillement. Espèce orophile, jadis commune partout, ayant connu une très sévère régression au cours des4 dernières décennies. En France a quasi disparu de toutes les régions de plaine ; demeure abondante en montagne. Biologie : Les œufs, jaune vif, sont déposés en groupe de soixante à cent vingt unités sur les feuilles de la plante hôte. Plantes hôtes : Rosacées ligneuses : Aubépine, Prunellier, Poirier, Amélanchier, Pommier, Sorbier des oiseleurs, Prunier, occasionnellement Bourdaine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann) Orophile : Qualifie une espèce croissant dans les montagnes.

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Biston strataria (Hufnagel, 1767)
Biston marbré, Marbrée
La Marbrée. Espèce variable (NT). Espèce répartie à travers toute l’Europe, puis en Asie jusqu’en Extrême-Orient. France : présente partout, mais un peu moins commune au sud. Affectionne les bois clairs, les prairies humides, les grands parcs et jardins. Chrysalide hivernante. Espèce univoltine en III-IV. Chenille sur diverses essences de feuillus : Populus, Salix, Quercus, Ribes, Acer, Lonicera. (Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert).

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Charaxes jasius (Linnaeus, 1767)
Jason, Pacha à deux queues
Suivi d’une ponte sur arbousier depuis le 02/08/2007 jusqu’à l’éclosion le 28/05/2008. La chenille a supporté en extérieur une température de - 8° C et la neige en novembre ; elle a été abritée sous serre en janvier 2008 jusqu’à éclosion. Apport de feuilles fraîches tous les 5 jours.

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Cymbalophora pudica (Esper, 1784)
Ecaille tesselée, Ecaille pudique
Polyphage sur plantes basses
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 23/07/2020 - Chrysalide obtenue en élevage à partir d’une chenille capturée le 03/02/2020 - Imago obtenu le 20/08/2020 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 10/04/2017 - imago obtenu le 28/09/2017 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 28/09/2012 - ponte Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 09/10/2012 - Œufs en élevage Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 10/10/2012 - naissances Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (...)

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Dendrolimus pini (Linnaeus, 1758)
Observation de Senagas Pascal - (66) - 03/06/2012 Observation de Malaterre Emmanuelle (83) - 26/04/2012

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Euplagia quadripunctaria (Poda, 1761)
Ecaille chinée, Callimorphe

Partout en France, dans les bordures, allées et chemins forestiers, parcs et jardins, zones urbanisées. Activité diurne. Forme lutescens au Nord-ouest de la France. Vol de Juillet à Septembre. (Guide des papillons nocturnes de France)

Adulte : Ailes antérieures crème traversées de bandes obliques noires, chatoyant en bleu-vert. Ailes postérieures rouge écarlate, très rarement jaunes ou orangées, avec trois ou quatre taches noires. Chenille : Atteint 50 mm. Gris noirâtre, avec une ligne dorsale jaunâtre, une rangée latérale de taches blanches et des verrues sétigères brun rouge surmontées d’aigrettes de courtes soies claires. Plantes hôtes : Sur diverses plantes arbustives et herbacées, notamment sur le framboisier (Rubus idaeus), la Sauge de prés (Salvia pratensis), le Séneçon des Sarrasins (Senecio nemorensis fuchsii), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), la Petite pimprenelle (Sanguisobra minor) et la Vipérine commune (Echium vulgare) Habitat : Orées forestières mésophiles, pelouses sèches modérément embuissonnées, mégaphorbiées. Espèce thermophile, très abondante dans le Midi, moins banale dans la partie septentrionale de la France, mais encore assez commune presque partout. Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle. L’adulte, de mœurs à la fois diurnes et nocturnes, butine activement en plein soleil sur l’Eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum) et les Panicauts (Eryngium spp.), et vient à la nuit à la lumière. Les œufs sont déposés à la face inférieure de la plante hôte Dans son jeune âge la chenille se nourrit préférentiellement de plantes basses, après hivernage, elle vit davantage aux dépens des végétaux ligneux, notamment du framboisier. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Eurasiatique. A travers toute l’Europe, jusqu’en Asie Mineure. En France, répandue sur tout le territoire, Corse comprise. Elle fréquente tous les types de milieux : bordures, allées et chemins forestiers, parcs et jardins jusque dans les zones urbanisées. Les chenilles se nourrissent notamment sur Urtica dioica, mais aussi sur diverses plantes herbacées. Les imagos ont une activité diurne. La forme lutescens est connue du Nord Ouest de la France Vol : VII-IX. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 40-60 mm. Avec ses ailes antérieures zébrées de blanc sur fond bleuâtre ou verdâtre et ses postérieures rouges à points noirs, cette écaille est caractéristique. Femelle. Envergure : 45-60 mm. Semblable. Variation. L’aile postérieure peut être orangée : f. saturnina Oberthür, 1892, ou jaune f. lutescens Staudinger, 1861. La ssp. rhodosensis (Daniel, 1953) (décrite de Rhodes où elle pullule dans la « Vallée des papillons ») a un lustre plus accentué. La ssp. fulgida (Oberthür, 1896), de Grèce et d’Iran, a des ailes antérieures au lustre plus verdâtre et des postérieures aux taches noires plus étendues. Euplagia splendidior (Tams, 1922), de Turquie et d’Arménie, a des bandes transversales plus épaisses sur un fond au lustre plus accentué. Espèce proche : Aucune en Europe. Biologie. Chenille sur Eupatoire, Origan, et de nombreux arbres arbustes et plantes basses. Lieux humides et boisés, berges, talus, parcs et jardins. Se débusque aisément durant la journée. Jusqu’à 2000 m en montagne. Période d’apparition. Juillet à mi-septembre. Distribution. De L’Europe à l’Iran. En Europe, du sud de l’Angleterre (Devon, Channel, Islands) où – comme localement près du Mont Saint Michel – la forme lutescens Staudinger, prédomine, à la Sicile, la Corse et la Grèce. En France, presque partout. Statut. Assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Gastropacha populifolia (Denis & Schiffermüller, 1775)
Feuille morte du peuplier
Observation de Bassivière Sébastien - Saint-Raphaël (83) - 30/07/2009 Observation de Mme Rodriguez Helene - Lourmarin (84) - 19/06/2008

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Hippotion celerio (Linnaeus, 1758)
Observation : Isle sur sorgue (84) - 18/10/2009 Observation de Molzino Odile - Saint-Rémy de Provence (13) - 09/10/2009 Observation de Guiraud Christophe - Nîmes (30) - 27/09/2009 Observation de Elby Philippe - Saint-Révérien (58) - 07/07/2009 Observation de Yvorra Pascale - Toulon (83) - 21/10/2007 Observation de Riaux Estaque - Marseille (13) - 20/10/2007 Observation de Joubert Jean-Louis - Grasse (06) - 23/09/2007

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Lycia hirtaria (Clerck, 1759)
Phalène hérissée
La seule du genre Lycia dont la femelle ne soit pas microptère. Espèce a l’habitus variable avec de nombreuses formes locales, dont la ssp diniensis, grande forme grise du Sud. Espèce répandue à travers toute l’Europe, puis à travers la Sibérie jusqu’au Japon. En France, commune partout. De la plaine à la moyenne montagne, dans les bois, les parcs, les friches, les bords de cours d’eau. Vient à la lumière, mais la femelle normalement est moins observée. Les chenilles se développent sur diverses essences telles que Populus, Salix caprea, Betula, Alnus, Quercus, Rosa, Tilia, Lonicera, Fraxinus…). Hiverne au stade de la chrysalide. Période de vol : III-IV(VI). Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

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Stauropus fagi (Linnaeus, 1758)
Ecureuil, Staurope du hêtre
Hêtre, Bouleau
Observation de Lecomte Pierre - Aron (53) - 12/08/2013 Observation de Barraud Michel - Briis-sous-Forges (91) - 28/09/2013 Observation de Luc Ballereau - Saint Etienne du Bois (85) - 26/07/2012 Observation de M. Vuattoux Robert - Roquebrune sur Argens (83) - 07/09/2010 Observation de Teulier Emilien - Albias (82) - 05/09/2010 Observation de M. Toussaint Philippe - Lamorteau (Belgique) - 31/08/2010 Observation de Le Madec Alexandre - Hourtin (33) - 15/08/2010 Observation de Guerin Richard - Fumel (47) - 07/07/2010 Observation de Mme Rochette Nathalie - Romagne (33) (...)

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Cynthia cardui (Linnaeus, 1758)
Belle dame
L’ornementation rose saumoné, caractéristique du recto, fait de la belle dame l’un des papillons d’Europe les plus faciles à reconnaître, même en vol. D’aspect plus terne, le verso reste semblable au recto. La belle dame vit et se reproduit en Afrique du Nord et en Europe méridionale, où les adultes peuvent se rencontrer presque toute l’année. Elle migre en été vers le nord, souvent en nombre. Beaucoup meurent au premier gel, mais certains retournent dans leurs régions d’origine, plus clémentes. Se rencontre dans les lieux herbus fleuris, souvent jusque dans les jardins. Lorsqu’elle butine des fleurs telles que les chardons et les centaurées, la belle dame se laisse généralement approcher, et c’est le bon moment pour l’observer de près. Vol : Mars à Novembre. (Nature en poche - Larousse) Adulte : 45-60 mm. Ailes teintées de rose. Dessus brun jaunâtre, marques irrégulières brun noir. Aile antérieure : petites taches blanches vers l’apex. Dessous aile postérieure : 5 petites ocelles dans l’aire postdiscoïdale. Plante – hôte : une trentaine de plantes hôtes attestées : Circes, Chardons, Ortie dioïtique, Mauve musquée, Groseillier épineux, Chenille : atteint 40 mm. Jaunâtre pâle à brun verdâtre, avec des dessins sombres d’étendue variable. Habitat : Milieux ouverts et secs : pelouses, friches, carrières, espèce commune partout. Biologie : Espèce MIGRATRICE très étudiée, la vanesse des chardons, grâce à l’éclectisme alimentaire de sa chenille, est apte à conquérir une multitude de milieux. Autochtone dans les pays du Maghreb, l’espèce fournit au printemps une première vague de migrateurs qui atteignent à la fin de mars le sud de l’Europe, où ils se reproduisent aussitôt. Leurs descendants gagnent le nord et le centre de l’Europe en mai/juin où ils donnent une à deux générations. Les adultes automnaux migrent vers l’Afrique, l’espèce semble incapable d’hiverner en Europe. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille se développe à l’abri d’une feuille maintenue grossièrement enroulée par un réseau soyeux. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Agrotis syricola (Berio, 1936)
Observation de Mr Mulot Patrick - Puget sur Argens (83) - 14/04/2009

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Zygaena occitanica (Villers, 1789)
Avertissement concernant cette espèce : la détermination certaine passe par l’étude des genitalias. Il ne s’agit donc que de propositions d’identifications.

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Anthocharis euphenoides (Staudinger, 1869)
Aurore de Provence
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Aubais (30) - 05/04/2014 Observation de Cotta Serge - Robiac (30) - 24/03/2011 Observation de Champollion Dominique - Estoublon (04) - 28/04/2010 Observation de Mr Bouvier Yves - Restanques (83) - 12/05/2009 Observation de Mr Salès Christian - Garrigue (34)

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Arctia festiva (Hufnagel, 1766)
L’Ecaille rose. Eurasiatique. Presque toute l’Europe sauf le nord. Sud de la France, espèce en régression. Fréquente les pelouses rocailleuses bien exposées. Espèce univoltine en IV-VII. Chenille sur de nombreuses plantes basses. Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert.

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Pandoriana pandora (Denis & Schiffermüller, 1775)
Cardinal
Si cette espèce ressemble superficiellement au tabac d’Espagne, les dessins de ses ailes sont beaucoup plus accentués, surtout chez la femelle. Le recto est orange chamoisé, avec une suffusion étendue de verdâtre. Au verso, l’aile antérieure est surtout rose avec des points noirs, tandis que la postérieure est vert clair avec des traces de lignes argentées. Affectionne les allées herbues des bois, les clairières et les champs fleuris. Période de vol : Mai à Juillet. (Nature en poche - Larousse)

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Ascotis selenaria (Denis & Schiffermüller, 1775)
Observation de Vogel Gérard - Agay (83) - 04/09/2013 Observation de M. Rouché Michel- Bagard (30) - 08/05/2009 Observation de Mr Mulot Patrick - Villevieille (30) - 22/04/2009

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Charaxes jasius (Linnaeus, 1767)
Pacha à deux queues, Jason, Nymphale de l’arbousier
En Zone de garrigues riche en arbousiers bien exposée. Sol rocailleux . Aime à observer depuis un "perchoir". Vol très rapide. Ne se laisse pas facilement approcher.

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Chesias rufata (Fabricius, 1775)
Observation de Buquet Christophe - Four (04) 30/05/2004 Observation de Guyonnet Antoine - Regusse (83) - 24/04/2004

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Metasia ophialis (Treitschke, 1829)
Observation de Bailloux Jacques - Le Pradet (83) - 24/06/2011 Observation de Guyonnet Antoine - Peniscola (Province de Castellon) Espagne - 17/07/2005

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Cymbalophora pudica (Esper, 1784)
Ecaille tesselée, Ecaille pudique

Présente en Europe de l’Espagne aux Balkans en passant par le sud de la France et le nord de l’Italie. En France, largement répandue dans le Sud et en Corse. Elle affectionne les garrigues et les bois clairs bien exposés. La chenille se développe sur de nombreuses plantes basses. Les mâles « cymbalisent » en volant. Vol : VIII-IX. Espèce univoltine. Etroitement apparentée aux écailles marbrées et chinées. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 35-42 mm. Aile antérieure blanc rosâtre, avec un dessin tesselé à base de taches noires anguleuses. Postérieure blanc à rosâtre avec des taches marginales d’étendue variable. Femelle. Envergure : 37-42 mm. Semblable. Variation. L’étendue, la forme des taches et la couleur du fond varient. Les ailes peuvent être nuancées de jaunâtre : f. flaveola Schultz, 1906, ou grises : f. fumosa Oberthür, 1911. Les formes très roses sont nommées rosina Zerny, 1927. Taches confluentes : f. cohaerens Schultz, 1905. Espèce proche : Cymbalophora rivularis (Menestries), plus petit, à femelle microptère, et ailes à fond blanc. Biologie. Chenille sur graminées et plantes basses. Période d’apparition. Mai à juin, puis août à septembre. Distribution. De la péninsule Ibérique à la Grèce ; Afrique Nord. En France, tout le Midi, façade atlantique, remonte jusqu’au Rhône ; présent en Corse. Statut. Assez localisé. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Daphnis nerii (Linnaeus, 1758)
Observation de Constanza Michele - Mauguio (34) - 06/09/2016 Observation de Frayer Michel - Saint-Cyr sur mer (83) - 08/11/2010

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Duponchelia fovealis (Zeller, 1847)
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 31/10/2016 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 24/07/2016 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 01/11/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 04 et 14/09/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 28/08/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 01/08/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 17/06/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 06/05/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - (...)

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Emmelina monodactyla (Linnaeus, 1758)
Ptérophore commun
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 30/01/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 21/11/2012 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 22/10/2012 Observation de M. Teulier Emilien - Albias (82) - 29072012 Observation de M. Porteneuve Jean-Jacques - Brioude (43) - 05/12/2011 Observation de Mme Blanc Josselyne - Savas (07) - 29/10/2011 Observation de Laprat Michel - Epinay sur Orge (91) - 16/09/2011 Observation de Brigitte Seys - Etaing (62) - 30/07/2011 Observation de M. Porteneuve Jean-Jacques - Brioude (43) - 25/03/2011 (...)

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Eublemma parva (Hübner, 1808)
Anthophile des Inules
Fleurs et graines d’Herbe aux mouches, Inule visqueuse, Centaurée
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 03/08/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 06/05/2013 Observation de Bailloux Jacques - Le Pradet (83) - 05/11/2010

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Gastropacha populifolia (Denis & Schiffermüller, 1775)
Feuille morte du peuplier
Observation de Henk Smit - Blois (41) - 02/09/2010 Observation de Brigitte Seys - Martizay (36) - 28/08/2010 observation de Francoz Philippe - La Balme (73) - 12/06/2010 Observation de Mme Voltz Nicole - Massif des Maures (83) - 15/08/2008

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Hemaris tityus (Linnaeus, 1758)
Sphinx-Bourdon, Sphinx de la Scabieuse, Sphinx bombyliforme
Eurasiatique. Répartie de l’Irlande à l’Oural et l’Iran. Répandue dans toute la France continentale. La chenille se développe principalement sur Knautia arvensis et Scabiosa succisa mais aussi sur Galium, Lonicera, Lychnis. Le papillon au vol diurne s’observe jusqu’à plus de 2000 m dans les prairies, friches, chemins forestiers, jardins ensoleillés, butinant les fleurs bleues et violettes de sauge, knautie, viscaire, buddleia. Période de vol : Mai-Juin ; Août. Espèce univoltine ou bivoltine, selon les régions. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)

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Pseudotergumia fidia (Linnaeus, 1767)
Chevron blanc
Observation Porteneuve Jean-Jacques - St Jean de Buèges (34) - 05/10/2019 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Saint Maurice de Navacelles (34) - 02/09/2014 Observation de Senechal bruno - Port Cros (83) - 09/07/2009 Observation de Mr Guyonnet Antoine - Peniscola (Espagne) - 21/07/2005

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Horisme vitalbata (Denis & Schiffermüller, 1775)
Horisme rayé
Clématite sauvage
Observation de Vogel Gérard - Pennes-le-Sec (26) - 18-05-2014 Observation de Mme Blanc Josselyne - Les Vans (07) - 05/09/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Villetelle (34) - 11/06/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 31/05/2013 Observation de M. Crismer Claude - Le Barroux (84) - 15/09/2011 Observation de Mme Blanc Josselyne - Savas (07) - 21/08/2011 Observation de Mme Blanc Josselyne - Tupin et Semmons (69) - 01/05/2011 Observation de Brigitte Seys - Avion (62) - 07/07/2010 Observation de Riffé Jacques - Saint Maurice des Noues (85) (...)

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Hydriris ornatalis (Duponchel, 1832)
Asopie ornée
Observation de Constanza Michélle - Mauguio (34) - 17/08/2020 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 15/07/2018 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 12/08/2017 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 07/09/2015 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 21/09/2014 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 18/08/2014 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 06/11/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 16/10/2012 Observation de Jamoulle Jean-Claude - Mougins (06) - (...)

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Hyles livornica (Esper, 1779)
Sphinx livournien
Observation de Teuliez Emilien - Albias (82) - 14/08/2009 Observation de Villatte Raymond - Couzeix (87) - 08/08/2009 Observation de Guenel Marc - Saint-Laurent du Var (06) - 27/07/2009 Observation de la Famille Mahabo - Puyricard (13) - 11/07/2009 Observation de Brigitte Seys - Phalempin (59) - 30/05/2009 Observation de Francoz Philippe - Jarsy (73) - 22/05/2009 Observation de Mme Lysiane Chaverot - Tarare (69) - 20/05/2009 Observation d’un auteur inconnu - Perpignan (66) - 09/10/2006 Observation de Mr Visseron André - Poursac (16) - 28/08/2006 Observation de Françoise - Six fours (...)

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Larentia malvata (Rambur, 1833)
Larentie des mauves
Période de vol : Octobre-Novembre. Espèce univoltine.

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Leptotes pirithous (Linnaeus, 1767)
Azuré de Lang
Cet azuré au vol puissant est un magnifique migrateur. On observe rarement son recto, à dominante bleu-violet chez le mâle et plus brun chez la femelle. Le verso est rayé chez les deux sexes, avec des ocelles colorés et une longue "queue". Affectionne les prairies ensoleillées. Comme il migre, on le rencontre presque partout au sein de son domaine. Envergure : 2,5 cm. Période de vol : Mars à Novembre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)

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Paradrina flavirena (Guenée, 1852)
Caradrine trouée
Méditerranéo-asiatique. Occupe l’Europe de l’Ouest et du Sud, de la péninsule Ibérique à la Grèce jusqu’au bassin de la mer Noire. Elle remonte à l’Ouest jusqu ‘en Grande-Bretagne. En France, on la rencontre dans les régions méridionales, remontant à l’Ouest en Vendée, ainsi que dans le Puy-de-Dôme et la région lyonnaise. Elle ressemble beaucoup à P. noctivaga, qui est univoltine. On la distingue en regardant la réniforme entourée de taches jaunâtres que P. noctivaga ne possède pas. Les ailes postérieures de cette dernière sont très enfumées chez la femelle. Peu exigeante écologiquement mais à tendance thermophile, elle se rencontre dans divers milieux. La chenille, polyphage, hiverne et consomme les feuilles de diverses plantes basses, généralement celles qui sont fanées. Période de vol III-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).

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Pyronia bathseba (Fabricius, 1793)
Tityre
Ce papillon à l’ornementation contrastée se reconnaît facilement à son unique ocelle sur l’aile antérieure et aux trois ocelles des ailes postérieures, tous visibles sur la face supérieure. La bande épaisse blanc crème au verso de l’aile postérieure est un autre bon critère pour identifier ce papillon héliophile. Affectionne les friches ensoleillées et la lisière des bois secs, d’ordinaire à moins de 1000 m. Période de vol : Avril à Juillet. (Nature en poche - Larousse)

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Pyronia cecilia (Vallantin, 1894)
Amaryllis de Vallantin
S’il ressemble bien à l’Amaryllis commun, ce papillon possède quelques caractères particuliers. Ses ailes sont plus arrondies, et les ocelles jumeaux de l’aile antérieure plus gros. La tache androconiale du recto de l’aile antérieure du mâle est fractionnée par les nervures claires (elle est entière chez l’espèce précédente). Se rencontre dans les lieux herbus ensoleillés en région méditerranéenne. Période de vol : Mai à Août. (Nature en poche - Larousse)

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Zerynthia rumina (Linnaeus, 1758)
Proserpine
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Saint Mathieu de Tréviers (34) - 16/06/2019 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Aubais (30) - 05/04/2014 Observation de Soulère Jean-Pierre - Sournia (66) - 27/05/2010 Observation de Hocquet Jean-Marie - Marseille les Calanques (13) - 18/05/2010 Observation de Mme Berger Colette - Marseille (13) - 01/05/2009 Observation de Mr Sala André - Mas d’Allègre (30) - 29/04/2007 Hérault (34) - 09/06/2006 Observation de Vogel Gérard - Roquebrune-sur-Argens (83) - (...)

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Viminia auricoma (Denis & Schiffermüller, 1775)
Chevelure dorée
Longueur maximale : 40 mm. Corps gris foncé, avec de larges bandes dorsales d’un noir velouté. Sur chacune de celles-ci, quatres verrues rouge orangé qui portent d’assez longues soies rougeâtres. Stigmates blancs, cerclés de noir. Tête d’un noir brillant (le guide des chenilles d’Europe - D-J Carter, B. Hargreaves)

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Euproctis chrysorrhoea (Linnaeus, 1758)
Cul brun

Adulte : Ailes antérieures blanc satiné, avec parfois des petits points noirs bien nets près du tornus. Extrémité de l’abdomen fauve ferrugineux, garnie chez la femelle d’une bourre de poils.

Chenille : Atteint 45 mm. Brun grisâtre marbrée de plus clair, avec une rangée subdorsale de stries blanches sur chaque flanc, pourvue sur les segments 9 et 10 d’une verrue médio-dorsale infundibuliforme d’un rouge orangé éclatant.

Plantes hôtes : Sur divers arbres et arbustes feuillus, avant tout sur le Charme commun (Carpinus betulus), le Poirier commun (Pyrus communis), le Pommier cultivé (Malus domestica), l’Aubépine à un style (Crataegus monogyna), le Prunellier (Prunus spinosa) et le Chêne pédonculé (Quercus robur).

Habitat : Essentiellement le long des allées forestières, des alignements d’arbres et dans les vergers sur prairies à litière. Naguère très largement répandu et commun partout ; tend aujourd’hui à se raréfier.

Biologie : L’adulte, de mœurs nocturnes, vole au cours d’une unique génération. Inquiété, il simule la mort en adoptant une posture cataleptique singulière : pattes étroitement appliquées contre le corps, aile refermées, il se laisse tomber sur le côté tout en arquant son abdomen vers le bas, mettant en évidence son épaisse bourre anale, dont les poils renferment une substance toxique. Les œufs sont déposés sous forme d’ooplaques allongées sur les rameaux de la plante hôte ; la femelle les recouvre d’un épais feutrage issu de sa bourre anale. Les chenilles mènent une existence grégaire, confectionnant à l’extrémité d’un rameau un nid communautaire de 5 à 10 cm de longueur, à l’abri duquel elles hivernent, longues d’environ 4 mm. Dès les premières douceurs printanières, elles se chauffent au soleil à la surface de celui-ci, rongeant à l’occasion les bourgeons. Après le débourrement de ces derniers, elles achèvent rapidement leur croissance, retournant invariablement dans leur nid après chaque prise de nourriture. La chenille est pourvue de poils urticants, qui peuvent provoquer sur l’épiderme humain de vives réactions inflammatoires, cependant moins lourdes de conséquences que celles occasionnées par les poils des chenilles processionnaires. Ses verrues dorsales infundibuliformes sont aussi le siège d’une sécrétion qu’elle répand avec sa tête sur tout son corps, et dont la fonction, peut-être répulsive, n’est pas connue avec certitude. La nymphose s’effectue, isolément ou par petits groupes, dans un cocon jaunâtre tissé sur un rameau de la plante hôte. L’espèce connaît occasionnellement des pullulations massives, au cours desquelles elles peuvent se montrer dommageable, en particulier dans les vergers Ces gradations du Cul-brun sont régulées naturellement par le cortège parasitaire, les prédateurs et les maladies. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Paléarctique. Répandue dans toute l’Europe. Présente partout en France. Les imagos affectionnent tout particulièrement les haies buissonnantes, les friches ainsi que les vergers en terrain bocager, jusqu’à 1000 m d’altitude. Les œufs sont protégés par les poils urticants provenant de la touffe annale, velue et colorée de la femelle. Les chenilles vivent en société et hivernent ; elles se développent sur diverses essences qu’elles peuvent totalement défolier. Période de vol : VI-VII. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France). (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Les oeufs sont protégés par des poils urticants provenant de la touffe anale velue et colorée de la femelle. Les chenilles vivent en société et hivernent ; elles se développent sur diverses essences telles que chênes, prunelliers, églantiers, arbres fruitiers, qu’elles peuvent entièrement défolier. Imago de Juillet à Août. (Guide des papillons nocturnes de France)



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Helicoverpa armigera (Hübner, 1808)
Armigère, Noctuelle de la tomate
Longueur maximale : 40 mm. Tégument rugueux, couvert de minuscules épines (visibles à l’aide d’une loupe). Coloration allant du vert au brun. Des lignes longitudinales blanc jaunâtre, assez variables. Habituellement, deux bandes latéro-dorsales sombres. Région ventrale généralement pâle ou finement mouchetée de blanc. Huitième segment abdominal avec une légère gibbosité dorsale. Tête ocre, marquée de brun ou de vert foncé. (Guide des chenilles d’Europe)

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Lithosia quadra (Linnaeus, 1758)
Lithosie quadrille, la jaune à quatre points

Adulte : Présente un fort dimorphisme sexuel. Mâle avec les ailes antérieures grises, teintées de jaune à la base, et ourlées de noir bleuté à la naissance du bord costal. Femelle avec les ailes antérieures jaunes à blanc jaunâtre, ornées de deux gros points noir bleuâtre. Chenille : Atteint 28 mm. Gris noirâtre, marbré de plus clair, avec le dos blanchâtre, parcouru d’étroites lignes longitudinales grises, pourvu de grosses verrues punctiformes rouges et marqué d’une tache sombre, arrondie, sur chacun des segments 3, 7 et 11. Plantes hôtes : Sur la Xanthorie des murailles (Xanthoria parietina) et divers autres lichens. Habitat : Dans les endroits boisés, plus rarement dans les milieux ouverts. Espèce largement répandue, mais généralement peu commune. Biologie : L’adulte, de moeurs nocturnes, vole au cours d’une unique génération. Les œufs sont déposés par groupes de vingt à cinquante unités à la face inférieure des feuilles. La chenille vit aux dépens des lichens sur les feuillus ou les résineux ; mature, elle se nourrit également de feuilles. Elle hiverne, longue de 4 à 5 mm, à l’abri de l’écorce, où se déroule ultérieurement la nymphose, dans un cocon lâche. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Eurasiatique. Elle possède une vaste répartition allant de la péninsule Ibérique à l’Asie orientale. En France, elle est répandue sur tout le territoire, Corse comprise. Vole dans tous les milieux et n’est pas rare en ville. La chenille se nourrit des lichens des arbres, puis, après avoir hiverné, en attaque les feuilles. Dimorphisme sexuel important. Vol : VI-IX. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 35-43 mm. Aile antérieure jaune orangé à la base, avec une ombre noire à la côte, gris-beige clair dans l’aire médiane, gris brunâtre clair dans le tiers distal. Postérieure jaune clair, assombrie à la côte. Abdomen orange. Femelle. Envergure : 35-62 mm. Aile antérieure d’un beau jaune citron, plus ou moins pâle, avec un gros point noir à la côte et un plus petit (parfois aussi gros) vers le bord interne, les deux dans l’aire médiane. Postérieure jaune clair. Variation. Mâle : aire discale non assombrie : f. luteomarginata Lambillion, 1906. Aile antérieure envahit de gris noirâtre, sur près du tiers de sa longueur : f. seminigra Dufay, 1954. Femelle : aile antérieure avec un seul point noir : f.unipunctata Spuler, 1910 ; sans points noirs distincts : f. impuctata Spuler, 1910 ; points noirs réunis en une ligne transversale : f. confluens Dumont, 1903. Espèce proche : aucune. Biologie. Chenille sur lichens (dont Peltigera canina) des troncs et des branches de chênes et autres arbres. Lieux boisés et leurs abords immédiats. Jusqu’en moyenne montagne où il peut abonder. Période d’apparition. Fin juin-août. Distribution. De l’Europe au Japon. En Europe, de l’Irlande et de l’Angleterre (où il est migrateur) aux Balkans. En France partout, mais s’est raréfié près des villes ; présent en Corse. Statut. Assez commun (abondant parfois localement). (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Lymantria dispar (Linnaeus, 1758)
Bombyx disparate, Disparate, Spongieuse
Partout en France, très commune, elle pullule certaines années. Hôte des bois et vergers à basse altitude. Les chenilles sont urticantes et se développent principalement sur divers chênes, mais aussi sur les arbres fruitiers, occasionnant quelquefois de sérieux dégâts. Imago en Juillet et Août. (Guide des papillons nocturnes de France)

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Malacosoma castrensis (Linnaeus, 1758)
Livrée des prés
Presque partout en France, sauf sur l’ouest, essentiellement sur sol calcaire. Souvent localisée, elle Habite les prairies ensoleillées à végétation herbacée jusqu’à 2000 mètres d’altitude. La chenille, polyphage, vit sur de nombreuses plantes basses. Le dimorphisme sexuel est accusé.(Guide des papillons nocturnes de France - Roland Robineau - Editions Delachaux et Niestlé)

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Mimas tiliae (Linnaeus, 1758)
Sphinx du tilleul

Le sphinx du tilleul peut se rencontrer en milieu urbanisé, surtout là où des tilleuls ont été plantés. Peuple les jardins, les haies, les avenues bordées d’arbres, les parcs et les bois de feuillus. Vol : Mai-Juin. (Nature en poche - Larousse)

Longueur maximale : 60 mm. Corps vert, finement moucheté de blanc jaunâtre et orné, de chaque côté, de sept stries obliques essentiellement jaunes. Stigmates cerclés de rouge. Scolus du huitième segment abdominal dorsalement marqué de bleu et ventralement teinté de jaune et de rouge purpurin. Ecusson anal jaune et brun pourpré, avec des aspérités bien nettes. Capsule céphalique triangulaire, verte avec des raies blanches. Avant de se nymphoser, la chenille change de couleur et devient brun pourpré. (guide des chenilles d’Europe)

CHENILLE. Atteint 60 mm de longueur. Vert lumineux, avec sept stries obliques jaunes, souvent maculées de rouge, sur les flancs ; corne bleue ou verdâtre, avec la face inférieure maculée de jaune et de rouge.

La chenille se nourrit surtout la nuit. Au terme de son développement, elle prend une couleur rose violâtre, sur laquelle tranche sa corne, d’un bleu lumineux, puis descend au sol. Lors de l’errance de prénymphose, on l’observe souvent à terre, recherchant l’abri adéquat pour la métamorphose. La nymphose s’effectue à faible profondeur dans une loge souterraine dont les parois sont tapissées d’un léger réseau soyeux. Occasionnellement, elle peut avoir lieu dans les fissures de l’écorce. La chrysalide hiverne, mais libère parfois l’imago dès l’été ; dans ce cas, l’espèce donne une seconde génération. (Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann - Nathan)



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Noctua comes (Hübner, 1813)
Hulotte, Suivante
En France, elle est commune un peu partout. Peu exigeante écologiquement, elle se rencontre fréquemment en ville, dans les jardins et les parcs, mais aussi dans les ripisylves et prairies mésophiles de plaine et, plus en altitude, dans les stations ouvertes ou arbustives plus sèches. La chenille, polyphage, consomme de nombreuses plantes basses, notamment dans les jardins cultivés ! Période de vol : Mai à Septembre. Espèce univoltine, qui effectue une diapause estivale en plaine. (Guide des papillons nocturnes de France)

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Papilio machaon (Linnaeus, 1758)
Machaon, Grand porte-queue

Adulte : 50-75 mm d’envergure. Ailes jaune clair à jaune foncé, chargées de motifs noirs complexes, les ailes postérieures caudées, avec une bande postmédiane de taches bleues et un ocelle anal rouge vif, surmonté de bleu et cerclé de noir.

Chenille : Atteint 45 mm de longueur. Glabre, lisse, vert clair, annelée de noir et également ponctuée de rouge orangé.

Plantes hôtes : Sur diverses Ombellifères (Apiacées), par exemple sur le Boucage saxifrage, le Fenouil commun, le Panais cultivé, le Peucédan des marais, la Carotte sauvage et le Fenouil des Alpes ; en outre sur la Rue fétide qui, appartenant à la famille des Rutacées, témoigne de liens trophiques très éloignés des précédents.

Habitat : Milieux découverts et ensoleillés les plus variés : bermes fleuries des chemins, pelouses sèches, jardins… Généralement assez commun.

Biologie : L’espèce donne deux générations, et même trois dans les régions les plus méridionales. L’adulte montre le même comportement de rassemblement sommital que le Flambé. Inquiétée la chenille évagine de son thorax un organe charnu et fourchu, jaune orangé, dit osmétérium, exhalant une odeur fétide d’acide butyrique. La nymphose s’effectue contre une tige ou sous une pierre. La chrysalide succincte, verte ou gris brunâtre, présente les mêmes particularités biologiques que celle du flambé. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Facilement identifiable par son apparence éclatante. Vol rapide et agile. Seule confusion possible : le porte queue de Corse. Peu de dimorphisme sexuel : la femelle est plus grande et ses ailes sont moins anguleuses. Envergure 64-100 mm ; vole : avril à août.

Le machaon est présent dans toute l’Europe mais semble se raréfier en Europe centrale. Cette espèce possède une vaste aire de répartition couvrant pratiquement tout l’hémisphère nord tempéré. Plus de cent sous-espèces ont été décrites. Envergure : jusqu’à 90 mm.

• Période de vol : mars à fin septembre, de une à trois générations en fonction de la latitude. • Habitat : prairies fleuries, au moins jusqu’à 1 800 m. • Plantes-hôtes : fenouil, diverses Ombellifères, Citrus • Une, deux ou trois générations par an selon les régions. Les œufs sont pondus isolément (mai-juin ; fin de l’été) sur les feuilles de la plante nourricière (ombellifères, régulièrement dans les feuilles de carottes et de fenouil dans les jardins sans insecticides). L’éclosion s’effectue environ une semaine après la ponte. Le développement larvaire dure à peu près un mois. Les chenilles ont une activité diurne. Quand on les inquiète, elles font saillir leur osmeterium orangé (glande odorante qui éloigne les prédateurs) voir cliché. Les chrysalides sont entourées d’une ceinture de soie. Selon les saisons, le stade nymphal dure trois semaines ou tout l’hiver. Les imagos qui hivernent, peuvent s’observer de mars à septembre.



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Saturnia pavonia (Linnaeus, 1758)
Eurasiatique. Espèce à vaste distribution géographique recouvrant la majeure partie de l’Europe. Répandue partout en France. Elle fréquente principalement les landes collinéennes, les coteaux ensoleillés, les orées forestières jusqu’à 2000 m d’altitude dans les Alpes. Les chenilles sont polyphages sur Calluna, Erica, Crataegus, Rubus, Prunus, Fraxinus, Salix, Betula, etc. Attirés par les phéromones, les mâles volent rapidement le jour à la recherche des femelles qui restent dissimulées dans la végétation et ne volent que la nuit. Dimorphisme sexuel important. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Robineau Roland)

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Saturnia pyri (Denis & Schiffermüller, 1775)
Grand Paon de Nuit

Espèce assez répandue en Europe méridionale et dans le Sud de l’Europe moyenne. Assez commune en France, mais absente du Nord. Longueur maximale : 120 mm. Corps d’un vert jaunâtre vif. Dorsalement et latéralement, des tubercules saillants, en grande partie bleus et munis de grandes soies noires. De chaque côté de l’abdomen, sous les stigmates, une ligne longitudinale de couleur blanchâtre. Pattes brunes. Ecusson anal brun, ainsi qu’une partie des fausses pattes anales. Tête verte avec un dessin noir en forme de "V". Les jeunes chenilles sont noires avec des tubercules rouges. (guide des chenilles d’Europe)

Répandue presque partout dans la moitié sud de la France, beaucoup plus rare vers le Nord où sa présence est sporadique. Semble en voie de régression dans plusieurs régions comme le Bassin parisien, par exemple. Fréquente les espaces arborés, les parcs et les jardins, les vallons à végétation arbustive où sa chenille se nourrit de différents feuillus (Aulne, Peuplier, Saule, Frêne) et arbres fruitiers. Les adultes volent jusqu’à l’altitude de 1800 m dans les Alpes ; leur vol est crépusculaire et nocturne. Les mâles sont fortement attirés par les phéromones émises par les femelles. Période de vol : Avril à Juin. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France)



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Smerinthus ocellata (Linnaeus, 1758)
Sphinx demi-paon
Peuple les bois clairs, les vergers, les jardins et les berges, où poussent les saules. La chenille possède une corne bleue. Elle consomme les feuilles de sa plante hôte, de juin à septempbre, avant d’hiverner à l’état de nymphe. Vol : Mai à Juillet. (Nature en poche - Larousse) Longueur maximale : 80mm. Corps vert bleuté ou vert jaunâtre, finement piqueté de blanc. De chaque côté, sept stries latérales blanchâtres ou d’un jaune verdâtre clair. Stigmates blancs, cerclés de rouge sombre. Scolus du huitième segment abdominal bleu grisâtre. Tête triangulaire, verte avec deux stries jaunes. Il existe une forme ornée de points latéraux rougeâtres. (guide des chenilles d’Europe)

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Thaumetopoea pityocampa (Denis & Schiffermüller, 1775)
Processionaire du pin

Adulte : légèrement plus grande que Thaumetopoea processionea, plus clair et plus contrastée. Ailes postérieures dépourvues de bande antémarginale. Chenille : Atteint 50 mm. Noire jusqu’au niveau des stigmates, gris clair en dessous, avec des poils roux et denses sur le dos, blanchâtre sur les flancs Plantes-hôtes : avant tout sur divers pins, dont le pin sylvestre ; plus rarement sur le Mélèze d’Europe et d’autres résineux. Habitat : Dans les pineraies sèches et les mélézins. En très forte extension depuis trois décennies. Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération. L’adulte est nocturne. Les œufs sont déposés en manchons sur les aiguilles des pins. Les chenilles confectionnent un nid soyeux subsphérique sur les rameaux de la plante hôte où elles hivernent à mi-taille. L’errance de la prénymphose s’effectue en procession jusqu’au site d’enfouissement. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Méditerranéenne. Son aire s’étend de l’Europe centrale et méridionale jusqu’en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Elle est souvent abondante et nuisible dans le Sud de la France. Elle fréquente les pinèdes bien exposées. Ses chenilles vivent en société sur divers pins, passant l’hiver dans de grosses bourses soyeuses tissées dans les branches et visibles de loin. Hors de leur nid, elles se déplacent en longues processions pour accéder à leur nourriture et pour descendre se chrysalider au sol dans la litière. Leurs poils fortement urticants peuvent provoquer des désagréments lors de pullulations consécutives à des périodes chaudes. Période de vol : VI-VIII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)



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Vanessa atalanta (Linnaeus, 1758)
Vulcain
Adulte : Ailes noires, antérieures avec la base brun foncé, une bande oblique rouge feu et quelques taches apicales blanches, postérieures avec une bande marginale rouge feu. Revers des ailes postérieures foncé orné de marbrures chatoyantes complexes. Plante – hôte : surtout Ortie dioïque, mais aussi ortie brûlante et Pariétaires des murailles Chenille : Robe très variable, gris jaunâtre à noire, avec une rangée de taches latérales blanc jaunâtre particulièrement apparente sur les sujets foncés. Habitat : Orées forestières, vergers sur prairies à litière, jardins, parcs urbains. Espèce encore commune presque partout. Biologie : Le Vulcain compte parmi les Papillons migrateurs les plus étudiés. Les premiers individus migrants arrivent dès la fin avril, suivis de forts contingents en mai et juin. Les œufs sont déposés isolément sur la plante hôte, en situation ombragée ou semi - ombragée. La chenille confectionne un abri bien reconnaissable en enroulant une feuille qu’elle maintient dans cette position au moyen de fils de soie, et dont elle ronge le pétiole, de sorte que la feuille pend librement. Cet abri sert plus tard à la nymphose. La chrysalide suspendue, brune ou grise, porte des taches dorsales à vif éclat métallique. L’espèce donne d’ordinaire deux générations, la seconde souvent très prolifique. En automne, les adultes de cette dernière vague d’émergences regagnent souvent les contrées plus méridionales. Les sujets en migration observent alors un vol rectiligne en direction du sud, se succédant à quelques mètres de distance. L’adulte hiverne en effet dans les régions sous influence méditerranéenne ; aujourd’hui il a tendance à hiverner dans des contrées plus septentrionales, à la suite du réchauffement climatique. Les individus restés sur place s’attardent souvent jusqu’à la fin d’octobre dans les vergers sur les fruits avancés, dont ils absorbent avidement le jus fermenté ; ils succombent généralement aux premières fortes gelées. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Agrius convolvuli (Linnaeus, 1758)
Sphinx du Liseron, Sphinx à cornes de boeuf

Adulte : 8 à 12 cm d’envergure. Ailes antérieures gris brunâtre ornées de motifs complexes à base de stries longitudinales et de taches ; ailes postérieures marquées de bandes transversales sombres. Abdomen rose vif, annelé de noir. Trompe atteignant 8 à 10 cm, et même parfois 13 de longueur.

Chenille : Atteint 12 cm. De teinte très variable. Généralement brune, avec des stries obliques blanchâtres bordées de sombre du côté supérieur, et la face ventrale foncée, mais aussi fréquemment vert pâle, avec des stries obliques claires et des rangées de points noirs, voire presque entièrement noire avec des bandes longitudinales latérales jaune ochracé. La corne abdominale, falquée, est jaune avec l’apex noir dans les deux premières variétés chromatique, noire dans la troisième.

Plantes hôtes : En Europe, la chenille se développe essentiellement sur le Liseron des champs (convolvulus arvensis) et le Liseron des haies (Calystegia sepium), et, plus occasionnellement, sur d’autres convolvulacées cultivées comme plantes ornementales. Hors d’Europe, sur ses terres d’origine, elle vit sur la patate douce et, plus rarement, sur les haricots.

Habitat : Largement répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’en Australie. En Europe, n’est autochtone que dans l’extrême Sud (Sicile, Crète, sud du Péloponnèse) ; plus au nord, exclusivement représenté par des sujets migrateurs dont l’abondance varie selon les années en fonction des flux migratoires.

Biologie : L’adulte, essentiellement crépusculaire et nocturne, se dissimule durant la journée contre les troncs et les parois rocheuses, où sa livrée homotypique lui assure un camouflage efficace, en dépit de sa grande taille. A la tombée de la nuit, mais parfois dès la fin de l’après-midi, il butine en vol stationnaire sur les fleurs à profonde corolle tubuleuse, notamment sur celles des Tabacs, Plox, Pétunias, Stramoines, ou Saponaires, qu’il explore grâce à sa trompe démesurément longue. Attiré par les éclairages urbains, il vient tournoyer autour des réverbères, où il est souvent confondu avec une chauve-souris. Grâce à ses formes particulièrement aérodynamiques, il compte parmi les plus puissants volateurs de l’ordre des Lépidoptères. Sa vitesse de croisière, sur de courtes distances, peut dépasser 100km/h, et sur les longs trajets, se maintient autour de 50km/h. Cette capacité de vol soutenu lui permet de partir de son principal réservoir, le continent africain, notamment en présence de courants aériens favorables , de franchir sans peine la Méditerranée, puis les Alpes et de se répandre à travers toute l’Europe, souvent jusqu’en Scandinavie. Les individus migrateurs voyagent par petits groupes. Une première vague migratoire quitte l’Afrique dès la mi-avril, atteignant le Nord de la France dès la mi-mai. La vague la plus abondante déferle en juin et peut se prolonger jusqu’en juillet. En cours de migrations, les femelles déposent leurs œufs dès qu’elles rencontrent un milieu favorable abritant des liserons (bermes de chemins et cultures céréalières, par exemple). La ponte peut renfermer jusqu’à mille œufs ; la taille de ces derniers est très faible (environ 1 mm), comparativement à celle du papillon. La chenille grâce à sa robe discrète, jouit d’un camouflage efficace. On ne l’observe guère qu’à l’époque de l’errance de prénymphose, lorsqu’elle traverse routes et chemins à la recherche d’un abri convenable. Elle finit par s’enfouir et aménager une loge souterraine ovoïde, de la taille d’un œuf de poule, dans laquelle elle se transforme, de dix à quinze jours plus tard, en une chrysalide longue de 5 à 6 cm. Grâce au fourreau libre et contourné en spirale qui abrite sa longue trompe, cette chrysalide se distingue aisément des nymphes de toutes les autres espèces européennes des sphingides. En présente de conditions météorologiques favorables, les premiers imagos peuvent émerger chez nous dès le mois de juillet. Cependant, lorsque le cycle larvaire se prolonge trop tard en saison, la nymphose n’a lieu qu’en septembre, et les chrysalides sont dès lors condamnées à périr durant les froids hivernaux. Les individus nés sur le sol européen effectuent, pour partie seulement, une migration de retour, s’envolant vers l’Afrique. L’élevage de cette espèce est aisé. Pour obtenir l’accouplement des sujets nés en captivité, il est nécessaire de les nourrir avec une solution miellée (miel dilué à 1/10). Pour ce faire, on déroule la trompe de l’animal au moyen d’une pince fine et on en plonge l’extrémité dans une coupelle contenant la solution aqueuse. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Afrotropicale. Répartie jusqu’en Papouasie, migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France continentale où elle se reproduit ainsi qu’en Corse. La chenille se développe principalement sur Convolvulus arvensis et Ipomea ; et sur Rumex, Impatiens, Chrysanthenum et Helianthus. Le papillon s’observe dès le crépuscule, sur les fleurs des jardins et des prairies. Période de vol : VI-IX. Espèce bivoltine, plus fréquente en seconde génération. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 85-110 mm. L’aile antérieure, à apex pointu, est gris brunâtre, avec des stries noires longitudinales et des sinuosités blanchâtres et transversales peu distinctes. La postérieure présente une série de lignes noirâtres et concentriques sur fond plus clair. L’abdomen est de façon caractéristique annelé de noir et de rose vif, avec une ligne médiane gris brunâtre.

Femelle. Envergure : 90-115 mm. Semblable, mais aile antérieure moins contastée.

Variation. F. virgata Tutt, 1904 : aire médiane de l’aile antérieure plus foncée. Forme variegata Tutt, 1904 : aires basale et terminale envahies de blanc. Forme obscurata Tutt, 1904 : assombrissement des quatre ailes. Forme alicea Neuburger, 1899, abdomen brun doré (et non gris), lignes transversales jaune doré (et non rouges). Espèce proche : aucune en Europe.

Biologie. Plantes-hôtes : surtout les liserons (dont Convolvulus arvensis). Tous types de biotopes, y compris en ville, puisqu’il s’agit d’un migrateur. Observé jusqu’à 2800 m d’altitude. Vole au crépuscule pour butiner les corolles du tabac, du pétunia, du phlox de la saponaire et du buddléia. Ce grand migrateur revient en Europe chaque année à la saison chaude. Il se reproduit sur place mais ne résiste pas à l’hiver. C’est l’un des papillons les plus rapides en vol (il peut dépasser les 50k m/h). Période d’apparition de mai à novembre.

Distribution. Presque mondiale (sauf vers les pôles). Grand migrateur qui atteint l’Europe chaque année (en quantité variable) et qui remonte parfois en petit nombre jusqu’au grand nord. Statut. Migrateur assez régulier.

Remarque. Agrius cingulatus (fabricius), espèce très proche d’Amérique, a été signalé récemment au Portugal. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Arctia villica (Linnaeus, 1758)
= Epicallia villica (Linnaeus, 1758) - Ecaille villageoise, Ecaille fermière

Les taches sont plus ou moins variables. L’imago est visible de avril à juillet. Fréquente les lieux broussailleux, les haies et les jardins.

Adulte : Ailes antérieures noires, ornées de huit taches crème, arrondies, de tailles diverses. Ailes posrérieures jaune orangé, marquées de taches noires plus ou moins disposées en quatre rangées. Thorax noir ; abdomen jaune orangé, avec la moitié apicale rouge Chenille : Atteint 50 mm. Noire avec des touffes de poils brun clair. Tête et pattes rougeâtres. Plantes-hôtes : Sur diverses plantes arbustives et herbacées, avant tout sur la Ronce frutescente (Rubus fruticosus), le Lamier tacheté (Lamium maculatum), le Pissenlit dent-de-lion (taraxacum offininale), et le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata). Habitat : Dans les milieux ouverts à semi-ombragés, xérothermophiles, avant tout sur les pelouses sèches et les coteaux faiblement boisés d’exposition sud. Espèce thermophile, encore commune dans le Midi, en régression significative dans toute la moitié nord de la France où elle a déjà disparu localement. Biologie : l’espèce ne donne qu’une génération annuelle. L’adulte, de mœurs nocturnes, peut aussi voler de jour par temps chaud, surtout le mâle. Les œufs sont déposés en ooplaques d’une centaine d’unités à la face inférieure des feuilles. La chenille hiverne et se nymphose à terre au printemps, à l’abri d’un cocon lâche et blanchâtre. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Paléarctique. Répartie à travers toute l’Europe jusqu’en Asie Mineure. En France, elle est partout présente. C’est certainement la plus commune de nos « écailles », on la trouve partout, même en ville, attirée par l’éclairage urbain. La chenille vit sur de nombreuses plantes basses. Elle est très variable quantà l’étendue des taches, qui fusionnent quelquefois presque complètement. Vol : V-VII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 42-55 mm. Aile antérieure noir fuligineux avec de grosses taches arrondies, blanc à crème, parfois jaunâtres. Postérieure jaune d’oeuf, à apex envahi de noir avec quelques points noirs. Thorax noir bordé de blanchâtre. Abdomen orangé à la base, rouge cramoisi à l’apex. Femelle. Envergure : 50-60 mm. Semblable. Variation. L’étendue, la forme et la couleur tes taches de l’aile antérieure varient beaucoup et de très nombreux noms ont été créés pour baptiser ces formes parfois spectaculaires. Chez la f. dryope Catherine, 1929, les taches confluent à partir de la base, l’aile postérieure est toute jaune et le thorax est orange et blanc. Chez la f. nigrella Fettig, l’aile postérieure est brune. La ssp. Britannica Oberthür, 1911, d’Angleterre et des côtes normandes, a des taches nettement jaune pâle. La ssp. Angellica (Boisduval, 1829) d’Afrique du Nord, d’Espagne et de Sicile a des antérieures dont les macules jaunes confluent et les parties noires forment souvent des bandes transversales, les points noirs sont plus développés aux postérieures. La ssp. Fulminans Staudinger, 1871 (Liban) a des postérieures rose saumoné. Espèce proche : Aucune. Biologie. Chenille sur de nombreuses plantes basses, Plantain, Ortie, Fraisier, Centaurée, Pissenlit, etc., signalé sur jeune pousse d’Ajonc. Bois et autres lieux boisés, jardins, parcs, dunes littorales ; jusqu’à 2800 m en montagne. Facilement débusqué durant la journée. Période d’apparition. Juin-juillet. Distribution. Domaine paléarctique, y compris l’Afrique Nord. En Europe, de l’Angleterre aux Balkans. En France, partout y compris en Corse. Statut. Assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Aricia agestis (Denis & Schiffermüller, 1775)
Collier de corail
22-27 mm. 2-3 générations. Adulte : Ailes brun sombre satiné, généralement ornées d’une rangée marginale complète de taches rouge orangé. Revers beige clair avec des points noirs cernés de blanc et une bande marginale d’assez grandes taches orangées. Habitat : Pelouses sèches, vignes abandonnées, orées forestières ensoleillées, sablières. Répandu presque partout et assez abondant. Biologie : Les œufs sont déposés isolément sur les fleurs et les tiges de la plante hôte. La chenille ronge la face inférieure des feuilles dans son jeune âge, plus tard elle consomme les feuilles entières. L’espèce hiverne à l’état larvaire. Chenille : atteint 13 mm de longueur. Vert jaunâtre avec lignes latérale et dorsale rouges, cette dernière parfois absente. Plantes hôtes : Préférentiellement sur l’Hélianthème vulgaire mais également sur le Géranium fluet et le Bec-de-grue commun. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Autographa gamma (Linnaeus, 1758)
Lambda, Plusie gamma, Gamma

Eurasiatique. Largement répandue en Europe. En France, cette espèce migratrice se rencontre partout. Il semble qu’elle ne soit résidente que dans les régions méridionales aux hivers doux. Elle remonte régulièrement dans le nord du pays, la majeure partie des observations s’effectuant en fin d’été avec l’arrivée de migrants. Euryèce, elle se rencontre jusque dans les villes. Il n’est pas rare de l’observer la journée dans les herbes hautes. La chenille est polyphage. Période de vol : V-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Adulte : 35-40 mm d’envergure. Ailes antérieures chatoyantes, brun grisâtre clair à brun rougeâtre, variées de motifs brun-noir, avec un dessin discal argenté évoquant les lettres grecques lambda ou gamma. Ailes postérieures brun jaunâtre avec la marge nettement plus sombre. Chenille : Atteint 35 mm. Légèrement atténuée dans sa partie antérieure, ne compte que deux paires de fausses pattes (les anales non comprises). Vert pâle, avec de fines lignes dorsales claires et une ligne stigmatale blanche un peu plus épaisse. Tête généralement pourvue d’une strie noire de chaque côté. Plantes hôtes : Sur de nombreuses plantes herbacées appartenant aux familles botaniques les plus diverses, par exemple sur la luzerne cultivée (Medicago sativa), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le chou potager (Brassica oleracea), le Trèfle de prés (Trifolium pratensis), la Carotte sauvage (Daucus carota), la Sauge des prés (Salvia pratensis), et le Pissenlit dent-de-lion (Taraxacum officinale). Habitat : Avant tout dans les milieux ouverts, mais dans les biotopes les plus divers, y compris dans les régions de culture intensive et jusqu’au cœur des villes. Espèce très banale partout. Biologie : Le Lambda est le plus commun des papillons migrateurs fréquentant l’Europe. L’imago se montre pendant presque toute l’année, présentant un pic d’abondance vers la fin de l’été. L’espèce hiverne d’ordinairement à l’état larvaire, et sans doute occasionnellement sous forme de chrysalide ou d’imago, au moins dans les régions les plus chaudes. Dans les contrées climatiquement moins favorables, elle ne survit pas à l’hiver ; ses effectifs se reconstituent chaque année à l’occasion des flux migratoires. Durant l’été, l’espèce engendre sur place deux ou trois générations successives. L’adulte est actif de nuit comme de jour, butinant activement les fleurs, sur lesquelles il se pose brièvement, ailes entrouvertes et vibrantes, constamment prêt à l’envol immédiat. Les œufs sont déposés isolément à la face inférieure des feuilles. La chenille montre une prédilection pour les plantes cultivées, sur lesquelles elle peut parfois causer des dommages. La nymphose s’effectue dans un cocon blanchâtre. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Le lambda est l’un des plus grands insectes migrateurs de la planète. Régulièrement, il vient en grand nombre des régions chaudes, au printemps et au début de l’été, pour se reproduire au Nord de l’Europe. Cette espèce ne survit pas aux rigueurs des hivers nordiques, chenilles, chrysalides et adultes périssant de froid. Le papillon, actif de jour comme de nuit, butine diverses fleurs dont le trèfle, la bruyère, le buddleia, le cardère et la valérianne (surtout la nuit). Il est attiré par la lumière. Période de vol : Mai à Octobre. (Nature en poche - Larousse)



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Brintesia circe (Fabricius, 1775)
Silène
Adulte : Noir, avec une bande discale blanche fractionnée vers l’apex des ailes antérieures. Revers de l’aile postérieure comparable à celui du Sylvandre mais avec une courte fascie post-basale blanchâtre s’étendant de la côte à la cellule. Chenille atteint 35 mm. Gris brunâtre clair, avec une bande dorsale sombre nettement délimitée et des bandes latérales moins foncées. Capsule céphalique portant six bandes sombres très contrastées. Plantes hôtes : Brome dressé, Fétuque des brebis et quelques autres graminées Habitat : Pelouses sèches limitrophes de lisères forestières. Espèce méditerranéenne en extension vers le nord. Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle ; elle visite les fleurs. Les oeufs sont dispersés en vol. La jeune chenille hiverne. La nymphose s’effectue dans une loge souterraine.(Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Cacyreus marshalli (Butler, 1898)
Brun du Pélargonium, Lycène du géranium, Porte-queue de Marshall

C’est un papillon de petite taille (maximum 2.6 cm) Le dessous des ailes comporte des dessins gris brunâtre, entremêlés de blanc. Parti des Baléares en 1989, ce papillon a progressé rapidement en ESPAGNE et envahi la FRANCE. Il est monophage et ne se nourrit que de géranium. Il se multiplie sans cesse du printemps jusqu’à l’hiver, contrairement à ses congénères. Cycle de 33 jours ! Jusqu’à 6 générations par an. Lors de journées ensoleillées, il vole autour des géraniums et s’y pose de temps en temps, il dépose ses oeufs sur les boutons floraux. Lors de l’éclosion, la minuscule chenille d’un vert tendre pénètre de suite à l’intérieur du bouton de fleur qu’elle dévore, et passe ensuite au bouton voisin. Elle rentre dans la hampe florale et chemine en dévorant l’intérieur, ne laissant que du vide. Elle peut aussi s’attaquer aux tiges qui finissent par casser, mais ne mange que très rarement les feuilles. A partir d’une certaine taille, apparaissent trois lignes roses longitudinales qui lui permettent de la confondre plus facilement avec les fleurs. Pendant l’hiver elle redevient entièrement verte.

Les oeufs, les chrysalides et les chenilles sont très résistantes, les froids hivernaux ne les inquiètent pas. (www.bonplant.fr/pages/cacyreus.htm)



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Camptogramma bilineata (Linnaeus, 1758)
Brocatelle d’or, Brocatelle dorée
La brocatelle dorée est assez variable. La forme typique est essentiellement jaune, mais des formes foncées existent, surtout dans le nord du domaine de l’espèce. Si son heure de vol naturelle commence au crépuscule, ce papillon est facilement débusqué pendant la journée, durant laquelle on peut le voir voler. Peuple toutes sortes d’habitats, bois, jardins, haies, friches. Période de vol : Juin à Août. LAROUSSE "Nature en poche" Papillons Elle présente plusieurs variations chromatiques dont certaines sont remarquables et parfois localisées. Répandue à travers toute l’Europe, son territoire s’étend jusqu’en Asie centrale. En France, commune partout. Elle fréquente les jardins, les allées ombragées, les lisières forestières. L’imago est souvent actif dans la journée mais vient également à la lumière. La chenille est polyphage et mange diverses plantes basses telles que les (Rumex, Plantago, Galium). Hiverne au stade de chenille. Période de vol V-VII ; (IX-X) dans le sud. Espèce univoltine, avec une seconde génération partielle dans le Sud. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

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Coenonympha pamphilus (Linnaeus, 1758)
Procris, Fadet commun

Petit et peu coloré, le procris n’en est pas moins aisément repérable sur le terrain, car il peut abonder en sites favorables, et il est alors facile de l’observer de près. Par temps couvert ou en soirée, on le trouve parfois posé sur les tiges ou feuilles de graminées, ce qui permet de découvrir le verso gris marbré de l’aile postérieure et brun orange de l’aile antérieure. Celle-ci est ornée d’un petit ocelle noir bien net sur les deux faces. Le procris se repose toujours avec les ailes repliées, ce qui empêche d’en voir la face supérieure. Fréquente terrains herbus, prés, talus et jusqu’aux landes, de la plaine à 2000 m d’altitude. Vol : Mai à Septembre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)

Adulte : Fauve ochracé pâle et terne, avec une bordure marginale grise mal délimitée et un ocelle apical sombre, diffus, à l’aile antérieure. Revers de l’aile antérieure d’un fauve plus vif, avec l’ocelle noir et pupillé de blanc ; celui de l’aile postérieure gris brunâtre, avec une fascie médiane blanche diffuse. Plante – hôte : Sur la Pâturin des prés, la Fétuque des brebis, la Crételle des prés et quelques autres graminées. Chenille : atteint 18 mm. Vert pâle avec une ligne dorsale sombre, liserée de clair, une ligne latérale substigmatale blanche, aux bords francs, et la pointe abdominale bifide rose. Habitat : milieux ouverts. Espèce très commune partout Biologie : Les espèces du genre « Coenonympha » ont reçu le nom français de « Fadets » par allusion à leur vol sautillant et désordonné, qui rappelle la progression irrégulière des feux follets. La légende affirme en effet que ces derniers sont engendrés par de petits génies espiègles dénommés fadets ou farfadets. Comme son nom l’indique, le Fadet commun est la plus banale du genre. L’espèce donne deux ou trois générations annuelles se chevauchant partiellement. Les œufs sont déposés isolément très près du sol, sur les feuilles et les chaumes desséchés, ou plus rarement verts, des Graminées. Les chenilles issues d’une même ponte présentent un rythme de croissance très variable, certaines bouclant leur cycle rapidement pour donner quelques semaines plus tard une nouvelle génération d’imagos, d’autres entrant presque aussitôt en diapause en attente de l’hivernage, qui se déroule au stade de jeune chenille. La nymphose s’effectue parmi la végétation basse. La chrysalide, suspendue, vert pâle, est assez ramassée et porte sur les ptérothèques une ou deux stries sombres partiellement lisérées de clair. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)



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Colias hyale (Linnaeus, 1758)
Soufré
Cette espèce peut évoquer sur le terrain une variation du souci et on peut avoir du mal à l’identifier. Cependant, tant la forme de l’aile antérieure (assez pointue) que la couleur jaune citron aident à le distinguer des autres Colias. La femelle est bien plus claire que le mâle. Se rencontre dans de nombreux lieux herbus fleuris. Comme le papillon migre, on peut l’observer partout dans son domaine. Vol : Mai à Octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)

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Euplagia quadripunctaria (Poda, 1761)
Callimorphe, Écaille chinée

Partout en France, dans les bordures, allées et chemins forestiers, parcs et jardins, zones urbanisées. Activité diurne. Forme lutescens au Nord-ouest de la France. Vol de Juillet à Septembre. (Guide des papillons nocturnes de France)

Adulte : Ailes antérieures crème traversées de bandes obliques noires, chatoyant en bleu-vert. Ailes postérieures rouge écarlate, très rarement jaunes ou orangées, avec trois ou quatre taches noires. Chenille : Atteint 50 mm. Gris noirâtre, avec une ligne dorsale jaunâtre, une rangée latérale de taches blanches et des verrues sétigères brun rouge surmontées d’aigrettes de courtes soies claires. Plantes hôtes : Sur diverses plantes arbustives et herbacées, notamment sur le framboisier (Rubus idaeus), la Sauge de prés (Salvia pratensis), le Séneçon des Sarrasins (Senecio nemorensis fuchsii), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), la Petite pimprenelle (Sanguisobra minor) et la Vipérine commune (Echium vulgare) Habitat : Orées forestières mésophiles, pelouses sèches modérément embuissonnées, mégaphorbiées. Espèce thermophile, très abondante dans le Midi, moins banale dans la partie septentrionale de la France, mais encore assez commune presque partout. Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle. L’adulte, de mœurs à la fois diurnes et nocturnes, butine activement en plein soleil sur l’Eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum) et les Panicauts (Eryngium spp.), et vient à la nuit à la lumière. Les œufs sont déposés à la face inférieure de la plante hôte Dans son jeune âge la chenille se nourrit préférentiellement de plantes basses, après hivernage, elle vit davantage aux dépens des végétaux ligneux, notamment du framboisier. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Eurasiatique. A travers toute l’Europe, jusqu’en Asie Mineure. En France, répandue sur tout le territoire, Corse comprise. Elle fréquente tous les types de milieux : bordures, allées et chemins forestiers, parcs et jardins jusque dans les zones urbanisées. Les chenilles se nourrissent notamment sur Urtica dioica, mais aussi sur diverses plantes herbacées. Les imagos ont une activité diurne. La forme lutescens est connue du Nord Ouest de la France Vol : VII-IX. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 40-60 mm. Avec ses ailes antérieures zébrées de blanc sur fond bleuâtre ou verdâtre et ses postérieures rouges à points noirs, cette écaille est caractéristique. Femelle. Envergure : 45-60 mm. Semblable. Variation. L’aile postérieure peut être orangée : f. saturnina Oberthür, 1892, ou jaune f. lutescens Staudinger, 1861. La ssp. rhodosensis (Daniel, 1953) (décrite de Rhodes où elle pullule dans la « Vallée des papillons ») a un lustre plus accentué. La ssp. fulgida (Oberthür, 1896), de Grèce et d’Iran, a des ailes antérieures au lustre plus verdâtre et des postérieures aux taches noires plus étendues. Euplagia splendidior (Tams, 1922), de Turquie et d’Arménie, a des bandes transversales plus épaisses sur un fond au lustre plus accentué. Espèce proche : Aucune en Europe. Biologie. Chenille sur Eupatoire, Origan, et de nombreux arbres arbustes et plantes basses. Lieux humides et boisés, berges, talus, parcs et jardins. Se débusque aisément durant la journée. Jusqu’à 2000 m en montagne. Période d’apparition. Juillet à mi-septembre. Distribution. De L’Europe à l’Iran. En Europe, du sud de l’Angleterre (Devon, Channel, Islands) où – comme localement près du Mont Saint Michel – la forme lutescens Staudinger, prédomine, à la Sicile, la Corse et la Grèce. En France, presque partout. Statut. Assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Gonepteryx cleopatra (Linnaeus, 1767)
Citron de Provence
Bien qu’il ressemble au Citron, le mâle du Citron de Provence s’en distingue à ses ailes jaune vif, dont l’antérieure est envahie d’orange. La femelle très claire est moins caractéristique et il faut l’observer de près au repos : une légère nuance orange au revers de l’aile antérieure fournit un indice pour l’identification. Se rencontre dans une variété d’habitats broussailleux, dont les garrigues, dans le sud de l’Europe. Période de vol : Mai à Août et Février à Avril après hivernage. (Nature en poche - Larousse)

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Hemaris fuciformis (Linnaeus, 1758)
Sphinx gazé, sphinx de chèvrefeuille
Adulte :Ailes presque entièrement dépourvues d’écailles, tranparentes,ornées d’une bande marginale brun-rouge. Corps ramassé, vert olivâtre, avec une ceinture abdominale brun-rouge et des touffes latérales de poils blancs et noirs sur les derniers segments. Habitat : Avant tout le long des orées forestières dans les bois clairs et les pré-bois sec, sur les pelouses maigres et les jachères pauvres, essentiellement sur le calcaire. Espèce en forte régression dans toute la moitié nord de la france.Guide Nature "Quel est donc ce papillon" Heiko Bellmann NATHAN

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Idaea seriata (Schrank, 1802)
Vieillie, Voisine
Avec un semis de points formant une ligne caractéristique sur les ailes, très variables d’aspect et parfois très enfumées. Présente dans presque toute l’Europe et partout en France. Commune, très répandue jusque sur les vitrines des commerces en ville... La chenille vit sur les silènes, mais aussi les pommiers, chèvrefeuilles, plantain, orties... Période de vol : Mars à Octobre. Espèce plurivoltine. (Guide des papillons nocturnes de France)

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Lasiommata megera (Linnaeus, 1767)
Mégère, Satyre
La femelle est souvent plus pâle que le mâle. L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à septembre-octobre. Répandu et commun dans toute la région. Il fréquente les lieux incultes riches en graminées, les allées forestières (Forêt de La Coubre 17). Adulte : Jaune fauve marqué de lignes transversales brunes, avec un ocelle aux ailes antérieures et quatre aux postérieures. Mâle pourvu d’une plage androconiale oblique aux ailes antérieures, qui fait défaut chez la femelle. Revers des ailes postérieures marbré de gris, pourvu de sept ocelles antémarginaux entourés de fauve et bicerclés de noirâtre. Chenille : 25 mm. Verte avec une ligne latérale blanche nettement indiquée. Plante – hôte : Graminées : Fétuque des brebis, Palène, Brome dressé, Dactyle pelotonné Habitat : Dans les milieux ouverts chauds, avant tout sur les sites sablonneux, argileux ou calcaires, notamment dans les carrières, sur les landes rocailleuses septiques et les pelouses écorchées. Encore assez répandu presque partout, mais accuse localement un certain recul. Biologie : L’espèce donne 2 ou 3 générations. L’adulte se pose volontiers, ailes fermées, sur les rochers ou la terre nue : les couleurs cryptiques de son revers l’y rendent presque invisible. Lorsqu’il se chauffe au soleil, il se tient soit les ailes fermées (orientées face au rayonnement), soit ailes largement ouvertes. Il fréquent assidûment les fleurs, surtout celles de teintes pourpre ou violette. Les œufs sont déposés isolément sur les chaumes ou les feuilles des plantes hôtes. La chenille, très homotypique, diurne dans son jeune âge, adopte en cours de croissance des mœurs nocturnes et se nymphose à proximité du sol, sur une tige desséchée ou contre un rocher. La chrysalide, assez élancée, vert pâle ou brune, porte deux rangées dorsales de protubérances blanchâtres. L’espèce hiverne à l’état larvaire (à mi-taille). Elle ne compte que quatre stades larvaires contre cinq chez la plupart des autres espèces. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Azuritis reducta (Staudinger, 1901)
Sylvain azuré

Si cette espèce ressemble au petit sylvain, on peut l’en distinguer avec un peu d’attention. Le recto du sylvain azuré a un fond plus foncé avec de gros dessins blancs, et une tache blanche en forme de disque sur l’aile antérieure. Au verso, on note une rangée de points noirs submarginaux. Recherche les bois clairs et les taillis bordant les friches, d’ordinaire à faible altitude. Envergure : 5 cm. Vol : Mai à juillet. (Nature en poche - Larousse)

Adulte : 45-50 mm. Diffère du petit sylvain par la couleur fondamentale d’un noir plus profond et chatoyant en bleuâtre dans les deux sexes, ainsi que par la présence d’une tache discoïdale blanche aux ailes antérieures. Revers lie de vin et gris bleuté, ne portant qu’une rangée de points sombres dans l’aire post-discale. Plante–hôte : sur divers chèvrefeuilles et Camérisiers (dont Lonicera xylosteum) Chenille : 27 mm. Verte avec dessous et épines brunâtres, ligne longitudinale blanche Habitat : Orées forestières chaudes et ensoleillées, pelouses sèches en voie d’embroussaillement. Espèce abondante dans le sud de la France, en régression dans le tiers nord du pays.

Biologie : 1 seule génération au nord, 2 voire 3 dans le midi où l’adulte vole jusqu’en septembre.(Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)



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Macroglossum stellatarum (Linnaeus, 1758)
Moro-sphinx, Sphinx du caille-lait, Oiseau-mouche
Ce papillon à vol diurne, relativement petit pour un sphingidae, ressemble à un oiseau-mouche lorsqu’il fait du sur place devant les fleurs pour butiner. Originaire du sud de l’Europe, il s’y reproduit toute l’année et migre plus ou moins vers le nord chaque année, parfois jusqu’en Suède. (Nature en poche - Larousse) Vol : surtout d’Avril à Novembre.

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Marumba quercus (Denis & Schiffermüller, 1775)
Sphinx du chêne vert
Chênes
Observation de Met Christophe - Néoules (83) - 01/07/2012 Observation de M. Rouché Michel - Bagard (30) - 23/05/2010 Observation de M. Coulon Michel - Catus (46) - 20/06/2007

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Nebula salicata (Denis & Schiffermüller, 1775)
Nébuleuse commune
Espèce à l’habitus variable. Les populations du Sud sont plus grandes et contrastées, avec des écailles jaunâtres : f. ablutaria. Elle est bien représentée dans toute l’Europe moyenne et du Sud, les Balkans et en Asie Mineure. Présente surtout en France méridionale, elle s’observe principalement en moyenne montagne. Elle affectionne les bords des chemins, les pelouses steppiques, les vallons xériques et les friches. La chenille mange divers Galium et hiverne dans un cocon tissé avec de la terre. Elle s’y nymphose au printemps. Période de vol : III-V ; IX-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

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Oncocera semirubella (Scopoli, 1763)
Phycide incarnat
Observation de West Hazel et Ron - Louvie-Juzon (64) - 30/08/2013 Observation de Brigitte Seys - Chasnay (58) - 24/08/2013 Observation de Vogel Gérard - Inor (55) - 04/08/2013 Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lunel-Viel (34) - 01/07/2013 Observation de Brigitte Seys - Brevonnes (10) - 02/09/2011 Observation de Mme Blanc Josselyne – Savas (07) – 23/05/2011 Observation de Brigitte Seys - Brenne (36) - 26/08/2010 Observation de Brigitte Seys - Carvin (62) - 16/07/2010 Observation de Villatte Raymond - Rancon (87) - 26/06/2010 Observation de Brigitte Seys - St Martin d’Auxy (71) - (...)

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Phyllodesma tremulifolia (Hübner, 1810)
Feuille morte du tremble
Adulte : Ailes brun rougeâtre pâle, à bords festonnés, avec des bandes transversales grises plus ou moins nettes, fractionnés en petites taches. Plante – hôte : Sur diverses essences feuillues, avant tout sur le Hêtre commun, chêne pédonculé, Frêne élevé, Peuplier tremble, Saule marsault et Bouleau verruqueux. Chenille : Atteint 80 mm. Nettement aplatie, pourvue de longues franges de poils sur les flancs, gris blanchâtre ou brun jaunâtre pâle, avec une paire de taches dorsales claires par segments, souvent indistinctes. Inquiétée elle peut dévaginer deux coussinets dorsaux de poils d’un rouge orangé éclatant entrecoupé de noir, dissimulés au repos dans des replis cutanés des deuxième et troisième segments. Si le danger persiste, elle redresse la partie antérieure de son corps, imprime à celle-ci un mouvement pendulaire et exhibe sa face ventrale, ornée de motifs jaunes et noirs rappelant la livrée des guêpes. Habitat : clairs bois de feuillus chauds et secs, notamment dans des chênaies pubescentes. Espèce localement abondante dans le midi méditerranéen et dans le sud des Alpes, nettement moins fréquent plus au nord. Biologie : D’activité nocturne, l’adulte, lorsqu’il se pose, se dandine comme une poule couveuse avant de s’appliquer très étroitement sur le substrat. Il laisse au repos dépasser le lobe huméral de ses ailes postérieures devant la côte des antérieures, ce qui accentue sa ressemblance avec un amas de feuilles mortes et perfectionne le camouflage. La chenille, grâce à sa morphologie, qui lui permet de se plaquer sur son support sans porter d’ombres, bénéficie également d’un camouflage très efficace. Elle se nymphose à la fin de l’été. La chrysalide hiverne. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

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Pieris brassicae (Linnaeus, 1758)
Piéride du chou

Dimorphisme sexuel : la femelle a des points noirs sur les ailes antérieures. Les chenilles vivent en groupe et peuvent causer des dégâts sur les choux. L’imago est visible de avril à septembre en deux ou trois générations.

50-65mm. 3 générations. Dessus des ailes antérieures avec large bordure apicale noire et chez la femelle deux taches et une strie discale noires. Revers blanc jaunâtre, sans dessins distincts. Habitat : Jardins, cultures maraîchères. Espèce commune jadis,de nos jours fort en recul. Biologie : Au printemps les œufs sont déposés par petits groupes, parfois même isolément. En été les pontes peuvent regrouper plusieurs centaines d’œufs.Plantes hôtes : Crucifères : Chou, Colza, Ravenelle, Grande Capucine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)



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Pieris rapae (Linnaeus, 1758)
Piéride de la rave
40-50 mm. Ressemble à la Piéride du chou, mais plus petit, avec bordure apicale des ailes antérieures moins étendue. Mâle pourvu d’un petit point discal noir, Revers jaunâtre dans les deux sexes. Habitat : Jardins et cultures maraîchères. De loin le Rhopalocère le plus commun. Biologie : 4 générations. Œufs verdâtre pâle, déposés isolément. Plantes hôtes : Crucifères : Chou potager, Colza, Moutarde des champs, Ravenelle, Alliaire officinale, en outre : Réséda jaune, Grande Capucine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann) Vol : Avril à Octobre

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Rhodostrophia calabra (Petagna, 1786)
Phalène calabraise
La Phalène calabraise. Europe du sud. Elle fréquente la partie sud de la France, le littoral atlantique. Cette espèce a une activité diurne et vient peu à la lumière, elle se rencontre plus aisément dans des friches bien exposées, les maquis. Espèce univoltine en V-VI. Chenille sur Cytisus scoparius, Genista tinctoria, Dorycnium, Thymus, Scabiosa, Rumex.

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Scopula marginepunctata (Goeze, 1781)
Frange picotée, Acidalie changée, Phalène du bouillon blanc
Espèce à l’habitus variable ressemblant à S. submutata. Elle en diffère par la couleur de fond des ailes d’un gris plus uni, la faiblesse des marques sur la côte et la position du point discal des antérieures, hors de la bande médiane. Répandue dans toute l’Europe sauf l’extrême Nord, cette espèce Eurasiatique étend son aire jusqu’en Mongolie. Elle est présente partout en France. Se rencontre le plus souvent en moyenne montagne où elle est commune dans les sites xériques, les éboulis. Peut toutefois atteindre de hautes altitudes. La chenille, polyphage, se nourrit sur les Gypsophila, Thymus, Origanum, Teucrium, Stachys recta, Artemisia vulgaris, Achillea millefolium, Sedum … Période de vol : V-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et Niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

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Spiris striata (Linnaeus, 1758)
Chouette, Ecaille striée, écaille chouette

Dimorphisme sexuel accentué : le mâle a les ailes postérieures orangées et bordées de noir, celles de la femelle sont plus jaunes et moins bordées de noir. Fréquente les landes à bruyères, les friches et les prairies. Son vol est diurne. L’imago est visible de mai à juillet.

Adulte : Ailes antérieures blanches, ornées de points noirs disposés en rangées transversales ; de densité variable, la ponctuation peut manquer presque complètement. Ailes postérieures blanches avec une ombre costale grise d’extension variable, occupant parfois toute la surface alaire. Chenille : Atteint 25 mm de longueur. Brunâtre clair, avec la surface dorsale noire, parcourue par une ligne longitudinale blanche, et le corps entièrement couvert d’aigrettes de poils noirs et blancs entremêlés. Plantes hôtes : Sur les graminées, notamment la fétuque des brebis (Festuca agg. Ovina), mais aussi sur diverses plantes herbacées, entre autres sur la Bruyère commune (Calluna vulgaris), le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata) et le Pissenlit dent-de-lion (Taraxacum officinale). Habitat : Dans les milieux ouverts, sablonneux ou rocailleux, chauds et secs. Espèce généralement localisée et peu abondante, en forte régression dans maintes régions. Biologie : Selon les régions, l’espèce donne une ou deux générations annuelles et présente un habitus variable, moins densément ponctué dans le Sud que dans le Nord. L’adulte, de moeurs nocturnes, n’enroule pas ses ailes au repos ; il se laisse facilement débusqué durant le jour. La ponte est déposée en manchon sur le chaume d’une graminée. La chenille hiverne, mais reste active par température hivernale douce ; elle semble préférer le feuillage flétri. La nymphose s’effectue parmi la végétation ou sous une pierre, à l’abri d’un cocon lâche. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

Eurasiatique. Presque toute l’Europe. Partout en France, Corse incluse. Très thermophile, elle habite les landes et pelouses, sèches et chaudes, les sols écorchés. La chenille se développe sur des plantes basses comme Calluna vulgaris Lotus corniculatus, Artemisia vulgaris…. Mélanisme fréquent, plus ou moins marqué. Dimorphisme sexuel prononcé. Mâles ont une activité diurne. Vol : V-IX. Espèce univoltine ou bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

Mâle. Envergure : 25-37 mm. Aile antérieure à fond jaunâtre, fortement marquée de noirâtre sur les nervures, point discal noir. Postérieure jaune orangé, bordée de noirâtre à la marge et à la côte, tache discale rejoignant la bordure à la côte. Abdomen jaune orangé et noir. Femelle. Envergure : 25-45 mm. Aile antérieure jaune très pâle, avec juste deux petits points noirs discaux. Postérieure jaune, médiocrement bordée de noirâtre, (davantage à la côte), point discal en lunule. Variation. Chez les deux sexes, aile postérieure noir intense (la frange reste jaunâtre) :f. melanoptera Brahm, 1791. Mâle : la bordure de l’aile postérieure envahit une grande partie de l’aile postérieure chez la f. intermedia Spuler, 1906. Ailes antérieures aux rayures foncées estompées : f. pallida Butler, 1877. Espèce proche : Aucune. Biologie. Chenille sur diverses plantes basses, dont Artemisia campestris, A. vulgaris, Plantain, Calluna vulgaris, Hieracium, Salvia pratensis. Exclusivement dans les biotopes chauds et ensoleillés où le papillon se pose sur les chaumes et passe très facilement inaperçu. Période d’apparition. Juin-août puis août-septembre dans le Sud). Distribution. De l’Europe à la région de l’Amour. En Europe, de la péninsule Ibérique et du Danemark aux Balkans. En France, répandu, mais se raréfie en remontant vers le Nord (présent au camp de Sissonne (Aisne)) ; présent en Corse. Statut. Assez localisé, fragile au nord de son aire. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)



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Synthymia fixa (Fabricius, 1787)
Noctuelle du Dartrier
Trèfle bitumineux, herbe au bitume
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Saint Jean de Cuculles (34) - 14/06/2013 Observation de Teulier Emilien - Albias (82) - 30/06/2012 Observation de Ygnard Jean - Belgentiers (83) - 18/05/2009 Observation de Mr Ygnard Jean - Meounes-les-Montrieux (83) - 18/05/2009 Observation Mme Aarts Tineke - Catus 46 - 09/07/2008 Observation Mme Aarts Tineke - Catus 46 - 06/06/2007

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Tyta luctuosa (Denis & Schiffermüller, 1775)
Noctuelle en deuil, Funèbre
Eurasiatique. En Europe, elle est largement répandue, excepté dans l’extrême Nord. En France, En France, on la rencontre un peu partout. Elle vole de jour, butinant les fleurs aux heures les plus chaudes de la journée, et également de nuit. Elle affectionne les milieux ouverts, comme les prairies, friches et jardins. La chenille, polyphage, se nourrit sur Liserons (Convolvulus, Calystegia), Plantain Plantago)... Période de vol : IV-VII ; VIII-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)

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Zerynthia polyxena (Denis & Schiffermüller, 1775)
Diane
Observation Porteneuve Jean-Jacques - Lansargues (34) - 24/04/2013 Observation de Mr Sala André - Saint-Chamas (13) - 08/04/2007 Observation de Vogel Gérard - Le Muy (83) 26/04/2006 Observation de Mr Gilbert Verjans - Saint-Christol de Rhodière (30) - 05/04/2005
vt603053@versateladsl.be Observation de Mr Rouché Michel - St Martin de Valgalgues (30) - 03/2005 Observation de Mr Pierre Sévin - Valbonne (06) - 11/04/2004
http://perso.wanadoo.fr/photobotanica/botanic

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Eublemma purpurina (Denis & Schiffermüller, 1775)
Noctuelle purpurine

L’imago est visible de mai à juillet puis de août à septembre .L’imago vole en plein jour mais aussi de nuit.//

Méditerranéo-asiatique. Présente dans l’Europe moyenne. En France elle est localisée, d’affinité méridionale, plus répandue dans la moitié Sud, mais remonte aussi jusqu’en Bretagne (probablement migrateur). À tendance thermophile, elle affectionne les friches, les pelouses steppiques, mais aussi les abords de ripilsylves et les prairies.

La chenilles consomme les fleurs de Cirsium.

Période de vol : V-VII ; VIII-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)



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