Liste des communes et des observateurs des Deux-Sèvres.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en mai puis de août à septembre en deux générations. Dans la zone méditerranéenne atropos a deux générations de mai à juillet puis de août à novembre. La question de savoir si les exemplaires d’atropos qu’on rencontre en mai ont hiverné à l’état d’imago ou de chrysalide a été longuement contrversée (v. Feuille des jeunes Nat., an. 1903), sans recevoir de solution complète, parce que, pendant longtemps, on n’avait pu signaler aucune capture anthentique du papillon vivant faite en plein hiver. Cependant Goossens dit l’avoir "vu au bois de Boulogne dans une cabane et cela tout un hiver" (Ann. Levallois, année 1905, p. 27). Ce qui est très probable, c’est que les deux systèmes biologiques destinés à maintenir la continuité de l’espèce peuvent fonctionner, tour à tour ou simultanément selon les années, les latitudes et les localités, comme le fait est maintenant établi pour quelques unes de nos vanesses, dont on capture, au mois de mai, des sujets frais à côté de sujets fatigués par une hibernation évidente. Les captures d’atropos dans des ruches ont donné naissance à une croyance qui doit-être sans fondement : on l’accuse de se délecter du miel des abeilles ; or, à notre connaissance, jamais ce papillon n’a été pris aux miellées, alors que d’autres sphinx, elpenor notamment, ont été capturés par nous à plusieurs reprises sur les appâts sucrés. La chenille vit sur sur solanum, tuberosum, et dulcamara, fraxinus excelsior, datura stramonium, lycium, ligustrum vulgare, syringa vulgaris. Elle est visible en juillet. Dans son 7ème Mém. sur les insectes, écrit vers 1736, c’est à dire avant l’époque de la diffusion de la pomme de terre comme plante agricole, Réaumur dit que la chenille d’atropos se nourrit de jasmin. Répandu dans toute la région, mais ne se trouvant d’ordinaire que par unité. On rencontre ça et là des chenilles de couleur brune ou grise.
Deux-Sèvres : Niort, 07/05/1905, 25/08/1904, 06/09/1907 ; 02/10/2005. Trouvé la chenille sur pomme de terre, lyciet (chen. brune) et sur lilas (Gelin).
Charente-Maritime : Chenille trouvée sur fraxinus à Royan (Ch. Perez).
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
Le Sphinx Tête de mort. Afrotropicale. Migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France. L’imago est visible en VI-VIII. Espèce migratrice. Extrait de Gelin et lucas 1912 : « La question de savoir si les exemplaires d’atropos qu’on rencontre en mai ont hiverné à l’état d’imago ou de chrysalide a été longuement contrversée (v. Feuille des jeunes Nat., an. 1903), sans recevoir de solution complète, parce que, pendant longtemps, on n’avait pu signaler aucune capture anthentique du papillon vivant faite en plein hiver. Cependant Goossens dit l’avoir "vu au bois de Boulogne dans une cabane et cela tout un hiver" (Ann. Levallois, année 1905, p. 27). Ce qui est très probable, c’est que les deux systèmes biologiques destinés à maintenir la continuité de l’espèce peuvent fonctionner, tour à tour ou simultanément selon les années, les latitudes et les localités, comme le fait est maintenant établi pour quelques unes de nos vanesses, dont on capture, au mois de mai, des sujets frais à côté de sujets fatigués par une hibernation évidente. Les captures d’atropos dans des ruches ont donné naissance à une croyance qui doit-être sans fondement : on l’accuse de se délecter du miel des abeilles ; or, à notre connaissance, jamais ce papillon n’a été pris aux miellées, alors que d’autres sphinx, elpenor notamment, ont été capturés par nous à plusieurs reprises sur les appâts sucrés. » La chenille vit sur sur Solanum tuberosum et Solanum dulcamara, Fraxinus excelsior, Datura stramonium, Lycium, Ligustrum vulgare, Syringa vulgaris, en VI-VIII X XII.
I. Niort 25/08/1904 (HG), 07/05/1905 (HG), 02/10/1905 (HG), 06/09/1907 (HG).
II. Argenton les Vallées 14/10/1954 (MG) - Azay le Brûlé 31/10/2004 (NT) - Champeaux 07/08/2010 (AG) - Coulon 14/07/2006 (chenille) (AG) – Magné 11/10/2003 (chenille) (AG) - Niort 15/09/1941 (MG), 25/08/1951 (MG), 02/10/1967 (MG), 09/10/1967 (NT), 23/08/1970 (MG), 02/09/1970 (MG), 15/10/1996 (AG), 16/06/1998 (AG), 25/09/1998 (AG) - Saint-Jouin de Marnes 15/08/2003 (chenille) (Meyer Daniel) - Saint-Maxire 15/09/1959 (MG) - Sainte-Blandine 15/09/1998 (NT) - Sauzé-Vaussais 15/10/1962 (MG) - Villiers en Bois 20/10/1980 (NT), 23/08/1970 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
Le Sphinx Tête de mort. Afrotropicale. Migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France. L’imago est visible en VI-VIII. Espèce migratrice. Extrait de Gelin et Lucas 1912 : « La question de savoir si les exemplaires d’atropos qu’on rencontre en mai ont hiverné à l’état d’imago ou de chrysalide a été longuement controversée (v. Feuille des jeunes Nat., an. 1903), sans recevoir de solution complète, parce que, pendant longtemps, on n’avait pu signaler aucune capture authentique du papillon vivant faite en plein hiver. Cependant Goossens dit l’avoir "vu au bois de Boulogne dans une cabane et cela tout un hiver" (Ann. Levallois, année 1905, p. 27). Ce qui est très probable, c’est que les deux systèmes biologiques destinés à maintenir la continuité de l’espèce peuvent fonctionner, tour à tour ou simultanément selon les années, les latitudes et les localités, comme le fait est maintenant établi pour quelques unes de nos vanesses, dont on capture, au mois de mai, des sujets frais à côté de sujets fatigués par une hibernation évidente. Les captures d’atropos dans des ruches ont donné naissance à une croyance qui doit être sans fondement : on l’accuse de se délecter du miel des abeilles ; or, à notre connaissance, jamais ce papillon n’a été pris aux miellées, alors que d’autres sphinx, elpenor notamment, ont été capturés par nous à plusieurs reprises sur les appâts sucrés. » La chenille vit sur sur Solanum tuberosum et Solanum dulcamara, Fraxinus excelsior, Datura stramonium, Lycium, Ligustrum vulgare, Syringa vulgaris, en VI-VIII X XII.
I. Chenille trouvée sur fraxinus à Royan (Ch. Perez) (G&L 1912) – Les Mathes (RL 1997-1998) - Les Mathes 16/10/1998 (MHN La Rochelle - Collection
RL).
II. Arvert 23/10/2006 (chenille) (Dumont-Jamet Annick) - Aytré 18/09/2016 (Béziaud Tatiana) - Ballon 04/10/2003 (chenille) (Robert Micheline) - Bords 22/08/2014 (Proux Catherine) - Chatellaillon-Plage 18/08/2007 (chenille) (Vandekerkhove Virginie) - Dolus d’Oléron 31/10/2006 (chenille) (Guionneau Guy) - Épargnes 22/07/2016 (chenille) (Cocuau Charly) - Haimps 22/07/2007 (chenille) (Markwick Christopher) - La Benâte 11/09/2013 (chenille) (GC) - La Jarne
15/08/2008 (chenille) (AG) - La Rochelle 30/07/2007 (chenille) (Izambard Nathalie), 27/05/2010 (Guilmain Bernard), 05/11/2016 (Cocuau Charly) - La Tremblade 06/08/2010 (chenille) (Roubinet Françoise), 27/09/2012 (chenille) (Thibout Jeanne) – Les Mathes 20/06/1998 (AG) - Loulay 19/09/2014 (chenille)
(Tschiember Corinne) - Meursac 10/08/2009 (chenille) (Gicquiau Pascal) - Mirambeau 20/09/2013 (chenille) (Piganeau Annie) - Nieul sur Mer 20/09/2014 (chenille) (Guérin Chantal) – Romegoux 30/08/2016 (EC) - Royan 15/09/2015 (Ceylo Dominique) - Saint-Clément des Baleines 15/08/2007 (chenille) (Cassagne Serge), 23/08/2010 (chenille) (Écogardes) - Saint-Georges d’Oléron 19/08/2007 (chenille) (Lavoué Bruno), 15/10/2007 (chenille) (AG) - Saint-Just Luzac
14/11/2011 (chenille) (Fort Marie-Marthe) - SaintMartin de Coux 18/08/2007 (chenille) (AG) - SaintPalais sur mer 19/10/2014 (chenille) (Manteau Brigitte) - Saint-Pierre d’Oléron 31/07/2009 (chenille) (AG), 20/08/2009 (chenille) (Jubien François) - Saint-Romain de Benet 13/08/2010 (chenille) (Bellet Jean-Louis) - Saint-Sorlin de Conac 07/09/2015, 01/11/2016 (chenille) (HW et RW) - Sainte-Marie de Ré 17/07/2015 (chenille) (Augé Michel) – Salles sur mer 10/11/2016 (chenille) (Dumazy Marceline) - Saujon 24/08/2012 (chenille) (Beurion Didier), 24/08/2012 (chenille) (Hulin Fabrice).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France)
L’imago est visible de mai à juillet. Deux générations dans la zone méditerranée et peut-être aussi, certaines années, dans la zone océanique. Chenille sur Aesculus hippocastanum, Corylus, Quercus, Ulmus, Acer. Elle est visible en septembre. Commun dans toute la région. Un exemplaire de la variété méridionale candelisequa Esp., avec les ailes antérieures plus obscures, les postérieures jaunâtres, a été pris en Maine et Loire par Tarlé.
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Noctuelle de l’érable. Eurasiatique. Europe et France un peu partout jusqu’à 1600 m d’altitude, dans les Alpes. Habite allées, jardins et ripisylves en pourtour méditerranéen. Espèce bivoltine en V-VI puis en VII-VIII. Chenille sur Populus, Acer, Salix, Ulmus. La chrysalide hiverne et j’ai trouvé une chenille sur marronnier à la mi-août à Villeneuve (NT).
I. Commun dans toute la région (G&L 1912).
II. Beaussais 06/2005 (Wilding Neil) - Fressines 03/07/2009 (AG) - La Crèche 14/06/1971 (NT), 04/07/1983 (NT), 24/06/1989 (NT) - La Mothe Saint-Héray 04/07/1971 (NT), 11/08/1971 (NT), 16/08/1990 (CL) - Mauzé-Thouarsais 27/07/1998 (CL), 27/08/2008 (CL) - Niort 15/05/1941 (MG), 15/05/1956 (MG), 18/06/1959 (MG), 11/05/1982 (NT), 16/06/1982 (NT), 11/07/1983 (NT), 16/07/1983 (NT) - Saint-Georges de Rex 10/06/1983 (NT) - Saint-Maurice la Fougereuse 27/06/2001 (CL), 22/08/2001 (CL) - Saint-Rémy 20/08/1976 (NT) - Sainte-Radegonde 04/07/2008 (AG) - Villiers en Bois 12/07/1970 (NT), 19/08/1980 (NT), 14/06/2009 (AG), 05/07/2009 (AG), 01/07/2010 (AG) - Vouillé 16/07/1955 (MG).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
La Noctuelle de l’érable. Eurasiatique. Europe et France un peu partout jusqu’à 1600 m d’altitude, dans les Alpes. Habite allées, jardins et ripisylves en pourtour méditerranéen. Espèce bivoltine en V-VI puis en VII-VIII. Chenille sur Populus, Acer, Salix, Ulmus. La chrysalide hiverne, une chenille a été trouvée sur un marronnier à la mi-août.
I. Commun dans toute la région (G&L 1912) - Les Mathes (commun) (RL 1997-1998).
II. Bords 30/06/2015, 02/08/2015 (chenille) (OR) - Corignac 29/06/2016 (HW) - Doeuil sur le Mignon 06/07/2016 (GC) - Echillais 06/08/2014 (chenille) (Carré Sylvie) - La Benâte 05/08/2016, 08/08/2016 (GC) - La Clotte 11/05/2015, 03/07/2016 (HW et RW) - La Ronde 26/08/2016 (AG) - Mortagne sur
Gironde 26/06/2014 (HW et RW) - Romegoux 29/06/2016 (EC et JT), 08/07/2016 (2 exemplaires), 12/07/2016 (2 exemplaires) (EC), 24/08/2016 (EC et JT) - Saint-Ciers du Taillon 03/08/2016 (HW) - Saint-Denis du Pin 10/07/2015, 16/07/2015, 29/07/2016 (GC) - Saint-Jean d’Angély 01/07/2014, 23/07/2014, 10/07/2015, 18/07/2015 (GC) - Saint-Savinien 06/08/2015 (OR) - SaintSorlin de Conac 16/07/2015, 10/08/2015 (HW et RW).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de août à octobre en deux générations ; hiverne et reparaît en mars avril ; parfois trois générations. Voltige autour des habitations, le long des chemins, sur les fleurs des pruniers, des prunelliers, etc. Chenille sur urtica. Elle est visible de juin à août. Répandu partout ; en état d’abondance très variable suivant les années.
Deux-Sèvres : Extrêmement rare à Niort de 1903 à 1905. Commun en mars sur les pruniers en fleurs (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
2011 - Neil Wilding : Disparition de la Petite Tortue, le débat continue Dans un précédent article (La Virgule (version 79) n°2
* octobre 2007, p3), nous avions signalé que la Petite Tortue (Aglais urticae), un papillon commun dans les Deux-Sèvres jusqu’à vers 2000, était devenu rare. Plusieurs observateurs ont relaté le même phénomène partout en Poitou-Charentes et dans d’autres régions de l’Ouest de la France (Albouy V. 2008. Insectes 19 ; Guyonnet A. 2008. La Virgule PCN no 1, p 3). La quasi-disparition de l’espèce s’est poursuivie dans ces régions en 2008 et 2009 (Guyonnet A. comm. pers.) Dans le même article, nous avions mentionné que les populations de cette espèce sont aussi en déclin en Grande-Bretagne. Les chiffres montrent que l’abondance de la Petite Tortue y a diminué globalement de 50% depuis 1998. C’est pendant cette même année (1998), qu’une mouche parasitoïde de la chenille de cette espèce a été observée pour la première fois en Angleterre (un parasitoïde est un insecte qui se développe sur ou à l’intérieur de son hôte et qui le tue inévitablement alors que, normalement, un parasite vit sur ou à l’intérieur de son hôte mais ne le tue pas). Ce parasitoïde, Sturmia bella (Diptera : Tachinidae), grand comme une Mouche Verte, pond ses oeufs sur les feuilles d’ortie, plante-hôte de l’espèce, et ceux-ci sont ingérés involontairement par les chenilles. Les oeufs éclosent et leurs larves se développent dans la chenille qui est fi nalement tuée. La chenille d’une autre espèce, le Paon du Jour (Inachis io), dont la plante- hôte est également l’ortie, peut aussi être l’hôte du parasitoïde en question, mais sans souffrir d’un déclin signifi catif. En 2008, un projet a été lancé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, avec des données de l’UK Butterfl y Monitoring Scheme (http://ukbms.org) pour étudier l’importance de ce parasitoïde sur le déclin de la Petite Tortue. Les chenilles de ces deux espèces de Lépidoptères vivent respectivement en groupes dans des nids de soie pendant leurs quatre premiers stades et se séparent pendant le dernier. En 2008, des échantillons de chenilles des deux espèces ont été recueillis dans plus de 50 sites de la moitié Sud de Grande-Bretagne. Un rapport préliminaire (Lewis O. & Hamer N., 2009 : http://users.ox.ac.uk/-zool0376/Small- Tortoiseshell.htm) montre que S. bella est bien répartie dans la zone de prospection avec plusieurs autres espèces de parasitoïdes et, chez la Petite Tortue, il est l’espèce la plus abondante, tuant en moyenne 60% des chenilles dans les échantillons où il est présent. Cependant, il tue beaucoup moins de chenilles du Paon du Jour. En Angleterre, le Paon du Jour n’a qu’une génération, alors que la Petite Tortue en a deux et S. bella est plus fréquent dans les chenilles de la deuxième génération, en août/septembre que dans celles de la première. Le taux de parasitisme des chenilles de la première génération de la Petite Tortue (en juin) est assez semblable à celui des chenilles du Paon du Jour (en mi-juin/mi-juillet), ce qui laisse supposer que le Tachinaire est plus actif en août-septembre, lors de la deuxième génération de la Petite-Tortue. indiquent que, malgré la proportion de chenilles de la Petite Tortue tuées par le parasitoïde, il est peu probable que ce dernier soit responsable du déclin du papillon. Cette étude s’est poursuivie en 2009, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. En France et dans le reste de l’Europe continentale, le parasitoïde est connu depuis longtemps et il semble improbable qu’il soit la cause du déclin en question, sauf si son efficacité a été augmentée par une modification écologique ou climatique. Il serait intéressant de connaître la proportion de chenilles de la Petite Tortue parasitée par le Tachinaire dans notre région, mais avec la quasi-disparition de l’espèce, il est impossible de l’évaluer ! Par contre, les chenilles du Paon du Jour sont abondantes et, en 2010, nous avons l’intention d’examiner l’importance des populations de S. bella en utilisant le protocole développé par l’équipe anglaise et ce, dans les chenilles de première et de seconde génération, car en France, le Paon du Jour a deux générations. Nous envisageons d’évaluer le parasitisme dans les deux générations de chenilles présentes en mai/juin puis en août. Dans une autre étude anglaise effectuée en laboratoire, Pullin A.S. (1987. OIKOS 49 : 39-45) a montré que les chenilles de la Petite Tortue se développent plus vite et produisent des chrysalides plus lourdes lorsqu’elles s’alimentent sur les jeunes plantes d’ortie au printemps et sur les repousses de plantes coupées en été, que sur les plantes matures. Ces différences correspondent à une teneur en eau et en azote plus élevée dans les jeunes plantes. Par la suite, Pollard E., Greatorex-Davies J.N. & Thomas J.A. (1997. Ecological Entomology 22 : 315 - 318), utilisant des données de terrain de 1976 à 1995, ont trouvé que le papillon est plus abondantdurant les années ayant des mois de mai et juin frais et humides plutôt que chauds et secs. Ces observations suggèrent que la Petite Tortue s’adapte mal aux années de canicule, ce qui fut le cas en 2003 et 2006. En 2010, l’équipe d’Oxford projette d’approfondir l’étude des effets de la sécheresse sur les chenilles de cette espèce. En France, la Petite Tortue reste toujours abondante dans les zones montagneuses, zones qui sont, normalement, les moins affectées par la sécheresse (Guyonnet A., comm. pers. basée sur ses observations et des données récupérées via son site : http://papillon-poitou-charentes.org ). En France, il n’existe pas d’observations précises réalisées sur de longues périodes, mais la Petite Tortue était globalement beaucoup plus abondante en 2006 qu’en 2007 et 2008 ( http://noeconservation.org ). Il faut préciser que l’année 2006 fut, dans son ensemble, beaucoup plus chaude et sèche que les deux dernières. Notons cependant que mai 2006 fut plus frais et plus pluvieux que la moyenne, alors que mai 2007 et 2008 furent plus chauds et plus secs que la moyenne ! Les entomologistes se posent toujours des questions quant à la raréfaction de la Petite Tortue, mais, comme le suggère Albouy (2008), les effets du réchauffement climatique ne sont pas à exclure, pas plus qu’une simple variation normale de l’abondance de l’espèce. Pour étayer cette dernière hypothèse, il est intéressant de citer Gelin et Lucas (1912, Mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 232 p) qui, au début du siècle dernier, ont noté que l’espèce était : “répandue partout, mais en état d’abondance très variable suivant les années”. Nous remercions Antoine Guyonnet, le Dr Sofia Gripenberg et Chris Raper pour leurs commentaires précieux ainsi que notre bon ami et ancien collègue Guy Latteur pour la rédaction du texte.
Neil Wilding DSNE
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Petite tortue. Très répandue en Europe et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.
I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912). Extrêmement rare à Niort entre 1903 et 1905 (HG).
II. Azay le Brûlé 02/07/1991 (AG) - Boismé 14/04/2010 (Rolland Ludovic) - Bressuire 17/03/2010 (Rolland Ludovic), 29/03/2010 (2 exemplaires) (Rolland Ludovic) - Cersay 12/07/1980 (CL) - Chanteloup 12/06/2005 (Bonnet Stéphane) - La Mothe Saint-Héray 05/07/1967 (NT) - Niort 15/06/1944 (MG), 15/07/1948 (MG), 21/06/1954 (MG), 15/07/1954 (MG), 22/07/1954 (MG), 12/08/1955 (MG), 30/06/1964 (NT), 12/07/1964 (NT), 26/06/1969 (NT) - Saint-Jean de Thouars 22/08/1993 (AG) – Saint-Symphorien 13/06/1995 (chenille) (AG) - Sainte-Blandine 06/08/1967 (NT) - Villiers en Bois 27/05/1954 (MG), 29/06/1960 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
La Petite tortue. Très répandue en Europe jusqu’en Asie tempérée et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.
Espèce considérée comme assez rare. Menacée par le parasitage de ses chenilles via la mouche Sturmia bella et le changement climatique (PCN 2017).
I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912).
II. Breuillet 19/04/2014 (chenille) (Ceylo Dominique) - Chérac 28/05/2012 (Foucaud Marc) - Coulonges 16/04/2013 (RP) - Geay 06/06/2014 (Loth Francis) – Givrezac 14/03/2012 (RP) - Les Portes en Ré 23/07/1995 (1 mâle et 1 femelle) (Deschamps Pascal) - Mortagne sur Gironde 29/05/2014 (HW et RW) - Périgny 06/07/2013 (chenille) (Daleau Rémy) - Saint-Savinien 24/07/2006 (AG) - Yves 09/05/1989, 25/03/1993, 12/05/1993, 28/05/1993, 25/06/1993, 28/07/1993 (Doumeret Alain).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
Envergure : 22-26 mm. Largement répandue en Europe. Fréquente les lieux secs. L’imago est visible en VIII-X. Chenille à la base de diverses graminées.
I. Commun et répandu dans toute la région (G&L 1912).
II. Fressines 09/09/2006 (AG) – Genneton 26/09/2006 (Miteu Martine) - Niort 15/09/2002 (AG), 15/10/2002 (AG) - Villiers en Bois 09/09/2005 (AG), 11/09/2009 (AG).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
Envergure : environ 27 mm. L’imago est visible en IV-IX. Chenille à la base de diverses graminées, notamment Deschampsia cespitosa.
I. Répandu et commun dans la région au nord de la Gironde. (G&L 1912).
II. Availles-Thouarsais 20/08/2003 (CL) - Cersay 15/07/1983 (CL) - Coulon 26/07/1989 (CL) - Cours 11/09/2010 (AG) - Luzay 27/08/2006 (AG) - Magné 19/08/2010 (AG) - Rom 24/08/2010 (Minot Jean-Louis) - Saint-Jean de Thouars 23/08/2009 (AG) - Villiers en Bois 30/08/2005 (AG) 09/09/2005 (AG), 11/09/2009 (AG).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Le complément 1972 indiquait que l’espèce avait été trouvée par unité dans trois départements, ce qui laissait supposer que cette espèce, qui vit d’une façon plutôt grégaire dans le Midi, devait exister en nombre dans la région. Fin juin 1973, 1974, 1975 et 1976, j’ai inventorié plusieurs foyers comprenant quelques dizaines d’individus dans les cantons d’Aigre et de Villefagnan (Charente). Le département des Deux-Sèvres a été atteint en force au cours de ces dernières années (1978-1982) sur tous les cantons limitrophes de la Charente et de la Charente-Maritime. Il semble que l’on assiste à une véritable "marche vers le nord" de cette espèce.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
Le Nacré de la ronce. Espèce répandue et abondante dans le centre et le sud de l’Europe. En France, Midi et centre, en ectension vers le nord. Fréquente les lisières et les clairières des bois et forêts, les prairies buissonneuses, les haies. Espèce univoltine en V-VIII. Chenille sur Viola, Rubus.
I. Le complément 1972 indiquait que l’espèce avait été trouvée par unité dans trois départements, ce qui laissait supposer que cette espèce, qui vit d’une façon plutôt grégaire dans le Midi, devait exister en nombre dans la région. Le département des Deux-Sèvres a été atteint en force au cours de ces dernières années (1978-1982) sur tous les cantons limitrophes de la Charente et de la Charente-Maritime. Il semble que l’on assiste à une véritable "marche vers le nord" de cette espèce (RL 1983).
II. Airvault 10/06/2006 (CL) - Assais les Jumeaux 23/06/2008 (CL) - Availles-Thouarsais 29/06/2010 (Rolland Ludovic) – Boussais 01/07/2010 (Rolland Ludovic) – Faye l’Abbesse 17/06/2009 (Rolland Ludovic) – Fressines 07/06/2010 (Debordes Laurent) - Marnes 25/06/2010 (Rolland Ludovic) - Saint-Loup Lamairé 21/06/2009 (CL) - Villiers en Bois 01/07/1971 (NT), 19/06/1976 (NT), 27/07/1981 (CL), 14/06/1982 (NT), 24/06/1989 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France)
L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à août en deux générations. Vole en plein jour. Chenille sur convolvulus. Elle est visible en septembre. Répandu et commun partout dans la région. Les dessins noirs varient dans leur développement.
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
L’Arlequinette jaune. Eurasiatique. Europe : répandue dans toute la région paléarctique, à l’exclusion des territoires polaires. France : occupe une large répartition mais l’espèce est souvent localisée. Elle fréquente surtout les paysages ouverts, les steppes et les prairies, les biotopes secs et ensoleillés et les prairies mésophiles de moyenne altitude. Espèce bivoltine en IV-VI puis en VII-IX, hivernante à l’état nymphal. La chenille se développe sur Convolvulus et très certainement sur diverses plantes basses.
I. Répandu et commun partout dans la région (G&L 1912).
II. Amuré 02/08/1996 (AG) - Availles-Thouarsais 20/06/2006 (CL) - Beaussais 07/2006 (Wilding Neil) - Bessines 11/08/1972 (NT), 05/08/1983 (NT) - Chizé 11/06/1971 (NT), 07/08/2010 (Debordes Laurent) - Coulon 28/07/1989 (CL) - La Crèche 19/08/1979 (NT), 20/08/1987 (NT) - Marnes 04/08/2005 (CL), 09/06/2006 (CL) - Mauzé-Thouarsais 21/06/1998 (CL), 23/06/2006 (CL), 14/07/2007 (CL) - Niort 11/07/1970 (NT), 11/07/1971 (NT), 11/07/1983 (NT), 12/08/1983 (NT), 18/08/1983 (NT) - Souvigné 15/05/1948 (MG), 08/06/1948 (MG), 23/07/1948 (MG), 09/08/1983 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
L’Arlequinette jaune. Eurasiatique. Europe : répandue dans toute la région paléarctique, à l’exclusion des territoires polaires. France : occupe une large répartition mais l’espèce estsouvent localisée. Elle fréquente surtout les paysages ouverts, les steppes et les prairies, les biotopes secs et ensoleillés et les prairies mésophiles de moyenne altitude. Espèce bivoltine en IV-VI puis en VII-IX, hivernante à l’état nymphal. La chenille se développe sur Convolvulus et très certainement sur diverses plantes basses.
I. Répandu et commun partout dans la région (G&L 1912) – Loix 15/08/1984 (Collections entomologiques du muséum Henri-Lecoq, ville de
Clermont-Ferrand, collection Guy et Jacques Barthélémy).
II. Aytré 25/07/2014 (Jouineau Marie) - Bords 30/06/2015, 06/07/2015 (OR) - Croix-Chapeau 21/06/2014 (2 exemplaires) (ML) - Doeuil sur le
Mignon 06/07/2016 (GC) - La Villedieu11/07/2014 (RP), 11/07/2014 (JPM) - Le Thou 06/06/2016 (JPM) - Mortagne sur Gironde 15/06/2014 (HW et RW) - Rochefort 07/08/2016 (2 exemplaires), 24/08/2016 (CC) - Romegoux 22/06/2016, 08/07/2016 (EC), 14/08/2016, 24/08/2016 (EC et JT) - Royan 02/05/2010 (Ceylo Dominique) - Saint-Agnant 25/06/2004 (EC) - Saint-Denis du Pin 16/07/2015, 21/08/2015 (GC) - Saint-Dizant du Gua 22/06/2016 (HW) - Saint-Fort sur Gironde 23/07/2012 (HW et RW) - SaintGeorges d’Oléron 29/07/2017 (Stoecklin Michel) - Saint-Jean d’Angély 24/07/2014, 01/08/2014, 18/07/2015, 06/08/2015, 14/08/2016 (GC) - SaintJust-Luzac 13/08/2016 (CC) - Saint-Loup 25/07/2016 (CC) - Saint-Rogatien 03/07/2014,
05/06/2015, 26/07/2015 (SC) – Saint-Romain de Benet 08/08/2011 (Ceylo Dominique) - Saint-Sorlin de Conac 01/06/2015, 22/06/2016 (HW et RW) -
Salignac sur Charente 19/05/2014, 11/05/2015, 04/07/2016, 17/07/2016, 18/08/2016 (RP) - Taillebourg 09/06/2015 (RP) – Taugon 03/06/2010
(JPM) - Thairé 26/07/2015 (Torquebiol Laurent) - Voissay 22/08/2016 (GC).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France)
L’imago est visible de mars à avril puis de juin à juillet, parfois de août à octobre en trois générations. Dans les plaines cultivées, volant très vite au-dessus des blés ; suce les fleurs de la moutarde des champs. Chenille sur barbarea vulgaris, sinapis arvensis, biscutella laevigata ; accepte en captivité, cichorium intybus, sisymbrium erucastrum. Elle est visible de juillet à septembre. - Belia vernalis appartient à la forme occidentalis Verity. La 2ème génération, Belia aestivalis (ausonia Hb.) est de taille plus forte, le corps est moins longuement velu, et l’espace costal, au lieu de stries noires transversales, porte des points noirs plus ou moins abondants. La variation sulphurea Obth., avec le dessous des ailes inférieures soupoudré d’atomes ochracés, a été prise à Niort (79) et à Villeneuve de Blaye (33). La variation albescens Obth., été dénommée sur un exemplaire provenant de cette dernière localité. En 1910, belia a présenté 3 générations ; quelques individus de la 2ème portaient, en-dessous, l’écaillure nacrée de belia typique ; enfin les exemplaires d’automne étaient plus grands qu’ausonia (53 mm d’envergure chez les mâles et femelles). - ça et là, mais jamais en grand nombre ; en Anjou et au sud de la Loire.
Deux-Sèvres : Pamproux, La Mothe, Saint-Maixent, Amuré, Bessines, Saint-Symphorien, Mauzé. Un exemplaire d’ausonia, pris à Niort le 21/08/1903, appartient à la variation sulphurea Obth. (Gelin).
Charente-Maritime : Rochefort le 08/03 16/05 ; Ausonia, 07/06 09/08 (Delav.) ; V. ausonia, Châtellaillon, 14/07/1902 (Gelin) ; Saint-Martin de la Coudre, 23/03/1910 (Lacroix), 3ème génération à Chatellaillon et au Marouillet, 18/10/1910 (Gelin).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Complément 1983 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France)
En 45 ans de chasse, j’ai pris la première génération en nombre quatre fois dans les Deux-Sèvres : le 27/04/1947, du 11/04 au 26/04/1971 ; et deux fois dans le Marais Poitevin de 1971 à 1982. Mais des observations faites depuis dix ans le long des côtes vendéennes et charentaises m’ont permis de constater qu’il y était commun, régulier et parfois abondant en avril, et souvent dès la fin mars (très abondant à l’île de Ré sur Biscuitella). Une migration allant des côtes vers l’intérieur du continent est peut-être l’explication de ma constatation du 24/04/1947.
Certains exemplaires sont absolument similaires à la sous-espèce corse insularis (Staudinger).
Une seconde génération de grande taille, déjà notée par Delahaye, n’est pas rare en août dans le Marais poitevin (Sansais).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Piéride de la biscutelle. En France, surtout dans le Midi et sur le littoral atlantique. L’imago est visible en III-IV puis VI-X en deux ou trois générations. Dans les plaines cultivées, volant très vite au-dessus des blés ; suce les fleurs de la moutarde des champs. Chenille sur Barbarea vulgaris, Sinapis arvensis, Biscutella laevigata ; accepte en captivité, Cichorium intybus, Sisymbrium erucastrum, en VII-IX.
I. Amuré (HG) - Bessines (HG) - La Mothe (HG) - Mauzé sur le Mignon (HG) - Niort (HG) - Pamproux (HG) - Saint-Maixent (HG) - Saint-Symphorien (HG). En 45 ans de chasse, j’ai pris la première génération en nombre quatre fois dans les Deux-Sèvres : le 27/04/1947, du 11/04 au 26/04/1971 - Et deux fois dans le Marais Poitevin de 1971 à 1982 (RL).
II. Airvault 10/06/2006 (CL) - Availles-Thouarsais 10/06/2006 (CL) - Chizé 27/07/1969 (NT) - Etusson 20/06/1987 (CL) - La Rochénard 15/04/1981 (NT) - Marnes 05/06/2005 (CL) - Pierrefite 21/04/2010 (Rolland Ludovic) - Usseau 15/04/1981 (NT) - Villiers en Bois 11/06/1969 (MG).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
La Piéride de la biscutelle, la Piéride des biscuitelles. Espèce répandue en Europe du sud et sur le pourtour méditerranéen. En France, surtout dans le Midi et sur le littoral atlantique. L’imago est visible en III-IV puis VI-X en deux ou trois générations. Dans les plaines cultivées, volant très vite au-dessus des blés ; suce les fleurs de la moutarde des champs. Chenille sur Barbarea vulgaris, Sinapis arvensis, Biscutella laevigata ; accepte en captivité, Cichorium intybus, Sisymbrium erucastrum, en VII-IX.
Espèce considérée comme assez commune.
Menacée par la disparition de ses biotopes et par les pesticides (PCN 2017).
I. Rochefort le 08/03 16/05 ; ausonia, 07/06 09/08 (Delav.) ; V. ausonia, Châtellaillon, 14/07/1902 (Gelin) ; Saint-Martin de la Coudre, 23/03/1910 (Lacroix), 3ème génération à Chatellaillon et au Marouillet, 18/10/1910 (Gelin). Des observations
faites depuis dix ans le long des côtes vendéennes et charentaises m’ont permis de constater qu’il y était commun, régulier et parfois abondant en avril, et souvent dès la fin mars (très abondant à l’île de Ré sur Biscuitella). Une migration allant des côtes vers l’intérieur du continent est peut-être l’explication de ma constatation du 24/04/1947. Certains exemplaires sont absolument similaires à la sous-espèce corse insularis (Staudinger) (RL 1983) – Rivedoux-Plage 08/06/1968, 04/04/1973 (2 exemplaires) (Collection Lévesque MHN La Rochelle).
II. Angoulins 22/04/2015 (GC) - Ars en Ré 01/06/2009 (SC) - Aytré 28/04/2011 (JPM) - Charron 01/04/2011 (JPM) - Chenac Saint-Seurin d’Uzet 21/05/2011 (HW et RW) - Chérac 21/05/2011 (Foucaud Marc) - La Couarde sur mer 18/05/2011 (JPM) - La Jarne 06/04/2011 (JPM) - La Rochelle 08/042011 (JPM) – Les Portes en Ré 15/07/1991 (2 exemplaires mâle et femelle), 08/07/1995 (chenille), 12/07/1995 (1 mâle), 14/07/1997 (1 mâle et 1 femelle) (Deschamps Pascal), 18/05/2011 (JPM) - Mortagne sur Gironde 29/05/2014 (HW et RW) - Nieulle sur Seudre 13/05/2012 (Gendre Jacqueline) - Périgny 13/03/2012 (JPM) - Puilboreau 24/03/2011 (JPM) – Saint-Clément des Baleines 27/04/2011 (2 chenilles) (JPM) - Saint-Froult 20/08/2008, 21/08/2008 (Godet Laurent) – Yves 20/04/1989, 13/05/1993 (Doumeret Alain).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à septembre (n’a qu’une génération en juin juillet, au nord de la vallée de la Loire). Abonde sur la bordure de tous les bois et dans les taillis. Chenille sur plantago, veronica, melampyrum, hieracum. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandu et commun dans toute la région. L’intensité des dessins noirs varie considérablement, depuis la v. corythalia Hb., ou domine le fauve, jusqu’à navarina Selys, presque entièrement envahie par le noir et qui ne conserve qu’une ou deux rangées des lunules fauves. (Ces formes extrêmes sont toujours rares).
Charente-Maritime : 1 exemplaire pris à Chatellaillon le 27/05/1906 manque de l’avant dernière ligne noire aux ailes supérieures et se rapproche de l’ab. corythalia Hb. (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Mélitée des mélampyres. Répandue dans la plus grande partie de l’Europe, rare en Angleterre. En France, partout mais rare dans le nord-ouest. Fréquente les lisières et les clairières des bois, les prairies fleuries et les landes ouvertes. Espèce univoltine en V-VIII, localement avec une deuxième génération partielle en (VIII-IX). Chenille sur Plantago, Centaurea, Melampyrum.
I. Répandu et commun dans toute la région (G&L 1912).
II. Airvault 07/06/1976 (NT) - La Mothe Saint-Héray 14/05/1959 (MG), 15/05/1959 (MG), 07/05/1960 (MG), 28/05/1960 (MG), 07/06/1965 (NT), 23/06/1990 (CL) - Le Chillou 30/08/1992 (CL) - Marnes 05/06/2005 (CL) - Ménigoute 19/06/1998 (AG) - Villiers en Bois 14/07/1971 (NT), 13/06/1982 (NT), 13/06/1982 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en 1912 - Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
L’imago est visible en juin. Pelouses sèches. Chenille sur astragalus monspessulanus, plantago. Elle est visible en mai. Cette espèce qui, dans les Pyrénées, habite les prairies des pentes schisteuses et granitiques, n’a été signalée, pour l’ouest atlantique, qu’en Charente-Maritime, à Dompierre sur mer (17), dans un terrain calcaire placé en face de la gare de cette localité. Ce terrain, d’une surface assez restreinte, est formé de calcaires et de marnes du jurassique supérieur (étage séquanien), provenant des déblais de creusement du canal de La Rochelle à Marans. La plante de prédilection de sa chenille, l’astragale ou réglisse de Montpellier, croît non seulement à Dompierre, mais ça et là, sur les calcaires marneux, très secs de l’été, de l’Aunis, de la Saintonge et du Poitou ; cependant nos recherches pour rencontrer escheri en d’autres points sont jusqu’ici demeurées infructueuses. Escheri peut-être confondu avec les exemplaires de bellargus et d’icarus privés des deux points de la base des ailes antérieures. Il s’en distingue par les franges. Celles-ci, dans bellargus, sont entrecoupées, au prolongement des nervures, par des touffes de poils noirs très visibles dans les quatre ailes ; ces touffes ne sont sensibles, dans escheri, qu’aux ailes postérieures ; et elles n’existent nulle part dans icarus-icarinus. La frange d’escheri femelle est foncièrement grise, sauf à l’apex des ailes antérieures ou elle est généralement d’un blanc pur. De plus, sous les ailes postérieures d’icarinus, les points noirs cerclés de blanc qui correspondent à cinq des arcs ponceau de l’espace marginal forment une ligne sensiblement droute, dont le prolongement coupe le sixième arc fauve ; alors que, dans escheri, la même ligne est plus sinueuse et se dirige vers le septième arc fauve, ou même vers le milieu du bord costal (Gelin). - Dompierre, 13 exemplaires trouvés en juin 1907 et du 5 au 12 juin 1909 (Boulé) ; nombreux exemplaires les 3 et 11/06/1911 (Lucas) ; 10 exemplaires le 29/06/1911 (Gelin). - Deux des exemplaires mâles capturés le 11/06/1911 sont d’un bleu céleste ; ils peuvent être dénommés coelestis (Lucas). M, Oberthur a constaté que la forme d’escheri capturée à Dompierre diffère des autres races françaises par le dessous du mâle "gris foncé, presque brun", le dessus de la femelle d’un brun chaud, avec le dessous "d’un gris un peu plus brun que le mâle". Il a appelé cette forme var. Helenae.
Etat des connaissances en 1922 - Supplément 1922 au Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
Charente-Maritime : Aytré, 07/1919 (Le Cerf).
Etat des connaissances en 1983 - Complément 1983 au Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique (1912-1922) d’Henri Gelin et Daniel Lucas, par Robert Levesque :
Deux-Sèvres : Hanc dans le sud Deux-Sèvres et M. Drouet l’a trouvée, dans le nord du département, à Airvault.
J’en possédais cinq exemplaires dans une collection parmi les bellargus, mais je n’ai au confirmation de l’espèce que l’an passé, grâce à la ténacité et à l’amabilité de M. Bernardi.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Statut : déterminance P-C (espèce rare et localisée, connue des Deux-Sèvres, dans la région de Hanc et Airvault, à rechercher).
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
L’Azuré du plantain. Espèce localisée dans le sud de l’Europe. France : région méditerranéenne, Pyrénées, Quercy, Charentes et Alpes du sud. Fréquente les pelouses sèches, les landes ouvertes et les bois clairs. Période de vol : V-VIII. Chenille sur Astragalus, Plantago.
I. Airvault (Drouet) - Hanc (RL 1983).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Divisée. Répandue en Europe surtout méridionale et centrale, dans toute l’Eurasie tempérée jusqu’à l’Amour. En France, largement répandue, l’adulte se rencontre dans les milieux ouverts et friches, prairies jusqu’à 1500 m. L’adulte vient à la lumière mais est surtout actif de jour. Robert Levesque portait en haute considération ce papillon (NT). Espèce univoltine en V-VI. La chenille hivernante, polyphage sur Plantago, Cytisus, Aster, Artemisia. Chrysalide suspendue le long des tiges des plantes-hôtes.
I. Très commun il y a 30 ans dans les prairies à vaine pâture. Commun encore en plusieurs points du département (RL 1983).
II. Airvault 07/06/1975 (NT) - Availles-Thouarsais 18/05/2004 (CL) - Beaussais 05/2007 (Wilding Neil) - Béceleuf 15/05/1976 (NT), 15/05/1979 (NT) - Chizé 19/04/1971 (NT), 19/05/1971 (NT) - La Mothe Saint-Héray 02/06/1968 (NT), 03/06/1968 (NT), 04/06/1973 (NT), 05/06/1981 (NT) - Missé 15/05/2005 (CL) - Saint-Maixent l’Ecole 12/05/1982 (NT) - Sansais 04/06/1970 (NT) - Villiers en Bois 02/06/1970 (NT), 19/05/1971 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à août ; 2 générations au sud des Deux-Sèvres : mai à juin puis de août à septembre. Chenille sur trifolium, spiraea, hieracium. Elle est visible en mai. Répandu et assez commun partout. La confluence entre les deux macules médianes est fréquente ; celle entre les deux taches externes (v. cytisi Hb.) a été rencontrée à Auzay, le 05/07/1906 (Lucas) ; une ab. confluens, ou la couleur rouge occupe uniformément la plus grande partie du disque des ailes antérieures, est signalée de Dompierre, près La Rochelle, par M. Oberthur (Lép. comp. IV p. 560). Capturé en juin-août, à Angers (Delahaye) ; dans les Deux-Sèvres, en juin-juillet, et à Biarritz, le 06/09/1899 (Gelin). Un exemplaire de 39 mm d’envergure, pris en forêt de Chizé, le 07/07/1901, paraît se rapporter à la grande forme ochsenheimeri Z (Gelin). 1 exemplaire avec les ailes antérieures entièrement rouges, 15/06/1911, à Dompierre, peut être appelé miltosa (Lucas).
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Zygène de la spirée, la Zygène de la filipendule. Répandue dans toute l’Europe. Envergure : 30-38 mm. L’imago est visible en V-IX ; deux générations : V-VI puis en VIII-IX. Chenille sur Trifolium, Spiraea, Hieracium, Lotus. Elle est visible en V.
I. Répandu et assez commun partout (G&L 1912) – Villiers en Bois (RL 1999).
II. Availles-Thouarsais 07/07/1998 (CL), 20/07/1998 (CL) - Cersay 23/05/2008 (CL) - Le Chillou 27/05/1992 (CL) - Saint-Maurice la Fougereuse 22/08/1998 (CL).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
La Zygène de la spirée, la Zygène de la filipendule. Répandue dans toute l’Europe. Envergure 30-38 mm. L’imago est visible en V-IX ; deux générations : V-VI puis en VIII-IX. Chenille sur Trifolium, Spiraea, Hieracium, Lotus. Elle est visible en V.
I. Répandu et assez commun partout. Signalée à Dompierre pour M. Oberthur (Lép. Comp. IV p 560), Dompierre 15/06/1910 (Lucas) (G&L 1912).
II. Annepont 09/06/2015 (GC) - Aumagne 02/06/2012 (HW et RW) - Benon 05/06/1994 (Guilloton Jean-Alain), 09/05/2014 (chenille) (SC), 14/06/2014 (Jouineau Marie) - Bussac-Forêt 16/06/2014 (Guilloton Jean-Alain) - Crazannes 18/06/2011 (Loth Francis), 14/06/2013 (JPM) - Cressé 21/06/2009 (Péraud Joseph) - Dompierre sur mer 05/06/1994 (Guilloton Jean-Alain), 16/06/2007, 29/05/2009 (JPM) - Epargnes 08/06/2014 (JT), 08/06/2014 (EC) - Fenioux 07/06/2007 (Guilloton Jean-Alain) - La Benâte 18/06/2004 (Guilloton Jean-Alain), 11/05/2014 (chenille) (GC) – La Jarrie 15/05/2012 (chenille) (Dépré Chloé) - La Tremblade 28/06/1956 (Thibaudeau Norbert), 23/07/2012 (JPM), 05/08/2015 (RP) - La Villedieu 16/06/2013 (JPM) - Lozay 16/06/2009 (JPM) - Montendre 28/06/2014 (Jouineau Marie) - Nieul sur mer 17/09/2006 (JPM) - Périgny 17/07/2008 (JPM) - Port d’Envaux 24/06/2013 (RP) - Romegoux 14 au 16/09/2010, 21/09/2010, 27/09/2010 (Loth Francis) - Saint-Denis du Pin 09/09/2016 (GC) - Saint-Georges de Didonne 16/06/2015, 01/07/2015 (JPM ) - Saint-Laurent de la Barrière 25/052/014 (Proux Catherine) – Saint-Martin de Ré 16/06/2010 (JPM) - Saint-Pierre d’Amilly 11/06/2011 (SC) - Saint-Porchaire 18/06/2004 (EC), 11/06/2014 (cocons et imagos) (JPM) - Saint-Sorlin de Conac 11/06/2016 (HW et RW) - Saint-Vaize 18/06/2014, 20/09/2015 (EC) - Saujon 14/05/2013 (chenille) (Ceylo Dominique).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque
Avertissement concernant les Zygaenidae : la détermination certaine passe par l’étude des genitalias. Il ne s’agit donc que de propositions d’identifications.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à septembre ; hiverne et reparaît en avril ; parfois une génération en mai juin, provenant de chrysalides ayant hiverné. Jardins, bords des chemins. Chenille sur urtica, humulus. Elle est visible de juin à septembre. Inachis io, appelée vulgairement le Paon du jour, est répandue, mais rarement abondante, dans toute la région. Quelques exemplaires provenant de chenilles mal nourries, restent de petite taille et constituent l’aberration ioides O. I. M. Frionnet dit (Les Premiers états des Lépidoptères, 2 ème fascicule, p.XXXVIII) que Pyrameis cardui vole "aussi bien la nuit que le jour". J’ai fait deux fois, aux lampes électriques de Niort, le 25/01 et le 10/11/1904, la capture de v. io. L’espèce n’a pu être prise ainsi qu’à condition d’exécuter, comme cardui, un vol nocturne (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Remarque de Mathieu Charneau concernant l’année 2010 :
Concernant la raréfaction de l’espèce "Petite tortue" et notamment l’étude sur le parasitisme touchant les chenilles de cette espèce. Je voulais faire part d’une observation concernant le parasitisme des chenilles de paon de jour. L’année dernière (2010), je suis tombé sur une "colonie" de chenilles de Paon de jour. J’avais capturé deux chenilles âgées pour terminer l’élevage. Ces deux chenilles sont devenues chrysalides. Malheureusement, de ces deux chrysalides sont sorties deux asticots (diptères) ! Cela correspond donc à un taux de 100% de parasitisme même si sur un si petit échantillon cela ne peut pas être représentatif.
L’évolution des populations de paon de jour est donc lui aussi à surveiller car cette espèce pourrait dans les années à venir décliner comme l’a fait la Petite tortue. A suivre ...
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
Le Paon du jour. Espèce très répandue en Europe sauf dans le nord de la Scandinavie et le sud de la péninsule Ibérique. Partout en France mais habituellement rare en climat méditerranéen sec. Fréquente les prairies, les friches, les lisières des bois, les parcs et jardins. Espèce univoltine à trivoltine selon les régions et les années en II-X. Chenille sur Urtica.
I. Répandu dans toute la région. Rarement abondant (G&L 1912).
II. Adilly 22/07/2011 (AG) – Azay le Brûlé 02/05/2009 (AG), 11/06/2011 (AG) - Boussais 01/07/2010 (Rolland Ludovic) – Bressuire 19/07/2010 (Rolland Ludovic) - Cersay 21/10/2007 (CL) - Chanteloup 20/08/2005 (Bonnet Stéphane), 22/04/2010 (Rolland Ludovic) – Chauray 11/10/2011 (Vien Danielle) - Clessé 24/04/2010 (Rolland Ludovic) – La Mothe Saint-Héray 03/07/2010 (Debordes Laurent) - Marnes 18/03/2010 (Rolland Ludovic) - Ménigoute 31/10/2011 (NT) - Niort 14/03/1993 (chen) (AG), 20/02/2009 (Rebeyrol Christian), 20/06/2009 (AG), 08/09/2012 (AG) – Parthenay 28/08/2011 (Courant Julien) - Saint-Généroux 18/04/2010 (Rolland Ludovic) - Villiers en Bois 29/08/1988 (CL)- Voultegon 28/09/2010 (Courtin Bernard).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel
Le Paon du jour. Envergure 50-70 mm. Espèce très répandue en Europe sauf dans le nord de la Scandinavie et le sud de la péninsule Ibérique. Partout en France mais habituellement rare en climat méditerranéen sec. Fréquente les prairies, les friches, les lisières des bois, les parcs et jardins. Espèce univoltine à trivoltine selon les régions et les années en II-X. Chenille sur Urtica. Espèce considérée comme commune à très commune. Menacée par les la disparition de ses biotopes et les pratiques agricoles (PCN 2017).
I. Répandu dans toute la région. Rarement abondant (G&L 1912) - Les Mathes 20/06/1998, 24/07/1998 (commun) (RL 1997-1998).
II. Archingeay 10/03/2013 (GC), 21/08/2013 (Nottebaert Claude) – Aytré 24/06/2017 (AG) - Balanzac 10/09/2011, 29/09/2011 (Caillaud Emilie) – Benon 25/08/2011 (Guilloton Jean-Alain) - Champagne 19/06/2011, 05/08/2011 (Lagarde JeanMarie) - Chenac Saint-Seurin d’Uzet 13/06/2009, 10/05/2012 (chenille) (HW et RW) - Courçon 28/02/2012 (Badens David) - Cressé 19/11/2011,
18/06/2012, 05/03/2014 (Péraud Joseph) - Crazannes 18/06/2011 (Loth Francis) - Floirac 28/06/2009, 18/04/2010 (HW et RW) - FontaineChalandray 12/04/2013 (Péraud Joseph) - Fontenet 15/02/2013 (GC) - Fouras 01/06/2008 (chenille) (Gagnère Marie-Paule) - Geay 20/09/2010 (Loth Francis) - Haimps 26/03/2013, 03/04/2013 (Péraud Joseph) - La Benâte 31/03/2013 (GC) - Le Château d’Oléron 01/10/2011 (Klosek Alain) - Les Gonds 15/04/2013 (GC) – Matha 26/06/2012 (3 exemplaires) (Péraud Joseph), Meschers sur Gironde 11/10/2010 (AG) - Mortagne sur Gironde 04/2009, 06/2009, 07/2009, 08/2009 09/2009, 07/2010, 08/2010, 10/2010, 25/09/2011 (HW et
RW) - Nieul sur Mer 23/03/2013, 20/03/2014 (Bremaud Françoise) - Nuaillé d’Aunis 16/05/2007 (chenille) (JPM) - Nuaillé sur Boutonne 02/12/2010, 06/03/2011, 14/03/2011, 28/03/2011, 16/10/2011 (30 exemplaires), 23/11/2011 (Pluchon Nicolas) - Plassay 18/06/2012 (Boursier JeanMichel) - Puilboreau 19/07/2007 (chenille) (JPM) - Saint-Agnant 27/01/2012 (Prost Patrick) - Saint-Dizant du Gua 08/05/2011, 06/06/2012 (chenille) (HW et RW) - Saint-Froult 21/08/2008 (Godet Laurent) - Saint-Germain du Seudre 11/09/2010, 09/06/2013 (chenille) (GC) - Saint-Jean d’Angély 27/03/2013, 09/03/2014 (GC) - Saint-Pierre d’Oléron 15/07/1996 (AG) - Saint-Sauvant 28/06/2009 (Fonteneau Laurent) – Saint-Savinien 24/04/2009 (1 mâle et 1 femelle) (Deschamps Pascal) – Saint-Sorlin de Conac 12/03/2016 (HW et RW) - Saint-Trojan les Bains 28/06/2012 (Savéan Gérard) - Surgères 16/03/2017 (Biraud Thierry) - Taugon 08/07/2010 (JPM) - Virollet 05/04/2010 (HW et RW), 09/06/2012 (Bassiti Amelia) - Voissay 18/07/2013 (GC) - Yves 20/04/1989, 23/06/1993, 20/08/1993, 20/09/1993 (Doumeret Alain), 19/09/2008 (chenille) (Fournier Jean-Claude), 13/04/2013 (AG).
AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque