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Papillons de Poitou-Charentes

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Catocala optata (Godart, 1824)
Lichénée de Godart

Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Lichénée de Godart. Atlanto-méditerranéenne. Europe : répartition limitée au nord-ouest de l’Italie, la péninsule Ibérique et la France. France : absente de l’extrême nord et des zones montagneuses froides. Espèce des zones humides et des ripisylves, elle est très représentative de la côte atlantique. L’adulte vient facilement à la miellée. Espèce univoltine en VII-X. Chenille sur Salix caprea, S. viminalis, en VI-VIII. On trouve sur la côte atlantique dans la forêt de La Coubre (17) des exemplaires aux couleurs très vives et en général de grande taille (NT).

I. Echiré (d’Olbreuse) - Niort 20/09/1909 (Lacroix) - Parthenay 1 ex. 14/09/1894 (HG).

II. François 18/08/1975 (NT) - La Crèche 20/09/2011 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Papilio machaon (Linnaeus, 1758)
Machaon

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de avril à mai puis de juillet à août en deux générations. Jardins et champs. Le papillon aime à sucer les fleurs de trèfles, luzernes, lychnides, vipérine, du cirse acaule, des sedum. La chenille vit sur daucus, foeniculum, pimpinella, saxifraga, seseli et diverses autres ombellifères ; sur notre littoral, elle doit manger crithmum maritimum, cité par Vérity comme alimentant exclusivement cette chenille sur la côte toscane. Elle est visible de mai à juillet puis de août à octobre. Cette espèce est répandue et assez abondante dans la région. Dans quelques exemplaires la ligne noire qui limite intérieurement la rangée des macules bleues s’élargit vers son milieu en denticulations dont la pointe se rapproche beaucoup du trait noir de la cellule discoïdale et même peut confluer avec lui. Cette aberration, dont on a retrouvé quelques exemplaires dans toute la région, a été rattachée à tort à sphirus Hb., pour laquelle ce rapprochement n’a pas lieu. Elle offrirait plutôt, mais sous ce seul rapport, quelque analogie avec asiatica Mén. et hospitonides Obth. Plus répandue est la variation burdigalensis Trimoulet, qui comprend des individus de la seconde génération dont la couleur foncière est d’un jaune orangé plus ou moins foncé. (La dénomination burdigalensis est synonime de aurantiaca Speyer, et de crocea Guenée. Mais cette dernière est de 1867, alors que le Catalogue de Trimoulet figure dans la livraison des Actes de la Société Linéenne de Bordeaux datée du 1er avril 1858. - Le nom aurantiaca Speyer date aussi de l’année 1858). Nos exemplaires de burdigalensis ne présentent qu’en dessus leur teinte plus rembrunie, le dessous restant de même nuance que dans la forme typique. En Vendée on rencontre environ un burdigalensis sur dix machaons capturés (Lucas). Près de l’angle apical des ailes supérieures, le premier intervalle jaune qui précède la bande foncée marginale est normalement occupé par un gros point noir, qui touche aux deux nervures. Mais il arrive que ce point est plus petit et isolé, et que parfois il fait défaut. D’autres exemplaires, trouvés dans toute la région, mais assez rarement, offrent un second point, placé au-dessous du premier, dans le second intervalle jaune. C’est l’aberration bimaculatus Eim. - Un exemplaire pris en bordure de la forêt de Chizé à Marigny (79), le 24 août 1911, et qui se rattache, par sa teinte ochracée clair, à burdigalensis, a l’abdomen en entier jaune serin, sauf, en-dessus, une bande noirâtre basale qui expire en pointe sur le 4 ème segment. Elle peut être nommée zanclaeus, par analogie avec la forme correspondante de podalirius (Gelin).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)


Etat des connaissances au 31122008 {JPEG}


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Machaon. Répandue dans toute l’Europe, espèce parfois migratrice. Partout en France, plus commun dans le sud. L’imago est visible en IV-IX, en deux générations. Jardins et champs. Le papillon aime à sucer les fleurs de trèfles, luzernes, lychnides, vipérine. La chenille vit sur Daucus, Foeniculum, Pimpinella, Saxifraga, Seseli et diverses autres Apiacées, en VI-X.

I. Répandu et abondant partout (G&L 1912).

II. Availles-Thouarsais 20/04/2010 (Rolland Ludovic) - Cersay 21/07/2008 (CL), 06/05/2009 (CL) - Chambroutet 19/07/2010 (Rolland Ludovic) - Chanteloup 17/06/2006 (Bonnet Stéphane), 30/04/2005 (Bonnet Stéphane) - Chauray 10/10/1987 (chrysalide) (AG) – Cherveux 27/07/2010 (Debordes Laurent) - Chiché 30/09/2010 (Courtin Bernard) - Coulon 27/08/2009 (Petit Antoinette) - François 01/06/1968 (NT) - Genneton 18/07/2010 (Miteu Martine) - La Crèche 01/07/1971 (NT), 22/01/1984 (NT), 14/06/1984 (NT), 21/07/1990 (NT), 30/08/2009 (Chupeau Pierre) - La Mothe Saint-Héray 20/04/1968 (NT) - Magné 02/07/2005 (Breuil Sandrine) – Massais 23/07/2010 (Rolland Ludovic) - Niort 15/08/1940 (MG), 10/05/1949 (MG), 19/05/1949 (MG), 12/07/1949 (MG), 27/05/1959 (MG), 15/07/1959 (MG), 25/08/1963 (MG), 29/05/1970 (NT), 07/09/1970 (NT), 19/05/1971 (NT), 04/06/1971 (NT), 02/10/1990 (chenille) (AG), 09/05/1991 (AG), 03/10/2003 (chenille) (AG), 02/07/2004 (AG), 02/06/2010 (Rebeyrol Christian) - Pierrefite 21/04/2010 (Rolland Ludovic) - Prahecq 26/09/1992 (chenille) (AG), 24/07/1993 (AG) – Scieq 21/07/2011 (AG) - Saint-Généroux 18/04/2010 (Rolland Ludovic) - Saint-Jean de Thouars 06/09/2003 (AG) – Sainte-Blandine 06/08/1968 (NT) - Sainte-Radegonde 02/05/2010 (Meyer Daniel) - Villiers en Bois 25/05/1947 (MG) – Voultegon 21/09/2010 (Courtin Bernard), 11/06/2010 (Courtin Bernard).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Aspitates ochrearia (Rossi, 1794)
Aspilate ochracée

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de avril à mai puis de juillet à septembre en deux générations. Chenille sur scabiosa, lotus, genista, taraxacum. Elle est visible en avril puis en juin. Répandu et très commun partout dans la région. Varie du jaune citron au jaune brun. La forme unicolorata Seeb. (dessin des ailes non ponctué de brun), a été prise en Vendée, à Saint-Nicolas de Jard (Lucas) et aux Sables d’Olonne (Gelin).


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

L’Aspilate ochracée. Europe méridionale répandue jusqu’en Asie. En France, par endroits mais surtout en zone atlantique et méridionale. Affectionne la zone du littoral mais aussi les collines chaudes. Espèce bivoltine et parfois trivoltine en V, puis en VIII et quelquefois en IX. Chenille sur Scabiosa, Thymus, Lavandula, Daucus.

I. Répandu et très commun partout dans la région (G&L 1912).

II. Beaussais 05/2008 (Wilding Neil) - Cersay 01/08/1977 (CL) - Chizé 18/07/1970 (NT), 11/05/1971 (NT) - François 01/06/1968 (NT) - Marnes 02/08/2005 (CL) - Mauzé-Thouarsais 28/07/1997 (CL), 02/06/1998 (CL), 22/07/1998 (CL), 22/08/1999 (CL) - Niort 09/05/1948 (MG), 15/05/1948 (MG), 26/05/1957 (MG), 30/05/1970 (NT), 07/09/1970 (NT), 10/05/1971 (NT), 23/05/2008 (Rebeyrol Christian) - Souvigné 13/09/1980 (NT) - Villiers en Bois 13/05/1956 (MG), 07/09/1972 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Petite tortue

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juin à juillet puis de août à octobre en deux générations ; hiverne et reparaît en mars avril ; parfois trois générations. Voltige autour des habitations, le long des chemins, sur les fleurs des pruniers, des prunelliers, etc. Chenille sur urtica. Elle est visible de juin à août. Répandu partout ; en état d’abondance très variable suivant les années.

Deux-Sèvres : Extrêmement rare à Niort de 1903 à 1905. Commun en mars sur les pruniers en fleurs (Gelin).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)


2011 - Neil Wilding : Disparition de la Petite Tortue, le débat continue Dans un précédent article (La Virgule (version 79) n°2

* octobre 2007, p3), nous avions signalé que la Petite Tortue (Aglais urticae), un papillon commun dans les Deux-Sèvres jusqu’à vers 2000, était devenu rare. Plusieurs observateurs ont relaté le même phénomène partout en Poitou-Charentes et dans d’autres régions de l’Ouest de la France (Albouy V. 2008. Insectes 19 ; Guyonnet A. 2008. La Virgule PCN no 1, p 3). La quasi-disparition de l’espèce s’est poursuivie dans ces régions en 2008 et 2009 (Guyonnet A. comm. pers.) Dans le même article, nous avions mentionné que les populations de cette espèce sont aussi en déclin en Grande-Bretagne. Les chiffres montrent que l’abondance de la Petite Tortue y a diminué globalement de 50% depuis 1998. C’est pendant cette même année (1998), qu’une mouche parasitoïde de la chenille de cette espèce a été observée pour la première fois en Angleterre (un parasitoïde est un insecte qui se développe sur ou à l’intérieur de son hôte et qui le tue inévitablement alors que, normalement, un parasite vit sur ou à l’intérieur de son hôte mais ne le tue pas). Ce parasitoïde, Sturmia bella (Diptera : Tachinidae), grand comme une Mouche Verte, pond ses oeufs sur les feuilles d’ortie, plante-hôte de l’espèce, et ceux-ci sont ingérés involontairement par les chenilles. Les oeufs éclosent et leurs larves se développent dans la chenille qui est fi nalement tuée. La chenille d’une autre espèce, le Paon du Jour (Inachis io), dont la plante- hôte est également l’ortie, peut aussi être l’hôte du parasitoïde en question, mais sans souffrir d’un déclin signifi catif. En 2008, un projet a été lancé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, avec des données de l’UK Butterfl y Monitoring Scheme (http://ukbms.org) pour étudier l’importance de ce parasitoïde sur le déclin de la Petite Tortue. Les chenilles de ces deux espèces de Lépidoptères vivent respectivement en groupes dans des nids de soie pendant leurs quatre premiers stades et se séparent pendant le dernier. En 2008, des échantillons de chenilles des deux espèces ont été recueillis dans plus de 50 sites de la moitié Sud de Grande-Bretagne. Un rapport préliminaire (Lewis O. & Hamer N., 2009 : http://users.ox.ac.uk/-zool0376/Small- Tortoiseshell.htm) montre que S. bella est bien répartie dans la zone de prospection avec plusieurs autres espèces de parasitoïdes et, chez la Petite Tortue, il est l’espèce la plus abondante, tuant en moyenne 60% des chenilles dans les échantillons où il est présent. Cependant, il tue beaucoup moins de chenilles du Paon du Jour. En Angleterre, le Paon du Jour n’a qu’une génération, alors que la Petite Tortue en a deux et S. bella est plus fréquent dans les chenilles de la deuxième génération, en août/septembre que dans celles de la première. Le taux de parasitisme des chenilles de la première génération de la Petite Tortue (en juin) est assez semblable à celui des chenilles du Paon du Jour (en mi-juin/mi-juillet), ce qui laisse supposer que le Tachinaire est plus actif en août-septembre, lors de la deuxième génération de la Petite-Tortue. indiquent que, malgré la proportion de chenilles de la Petite Tortue tuées par le parasitoïde, il est peu probable que ce dernier soit responsable du déclin du papillon. Cette étude s’est poursuivie en 2009, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. En France et dans le reste de l’Europe continentale, le parasitoïde est connu depuis longtemps et il semble improbable qu’il soit la cause du déclin en question, sauf si son efficacité a été augmentée par une modification écologique ou climatique. Il serait intéressant de connaître la proportion de chenilles de la Petite Tortue parasitée par le Tachinaire dans notre région, mais avec la quasi-disparition de l’espèce, il est impossible de l’évaluer ! Par contre, les chenilles du Paon du Jour sont abondantes et, en 2010, nous avons l’intention d’examiner l’importance des populations de S. bella en utilisant le protocole développé par l’équipe anglaise et ce, dans les chenilles de première et de seconde génération, car en France, le Paon du Jour a deux générations. Nous envisageons d’évaluer le parasitisme dans les deux générations de chenilles présentes en mai/juin puis en août. Dans une autre étude anglaise effectuée en laboratoire, Pullin A.S. (1987. OIKOS 49 : 39-45) a montré que les chenilles de la Petite Tortue se développent plus vite et produisent des chrysalides plus lourdes lorsqu’elles s’alimentent sur les jeunes plantes d’ortie au printemps et sur les repousses de plantes coupées en été, que sur les plantes matures. Ces différences correspondent à une teneur en eau et en azote plus élevée dans les jeunes plantes. Par la suite, Pollard E., Greatorex-Davies J.N. & Thomas J.A. (1997. Ecological Entomology 22 : 315 - 318), utilisant des données de terrain de 1976 à 1995, ont trouvé que le papillon est plus abondantdurant les années ayant des mois de mai et juin frais et humides plutôt que chauds et secs. Ces observations suggèrent que la Petite Tortue s’adapte mal aux années de canicule, ce qui fut le cas en 2003 et 2006. En 2010, l’équipe d’Oxford projette d’approfondir l’étude des effets de la sécheresse sur les chenilles de cette espèce. En France, la Petite Tortue reste toujours abondante dans les zones montagneuses, zones qui sont, normalement, les moins affectées par la sécheresse (Guyonnet A., comm. pers. basée sur ses observations et des données récupérées via son site : http://papillon-poitou-charentes.org ). En France, il n’existe pas d’observations précises réalisées sur de longues périodes, mais la Petite Tortue était globalement beaucoup plus abondante en 2006 qu’en 2007 et 2008 ( http://noeconservation.org ). Il faut préciser que l’année 2006 fut, dans son ensemble, beaucoup plus chaude et sèche que les deux dernières. Notons cependant que mai 2006 fut plus frais et plus pluvieux que la moyenne, alors que mai 2007 et 2008 furent plus chauds et plus secs que la moyenne ! Les entomologistes se posent toujours des questions quant à la raréfaction de la Petite Tortue, mais, comme le suggère Albouy (2008), les effets du réchauffement climatique ne sont pas à exclure, pas plus qu’une simple variation normale de l’abondance de l’espèce. Pour étayer cette dernière hypothèse, il est intéressant de citer Gelin et Lucas (1912, Mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 232 p) qui, au début du siècle dernier, ont noté que l’espèce était : “répandue partout, mais en état d’abondance très variable suivant les années”. Nous remercions Antoine Guyonnet, le Dr Sofia Gripenberg et Chris Raper pour leurs commentaires précieux ainsi que notre bon ami et ancien collègue Guy Latteur pour la rédaction du texte.

Neil Wilding DSNE


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Petite tortue. Très répandue en Europe et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.

I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912). Extrêmement rare à Niort entre 1903 et 1905 (HG).

II. Azay le Brûlé 02/07/1991 (AG) - Boismé 14/04/2010 (Rolland Ludovic) - Bressuire 17/03/2010 (Rolland Ludovic), 29/03/2010 (2 exemplaires) (Rolland Ludovic) - Cersay 12/07/1980 (CL) - Chanteloup 12/06/2005 (Bonnet Stéphane) - La Mothe Saint-Héray 05/07/1967 (NT) - Niort 15/06/1944 (MG), 15/07/1948 (MG), 21/06/1954 (MG), 15/07/1954 (MG), 22/07/1954 (MG), 12/08/1955 (MG), 30/06/1964 (NT), 12/07/1964 (NT), 26/06/1969 (NT) - Saint-Jean de Thouars 22/08/1993 (AG) – Saint-Symphorien 13/06/1995 (chenille) (AG) - Sainte-Blandine 06/08/1967 (NT) - Villiers en Bois 27/05/1954 (MG), 29/06/1960 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.


Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel

La Petite tortue. Très répandue en Europe jusqu’en Asie tempérée et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.
Espèce considérée comme assez rare. Menacée par le parasitage de ses chenilles via la mouche Sturmia bella et le changement climatique (PCN 2017).

I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912).

II. Breuillet 19/04/2014 (chenille) (Ceylo Dominique) - Chérac 28/05/2012 (Foucaud Marc) - Coulonges 16/04/2013 (RP) - Geay 06/06/2014 (Loth Francis) – Givrezac 14/03/2012 (RP) - Les Portes en Ré 23/07/1995 (1 mâle et 1 femelle) (Deschamps Pascal) - Mortagne sur Gironde 29/05/2014 (HW et RW) - Périgny 06/07/2013 (chenille) (Daleau Rémy) - Saint-Savinien 24/07/2006 (AG) - Yves 09/05/1989, 25/03/1993, 12/05/1993, 28/05/1993, 25/06/1993, 28/07/1993 (Doumeret Alain).

AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque




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Brintesia circe (Fabricius, 1775)
Silène

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juillet à août. Bords des chemins, pelouses sèches, coteaux rocailleux. Se pose à terre. Chenille sur anthoxanthum odoratum, lolium, bromus. Elle est visible de mai à juin. Circe est assez commun dans la partie de la région située au sud de la vallée de la Loire. La forme prise à Auzay, et qui ne paraît pas différente des autres exemplaires provenant de l’ouest océanique, a les deux premières taches blanches nettement dentées, et M. Fruhstorfer l’a appelée v. maga (Entom. Zeits. Stuttgart, mars 1909). 1 exemplaire pris le 30 juillet 1909 au Peu de Saint-Martin de Bernegoue (79) porte, sur la tache blanche placée entre les nervures médiane et sous-médiane un point noir bien marqué, mais non répété en dessous (Gelin).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances 31122008

Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Silène. Sud et centre de l’Europe. En France, espèce commune dans le Midi, semble en progression vers le nord. Fréquente les bois clairs, les landes et pelouses sèches arborées ou buissonneuses. Espèce univoltine en VI-IX. Chenille sur Lolium, Bromus.

I. Répandu et assez commun au sud de la Loire (G&L 1912).

II. Assais les Jumeaux 20/07/2011 (Debordes Laurent) - Availles-Thouarsais 08/07/2010 (Rolland Ludovic) – Boussais 01/07/2010 (Rolland Ludovic) - Cersay 17/06/1979 (CL) - François 02/07/1949 (MG) - Luzay 27/08/2006 (AG) - Marnes 19/06/2005 (CL) - Niort 19/07/1947 (MG), 06/07/1950 (MG), 12/07/1956 (MG), 18/07/1956 (MG), 15/07/1964 (MG), 22/07/1980 (NT) - Pressigny 20/06/2009 (CL) - Saint-Symphorien 15/08/1921 (MG) - Villiers en Bois 06/07/1947 (MG), 19/07/1948 (MG), 19/08/1950 (MG), 14/07/1956 (MG).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Plebejus argus (Linnaeus, 1758)
Azuré de l’Ajonc

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de mai à juin puis de août à septembre en deux générations. Gazons secs, dunes du littoral. Chenille sur trifolium, ononis, lotus, genista, helichrisum stoechas. Elle est visible de mai à juillet.

Deux-Sèvres : Saint-Symphorien, Avon, Bessines, coteaux secs du calcaire oxfordien (Gelin).

Vienne : Sommières (d’Aldin).

Charente-Maritime : Commun sur le littoral. Ile de Ré, La Couarde (Gelin). Le Galon d’or (Mabille).

Charente : Assez commun en Forêt de Livernant (Obth.).


Etat des connaissances en 1932 - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :

Dans l’ouest atlantique, ce lépidoptère est observé sous deux formes assez différentes : 1° Sur le littoral de l’Océan, il est de petite taille, avec des bandes marginales moins foncées que dans la forme suivante ; les femelles sont souvent saupoudrées de bleu aux ailes antérieures ; elles présentent, surtout à Longeville (85), des tendances à l’hermaphroditisme ; plusieurs exemplaires, tout à fait hermaphrodites, ont été capturés par G. Durand et le docteur Glais, en 1931, dans cette localité. Le docteur Glais a décrit, des côtes du Morbihan, une forme remarquable qu’il a appelée : Plouharnelensis, caractérisée aux ailes inférieures, en dessous, par une tache discale en forme de crochet. 2° Dans les bocages breton et vendéen, on observe une forme robuste avec de larges bandes antémarginales, d’un noir vif et le dessous des ailes à fond bleuâtre, plus clair que dans les exemplaires du littoral. On ne la trouve que dans les terrains schisteux et granitiques ; elle est toujours moins abondante que l’autre.


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008

Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Petit argus. Espèce répandue dans toute l’Europe à l’exception de l’Irlande et dans l’extrême nord. Fréquente landes, prairies, pelouses et clairières. Espèce monovoltine ou bivoltine en V-VIII. Chenille sur Genista, Trifolium, Lotus.

I. Avon (HG) - Bessines (HG) - Saint-Symphorien (HG).

II. Chizé 15/06/1968 (NT), 24/06/1970 (NT) - François 01/06/1965 (NT) - Genneton 08/08/2010 (Miteu Martine) - La Crèche 01/07/1989 (NT) - Marnes 02/08/2005 (CL), 25/06/2010 (Rolland Ludovic) - Verrines sous Celles 21/06/1970 (NT), 17/08/1970 (NT) - Villiers en Bois 27/09/1992 (CL), 01/07/1994 (CL).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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