État des connaissances dans les Deux-Sèvres en août 2024 - Le papillon tueur de palmiers répertorié pour la première fois en Deux-Sèvres - Courrier de l’Ouest Sarah GAUBERT Publié le 29/08/2024 à 12h02
Non dangereux pour l’homme, le papillon Paysandisia archon a provoqué le décès de nombreux palmiers en les dévorant, depuis son arrivé d’Amérique du Sud sur la Côte d’Azur, en 2001. Il a été répertorié pour la première fois dans le département des Deux-Sèvres, en ce mois d’août 2024.
Le papillon Paysandisia archon, mangeur de palmier, mesure environ dix centimètres a été aperçu pour la première fois en Deux-Sèvres, la semaine dernière
Un papillon, mesurant environ dix centimètres, provoque la mort du palmier , décrit Antoine Guyonnet, bénévole spécialiste des papillons au sein de l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE). Révélé par nos confrères de la Charente Libre, le papillon Paysandisia archon, présent en Charente depuis quelques années, commence son invasion sur les palmiers depuis cet été et remonte vers le nord de la France. Arrivé d’Amérique du Sud, le papillon originaire de l’Uruguay et de l’Argentine, nommé le bombyx du palmier ou encore le vagabond du palmier , explique le spécialiste des papillons, a été recensé pour la première fois en Deux-Sèvres, en août.
Un climat favorable au papillon en Deux-Sèvres
Arrivé en France en 2001 dans une jardinerie de la Côte d’Azur, de manière accidentelle après l’importation de palmiers en provenance d’Argentine. Le papillon s’est peu à peu déplacé sur la côte méditerranéenne, le bombyx du palmier est remonté vers le nord de la France par la vallée du Rhône et la façade Atlantique , informe le bénévole, spécialiste des papillons. Aperçu pour la première fois la semaine dernière, à Magné, le papillon, recensé par Guillaume Baron, régisseurs de collections au Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle, a été tué par un chat . Ce nuisible issu de régions chaudes demande des conditions de beau temps et de chaleur, qui lui sont offertes par le réchauffement climatique , souligne Antoine Guyonnet et précise que sans ces températures qui augmentent, le papillon ne serait, probablement, jamais venu ici .
Volant de juin à septembre, le papillon a une durée de vie d’environ deux semaines . Pendant ce temps, les nuisibles font des trous dans les feuilles et la femelle pond ces œufs dans la fibre du palmier. Une fois l’éclosion des œufs faites, les jeunes chenilles pénètrent rapidement dans le tronc . Se nourrissant du palmier, les chenilles creusent des galeries dans l’arbre conduisant peu à peu à sa mort. Les larves, situées dans le palmier, ont une taille quasiment comparable à celle des papillons et creusent de grandes galeries , fait connaître Antoine Guyonnet. La larve se transforme, une fois dans son cocon, et devient un papillon quelques semaines plus tard.
Des pièges ?
Des pièges destinés à attraper des papillons sont de plus en plus vendus, environ une à deux fois par semaine , explique Julien, vendeur à Jardiland. Destinés à attraper les papillons sans les tuer, les pièges permettent de les relâcher plus loin.
La vente des pièges à papillon s’intensifie explique Julien, vendeur chez Jardiland
La vente des pièges à papillon s’intensifie explique Julien, vendeur chez Jardiland.
Selon, Antoine Guyonnet les pièges vendus dans les jardineries destinés à attraper les papillons ne sont pas compatibles avec les vagabonds du palmier qui sont bien plus gros et pas forcément attirés par ces pièges . Pour l’instant aucun remède naturel fonctionnel permettant d’éliminer le nuisible n’est connu, révèlent nos confrères de la Charente Libre.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en avril. Le mâle vole en plein jour à la recherche des femelles, qui se posent généralement près du sol, contre un tronc d’arbre ou sur une tige basse. Chenille sur betula, fagus, carpini, quercus. Elle est visible en mai et en juin. L’espèce est vraisemblablement répandue dans toutes les forêts de la région.
Deux-Sèvres : Forêt de Chizé 31/03/1910 (Gelin et Lucas).
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Deux-Sèvres : Forêt de Chantemerle (G. Durand).
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Hachette. Eurasiatique. Toute l’Europe à l’exception de la Grande-Bretagne et de la Sicile. En France, partout sauf sur le pourtour méditerranéen et en Corse. Fréquente landes arbustives et forêts de bouleaux. Dimorphisme sexuel prononcé. Espèce univoltine en III-V. Chenille sur Corylus, Tilia, Alnus, Carpinus, Ulmus, Betula.
I. Vraisemblablement répandue dans toutes les forêts de la région (G&L 1912). Forêt de Chantemerle 1932 (G. Durand) - Forêt de Chizé 31/03/1910 (G&L)
II. Beauvoir sur Niort 27/05/1989 (CL) - Belleville 25/03/2011 (AG) – Chizé 30/04/1994 (CL) – La Mothe Saint-Héray 20/05/2004 (CL) – Magné 28/04/1994 (CL) - Moutiers sous Chantemerle 24/04/2009 (CL) - Secondigny 20/04/1989 (CL), 06/05/1998 (CL), 12/05/1998 (CL), 11/05/2004 (CL), 01/05/2005 (CL), 06/05/2008 (CL) - Villiers en Bois 14/05/1967 (NT), 14/04/1968 (NT), 20/04/1968 (NT), 13/04/1969 (NT), 15/05/1970 (NT), 11/04/1971 (NT), 13/04/1971 (NT), 14/04/1971 (NT), 16/04/1971 (NT), 18/04/1971 (NT), 25/04/1971 (NT), 15/05/1971 (NT), 19/04/1975 (NT), 04/04/1980 (NT), 11/04/1980 (NT), 12/04/1980 (NT), 14/04/1980 (NT), 25/03/1981 (NT), 11/04/1981 (NT).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à mai (Niort, du 3 mars au 5 mai). Chenille sur quercus, ulmus, tilia, etc. Elle est visible en septembre. Espèce répandue et commune dans toute la zone. La v. terrarius Weym. (ailes antérieures gris brun presque uniforme, presque dépourvues de stries blanches) est un peu plus rare que le type.
Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert
La Marbrée. Espèce variable (NT). Espèce répartie à travers toute l’Europe, puis en Asie jusqu’en Extrême-Orient. France : présente partout, mais un peu moins commune au sud. Affectionne les bois clairs, les prairies humides, les grands parcs et jardins. Chrysalide hivernante. Espèce univoltine en III-IV. Chenille sur diverses essences de feuillus : Populus, Salix, Quercus, Ribes, Acer, Lonicera.
I. Espèce répandue et commune dans toute la région (G&L 1912).
II. Availles-Thouarsais 15/03/1993 (CL) - Beaussais 03/2008 (Wilding Neil) - Boussais 04/03/2008 (CL) - Chizé 01/07/1973 (NT), 12/04/1980 (NT), 11/04/1981 (NT) - La Crèche 09/03/1972 (NT), 14/03/1972 (NT), 18/03/1972 (NT) - La Mothe Saint-Héray 17/03/1972 (NT), 23/03/1973 (NT), 22/03/1974 (NT), 27/03/1974 (NT), 26/03/1982 (NT) - Mauzé-Thouarsais 13/03/1999 (CL) - Niort 07/05/1956 (MG) - Saint-Maurice la Fougereuse 06/04/1987 (CL), 12/03/2000 (CL) - Secondigny 13/03/2009 (Aubineau Morgane) - Villiers en Bois 17/04/1969 (NT), 12/04/1971 (NT), 19/04/1971 (NT), 26/03/1975 (NT), 11/03/2003 (AG).
AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.