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Papillons de Poitou-Charentes

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Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Petite tortue

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juin à juillet puis de août à octobre en deux générations ; hiverne et reparaît en mars avril ; parfois trois générations. Voltige autour des habitations, le long des chemins, sur les fleurs des pruniers, des prunelliers, etc. Chenille sur urtica. Elle est visible de juin à août. Répandu partout ; en état d’abondance très variable suivant les années.

Deux-Sèvres : Extrêmement rare à Niort de 1903 à 1905. Commun en mars sur les pruniers en fleurs (Gelin).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)


2011 - Neil Wilding : Disparition de la Petite Tortue, le débat continue Dans un précédent article (La Virgule (version 79) n°2

* octobre 2007, p3), nous avions signalé que la Petite Tortue (Aglais urticae), un papillon commun dans les Deux-Sèvres jusqu’à vers 2000, était devenu rare. Plusieurs observateurs ont relaté le même phénomène partout en Poitou-Charentes et dans d’autres régions de l’Ouest de la France (Albouy V. 2008. Insectes 19 ; Guyonnet A. 2008. La Virgule PCN no 1, p 3). La quasi-disparition de l’espèce s’est poursuivie dans ces régions en 2008 et 2009 (Guyonnet A. comm. pers.) Dans le même article, nous avions mentionné que les populations de cette espèce sont aussi en déclin en Grande-Bretagne. Les chiffres montrent que l’abondance de la Petite Tortue y a diminué globalement de 50% depuis 1998. C’est pendant cette même année (1998), qu’une mouche parasitoïde de la chenille de cette espèce a été observée pour la première fois en Angleterre (un parasitoïde est un insecte qui se développe sur ou à l’intérieur de son hôte et qui le tue inévitablement alors que, normalement, un parasite vit sur ou à l’intérieur de son hôte mais ne le tue pas). Ce parasitoïde, Sturmia bella (Diptera : Tachinidae), grand comme une Mouche Verte, pond ses oeufs sur les feuilles d’ortie, plante-hôte de l’espèce, et ceux-ci sont ingérés involontairement par les chenilles. Les oeufs éclosent et leurs larves se développent dans la chenille qui est fi nalement tuée. La chenille d’une autre espèce, le Paon du Jour (Inachis io), dont la plante- hôte est également l’ortie, peut aussi être l’hôte du parasitoïde en question, mais sans souffrir d’un déclin signifi catif. En 2008, un projet a été lancé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, avec des données de l’UK Butterfl y Monitoring Scheme (http://ukbms.org) pour étudier l’importance de ce parasitoïde sur le déclin de la Petite Tortue. Les chenilles de ces deux espèces de Lépidoptères vivent respectivement en groupes dans des nids de soie pendant leurs quatre premiers stades et se séparent pendant le dernier. En 2008, des échantillons de chenilles des deux espèces ont été recueillis dans plus de 50 sites de la moitié Sud de Grande-Bretagne. Un rapport préliminaire (Lewis O. & Hamer N., 2009 : http://users.ox.ac.uk/-zool0376/Small- Tortoiseshell.htm) montre que S. bella est bien répartie dans la zone de prospection avec plusieurs autres espèces de parasitoïdes et, chez la Petite Tortue, il est l’espèce la plus abondante, tuant en moyenne 60% des chenilles dans les échantillons où il est présent. Cependant, il tue beaucoup moins de chenilles du Paon du Jour. En Angleterre, le Paon du Jour n’a qu’une génération, alors que la Petite Tortue en a deux et S. bella est plus fréquent dans les chenilles de la deuxième génération, en août/septembre que dans celles de la première. Le taux de parasitisme des chenilles de la première génération de la Petite Tortue (en juin) est assez semblable à celui des chenilles du Paon du Jour (en mi-juin/mi-juillet), ce qui laisse supposer que le Tachinaire est plus actif en août-septembre, lors de la deuxième génération de la Petite-Tortue. indiquent que, malgré la proportion de chenilles de la Petite Tortue tuées par le parasitoïde, il est peu probable que ce dernier soit responsable du déclin du papillon. Cette étude s’est poursuivie en 2009, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. En France et dans le reste de l’Europe continentale, le parasitoïde est connu depuis longtemps et il semble improbable qu’il soit la cause du déclin en question, sauf si son efficacité a été augmentée par une modification écologique ou climatique. Il serait intéressant de connaître la proportion de chenilles de la Petite Tortue parasitée par le Tachinaire dans notre région, mais avec la quasi-disparition de l’espèce, il est impossible de l’évaluer ! Par contre, les chenilles du Paon du Jour sont abondantes et, en 2010, nous avons l’intention d’examiner l’importance des populations de S. bella en utilisant le protocole développé par l’équipe anglaise et ce, dans les chenilles de première et de seconde génération, car en France, le Paon du Jour a deux générations. Nous envisageons d’évaluer le parasitisme dans les deux générations de chenilles présentes en mai/juin puis en août. Dans une autre étude anglaise effectuée en laboratoire, Pullin A.S. (1987. OIKOS 49 : 39-45) a montré que les chenilles de la Petite Tortue se développent plus vite et produisent des chrysalides plus lourdes lorsqu’elles s’alimentent sur les jeunes plantes d’ortie au printemps et sur les repousses de plantes coupées en été, que sur les plantes matures. Ces différences correspondent à une teneur en eau et en azote plus élevée dans les jeunes plantes. Par la suite, Pollard E., Greatorex-Davies J.N. & Thomas J.A. (1997. Ecological Entomology 22 : 315 - 318), utilisant des données de terrain de 1976 à 1995, ont trouvé que le papillon est plus abondantdurant les années ayant des mois de mai et juin frais et humides plutôt que chauds et secs. Ces observations suggèrent que la Petite Tortue s’adapte mal aux années de canicule, ce qui fut le cas en 2003 et 2006. En 2010, l’équipe d’Oxford projette d’approfondir l’étude des effets de la sécheresse sur les chenilles de cette espèce. En France, la Petite Tortue reste toujours abondante dans les zones montagneuses, zones qui sont, normalement, les moins affectées par la sécheresse (Guyonnet A., comm. pers. basée sur ses observations et des données récupérées via son site : http://papillon-poitou-charentes.org ). En France, il n’existe pas d’observations précises réalisées sur de longues périodes, mais la Petite Tortue était globalement beaucoup plus abondante en 2006 qu’en 2007 et 2008 ( http://noeconservation.org ). Il faut préciser que l’année 2006 fut, dans son ensemble, beaucoup plus chaude et sèche que les deux dernières. Notons cependant que mai 2006 fut plus frais et plus pluvieux que la moyenne, alors que mai 2007 et 2008 furent plus chauds et plus secs que la moyenne ! Les entomologistes se posent toujours des questions quant à la raréfaction de la Petite Tortue, mais, comme le suggère Albouy (2008), les effets du réchauffement climatique ne sont pas à exclure, pas plus qu’une simple variation normale de l’abondance de l’espèce. Pour étayer cette dernière hypothèse, il est intéressant de citer Gelin et Lucas (1912, Mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 232 p) qui, au début du siècle dernier, ont noté que l’espèce était : “répandue partout, mais en état d’abondance très variable suivant les années”. Nous remercions Antoine Guyonnet, le Dr Sofia Gripenberg et Chris Raper pour leurs commentaires précieux ainsi que notre bon ami et ancien collègue Guy Latteur pour la rédaction du texte.

Neil Wilding DSNE


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Petite tortue. Très répandue en Europe et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.

I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912). Extrêmement rare à Niort entre 1903 et 1905 (HG).

II. Azay le Brûlé 02/07/1991 (AG) - Boismé 14/04/2010 (Rolland Ludovic) - Bressuire 17/03/2010 (Rolland Ludovic), 29/03/2010 (2 exemplaires) (Rolland Ludovic) - Cersay 12/07/1980 (CL) - Chanteloup 12/06/2005 (Bonnet Stéphane) - La Mothe Saint-Héray 05/07/1967 (NT) - Niort 15/06/1944 (MG), 15/07/1948 (MG), 21/06/1954 (MG), 15/07/1954 (MG), 22/07/1954 (MG), 12/08/1955 (MG), 30/06/1964 (NT), 12/07/1964 (NT), 26/06/1969 (NT) - Saint-Jean de Thouars 22/08/1993 (AG) – Saint-Symphorien 13/06/1995 (chenille) (AG) - Sainte-Blandine 06/08/1967 (NT) - Villiers en Bois 27/05/1954 (MG), 29/06/1960 (NT).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.


Etat des connaissances en Octobre 2018 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères de Charente-Maritime - Guyonnet Antoine, Montenot Jean-Pierre, West Hazel

La Petite tortue. Très répandue en Europe jusqu’en Asie tempérée et en France. Fréquente les prairies et les friches. Espèce qui a fortement décliné depuis le début des années 2000 pour devenir rare alors qu’elle était commune. La cause de ce déclin est toujours incertaine, parasitage, réchauffement climatique ou cumul des deux (AG). Espèce univoltine à trivoltine selon les régions en II-X. Chenille sur Urtica.
Espèce considérée comme assez rare. Menacée par le parasitage de ses chenilles via la mouche Sturmia bella et le changement climatique (PCN 2017).

I. Répandu partout, abondance très variable (G&L 1912).

II. Breuillet 19/04/2014 (chenille) (Ceylo Dominique) - Chérac 28/05/2012 (Foucaud Marc) - Coulonges 16/04/2013 (RP) - Geay 06/06/2014 (Loth Francis) – Givrezac 14/03/2012 (RP) - Les Portes en Ré 23/07/1995 (1 mâle et 1 femelle) (Deschamps Pascal) - Mortagne sur Gironde 29/05/2014 (HW et RW) - Périgny 06/07/2013 (chenille) (Daleau Rémy) - Saint-Savinien 24/07/2006 (AG) - Yves 09/05/1989, 25/03/1993, 12/05/1993, 28/05/1993, 25/06/1993, 28/07/1993 (Doumeret Alain).

AG = Antoine Guyonnet, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin Henri et Lucas Daniel, HG = Henri Gelin, JPM = Jean-Pierre Montenot, HW = Hazel West, RL = Robert Levesque




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Iphiclides podalirius (Linnaeus, 1758)
Flambé

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de avril à juin puis de juillet à septembre en deux générations . Le papillon recherche les fleurs des arbres fruitiers, des lilas, des scabieuses, de la luzerne. La chenille vit sur : Prunus spinosa, cerasus, crataegus, sorbus, pirus, amygdalus et autres rosacées arborescentes. Elle est visible de juin à août puis de septembre à octobre. Cette espèce remonte dans l’Europe centrale, jusqu’au parallèle de 55° ; mais l’espèce se raréfie à l’ouest bien en deça de cette lalitude. Elle manque en Angleterre et est rare en Bretagne. D’après le Dr Seitz elle n’aurait qu’une génération au-dessus du 50° degré. Sur le littoral océanique de la France, on constate un nouveau fléchissement, et cette seconde limite n’est pas non plus atteinte. Podalirius, en effet, est peu commun, et n’a qu’une génération dans le Morbihan (Griffith), l’Ille et Vilaine (Obth.), le Loire inférieure (S Bonjour), et ce dernier département atteint au sud le parallèle 47°. Cependant l’espèce possède deux générations plus au nord, à Chartres (Guenée), à Angers (Millet, delahaye) ; elle les a de même dans tous les départements situés au sud de la Loire.

Ces deux générations sont très distinctes par la taille et la coloration. Les papillons de la génération de printemps ont le corps très velu, et le front garni d’une sorte de houppe de poils dirigés an avent ; l’abdomen est complètement noir en dessus ; le bord interne et réfléchi des ailes postérieures porte une marge sombre très élargie, par suite de la quasi juxtaposition des deux bandes noires qui la forment. Les individus appartenant à la génération estivale sont plus grands ; ils ont le corps beaucoup moins velu et sont dépourvus de houppe frontale saillante ; les deux bandes noires longeant le bord interne des ailes inférieures sont séparées par un intervalle clair de même largeur que chacune d’elles ; de plus, certains exemplaires ont l’abdomen blanchâtre sur les côtés et le dessus de la partie postérieure, se rapprochant ainsi de la forme zancleus z., du midi de l’Europe ; en outre la queue est plus longue et plus marquée, à l’extrémité, de blanc sur environ un cinquième de sa longueur.


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)


Etat des connaissances au 31122008 {JPEG}


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Flambé. Répandue dans le sud et le centre de l’Europe. En France, absente du quart nord-ouest. L’imago est visible en IV-X, en deux générations. Le papillon recherche les fleurs des arbres fruitiers, des lilas, des scabieuses, de la luzerne. La chenille vit sur : Prunus spinosa, Cerasus, Crataegus, Sorbus, Pirus, Amygdalus et autres rosacées arborescentes, en VI-X.

I. Tout le sud de la Loire (G&L 1912).

II. Adilly 22/07/2011 (AG) - Beauvoir sur Niort 26/04/1998 (CL) - Cersay 15/06/1991 (CL) - Chambroutet 19/07/2010 (Rolland Ludovic) - Chanteloup 17/072005 (Bonnet Stéphane) – Cours 01/10/2011 (Colas Anthony) - Fenioux 14/04/2011 (Chauveau Joseph) - Fomperron 10/05/2011 (Le Louarn Christelle) - Fressines 10/08/1993 (chenille) (AG) – Genneton 05/08/2009 (Miteu Martine) - La Crèche 31/07/1974 (NT), 08/07/1992 (NT), 20/08/2009 (Conort Nadège) - Magné 30/05/2003 AG), 30/07/2003 (AG) - Mauzé-Thouarsais 17/06/1991 (CL) - Missé 9/07/2010 (Meyer Daniel) - Niort 22/09/1948 (MG), 07/07/1949 (MG), 31/12/1952 (MG), 15/07/1959 (MG), 17/07/1959 (MG), 22/08/1959 (MG), 18/07/1964 (MG), 25/07/1964 (MG), 14/08/1964 (MG), 06/08/1970 (MG),
15/08/1993 (AG), 24/05/2005 (Sellier Nicolas), 07/07/2006 (AG), 23/04/2009 (Rebeyrol Christian), 20/07/2009 (AG), 17/07/2011 (Maupetit Jean-Jacques), 18/06/2012 (AG) - Pierrefite 21/04/2010 Rolland Ludovic) - Saint-Généroux 18/04/2010 Rolland Ludovic) - Saint-Jean de Thouars 17/08/1997 (AG) – Scieq 28/08/2011 (AG) - Sompt 18/08/2009 (Orsini Maria) – Verrines sous Celles 05/06/2010 (Fontaine Xavier) - Villiers en Bois 08/08/1950 (MG), 27/05/1970 (NT), 8/04/1971 (NT), 27/06/1988 (CL) – Voultegon 02/05/2011 (Courtin Bernard).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Lasiocampa quercus (Linnaeus, 1758)
Minime à bandes jaunes

Etat des connaissances en 1912 - Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas

L’imago est visible de juillet à août. Le mâle vole vivement au soleil dans les allées le long des haies. La femelle se tient, le jour, immobile dans les sous-bois. Chenille sur : sarothamnus, quercus, ulmus, erica etc. Elle est visible en juin. Commun partout, ainsi que la variation roboris Schrk. avec les bandes jaunes plus élargies dans les ailes du mâle ; on trouve aussi quelques exemplaires de la variation callunae Palm. plus brune que le type, et marquée de jaune à la base des ailes antérieures du mâle.


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Minime à bandes jaunes. Eurasiatique. Toute l’Europe et toute la France. L’imago est visible en V-IX. Dans les bois clairs et zones marécageuses. Jadis banal, de nos jours semble accuser une certaine régression. Biotopes variés, de la plaine à la montagne, de la lande à la forêt. Fort dimorphisme sexuel. Chenille sur : Sarothamnus, Quercus, Ulmus, Erica etc, en I-X.

I. Commun partout (G&L 1912).

II. Azay le Brûlé 11/08/2011 (AG) - Beaussais 08/2003 (Wilding Neil) - Belleville 21/08/2010 (AG) - Cersay 15/07/1975 (CL), 15/05/1992 (CL), 04/08/1992 (CL) - La Crèche 30/07/1971 (NT), 10/08/1971 (NT), 14/07/1972 (NT), 20/07/1972 (NT), 20/06/1974 (NT), 23/07/1974 (NT), 15/08/1974 (NT) - La Mothe Saint-Héray 28/07/1970 (NT), 12/08/1973 (NT), 23/07/1974 (NT), 28/07/1976 (NT), 29/07/1976 (NT) - Magné 19/08/2010 (AG) - Mauzé-Thouarsais 13/09/1997 (CL), 22/08/2001 (CL), 23/07/2006 (CL) - Niort 15/08/1940 (NT), 08/08/1950 (NT) 20/08/1955 (NT), 29/05/1962 (NT), 25/07/1964 (NT), 04/08/1964 (NT), 06/08/1964 (NT), 22/07/1966 (NT), 27/08/1969 (NT), 30/07/1970 (NT), 01/08/1970 (NT), 30/07/1976 (NT), 31/07/1978 (NT), 23/05/2006 (AG), 15/08/2010 (AG) - Saint-Maxire 13/08/1974 (NT), 13/08/1974 (NT) - Saint-Pierre à Champ 15/07/1975 (CL) – Sainte-Radegonde 22/08/2001 (CL) – Sansais 23/05/2009 (chenille) (Vanderschueren Claire) - Sciecq 14/07/1950 (NT) - Secondigny 30/07/2008 (CL) - Villiers en Bois 13/08/1950 (NT), 30/08/2005 (AG), 21/05/2010 (AG).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Lymantria dispar (Linnaeus, 1758)
Bombyx disparate

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juillet à août. Chenille sur quercus, populus, etc. Elle est visible en juin. En certaines années dispar pullule et détruit complètement la feuillaison des chênes, puis passe sur les arbres voisins. Répandu partout, parfois en nombre incalculable.

Deux-Sèvres : En juillet 1908, la chenille a dévoré complètement le feuillage des chênes dans tout l’arrondissement de Parthenay (Gelin).


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Bombyx disparate, le Disparate, la Spongieuse, le Zigzag. Paléarctique. Toute l’Europe. Partout en France. Fréquente les bois, forêts, jardins. Dimorphisme sexuel très important. Espèce univoltine en VII-VIII. J’ai pu constater les dégâts occasionnés à une forêt de chênes lorsque les chenilles de cette espèce pullulent, c’était le cas dans les bois autour de Ménigoute en juin 1993 (AG). Chenille urticante sur Quercus, arbres fruitiers.

I. Répandu partout, parfois en nombre incalculable (G&L 1912).

II. Beaussais 07/2008 (Wilding Neil) - Belleville 21/08/2010 (AG) - Bessines 29/07/1971 (NT) - Fressines 03/07/2009 (AG) - La Couarde 25/07/2009 (Wilding Neil) - La Crèche 27/07/1969 (NT), 04/08/1969 (NT), 12/07/1971 (NT), 28/07/1971 (NT), 13/08/1971 (NT) - La Mothe Saint-Héray 28/07/1976 (NT), 11/08/1982 (NT) - Ménigoute 21/06/1993 (chenilles) (AG) - Niort 22/07/1950 (MG), 05/07/1957 (MG), 09/07/1957 (MG), 22/08/1962 (MG), 31/07/1970 (NT), 01/08/1970 (NT), 08/06/2009 (AG) - Saint-Georges de Rex 13/07/1989 (NT), 25/07/2009 (AG) - Saint-Jean de Thouars 25/07/2009 (AG) - Sciecq 14/07/1950 (MG), 25/07/1950 (MG) - Villiers en Bois 05/07/2009 (AG).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Saturnia pyri (Denis & Schiffermüller, 1775)
Grand paon de nuit

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France)

L’imago est visible de avril à mai (Niort : 28 avril au 15 mai). C’est le plus grand papillon d’Europe. Assez commun et répandu partout. Chenille sur pirus, amygdalus, prunus, ulmus. Elle est visible en juillet. Des hybrides de pavonia et de pyri ont été obtenus par M. Braun, de Royan (Lucas). 1 exemplaire femelle, capturé à Angers, porte sur l’aile inférieure droite un second oeil, entre l’oeil normal et la base (Abot).


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Grand paon de nuit. Méditerranéo-asiatique. L’imago est visible en IV-VI. C’est le plus grand papillon d’Europe. Espèce assez répandue en Europe méridionale et dans le Sud de l’Europe moyenne. Assez commune en France, mais absente du Nord. Longueur maximale : 120 mm. Chenille sur Pirus, Amygdalus, Prunus, Ulmus, en VII-VIII.

I. Assez commun et répandu partout (G&L 1912).

II. Aiffres 21/04/2011 (Dubois Thierry) – Ardin 03/05/2011 (Leray Julien) - Azay le Brûlé 07/05/2009 (AG) - Beaussais 05/2005 (Wilding Neil) – Celles sur Belle 06/06/2010 (Fontaine Xavier) - Cersay 05/05/1992 (CL) - Chauray 23/07/2010 (chenille) (Réaud Michel) – Chizé 30/04/2011 (Aller Grégory) – Le Vanneau-Irleau 24/04/2011 (Boisde Virginie) – Luché-Thouarsais 03/05/2011 (Miteu Martine) - Magné 08/05/1992 (CL), 08/05/2008 (AG), 01/05/2010 (AG) - Mazières en Gâtine 15/04/2011 (Caillet Alain) – Melle 04/05/2011 (Minet Pierre et Edith) - Niort 13/04/1969 (NT), 13/05/1970 (NT), 14/05/1970 (NT), 08/05/1971 (NT), 15/05/1971 (NT), 13/05/1972 (NT), 06/05/2008 (AG) - Saint-Amand sur Sèvres 14/08/2007 (chenille) (Soulard Anne) – Saint-Aubin le Cloud 24/05/2012 (Rocher Olivier) - Sainte-Blandine 13/05/1967 (NT) – Verrines sous Celles 06/06/2010 (Fontaine Xavier) – Vouillé 14/05/2010 (Haillani Nassira).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Pararge aegeria (Linnaeus, 1758)
Tircis

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de mars à juin puis de août à septembre en deux générations (quelques uns des exemplaires que l’on trouve en mars et avril ont certainement hiverné). Le papillon aime à se poser sur les pampres, les feuilles des arbustes. Chenille sur poa annua et trivialis, triticum repens (toute la belle saison). Répandu et commun partout. La vallée de la Loire constitue ici la limite de séparation de la forme pâle du nord (egerides Stgr.) et de la forme fauve foncé du midi (aegeria type). A Vannes, egerides domine. A Nantes et Angers on trouve, avec les deux formes principales, de nombreux individus intermédiaires, et ces derniers se rencontrent encore vers le sud jusqu’aux environs de Niort, à Sainte-Pezenne, 05/06/1910, 26/05/1911 (Gelin). Dans la partie méridionale de la région on ne trouve que le type. Une bande marginale fauve, qui part de l’apex des ailes antérieures peut descendre jusqu’au tiers inférieur de la bordure, mais est parfois réduite à une simple macule placée au milieu du bord externe. La tache jaune en forme d’S retourné, qui part du bord costal de l’aile postérieure, est fréquemment divisée en deux macules distinctes. La bande maculaire jaune des ailes postérieures porte en dessus 4 ocelles noirs, dont les 3 derniers seulement sont papillés de blanc ; en dessous, on voit 5 ocelles plus pâles, dont le second est à peine indiqué. Quelques exemplaires ayant le dessus des ailes plus ou moins envahi par la teinte fauve ont été capturés en Vendée, à La Vergne, près de la Châtaigneraie ’Allard), à Auzay, 24/04/1911 (Lucas), et dans les Deux-Sèvres, forêt de Chizé, 06/05/1911 (Gelin). M. Ch. Oberthur a figuré, pl. 2 du XV ième fascicule des Et. d’entomol., une aberration albine prise en Gironde, à Saint-André de Cubzac, par l’abbé Mège.


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008

Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Tircis. Espèce très répandue et abondante en Europe à l’exception de la Scandinavie. Partout en France. Fréquente bois, vergers, parcs, jardins, clairières et lisières des forêts. Plurivoltin en II-XI. Chenille sur Agropyron repens, Poa bulbosa.

I. Répandu et commun partout (G&L 1912).

II. Arçais 12/06/2002 (AG) – Argenton-Château 17/04/2010 (Rolland Ludovic) – Argenton les Vallées 23/06/2011 (Courant Julien) - Availles-Thouarsais 20/04/2010 (Rolland Ludovic) - Azay le Brûlé 02/05/2009 (AG) – Bressuire 22/06/2009 (Séchet Vanina) - Cersay 01/05/1989 (CL) - Chambroutet 06/10/2010 (Rolland Ludovic) - Chanteloup 03/06/2006 (Bonnet Stéphane) – Cirières 07/05/2012 Clochard Noé et Alain) - Faye l’Abbesse 17/06/2009 (Rolland Ludovic) – Fors 10/10/2010 (AG) - Fressines 09/09/2006 (AG) – Genneton 07/08/2010 (Miteu Martine) - La Crèche 07/08/1974 (NT), 15/05/1989 (NT) - Le Chillou 09/05/2004 (CL) - Magné 24/07/2000 (AG) – Marnes 16/04/2010 (Rolland Ludovic) - Mauzé-Thouarsais 21/08/2008 (CL) - Missé 24/05/2010 (Meyer Daniel) - Niort 16/10/1979 (NT), 13/04/1980 (NT), 10/08/1980 (NT), 15/06/2000 (AG), 10/05/2009 (AG), 18/09/2009 (AG), 29/03/2010 (Rebeyrol Christian) - Parthenay 28/08/2011 (Courant Julien) - Saint-Généroux 18/04/2010 (Rolland Ludovic) - Saint-Jean de Thouars 25/06/2006 (AG) – Sainte-Verge 18/09/2011 (Courant Julien) - Sansais 24/07/1974 (NT) - Scieq 20/02/1993 (AG) – Sompt 27/08/2009 (Orsini Maria) – Thouars 18/04/2011 (Courtin Bernard) - Villiers en Bois 30/03/1989 (CL), 27/07/1994 (CL), 16/09/2007 (AG) – Vouillé 06/06/1993 (AG) – Voultegon 23/09/2011 (Courtin Bernard).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Pieris rapae (Linnaeus, 1758)
Piéride de la rave

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de avril à juin puis de juillet à septembre en deux générations. Très commun partout. Chenille sur brassica, cichorium intybus, tropoelum etc. Elle est visible de juillet à septembre. Elle est, comme celle de brassicae, parasitée par les microgaster. Les papillons éclos au printemps ont les macules noires peu développées : certains mâles ne portent pas de point noir en dessus et la tâche apicale est à peine indiquée (var. immaculata CKll.) ; d’autres ont un point discal petit et peu apparent (var. leucotera Stefan.). Les macules noires deviennent plus vives dans les deux sexes à mesure que la saison avance, et beaucoup de femelles de la seconde génération ont tout le dessus envahi par une coloration jaunâtre, très accentuée dans quelques exemplaires. De plus, l’espace qui s’étend entre les deux macules discales des ailes antérieures des femelles porte quelquefois un semis plus ou moins dense d’écailles noires, et les ailes postérieures peuvent être marquées, entre les nervures 3 et 4, d’un second point noir plus ou moins obsolète (ab. quaterpuncta Delahaye). Ces diverses formes se rencontrent sur tous les points de la région. - J’ai capturé à Niort, en avril-mai 1911, six rapae femelles dans lesquelles la 2 ème macule des ailes antérieures se divise en deux points nettement séparés. On peut la nommer : ab. divisa (Gelin).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008

Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Piéride de la rave. Répandue dans toute l’Europe et dans toute la France. L’imago est visible en III-X, en deux ou trois générations. Très commun partout. Chenille sur Brassica, Cichorium intybus, Tropaelum etc, en VII-IX.

I. Répandu partout (G&L 1912).

II. Adilly 22/07/2011 (AG) - Aiffres 04/10/1993 (AG) – Ardin 27/07/1993 (AG) – Argenton-Château 17/04/2010 (Rolland Ludovic) – Availles-Thouarsais 20/04/2010 (Rolland Ludovic) – Azay le Brûlé 11/06/2011 (AG), 11/08/2011 (AG) - Boismé 15/04/2010 (Rolland Ludovic) – Boussais 01/07/2010 (Rolland Ludovic) – Bressuire 29/07/2009 (Séchet Vanina), 07/07/2010 (Rolland Ludovic) - Chambroutet 19/07/2010 (Rolland Ludovic), 06/10/2010 (Rolland Ludovic) - Chauray 22/08/1993 (AG) - Chizé 10/04/1968 (NT), 14/04/1968 (NT) - Echiré 22/08/1993 (AG) – Faye l’Abbesse 17/06/2009 (Rolland Ludovic) - Fressines 06/08/2006 (AG) – Frontenay Rohan-Rohan 09/07/1993 (AG) – Genneton 14/06/2010 (Miteu Martine), 03/10/2010 (Miteu Martine) - La Mothe Saint-Héray 18/04/1981 (NT) - Luzay 27/08/2006 (AG) – Marnes 16/04/2010 (Rolland Ludovic), 25/06/2010 (Rolland Ludovic) – Massais 23/07/2010 (Rolland Ludovic) - Niort 07/05/1954 (MG), 11/05/1954 (MG), 27/07/1955 (MG), 24/09/1955 (MG), 17/04/1957 (MG), 23/09/1960 (MG), 17/09/1970 (MG), 13/08/1972 (NT), 01/07/1976 (NT), 31/08/1977 (NT), 04/09/1977 (NT), 09/09/1980 (NT), 09/09/1980 (NT), 02/05/2004 (AG), 19/06/2005 (CL), 21/09/2008 (AG), 01/04/2010 (Rebeyrol Christian), 18/06/2012 (AG) - Pierrefite 21/04/2010 (Rolland Ludovic) - Prahecq 24/07/1993 (AG) – Rom 22/08/2010 (Minot Jean-Louis) - Saint-Gelais 10/04/1990 (NT) - Saint-Généroux 18/04/2010 (Rolland Ludovic) - Saint-Jean de Thouars 23/08/2009 (AG), 12/06/2010 (AG) - Saint-Rémy 06/09/1980 (NT) - Sainte-Verge 18/09/2011 (Courant Julien) - Scieq 22/08/1993 (AG) – Sompt 27/08/2009 (Orsini Maria) - Villiers en Bois 30/05/1959 (MG), 30/03/1989 (CL), 30/08/2005 (AG) – Voultegon 21/09/2010 (Courtin Bernard).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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