Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à avril puis de juillet à octobre (hiverne, reparaît et pond au printemps). Chenille sur salix. Elle est visible en juin. La v. degenerana Hb., dont les ailes antérieures sont d’un cendré verdâtre strié de noir, provient surtout de chenilles nourries sur le saule.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’a plus été mentionnée dans la région depuis Gelin et Lucas.
Adulte : Ailes antérieures brun moyen, ornées de trois bandes transversales (basilaire, postdiscale, marginale) et d’une tache costale pré-apicale triangulaire brun foncé. Ailes postérieures jaune orangé, rehaussées de bandes brun foncé.
Chenille : Atteint 40 mm de longueur. Ressemble à celle du M noir, mais avec une paire supplémentaire de fausses pattes, vestigiale, du côté antérieur. Brun jaunâtre, avec de fines lignes longitudinales sombres et une bande latérale claire.
Plantes hôtes : Sur diverses Papilionacées, dont la Luzerne cultivée (Medicago sativa), le Lotier corniculé (Lotus corniculatus), la Jarosse (Vicia Cracca), le Trèfle des prés (Trifolium pratense), la Gesse des prés (Lathyrus pratensis) et l’Hippocrépide à toupet (Hippocrepis comosa).
Habitat : Milieux ouverts secs ou humides, entre autres prairies marécageuses, alpages fleuris, pelouses sèches.
Biologie : L’espèce donne deux générations annuelles et hiverne à l’état nymphal. L’adulte observe le même comportement diurne que celui du M noir (butine en plein soleil, ailes entrouvertes, et cesse toute activité dès la tombée de la nuit ; très farouche). Les œufs sont déposés en rangées sur les feuilles de la plante hôte, et parfois sur les feuilles sèches des Graminées. La chenille se comporte comme celle de l’espèce précédente, M noir (Active de jour comme de nuit, se déplace à la manière des larves de géomètres, mais se distingue aisément de celle-ci grâce au nombre de fausses pattes. Entre les prises de nourriture elle s’applique souvent sur les chaumes des Graminées ou les tiges de plantes appartenant à diverses familles botaniques, habitude sans doute à l’origine de la mention erronée, dans la littérature, de plantes hôtes autres que les Papilionacées. Très sensible aux vibrations, elle se laisse tomber à terre au moindre effleurement, s’enroulant étroitement sur elle-même). La nymphose s’effectue à terre. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Présente dans toute l’Europe. Comme E. mi (M noir), elle est largement répandue en France. Moins xérophile que celle-ci, elle occupe les prairies sèches à mésophiles où elle peut pulluler certaines années, les clairières. La chenille est également polyphage et se nourrit de diverses plantes basses, dont (Trifolium, Vicia, Lotus, Lathyrus). Période de vol : IV-VI ; VII-VIII. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : brun sombre marqué de taches clair jaune pâle à fauve orangé, avec un ocelle pupillé de blanc à l’apex des ailes antérieures, et autres ocelles identiques sur la marge des postérieures. Revers des ailes postérieures lavé de violâtre sur la marge. Chenille : Atteint 27 mm de longueur. Assez effilée, vert pâle, couverte d’une pubescence rase, avec la tête verte et une ligne dorsale sombre liserée de clair. Plantes hôtes : sur diverses graminées : Palène, Canche bleue, Roseau des bois. Mais aussi sur les Cypéracées : Laîche des bois. Habitat : préférentiellement dans les bois clairs et le long des orées forestières. Encore commun presque partout.
Biologie : dans le nord de son aire de répartition, le Tircis et représenté par la sous-espèce à tache crème ou jaune clair, et dans le sud par la sous-espèce, à tache fauve orangée. Dans les zonez de contact entre les deux sous-espèces, on observe des formes de transition. Le mâle présente un comportement territorial accusé. Posté sur une feuille, il surveille son domaine et fond sur tout concurrent pénétrant dans son territoire, pour aussitôt après regagner son poste de guet. L’adulte ne fréquent guère les fleurs ; il se nourrit davantage des écoulements de sève et du suc des fruits avancés, et s’abreuve aussi sur le sol humide. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille, diurne dans son jeune âge, adopte en cours de croissance des mœurs nocturnes ; elle se nymphose près du sol. Chrysalide suspendue, verte. L’espèce hiverne à l’état larvaire ou nymphal. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
La petite tortue est l’un des papillons les plus familiers et attrayants d’Europe. Le recto coloré est essentiellement orange, avec de grosses taches noires, jaunes et brun foncé, et de légères lunules bleues qui bordent les quatre ailes, accentuant l’aspect de mosaïque. Le verso, en revanche, est assez sombre, ce qui donne au papillon une livrée assez cryptique lorsqu’il se pose les ailes repliées. La petite tortue donne deux à trois générations par an ; les adultes de la dernière hivernent, se réfugiant souvent dans les granges et autres bâtiments, pour ressortir au printemps. Habite une grande variété de lieux, tels que les talus, les bordures des champs et des jardins, de la plaine aux montagnes. Vol : Mars à Octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)
Adulte : 40-50 mm. Fauve rougeâtre vif avec des taches noires, blanches et jaunes, ainsi qu’une rangée marginale de lunules bleues ; base des ailes postérieures noire. Revers des ailes postérieures brun foncé, avec l’aire marginale plus claire. Plante – hôte : Exclusivement l’Ortie dioïque. Chenille : atteint 30 mm. Noire avec une fine ponctuation claire et des bandes longitudinales jaunes ; épines noires ou jaunâtres Habitat : Milieux ouverts les plus divers. S’est raréfiée dans le nord de la France. Biologie : Les adultes se montrent très tôt au premier printemps, souvent dès le mois de février. Ils butinent alors activement les fleurs précoces, notamment celles du Pas-d’âne, du Bois-gentil et du Saule marsault. Les œufs sont déposés dès le mois d’avril en amas denses de 50 à 200 unités à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Les chenilles tissent des nids communautaires. Comme la plupart des chenilles se nourrissant d’orties, elles sont, malgré leurs couleurs vives, ou peut-être grâce à celles-ci, délaissées par les oiseaux insectivores. Il est possible que les épines dont elles sont pourvues, de même que l’absorption des principes contenues dans leurs plantes hôtes, leur confèrent une certaine immunité vis-à-vis de leurs ennemis. Toutefois, le fait que les chrysalides sont fréquemment la proie des mésanges rend plus vraisemblable la première hypothèse. Les adultes de la deuxième génération volent dès le mois de juin. L’espèce donne parfois une troisième génération et hiverne à l’état imagal.(Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
La thermorégulation chez les papillons hivernant, "Petite tortue", par exemple : Chez tous les papillons, le sang coule dans un vaisseau unique qui se dirige de l’abdomen à la tête en passant par le thorax. Il véhicule de la chaleur tout au long de son parcours ; il revient jusqu’à l’abdomen en s’infiltrant dans les tissus. Le système circulatoire du papillon hivernant comprend deux échangeurs thermiques à contre-courant, l’un situé dans l’abdomen et l’autre dans le thorax. Dans celui de l’abdomen, le sang qui coule du coeur vers l’aorte est froid, alors que celui qui coule en sens opposé, à travers le tissu adjacent, est plus chaud ; la chaleur passe donc du tissu au vaisseau, et ensuite au thorax. L’échangeur thermique du thorax est l’aorte. Comme le sang de la partie descendante de la boucle est plus chaud que celui de la partie montante, la chaleur repart de la partie descendante vers la partie montante. Chez les grands papillons d’été, la partie descendante de l’aorte est séparée de la portion montante, de sorte que la chaleur est dissipée - certains papillons augmentent la chaleur de leur corps avant de prendre leur envol en faisant vibrer fortement leurs ailes- ( Source : revue "pour la science" - "scientific américan"- by Bernd HEINRICH - nr.116, mai 1987 ).
28-32 mm. 2-3 générations. Mâle : dessus gris brun foncé avec points noirs, taches orangées indistinctes près des marges ; dessous gris jaunâtre, petites taches noires, bande marginale orange. Femelle : dessus aile antérieure orange vif avec taches noires, aile postérieure brun foncé large marge orange avec série de points noirs à l’intérieur ; dessous idem mâle mais aile antérieure plus orangée.
D’aspect assez sombre, le cuivré fuligineux a des ailes brun et chamois orange. L’aile antérieure de la femelle est orange et ses ailes sont arrondies. Le mâle possède des ailes plus étroites : l’aile postérieure pointue, caractéristique de nombreux cuivrés, lui donne presque un profil de thécla. Se rencontre dans les prairies fleuries en plaine et dans les collines. Plantes hôtes : Oseilles, Patiences. Envergure 3 - 3,5 cm. Période de vol : Avril-Mai, puis Août-Septembre en deux générations. (Nature en poche - Larousse)
C’est l’un des papillons d’Europe les plus caractéristiques. La couleur et la forme des ailes au bord découpé permettent de le reconnaître, même en silhouette. Le verso foncé orné d’un dessin blanc en forme de gamma contraste avec le recto orange. Se rencontre dans une grande variété de d’habitats fleuris, talus, lisières, champs et jardins. Vol : Mars à Septembre en deux générations (la deuxième hivernant). (Nature en poche - Larousse)
Adulte : Ailes à bords profondément excavés, fauve orangé vif maculées de noir, de brun ferrugineux et de jaunâtre. Revers brun foncé ou brun jaunâtre clair, avec une tache discoïdale blanc nacré en forme de « C » aux ailes postérieures. Plante – hôte : Préférentiellement sur le Saule marsault et l’Ortie dioïque, mais aussi sur le Coudrier noisetier, l’Orme de montagne, le Houblon grimpant et le Groseillier épineux. Chenille : Fauve orangée vif avec des dessins noirs et la moitié postérieure de la face dorsale blanc de neige. Habitat : Forêts claires, orées forestières, vergers. Espèce commune presque partout. Biologie : Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille très bariolée se dissimule durant la journée à la face inférieure des feuilles. La chrysalide présente une morphologie très particulière : fortement étranglée dans sa partie médiane, elle est pourvue d’une gibbosité dorsale et de six taches médianes à vif éclat métallique. Les adultes naissant au début de l’été présente d’ordinaire un revers clair, leurs descendants (seconde génération) présentent un revers sombre ; ils hivernent et se reproduisent au printemps suivant. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
L’ornementation rose saumoné, caractéristique du recto, fait de la belle dame l’un des papillons d’Europe les plus faciles à reconnaître, même en vol. D’aspect plus terne, le verso reste semblable au recto. La belle dame vit et se reproduit en Afrique du Nord et en Europe méridionale, où les adultes peuvent se rencontrer presque toute l’année. Elle migre en été vers le nord, souvent en nombre. Beaucoup meurent au premier gel, mais certains retournent dans leurs régions d’origine, plus clémentes. Se rencontre dans les lieux herbus fleuris, souvent jusque dans les jardins. Lorsqu’elle butine des fleurs telles que les chardons et les centaurées, la belle dame se laisse généralement approcher, et c’est le bon moment pour l’observer de près. Vol : Mars à Novembre. (Nature en poche - Larousse) Adulte : 45-60 mm. Ailes teintées de rose. Dessus brun jaunâtre, marques irrégulières brun noir. Aile antérieure : petites taches blanches vers l’apex. Dessous aile postérieure : 5 petites ocelles dans l’aire postdiscoïdale. Plante – hôte : une trentaine de plantes hôtes attestées : Circes, Chardons, Ortie dioïtique, Mauve musquée, Groseillier épineux, Chenille : atteint 40 mm. Jaunâtre pâle à brun verdâtre, avec des dessins sombres d’étendue variable. Habitat : Milieux ouverts et secs : pelouses, friches, carrières, espèce commune partout. Biologie : Espèce MIGRATRICE très étudiée, la vanesse des chardons, grâce à l’éclectisme alimentaire de sa chenille, est apte à conquérir une multitude de milieux. Autochtone dans les pays du Maghreb, l’espèce fournit au printemps une première vague de migrateurs qui atteignent à la fin de mars le sud de l’Europe, où ils se reproduisent aussitôt. Leurs descendants gagnent le nord et le centre de l’Europe en mai/juin où ils donnent une à deux générations. Les adultes automnaux migrent vers l’Afrique, l’espèce semble incapable d’hiverner en Europe. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille se développe à l’abri d’une feuille maintenue grossièrement enroulée par un réseau soyeux. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann).
Exceptionnelle migration de 2009 :
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur fraxinus. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 12 exemplaires du 17 au 29 septembre (1903-1908) (Gelin), 4 et 10/10/1910 (Lacroix).
Charente-Maritime : Dompierre (Vigé).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce encore commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de août à octobre en deux générations ; hiverne et reparaît en mars avril ; parfois trois générations. Voltige autour des habitations, le long des chemins, sur les fleurs des pruniers, des prunelliers, etc. Chenille sur urtica. Elle est visible de juin à août. Répandu partout ; en état d’abondance très variable suivant les années.
Deux-Sèvres : Extrêmement rare à Niort de 1903 à 1905. Commun en mars sur les pruniers en fleurs (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce devenue très rare dans la région depuis plus de cinq ans. La cause de cette raréfaction n’est pas élucidée pour le moment.
2011 - Neil Wilding : Disparition de la Petite Tortue, le débat continue Dans un précédent article (La Virgule (version 79) n°2
* octobre 2007, p3), nous avions signalé que la Petite Tortue (Aglais urticae), un papillon commun dans les Deux-Sèvres jusqu’à vers 2000, était devenu rare. Plusieurs observateurs ont relaté le même phénomène partout en Poitou-Charentes et dans d’autres régions de l’Ouest de la France (Albouy V. 2008. Insectes 19 ; Guyonnet A. 2008. La Virgule PCN no 1, p 3). La quasi-disparition de l’espèce s’est poursuivie dans ces régions en 2008 et 2009 (Guyonnet A. comm. pers.) Dans le même article, nous avions mentionné que les populations de cette espèce sont aussi en déclin en Grande-Bretagne. Les chiffres montrent que l’abondance de la Petite Tortue y a diminué globalement de 50% depuis 1998. C’est pendant cette même année (1998), qu’une mouche parasitoïde de la chenille de cette espèce a été observée pour la première fois en Angleterre (un parasitoïde est un insecte qui se développe sur ou à l’intérieur de son hôte et qui le tue inévitablement alors que, normalement, un parasite vit sur ou à l’intérieur de son hôte mais ne le tue pas). Ce parasitoïde, Sturmia bella (Diptera : Tachinidae), grand comme une Mouche Verte, pond ses oeufs sur les feuilles d’ortie, plante-hôte de l’espèce, et ceux-ci sont ingérés involontairement par les chenilles. Les oeufs éclosent et leurs larves se développent dans la chenille qui est fi nalement tuée. La chenille d’une autre espèce, le Paon du Jour (Inachis io), dont la plante- hôte est également l’ortie, peut aussi être l’hôte du parasitoïde en question, mais sans souffrir d’un déclin signifi catif. En 2008, un projet a été lancé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, avec des données de l’UK Butterfl y Monitoring Scheme (http://ukbms.org) pour étudier l’importance de ce parasitoïde sur le déclin de la Petite Tortue. Les chenilles de ces deux espèces de Lépidoptères vivent respectivement en groupes dans des nids de soie pendant leurs quatre premiers stades et se séparent pendant le dernier. En 2008, des échantillons de chenilles des deux espèces ont été recueillis dans plus de 50 sites de la moitié Sud de Grande-Bretagne. Un rapport préliminaire (Lewis O. & Hamer N., 2009 : http://users.ox.ac.uk/-zool0376/Small- Tortoiseshell.htm) montre que S. bella est bien répartie dans la zone de prospection avec plusieurs autres espèces de parasitoïdes et, chez la Petite Tortue, il est l’espèce la plus abondante, tuant en moyenne 60% des chenilles dans les échantillons où il est présent. Cependant, il tue beaucoup moins de chenilles du Paon du Jour. En Angleterre, le Paon du Jour n’a qu’une génération, alors que la Petite Tortue en a deux et S. bella est plus fréquent dans les chenilles de la deuxième génération, en août/septembre que dans celles de la première. Le taux de parasitisme des chenilles de la première génération de la Petite Tortue (en juin) est assez semblable à celui des chenilles du Paon du Jour (en mi-juin/mi-juillet), ce qui laisse supposer que le Tachinaire est plus actif en août-septembre, lors de la deuxième génération de la Petite-Tortue. indiquent que, malgré la proportion de chenilles de la Petite Tortue tuées par le parasitoïde, il est peu probable que ce dernier soit responsable du déclin du papillon. Cette étude s’est poursuivie en 2009, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. En France et dans le reste de l’Europe continentale, le parasitoïde est connu depuis longtemps et il semble improbable qu’il soit la cause du déclin en question, sauf si son efficacité a été augmentée par une modification écologique ou climatique. Il serait intéressant de connaître la proportion de chenilles de la Petite Tortue parasitée par le Tachinaire dans notre région, mais avec la quasi-disparition de l’espèce, il est impossible de l’évaluer ! Par contre, les chenilles du Paon du Jour sont abondantes et, en 2010, nous avons l’intention d’examiner l’importance des populations de S. bella en utilisant le protocole développé par l’équipe anglaise et ce, dans les chenilles de première et de seconde génération, car en France, le Paon du Jour a deux générations. Nous envisageons d’évaluer le parasitisme dans les deux générations de chenilles présentes en mai/juin puis en août. Dans une autre étude anglaise effectuée en laboratoire, Pullin A.S. (1987. OIKOS 49 : 39-45) a montré que les chenilles de la Petite Tortue se développent plus vite et produisent des chrysalides plus lourdes lorsqu’elles s’alimentent sur les jeunes plantes d’ortie au printemps et sur les repousses de plantes coupées en été, que sur les plantes matures. Ces différences correspondent à une teneur en eau et en azote plus élevée dans les jeunes plantes. Par la suite, Pollard E., Greatorex-Davies J.N. & Thomas J.A. (1997. Ecological Entomology 22 : 315 - 318), utilisant des données de terrain de 1976 à 1995, ont trouvé que le papillon est plus abondantdurant les années ayant des mois de mai et juin frais et humides plutôt que chauds et secs. Ces observations suggèrent que la Petite Tortue s’adapte mal aux années de canicule, ce qui fut le cas en 2003 et 2006. En 2010, l’équipe d’Oxford projette d’approfondir l’étude des effets de la sécheresse sur les chenilles de cette espèce. En France, la Petite Tortue reste toujours abondante dans les zones montagneuses, zones qui sont, normalement, les moins affectées par la sécheresse (Guyonnet A., comm. pers. basée sur ses observations et des données récupérées via son site : http://papillon-poitou-charentes.org ). En France, il n’existe pas d’observations précises réalisées sur de longues périodes, mais la Petite Tortue était globalement beaucoup plus abondante en 2006 qu’en 2007 et 2008 ( http://noeconservation.org ). Il faut préciser que l’année 2006 fut, dans son ensemble, beaucoup plus chaude et sèche que les deux dernières. Notons cependant que mai 2006 fut plus frais et plus pluvieux que la moyenne, alors que mai 2007 et 2008 furent plus chauds et plus secs que la moyenne ! Les entomologistes se posent toujours des questions quant à la raréfaction de la Petite Tortue, mais, comme le suggère Albouy (2008), les effets du réchauffement climatique ne sont pas à exclure, pas plus qu’une simple variation normale de l’abondance de l’espèce. Pour étayer cette dernière hypothèse, il est intéressant de citer Gelin et Lucas (1912, Mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 232 p) qui, au début du siècle dernier, ont noté que l’espèce était : répandue partout, mais en état d’abondance très variable suivant les années. Nous remercions Antoine Guyonnet, le Dr Sofia Gripenberg et Chris Raper pour leurs commentaires précieux ainsi que notre bon ami et ancien collègue Guy Latteur pour la rédaction du texte.
Neil Wilding DSNE
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de août à octobre. Butine le soir, sur les fleurs de pétunias, de tabac odorant. Chenille verte ou brune, sur convolvulus arvensis. Elle est visible en juillet. Répandu partout, et plus abondant que ligustri.
Deux-Sèvres : Niort, 06/08/1904 ; 25/08/1907 ; 10/09/1908 ; 02/10/1905 ; 09/10/1907. Paraît succéder à ligustri.
Charente-Maritime : Saintes, 25/08/1907 ; 10/09/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce courante.
Généralités : Adulte : 8 à 12 cm d’envergure. Ailes antérieures gris brunâtre ornées de motifs complexes à base de stries longitudinales et de taches ; ailes postérieures marquées de bandes transversales sombres. Abdomen rose vif, annelé de noir. Trompe atteignant 8 à 10 cm, et même parfois 13 de longueur.
Chenille : Atteint 12 cm. De teinte très variable. Généralement brune, avec des stries obliques blanchâtres bordées de sombre du côté supérieur, et la face ventrale foncée, mais aussi fréquemment vert pâle, avec des stries obliques claires et des rangées de points noirs, voire presque entièrement noire avec des bandes longitudinales latérales jaune ochracé. La corne abdominale, falquée, est jaune avec l’apex noir dans les deux premières variétés chromatique, noire dans la troisième.
Plantes hôtes : En Europe, la chenille se développe essentiellement sur le Liseron des champs (convolvulus arvensis) et le Liseron des haies (Calystegia sepium), et, plus occasionnellement, sur d’autres convolvulacées cultivées comme plantes ornementales. Hors d’Europe, sur ses terres d’origine, elle vit sur la patate douce et, plus rarement, sur les haricots.
Habitat : Largement répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’en Australie. En Europe, n’est autochtone que dans l’extrême Sud (Sicile, Crète, sud du Péloponnèse) ; plus au nord, exclusivement représenté par des sujets migrateurs dont l’abondance varie selon les années en fonction des flux migratoires.
Biologie : L’adulte, essentiellement crépusculaire et nocturne, se dissimule durant la journée contre les troncs et les parois rocheuses, où sa livrée homotypique lui assure un camouflage efficace, en dépit de sa grande taille. A la tombée de la nuit, mais parfois dès la fin de l’après-midi, il butine en vol stationnaire sur les fleurs à profonde corolle tubuleuse, notamment sur celles des Tabacs, Plox, Pétunias, Stramoines, ou Saponaires, qu’il explore grâce à sa trompe démesurément longue. Attiré par les éclairages urbains, il vient tournoyer autour des réverbères, où il est souvent confondu avec une chauve-souris. Grâce à ses formes particulièrement aérodynamiques, il compte parmi les plus puissants volateurs de l’ordre des Lépidoptères. Sa vitesse de croisière, sur de courtes distances, peut dépasser 100km/h, et sur les longs trajets, se maintient autour de 50km/h. Cette capacité de vol soutenu lui permet de partir de son principal réservoir, le continent africain, notamment en présence de courants aériens favorables , de franchir sans peine la Méditerranée, puis les Alpes et de se répandre à travers toute l’Europe, souvent jusqu’en Scandinavie. Les individus migrateurs voyagent par petits groupes. Une première vague migratoire quitte l’Afrique dès la mi-avril, atteignant le Nord de la France dès la mi-mai. La vague la plus abondante déferle en juin et peut se prolonger jusqu’en juillet. En cours de migrations, les femelles déposent leurs œufs dès qu’elles rencontrent un milieu favorable abritant des liserons (bermes de chemins et cultures céréalières, par exemple). La ponte peut renfermer jusqu’à mille œufs ; la taille de ces derniers est très faible (environ 1 mm), comparativement à celle du papillon. La chenille grâce à sa robe discrète, jouit d’un camouflage efficace. On ne l’observe guère qu’à l’époque de l’errance de prénymphose, lorsqu’elle traverse routes et chemins à la recherche d’un abri convenable. Elle finit par s’enfouir et aménager une loge souterraine ovoïde, de la taille d’un œuf de poule, dans laquelle elle se transforme, de dix à quinze jours plus tard, en une chrysalide longue de 5 à 6 cm. Grâce au fourreau libre et contourné en spirale qui abrite sa longue trompe, cette chrysalide se distingue aisément des nymphes de toutes les autres espèces européennes des sphingides. En présente de conditions météorologiques favorables, les premiers imagos peuvent émerger chez nous dès le mois de juillet. Cependant, lorsque le cycle larvaire se prolonge trop tard en saison, la nymphose n’a lieu qu’en septembre, et les chrysalides sont dès lors condamnées à périr durant les froids hivernaux. Les individus nés sur le sol européen effectuent, pour partie seulement, une migration de retour, s’envolant vers l’Afrique. L’élevage de cette espèce est aisé. Pour obtenir l’accouplement des sujets nés en captivité, il est nécessaire de les nourrir avec une solution miellée (miel dilué à 1/10). Pour ce faire, on déroule la trompe de l’animal au moyen d’une pince fine et on en plonge l’extrémité dans une coupelle contenant la solution aqueuse. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Afrotropicale. Répartie jusqu’en Papouasie, migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France continentale où elle se reproduit ainsi qu’en Corse. La chenille se développe principalement sur Convolvulus arvensis et Ipomea ; et sur Rumex, Impatiens, Chrysanthenum et Helianthus. Le papillon s’observe dès le crépuscule, sur les fleurs des jardins et des prairies. Période de vol : VI-IX. Espèce bivoltine, plus fréquente en seconde génération. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Mâle. Envergure : 85-110 mm. L’aile antérieure, à apex pointu, est gris brunâtre, avec des stries noires longitudinales et des sinuosités blanchâtres et transversales peu distinctes. La postérieure présente une série de lignes noirâtres et concentriques sur fond plus clair. L’abdomen est de façon caractéristique annelé de noir et de rose vif, avec une ligne médiane gris brunâtre.
Femelle. Envergure : 90-115 mm. Semblable, mais aile antérieure moins contastée.
Variation. F. virgata Tutt, 1904 : aire médiane de l’aile antérieure plus foncée. Forme variegata Tutt, 1904 : aires basale et terminale envahies de blanc. Forme obscurata Tutt, 1904 : assombrissement des quatre ailes. Forme alicea Neuburger, 1899, abdomen brun doré (et non gris), lignes transversales jaune doré (et non rouges). Espèce proche : aucune en Europe.
Biologie. Plantes-hôtes : surtout les liserons (dont Convolvulus arvensis). Tous types de biotopes, y compris en ville, puisqu’il s’agit d’un migrateur. Observé jusqu’à 2800 m d’altitude. Vole au crépuscule pour butiner les corolles du tabac, du pétunia, du phlox de la saponaire et du buddléia. Ce grand migrateur revient en Europe chaque année à la saison chaude. Il se reproduit sur place mais ne résiste pas à l’hiver. C’est l’un des papillons les plus rapides en vol (il peut dépasser les 50k m/h). Période d’apparition de mai à novembre.
Distribution. Presque mondiale (sauf vers les pôles). Grand migrateur qui atteint l’Europe chaque année (en quantité variable) et qui remonte parfois en petit nombre jusqu’au grand nord. Statut. Migrateur assez régulier.
Remarque. Agrius cingulatus (fabricius), espèce très proche d’Amérique, a été signalé récemment au Portugal. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur polygonum aviculare, verbascum thapsus, graminées, choux, pois etc. Elle est visible en mai. Elle peut être assez abondante pour devenir nuisible. Répandu et commun partout, varie considérablement pour la couleur et le dessin, depuis la forme catenatus Hw. , qui est gris clair, ou pallida Stgr., qui est gris jaunâtre, jusqu’à nigricornis Vill., dont les ailes antérieuressont d’un noir profond.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur erica, cinerea, rumex, lotus, trifolium, prunus spinosa. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce commune.
La chenille est visible en mai (Gelin et Lucas).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juillet puis de août à octobre en deux générations. La chenille est très polyphage. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandue et commun partout. Varie considérablement, mais sans fixité, pour l’étendue des bandes blanches aux ailes antérieures, et des taches bleues aux ailes postérieures. Un exemplaire avec les ailes postérieures jaune d’ocre a été pris aux environs d’Angers par M. Cheux.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis en octobre en deux générations. Chenille sur euphorbia, etc. Elle est visible en avril. Répandu sur les terrains calcaires de la zone, mais jamais en grande abondance.
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce qui semble disparue de la région. Elle n’a plus été mentionnée depuis Gelin et Lucas.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de janvier à décembre en deux ou trois générations. Chenille très polyphage, vit sur vicia sepium, rumex, sonchus, galium, urtica, etc. Répandu et extrêmement commun partout. Un bel exemplaire très mélanique, pris à Royan le 01/08/1905, a les lignes des ailes antérieures écrites en brun, l’angle externe de ces mêmes ailes et l’angle anal des inférieures marqués d’une large tache brune. On peut l’appeler brunnescens (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce très commune
Généralités : Eurasiatique. Largement répandue en Europe. En France, cette espèce migratrice se rencontre partout. Il semble qu’elle ne soit résidente que dans les régions méridionales aux hivers doux. Elle remonte régulièrement dans le nord du pays, la majeure partie des observations s’effectuant en fin d’été avec l’arrivée de migrants. Euryèce, elle se rencontre jusque dans les villes. Il n’est pas rare de l’observer la journée dans les herbes hautes. La chenille est polyphage. Période de vol : V-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : 35-40 mm d’envergure. Ailes antérieures chatoyantes, brun grisâtre clair à brun rougeâtre, variées de motifs brun-noir, avec un dessin discal argenté évoquant les lettres grecques lambda ou gamma. Ailes postérieures brun jaunâtre avec la marge nettement plus sombre. Chenille : Atteint 35 mm. Légèrement atténuée dans sa partie antérieure, ne compte que deux paires de fausses pattes (les anales non comprises). Vert pâle, avec de fines lignes dorsales claires et une ligne stigmatale blanche un peu plus épaisse. Tête généralement pourvue d’une strie noire de chaque côté. Plantes hôtes : Sur de nombreuses plantes herbacées appartenant aux familles botaniques les plus diverses, par exemple sur la luzerne cultivée (Medicago sativa), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le chou potager (Brassica oleracea), le Trèfle de prés (Trifolium pratensis), la Carotte sauvage (Daucus carota), la Sauge des prés (Salvia pratensis), et le Pissenlit dent-de-lion (Taraxacum officinale). Habitat : Avant tout dans les milieux ouverts, mais dans les biotopes les plus divers, y compris dans les régions de culture intensive et jusqu’au cœur des villes. Espèce très banale partout. Biologie : Le Lambda est le plus commun des papillons migrateurs fréquentant l’Europe. L’imago se montre pendant presque toute l’année, présentant un pic d’abondance vers la fin de l’été. L’espèce hiverne d’ordinairement à l’état larvaire, et sans doute occasionnellement sous forme de chrysalide ou d’imago, au moins dans les régions les plus chaudes. Dans les contrées climatiquement moins favorables, elle ne survit pas à l’hiver ; ses effectifs se reconstituent chaque année à l’occasion des flux migratoires. Durant l’été, l’espèce engendre sur place deux ou trois générations successives. L’adulte est actif de nuit comme de jour, butinant activement les fleurs, sur lesquelles il se pose brièvement, ailes entrouvertes et vibrantes, constamment prêt à l’envol immédiat. Les œufs sont déposés isolément à la face inférieure des feuilles. La chenille montre une prédilection pour les plantes cultivées, sur lesquelles elle peut parfois causer des dommages. La nymphose s’effectue dans un cocon blanchâtre. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Le lambda est l’un des plus grands insectes migrateurs de la planète. Régulièrement, il vient en grand nombre des régions chaudes, au printemps et au début de l’été, pour se reproduire au Nord de l’Europe. Cette espèce ne survit pas aux rigueurs des hivers nordiques, chenilles, chrysalides et adultes périssant de froid. Le papillon, actif de jour comme de nuit, butine diverses fleurs dont le trèfle, la bruyère, le buddleia, le cardère et la valérianne (surtout la nuit). Il est attiré par la lumière. Période de vol : Mai à Octobre. (Nature en poche - Larousse)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à octobre. Chenille sur salix, populus. Elle est visible en juillet. Assez commun dans la vallée de la Loire et toute la région au sud de ce fleuve. 1 exemplaire pris à Royan le 15/08/1901 (Lucas) a les ailes antérieures gris jaunâtre.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce peu courante.
Généralités : Eurasiatique. Occupe une grande partie de l’Europe, sauf les régions septentrionales. En France, elle est largement répandue, hormis l’extrême Nord. C’est la plus grande des Catocales rouges, qui se rencontre souvent, comme C. nupta, sur les murs des habitations. Elle affectionne divers milieux forestiers, y compris en zones urbaines. Dans le sud du pays, il semble qu’elle occupe prioritairement les ripisylves en plaine, pour s’étendre à d’autres complexes forestiers en moyenne montagne.
La chenille se développe sur divers Salix et Populus.
Période de vol : VII-X. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à octobre. Chenille sur salix, populus. Elle est visible en juillet. Répandu et, d’ordinaire, très commun partout. Les exemplaires de Ronce les Bains (17) ont les ailes antérieures très foncées (Lucas).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce toujours commune dans la région.
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Complément 1983 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
A l’époque de la rédaction du Catalogue, la distinction n’avait pas encore été faite entre C. australis et C. hyale. On le trouve surtout dans les chaumes et les bois secs du sud des Deux-Sèvres et dans les Charentes.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) :
A définir par l’atlas.
L’imago est visible de mars à octobre en deux ou trois générations. Fréquente les lieux boisés et les friches.
Généralités : Attention, la différence entre alfacariensis, hyale et certains exemplaires de crocea ne peut se faire que sur les chenilles ou avec l’étude des génitalias. Les observations de cette rubrique ne sont donc que des propositions.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de septembre à octobre en deux générations. Chenille sur nerium oleander. Elle est visible en août. Ce superbe sphingidae est commun en France sur le littoral méditerranéen. Des exemplaires de la première génération se répandent, certaines années vers le nord, et leur ponte donne lieu aux captures de chenilles et de papillons faites çà et là d’août à octobre. Mais les papillons nés dans la nature ou obtenus d’éclosion en notre région sont sans vigueur, incapables de s’accoupler ou d’hiverner. De sorte que la présence temporaire de l’espèce jusqu’aux environs de Paris résulte uniquement des migrations accidentelles.
Deux-Sèvres : 5 chenilles trouvées à François, chrysalidées, le 26/08 ; 4 éclosions 4-17/09/1906 (Gelin). 1 exemplaire du 30/08/1906 à Niort (Sauvaget).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce observée sur les Deux-Sèvres (79) par Norbert Thibaudeau.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en mai puis de septembre à novembre en deux générations (L’éclosion du printemps n’a pas lieu chaque année). Chenille sur prunus spinosa, pirus, crataegus, betula, quercus, etc. Elle est visible en juillet.
Vienne : Saint-Secondin, près Saint-Julien l’Ars (d’Aldin).
Charente-Maritime : Royan (B. et S.). Rochefort, du 2 au 10/11/1877 (Delav.). Saintes, 05/11/1908 (Gelin).
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Charente-Maritime : forêt de Benon, chenilles nombreuses en 1928 (Lucas).
Etat des connaissances en 1998 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Forêt de Chizé (79), forêt de Benon (17), Vallée du Thouet (79) ; région de Poitiers (86).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce rare et localisée.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur chênes. Elle est visible en mai.
Deux-Sèvres : 4 chenilles récoltées sur le chêne dans la forêt de Chizé le 07/05/1904 (Gelin), élevées par M. Lucas, ont donné un mâle et une femelle éclos les 20 et 22/10/1904.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce devenue très rare, pas d’observations récentes.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur leontodum, lactuca sativa, hieracum pilosella, taraxacum. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort, 16/10/1907, 20/10/1906, 22/10/1904, 22/10/1907, 25/10/1908, 26/10/1906, 27/10/1903, 29/10/1907, 4 exemplaires (Gelin). Saint-Symphorien, mâle et femelle accouplés 17/10/1903 (Sauvaget) ; Niort, 30/10/1909 (Lacroix).
Charente-Maritime : Saintes, 15/11/1907, 7 exemplaires (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce qui n’a plus été revue depuis les observations de Robert Levesque. Mr Levesque pense que la disparition de cette espèce est liée à celle des prairies.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en avril puis de juillet à octobre en deux générations. Chenille sur Lythrum salicaria, Calluna vulgaris, melilotus, etc. Elle est visible en juillet.
Charente-Maritime : Royan (S. et B.).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Statut : Non mentionné (PCN, 01)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Très rare et localisée, à définir plus précisément par l’atlas.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de août en octobre (du 16 juin au 19 octobre) en deux générations. Chenille sur lichens des arbres fruitiers, des chênes, pins, hêtres, treillages en bois. Répandu dans toute la région, et abondant surtout dans les grands bois.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune qui pullule certaines années.
Généralités : Adulte : Présente un fort dimorphisme sexuel. Mâle avec les ailes antérieures grises, teintées de jaune à la base, et ourlées de noir bleuté à la naissance du bord costal. Femelle avec les ailes antérieures jaunes à blanc jaunâtre, ornées de deux gros points noir bleuâtre. Chenille : Atteint 28 mm. Gris noirâtre, marbré de plus clair, avec le dos blanchâtre, parcouru d’étroites lignes longitudinales grises, pourvu de grosses verrues punctiformes rouges et marqué d’une tache sombre, arrondie, sur chacun des segments 3, 7 et 11. Plantes hôtes : Sur la Xanthorie des murailles (Xanthoria parietina) et divers autres lichens. Habitat : Dans les endroits boisés, plus rarement dans les milieux ouverts. Espèce largement répandue, mais généralement peu commune. Biologie : L’adulte, de moeurs nocturnes, vole au cours d’une unique génération. Les œufs sont déposés par groupes de vingt à cinquante unités à la face inférieure des feuilles. La chenille vit aux dépens des lichens sur les feuillus ou les résineux ; mature, elle se nourrit également de feuilles. Elle hiverne, longue de 4 à 5 mm, à l’abri de l’écorce, où se déroule ultérieurement la nymphose, dans un cocon lâche. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Elle possède une vaste répartition allant de la péninsule Ibérique à l’Asie orientale. En France, elle est répandue sur tout le territoire, Corse comprise. Vole dans tous les milieux et n’est pas rare en ville. La chenille se nourrit des lichens des arbres, puis, après avoir hiverné, en attaque les feuilles. Dimorphisme sexuel important. Vol : VI-IX. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Mâle. Envergure : 35-43 mm. Aile antérieure jaune orangé à la base, avec une ombre noire à la côte, gris-beige clair dans l’aire médiane, gris brunâtre clair dans le tiers distal. Postérieure jaune clair, assombrie à la côte. Abdomen orange. Femelle. Envergure : 35-62 mm. Aile antérieure d’un beau jaune citron, plus ou moins pâle, avec un gros point noir à la côte et un plus petit (parfois aussi gros) vers le bord interne, les deux dans l’aire médiane. Postérieure jaune clair. Variation. Mâle : aire discale non assombrie : f. luteomarginata Lambillion, 1906. Aile antérieure envahit de gris noirâtre, sur près du tiers de sa longueur : f. seminigra Dufay, 1954. Femelle : aile antérieure avec un seul point noir : f.unipunctata Spuler, 1910 ; sans points noirs distincts : f. impuctata Spuler, 1910 ; points noirs réunis en une ligne transversale : f. confluens Dumont, 1903. Espèce proche : aucune. Biologie. Chenille sur lichens (dont Peltigera canina) des troncs et des branches de chênes et autres arbres. Lieux boisés et leurs abords immédiats. Jusqu’en moyenne montagne où il peut abonder. Période d’apparition. Fin juin-août. Distribution. De l’Europe au Japon. En Europe, de l’Irlande et de l’Angleterre (où il est migrateur) aux Balkans. En France partout, mais s’est raréfié près des villes ; présent en Corse. Statut. Assez commun (abondant parfois localement). (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur racines des graminées. Elle est visible en juin. Répandu et assez commun partout, avec l’aberration plus unicolore Desyllesi B., moins abondant que le type.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble commune dans la région.
Généralités : Méditerranéo-asiatique. Répandue en Europe de l’Ouest et du Sud, au Nord dans les régions méridionales de la Grande-Bretagne. En France, elle est présente un peu partout, y compris en Corse, mais elle est beaucoup plus fréquente dans le Sud-Est. Thermophile à tendance calcicole, elle affectionne les prairies, les coteaux bien exposés, et s’aventure jusqu’en zone urbanisée. La chenille se développe sur les racines de graminées Période de vol VIII-IX. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre en deux générations. Chenille sur graminées. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce très commune.
Généralités : Adulte : 30-35 mm d’envergure. Ailes antérieures presque uniformément brun rougeâtre pâle, avec un point discoïdal blanc, cerné par un halo sombre.
Chenille : Atteint 40 mm. Brun jaunâtre pâle, avec une ligne médiane sombre, évanescente dans sa partie antérieure, et une ligne subdorsale sombre sur chaque flanc.
Plantes hôtes : Sur diverses graminées, entre autres sur la Palène, la Canche bleue et le Roseau des bois (Brachypodim pinnatum, Molinia caerulea, Calamagrosis epigejos).
Habitat : Milieux ouverts et secs, stations humides. Espèce répandue et très commune presque partout.
Biologie : L’adulte, de mœurs nocturnes, vole au cours de deux générations. La chenille se dissimule durant la journée parmi la litière ; elle hiverne. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Méditerranéo-asiatique. Toute l’Europe moyenne et du Sud. En France, où elle est migratrice, on la rencontre un peu partout. De par son caractère migrateur, elle fréquente divers milieux, généralement ouverts, depuis les zones cultivées ou urbanisées de plaine, jusqu’aux prairies de moyenne montagne. La chenille, polyphage, hiverne, se nourrissant de graminées, mais aussi de plantes basses Pissenlits, Plantains, Gaillets… (Taraxacum, Plantago, Galium…). Période de vol : IV-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur graminées. Elle est visible en mai. La couleur du fon varie, en dessus des ailes supérieures, du gris foncé au brun jaunâtre pâle.
Deux-Sèvres : Assez commun à Niort : du 22 septembre au 17 octobre (Gelin).
Charente-Maritime : Assez commun à Dompierre (Vigé).
Charente : Jarnac (Delam.)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à janvier. La chenille est très nuisible ; elle vit en mai et juin sur presque tous les arbres fruitiers, dont elle agglomère les feuilles et les fleurs. Commun partout. Le papillon se pose, les ailes étendues, sur les murs, le tronc des arbres, etc.
Deux-Sèvres : Niort, en octobre, novembre, décembre, janvier, 05/01/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L"imago est visible de mai à juillet puis de août à novembre (hiverne). Deux ou trois générations. Chenille sur rumex, sonchus, plantago. Elle est visible en mai. Commun dans toute la région. La var. margaritosa Hw. (partie costale des ailes antérieures très claire) est souvent aussi commune que la forme typique. Parfois cette partie costale aberre en sens inverse, et devient d’un noir intense (1 ex. pris à Niort, le 14/09/1909) ; on peut appeler cette forme nigrocosta (Gelin).
Deux-Sèvres : 19/02/1905 ; 02/07/1908 ; 01/06/1907 ; 03/07/1907 ; 25/08/1904 ; 01/09/1907 ; 12/10/1906 ; 06/11/1905 ; 28/12/1908, 10 exemplaires (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre en deux générations. Chenille sur lamium, urtica. Elle est visible en avril puis en juillet. Très commun partout.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin puis de juillet à septembre en deux générations. Chenille sur Iberis amara, sinapis arvensis, thlaspi perfoliatum. Considérée longtemps comme simple variation de P. rapae, mannii a été érigée au rang d’espèce distincte par le comte Turati. Cette séparation a été confirmée par M. Ch. Oberthur qui a signalé, dans l’ouest de la France (ET. de Lép. comp., fasc. III, 1909, page 127), la présence de mannii en Gironde, en Charente et dans la Vienne. M. Delahaye l’a rencontrée aux environs d’Angers et a consacré à la forme angevine une brochure ayant pour titre La Pieris manni en Maine et Loire, (Angers, décembre 1910). Le papillon se distingue surtout de rapae par sa taille plus faible, par le bord externe de ses ailes plus régulièrement arrondi, la tache apicale noire descendant plus bas le long de la frange, jusqu’au niveau du point discal, auquel ce prolongementse trouve fréquemment relié par suite de l’écriture en noir de l’extrémité des deux nervures qui le bordent. Ce point discal, plus rapproché du bord externe que dans rapae, n’est pas arrondicomme chez cette dernière, mais nettement échancré à l’extérieur. Chez les femelles les macules sont plus longues, plus épaisses, et les pointes de leur partie échancrée se prolongent plus souvent que chez les mâles jusqu’à la marge. Le vol est plus mou que celui de rapae et se rapproche de celui de Leptidea sinapis. D’après M. le comte Turati, la chenille a les verrues noires de la tête très apparentes, ce qui lui donne une coloration plus foncée que chez rapae, et la chrysalide, qui manque toujours des trois raies jaunes de rapae, est de forme plus trapue. Les ailes deux générations de mannii dans la région ouest se succèdent sans interruption. M. Dupuy et M. Delahaye ont capturé des femelles de la seconde génération qui ont, en dessous, les ailes postérieures d’un jaune très vif, exempt du semis d’écailles grisesqu’on trouve dans la plupart des rapae écloses en automne ; et M. Delahaye fils a pris en juillet 1911 une femelle de mannii (2ème génération) aussi fortement nuancée de jaunâtre que les rapae les plus jaunes. Commun dans la région
Deux-Sèvres : Bordure sud de la forêt de Chizé, sur la limite commune du 79 et du 17 (Gelin). Une dizaine d’exemplaires pris en 1912, aux abords de la forêt de Chizé, à Séchebec le 3 mai (Gelin) et à Rimbault le 8 mai (Lucas). Les individus des Deux-Sèvres se rattachent à la forme manni andegava Delahaye, avec les macules noires généralement sablées de cendré, n’atteignant jamais la teinte jaune des exemplaires du midi.
Vienne : Charroux (Obth.).
Charente-Maritime : Saint-Séverin (Gelin).
Charente : Angoulême (Dupuy).
Supplément 1922 du Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique (Gelin Henri et Lucas Daniel) :
Deux-Sèvres : Niort , 10/05/1920, 10/06/1922, 24/07/1922 (femelle très défraîchie), 21/08/1920 ; Le Fief de François, 12/08/1918, 18-31/08/1917, 10-19/09/1917 (Gelin). - (v. H. Gelin Formes Françaises de Pieris manni, in Annales de la Soc. Ent. de France 1919, avec planche).
Charente-Maritime : Taillebourg, 1 ex. 08/1913 (Leps) ; Dompierre sur mer, 15/08/1921 (Lucas).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Statut : Espèce déterminante P-C (espèce en voie de disparition, non retrouvée récemment)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce considérée disparue de la région par Robert Levesque. Disparition due aux herbicides et pesticides. De nouvelles observations montrent qu’elle reste présente dans la région mais elle est très rare.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à mai puis de juillet à septembre en deux générations. Prairies, bois frais, jardins. Chenille sur brassica napus et rapa, sinapis. Elle est visible en juin et septembre. Les exemplaires de printemps ont le dessin du dessous des ailes un peu plus marqué que dans la génération estivale, qui répond à la forme napaeae Esp. Cette seconde génération donne, comme dans rapae et manni, des exemplaires de la variété quaterpuncta. J’ai rencontré dans les Deux-Sèvres quelques exemplaires de napi dont l’extrémité des nervures, fortement écrite en noir, et dilatée près de la frange, prête assez facilement à la confusion avec l’espèce asiatique (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce très commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Ce papillon minuscule se rencontre dans le monde entier et migre sur de longues distances. Il remonte parfois vers le nord en quantité, où les chenilles s’attaquent aux plantations de choux. L’adulte se caractérise par une bande chamois sinueuse au bord interne de l’aile antérieure. Il vole de jour comme de nuit et est attiré par la lumière. (Larousse nature en poche)
www.inra.fr/hyppz/RAVAGEUR/3pluxyl.htm : Description
Adulte : 15 mm d’envergure. Tête rougeâtre. Ailes antérieures très allongées, étroites, arrondies à l’extrémité, jaune brun ponctué de foncé ; bord postérieur fortement frangé, bordé d’une bande claire, blanchâtre et ondulée. Ailes postérieures beaucoup plus courtes, pointues, longuement frangées, gris foncé. Au repos, ailes en toit et antennes projetées en avant (*) . Oeuf : ovale, assez allongé, très petit (0,5 à 0,25 mm), base aplatie, jaune pâle (*) . Larve : 15 mm, étroite, rétrécie aux 2 extrémités. Abdomen vert pâle ou grisâtre, tête brun-noir, prothorax foncé et pointillé de noir. Cette chenille est agile et, au moindre contact, elle se tortille et se laisse tomber sur le sol. [R]Biologie Insecte cosmopolite, cette Teigne vit sur toutes les Crucifères, adventices et cultivées : le Chou-fleur, les Choux, le Colza, la Moutarde des champs (Sinapis arvensis). Le papillon vole à la tombée de la nuit. Son vol est saccadé et court. La longévité des femelles est de 16 jours en moyenne. Fécondité : environ 160 oeufs déposés isolément ou par paquets de 2 à 6, à la face inférieure des feuilles, le long des grosses nervures. Oeuf : durée d’évolution embryonnaire, 4 à 8 jours. Larve : la chenille nouveau-née rampe à la face inférieure de la feuille puis devient mineuse (*) . Au bout de 3 ou 4 jours, elle quitte la galerie, file quelques fils de soie et mue ; la larve ronge alors la surface inférieure de la feuille en respectant les nervures, s’attaquant aussi à la face supérieure (*) . Dix-huit jours plus tard, la chenille tisse un large fourreau soyeux, accolé au nervures, à la face inférieure de la feuille et s’y chrysalide (*) . Chrysalide : 8 mm, fusiforme, d’abord vert clair ou jaunâtre, elle devient plus foncée à l’approche de la mue imaginale. Nymphe : durée de dévelopement, 8 jours. [R]Cycle de vie De 3 à 6 générations par an. Les papillons se dégagent des chrysalides ayant hiverné à la fin du mois de mai. Peu nombreux, ils passent souvent inaperçus. Le 2e vol s’observe à la fin juin ; les papillons sont plus nombreux et, aux mois de juillet et août, les dégâts sont sensibles. En automne, les chenilles se tissent un cocon plus serré que les cocons de printemps et d’été, et elles hivernent. [R]Dégâts Les dégâts sont importants sur les Choux. Les chenilles rongent d’abord les feuilles externes (*) puis émigrent progressivement vers les jeunes feuilles du centre. Elles les réunissent avec des fils de soie et les souillent de leurs excréments.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à novembre. Chenille sur anthemis, rumex, polygonum.
Charente-Maritime : Royan (Delam, d’après Berce).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Assez commun certaines années dans le sud des Deux-Sèvres, au cours de la première quinzaine de septembre (Hanc, Souché). La variété sanguinaria a été prise à Souché (coll. D. Lucas). Des exemplaires de couleur intermédiaire entre la forme normale et la sanguinaria, à Hanc (79).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune.
Généralités : Espèce variable qui se pose les ailes en toit. Cette cosmopolite, migratrice habite la partie atlanto-méditerranéenne de l’Europe et de la France. Elle fréquente les friches, le maquis ainsi que le littoral. Souvent actf le jour, l’imago vient également à la lumière. La chenille, polyphage et au développement très rapide, se nourrit sur divers Asteraceae, Rosaceae, Chenopodiaceae… Hiverne à différents stades. Période de vol III-XI. Espèce plurivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur sedum album, teucrium, alsine, hippocredis. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandu et commun partout dans la région.
Deux-Sèvres : Commun, 1 exemplaire du 23 octobre (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce assez commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre (Niort, 8 septembre - 22 octobre). Chenille sur Salix, Betula, Corylus, Crataegus, Prunus spinosa. Elle est visible en mai. Espèce abondante et répandue partout. La chenille est commune sur les haies, mais le papillon se laisse rarement capturer. On trouve la variation ariae Hb. plus grande, plus obscure, à Auzay, en Vendée, (19/09/1901) (Lucas).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Sa fréquence est toujours forte dans toute la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en septembre à novembre. Chenille sur lonicera, ulex (fleurs), ficaria, prunus spinosa, genista. Elle est visible en mai. Belle espèce signalée partout et généralement assez abondante.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en avril puis de août à octobre. Chenille sur heliotropa, myosotis, etc. Elle est visible en juin. Cette belle espèce, abondante dans la région méditerranéenne, a été prise, de façon irrégulière, sur des points très divers de la zone océanique.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’a plus été mentionnée depuis Gelin et Lucas sauf un exemplaire de la collection de Marius Guimard en date du 29/05/1956.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de septembre à octobre en deux générations. Hiverne en petit nombre et reparaît en mars-avril. Deux ou trois générations. Champs secs, luzernes, bords des chemins où il recherche les fleurs de centaurea calcitrapa. Chenille sur carduus nutans, lappa major, cirsium bulbosum, eryngium campestre, urtica, malva, echium. Elle est visible de juin à septembre. Ce papillon, appelé vulgairement la Belle Dame, est répandu dans toute la région, en état d’abondance très variable selon les années. Le réveil des papillons hibernants s’effectue dès que la température devient douce : cardui volait en grand nombre à Sainte-Pezenne, près Niort, le 22 février 1903 (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce toujours répandue et commune. Le nombre d’individu est très variable selon l’année et l’apport des exemplaires migrants. L’année 2009 a été exceptionnelle avec l’arrivée de millions de papillons de cette espèce sur la France.
Généralités : L’ornementation rose saumoné, caractéristique du recto, fait de la belle dame l’un des papillons d’Europe les plus faciles à reconnaître, même en vol. D’aspect plus terne, le verso reste semblable au recto. La belle dame vit et se reproduit en Afrique du Nord et en Europe méridionale, où les adultes peuvent se rencontrer presque toute l’année. Elle migre en été vers le nord, souvent en nombre. Beaucoup meurent au premier gel, mais certains retournent dans leurs régions d’origine, plus clémentes. Se rencontre dans les lieux herbus fleuris, souvent jusque dans les jardins. Lorsqu’elle butine des fleurs telles que les chardons et les centaurées, la belle dame se laisse généralement approcher, et c’est le bon moment pour l’observer de près. Vol : Mars à Novembre. (Nature en poche - Larousse) Adulte : 45-60 mm. Ailes teintées de rose. Dessus brun jaunâtre, marques irrégulières brun noir. Aile antérieure : petites taches blanches vers l’apex. Dessous aile postérieure : 5 petites ocelles dans l’aire postdiscoïdale. Plante – hôte : une trentaine de plantes hôtes attestées : Circes, Chardons, Ortie dioïtique, Mauve musquée, Groseillier épineux, Chenille : atteint 40 mm. Jaunâtre pâle à brun verdâtre, avec des dessins sombres d’étendue variable. Habitat : Milieux ouverts et secs : pelouses, friches, carrières, espèce commune partout. Biologie : Espèce MIGRATRICE très étudiée, la vanesse des chardons, grâce à l’éclectisme alimentaire de sa chenille, est apte à conquérir une multitude de milieux. Autochtone dans les pays du Maghreb, l’espèce fournit au printemps une première vague de migrateurs qui atteignent à la fin de mars le sud de l’Europe, où ils se reproduisent aussitôt. Leurs descendants gagnent le nord et le centre de l’Europe en mai/juin où ils donnent une à deux générations. Les adultes automnaux migrent vers l’Afrique, l’espèce semble incapable d’hiverner en Europe. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille se développe à l’abri d’une feuille maintenue grossièrement enroulée par un réseau soyeux. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre en deux générations (Niort, jusqu’au 7 novembre). Chenille sur chenopodium, verbascum, epilobium, atriplex hastata L. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Généralités : Cosmopolite. En France, elle est largement répandue et souvent commune. L’espèce étant migratrice, les populations locales voient chaque année leurs effectifs alimentés par de nouveaux arrivants, venus du Sud. Peu exigeante écologiquement, elle se rencontre dans divers milieux, y compris dans les zones urbanisées, où elle peut occasionner des dégâts aux cultures. La chenille, polyphage, consomme de nombreuses plantes herbacées. Période de vol : Avril à Juin et Août à Novembre. Espèce bivoltine, la première génération ayant des effectifs plus faibles. Elle peut être trivoltine sur le pourtour méditerranéen. (Guide des papillons nocturnes de France)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible d’août à octobre. Chenille sur dactylis, festuca, primula, viola ; hiverne dans les feuilles mortes, sous les arbres. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout, ainsi que les aberrations cohesa Hs. (coloration grisâtre) et nigra Tutt. (gris noir).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune.
Généralités : Méditerranéo-asiatique. Toute l’Europe, exception faite des régions les plus septentrionales. En France, elle est présente partout et généralement commune. assez variable de coloration ; les femelles sont plus sombres, paraissant quelquefois presque noires. D’une grande plasticité écologique mais à tendance hygrophile, elle peuple les milieux les plus divers, se rencontrant jusqu’en ville. La chenille hiverne ; polyphage elle vit sur diverses plantes herbacées, dont Rumex, Plantago, Viola, Stellaria, Galium... Période de vol : Août à Octobre. (Guide des papillons nocturnes de France)
Méditerranéo-asiatique. Largement répandue en Europe centrale et méridionale. En France, un peu partout, bien que plus répandue dans la moitié Sud. Présentant de nombreuses variations chromatiques, elle se rencontre dans tous les milieux assez chauds, y compris urbanisés.
La chenille, polyphage, se nourrit aussi bien de plantes basses que d’essences ligneuses.
Période de vol : IX-VI. Espèce univoltine, l’adulte hiverne et vole de nouveau au printemps. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Eurasiatique. D’Europe non septentrionale. En France, on la rencontre un peu partout, bien qu’elle soit plus répandue dans la moitié Sud. L’adulte est souvent confondue avec C. vaccinii, ces deux espèces proches possédant un grande variation de couleurs. On peut généralement la distinguer à l’apex de ses ailes antérieures légèrement falqué. À tendance plus thermophile, C. ligula affectionne les milieux boisés, clairs et secs.
La chenille est polyphage
Période de vol : IX-IV. Espèce univoltine, l’adulte hiverne et vol de nouveau au printemps. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Adulte : Ailes antérieures de couleur et d’ornementation très variables, brun rougeâtre, brun grisâtre ou brun jaunâtre, à dessins obsolètes ou fortement contrastés, mais avec l’orbiculaire et la réniforme en général bien indiquées. Ailles postérieures jaune orangé, ourlées d’une bande antémarginale noire.
Chenille : Atteint 50 mm. Verte ou brun clair, avec une étroite ligne dorsale claire et deux rangées subdorsales de stries longitudinales noires, extérieurement lisérées de clair, sur la moitié postérieure du corps.
Plantes hôtes : Sur de nombreux végétaux herbacés et ligneux, entre autres sur le Saule marsault, la Ronce frutescente, l’Ortie dioïque, le Gaillet blanc et le Pissenlit dent-de-lion (Salix caprea, Rubus fruticosus, Urtica dioica, Galium album, Taraxacum officinale).
Habitat : Milieux boisés et ouverts. Espèce migratrice commune partout
Biologie : L’adulte, de mœurs nocturnes, vole au cours d’une seule et longue génération, observant durant l’été une phase d’estivation prolongée. La chenille hiverne et se nymphose dans une loge souterraine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Toute l’Europe et toute la France. La plus commune du genre. Elle est très variable de coloration, allant du jaune clair au brun rougeâtre, mais ne peut être confondue avec aucune autre espèce. Euryèce, elle occupe tous types de milieux, y compris les zones urbanisées. La chenille vit sur de nombreuses plantes basses, comme (Primula, Taraxacum, Viola canina…). Période de vol : IV-XI. Espèce univoltine qui effectue une diapause estivale. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à avril puis de juin à juillet, parfois de août à octobre en trois générations. Dans les plaines cultivées, volant très vite au-dessus des blés ; suce les fleurs de la moutarde des champs. Chenille sur barbarea vulgaris, sinapis arvensis, biscutella laevigata ; accepte en captivité, cichorium intybus, sisymbrium erucastrum. Elle est visible de juillet à septembre. - Belia vernalis appartient à la forme occidentalis Verity. La 2ème génération, Belia aestivalis (ausonia Hb.) est de taille plus forte, le corps est moins longuement velu, et l’espace costal, au lieu de stries noires transversales, porte des points noirs plus ou moins abondants. La variation sulphurea Obth., avec le dessous des ailes inférieures soupoudré d’atomes ochracés, a été prise à Niort (79) et à Villeneuve de Blaye (33). La variation albescens Obth., été dénommée sur un exemplaire provenant de cette dernière localité. En 1910, belia a présenté 3 générations ; quelques individus de la 2ème portaient, en-dessous, l’écaillure nacrée de belia typique ; enfin les exemplaires d’automne étaient plus grands qu’ausonia (53 mm d’envergure chez les mâles et femelles). - ça et là, mais jamais en grand nombre ; en Anjou et au sud de la Loire.
Deux-Sèvres : Pamproux, La Mothe, Saint-Maixent, Amuré, Bessines, Saint-Symphorien, Mauzé. Un exemplaire d’ausonia, pris à Niort le 21/08/1903, appartient à la variation sulphurea Obth. (Gelin).
Charente-Maritime : Rochefort le 08/03 16/05 ; Ausonia, 07/06 09/08 (Delav.) ; V. ausonia, Châtellaillon, 14/07/1902 (Gelin) ; Saint-Martin de la Coudre, 23/03/1910 (Lacroix), 3ème génération à Chatellaillon et au Marouillet, 18/10/1910 (Gelin).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Complément 1983 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
En 45 ans de chasse, j’ai pris la première génération en nombre quatre fois dans les Deux-Sèvres : le 27/04/1947, du 11/04 au 26/04/1971 ; et deux fois dans le Marais Poitevin de 1971 à 1982. Mais des observations faites depuis dix ans le long des côtes vendéennes et charentaises m’ont permis de constater qu’il y était commun, régulier et parfois abondant en avril, et souvent dès la fin mars (très abondant à l’île de Ré sur Biscuitella). Une migration allant des côtes vers l’intérieur du continent est peut-être l’explication de ma constatation du 24/04/1947. Certains exemplaires sont absolument similaires à la sous-espèce corse insularis (Staudinger). Une seconde génération de grande taille, déjà notée par Delahaye, n’est pas rare en août dans le Marais poitevin (Sansais).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) :
A redéfinir par l’atlas car semble devenu assez rare.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à mai puis de juillet à octobre en deux générations. Prés, haies, bords des chemins. Chenille sur rumex, polygonum aviculare. Elle est visible en avril, juillet et septembre. Commun partout. Dans la génération estivale, les sujets sont bicaudés, et généralement beaucoup plus rembrunis que les exemplaires de printemps : c’est la forme eleus F. Dans les deux générations, on trouve partout, et en assez grand nombre, des sujets portant sur les ailes inférieures une ligne arquée, plus ou moins complète, de points bleus (v. coeruleo-punctata Stgr.). Une forme très mémanique d’eleus a été signalée dans les landes du Bordelais par Trimoulet et à Biarritz par Selis-Longchamps : c’est melanophlaeas de Villers. Un exemplaire de la variété cuprinus Peyer., a été capturée à l’Ile Saint-Jean de La Croix (49) par Aubert, et un autre à Charroux (86), en 09/1906, par M. Oberthur ; M. Delahaye a pris à Saint-Christophe du bois (49), un sujet à fond des ailes blanc mat (ab. Schmidtii Gerh.).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Courant.
Généralités : 22-27 mm. Sexes semblables, ailes antérieures rouge cuivré à vif écarlate, bordées de brun et ponctuées de noir ; ailes postérieures brunes avec une bande marginale cuivrée, points post - discaux bleus. Revers antérieures semblables au dessus, postérieures gris beige terne, avec de petits points noirs, fine bande orangée. Papillon actif, le petit Cuivré a un comportement territorial. Le mâle chasse vigoureusement tous les concurrents qui s’aventurent sur son territoire, de peur qu’ils ne deviennent des prétendants encombrants auprès des femelles du voisinage. Habitat : milieux ouverts, lieux incultes ensoleillés. Biologie : l’adulte vole sur une très longue période de la mi-avril à la fin d’octobre, au cours de 4 générations se chevauchant plus ou moins. Les œufs, hémisphériques, bruns et alvéolés sur la surface, sont déposés un à un à la face inférieure des feuilles de la plante hôte, souvent la femelle en pond plusieurs sur un plant minuscule. La chenille a une forme de cloporte, les pattes étant invisibles du dessus (elle est dite « onisciforme ») ; elle est verte et finement poilue avec, en général, trois bandes roses – une sur le dos et deux sur les flancs – qui se rejoignent au niveau de la tête et de l’arrière. Elle hiverne généralement jeune, plus rarement âgée. La nymphose s’effectue à terre entre quelques feuilles de la plante hôte reliées par de la soie. La chrysalide, bombée, brun clair avec de petits points noirs, est généralement retenue par une ceinture de soie sous une feuille ou à la base de la tige de la plante hôte. Plantes hôtes : Rumex : Petite Oseille et Oseille des prés, parfois Patience sauvage (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann / en partie)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui d’après mes recherches dans le Catalogue Gelin et Lucas et ses suppléments, dont ceux de Robert Levesque, n’était pas présente dans la région. Son statut est donc à définir.
Adulte : 25-30 mm Ailes antérieures vert sombre à brun olivâtre, traversées par une bande médiane foncée s’élargissant vers le bord costal, et marquées à la côte d’une tache subapicale blanche.
Chenille : Atteint 27 mm. Grêle, vert clair, munie de deux pointes effilées à l’extrémité abdominale, souvent pourvue de stries dorsales rouges étirées, ou avec la face ventrale rouge.
Plantes hôtes : Sur diverses essences feuillues, notamment sur le Peuplier tremble, le Saule marsault, le Chêne pédonculé, le Sycomore, le Tilleul d’hiver et la Bourdaine.
Habitat : Forêts de feuillus sèches ou humides. Espèce commune presque partout.
Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération annuelle. L’adulte émerge à la fin de l’été et reparaît après hivernage dès la fin de février, époque à partir de laquelle interviennent les premiers accouplements. La chenille se tient à découvert sur la plante hôte ; elle se nymphose au sol. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Répandue à travers l’Europe, de la péninsule Ibérique au Caucase, puis jusqu’en Asie Mineure. Presque partout en France, plus commune en moyenne montagne, mais présente jusqu’au littoral méditerranéen. Elle fréquente jardins, vergers, forêts mixtes, friches. La chenille, polyphage, se nourrit sur Chêne, Sorbier, Rosier, Prunier, Sycomore, Saule, Peuplier tremble (Quercus, Sorbus, Rosa, Prunus, Acer pseudoplatanus, Salix caprea, Populus tremula). Période de vol : (III-V) VIII-IX. Espèce univoltine, qui réapparaît au premier printemps, après hivernage. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Atlanto-méditerranéenne. Son aire de répartition est restreinte à l’Ouest de l’Europe. En France, elle se rencontre un peu partout, sauf dans le Nord-Est, et semble plus répandue dans le Sud. À tendance xérothermophile, elle fréquente davantage les pelouses sèches à genévriers que les zones boisées claires.
La chenille vit aux dépens de genévriers (juniperus) et cyprès (cupressus).
Période de vol : IX-XI. Espèce univoltine. C’est la seule du genre lithophane à ne pas passer l’hiver au stade adulte. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
L’imago est visible de mai à juillet puis de août à novembre en deux générations. Chenille sur plantago, reseda lutea, hyociamus niger. Elle est visible en avril puis en juillet. Répandu partout mais en général assez peu commun.
Deux- Sèvres : Assez commun à Niort : 26/05/1909 ; 10/09/1904 ; nombreux exemplairesen octobre et novembre (Gelin).
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu courante mais très répandue.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin puis de août à octobre en deux générations. Quelques papillons hivernent et reparaissent d’avril à juin. Vole et butine en plein jour. Chenille sur galium, stellaria. Elle est visible en juin puis en août. J’ai recueilli dans le sable des dunes, à La Couarde (Ile de Ré), 5 chrysalides de stellatarum au pide de matthiola sinuata, au voisinage de galium arenarum (Gelin). Extrêmement commun dans toute la région. Un papillon de cette espèce, réfugié à l’automne 1909 dans ma chambre à coucher, a passé l’hiver accroché au baldaquin du lit. Quand on allumait du feu dans la pièce, il voltigeait des heures entières. Il s’est échappé au printemps (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce très commune.
Généralités : Ce papillon à vol diurne, relativement petit pour un sphingide, ressemble à un oiseau-mouche lorsqu’il fait du sur place devant les fleurs pour butiner. Originaire du sud de l’Europe, il s’y reproduit toute l’année et migre plus ou moins vers le nord chaque année, parfois jusqu’en Suède. (Nature en poche - Larousse) Vol : surtout d’Avril à Novembre.
Eurasiatique. Présente dans une grande partie de l’Europe excepté le Nord et l’extrême Sud-Est. En France, elle est largement répandue, quoique absente de Corse. De grande plasticité écologique, elle occupe divers milieux, jusqu’en zone urbaine.
La chenille, polyphage, vit aux dépens de nombreuses plantes
Periode de vol : VIII-XI. Espèce univoltine.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin, puis de août à octobre (surtout en mai et septembre) (on doit rectifier ces dates car sylvina est présente de août à novembre, Gelin et Lucas ont du prendre des lupulinus pour des sylvina). Vole au crépuscule, à très peu de distance du sol. Chenille sur rumex acetosa (racines). Répandu et assez commun dans toute la zone.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur quercus, crataegus, populus, prunus spinosa. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Commun à Niort du 9 octobre au 7 décembre (Gelin).
Charente-Maritime : Saintes le 05/11/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce assez courante dont la localisation reste à préciser.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à novembre (Saintes, 15/11/1907, Gelin). Chenille sur quercus. Elle est visible en juin. Se tient le jour dans les rides de l’écorce. Répandu partout, mais paraît assez rare et très localisé.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) :
Espèce assez rare et localisée.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à septembre (hiverne) puis de mars à mai en deux générations. Chenille sur salix. Elle est visible en mai. Répandu et assez commun partout. Pris l’hiver dans les salles basses du Donjon de Niort, dans les grottes d’Echiré, posé à côté des chauves-souris. Il y est généralement recouvert de fines gouttelettes d’eau (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce toujours commune et répandue.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur dactylis glomerata, agropyrum pungens ou chiendent panaché. Elle est visible en juin. Répandu et très commun dans toute la région.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce assez commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à octobre. Chenille sur galium erectum, viola, erica cinerea, rumex pulcher, primula. Elle est visible en mai. Commun partout dans la région. La forme innuba Tr, avec thorax et base des ailes concolores, est aussicommune que le type.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce commune.
Généralités : Adulte : Ailes antérieures de couleur et d’ornementation très variables, brun rougeâtre, brun grisâtre ou brun jaunâtre, à dessins obsolètes ou fortement contrastés, mais avec l’orbiculaire et la réniforme en général bien indiquées. Ailles postérieures jaune orangé, ourlées d’une bande antémarginale noire.
Chenille : Atteint 50 mm. Verte ou brun clair, avec une étroite ligne dorsale claire et deux rangées subdorsales de stries longitudinales noires, extérieurement lisérées de clair, sur la moitié postérieure du corps.
Plantes hôtes : Sur de nombreux végétaux herbacés et ligneux, entre autres sur le Saule marsault, la Ronce frutescente, l’Ortie dioïque, le Gaillet blanc et le Pissenlit dent-de-lion (Salix caprea, Rubus fruticosus, Urtica dioica, Galium album, Taraxacum officinale).
Habitat : Milieux boisés et ouverts. Espèce migratrice commune partout
Biologie : L’adulte, de mœurs nocturnes, vole au cours d’une seule et longue génération, observant durant l’été une phase d’estivation prolongée. La chenille hiverne et se nymphose dans une loge souterraine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Toute l’Europe et toute la France. La plus commune du genre. Elle est très variable de coloration, allant du jaune clair au brun rougeâtre, mais ne peut être confondue avec aucune autre espèce. Euryèce, elle occupe tous types de milieux, y compris les zones urbanisées. La chenille vit sur de nombreuses plantes basses, comme (Primula, Taraxacum, Viola canina…). Période de vol : IV-XI. Espèce univoltine qui effectue une diapause estivale. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à avril (vole tout l’hiver). Chenille sur quercus, ulmus, populus, crataegus, prunus spinosa. Elle est visible en juin. Répandu dans toute la région, mais plus ou moins commun. On trouve, mais plus rarement, v. brunnea Lampa, dans laquelle la tache blanche et ses satellites sont remplacés par une tache et des points fauves.
Deux-Sèvres : Assez commun à Niort : 17/12/1903 ; 02/12/1905 ; 15/12/1906 ; 24/01/1905 ; 5, 10/02/1908 ; 15/02/1906 ; 25/03/1907 ; 08/04/1907 ; 12/10/1906 ; 02/04/1904 ; 06/04/1909 ; v. brunnea : 30/01/1906 ; 10/03/1907 ; 15/02/1906 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur sisymbrium alliaria et autres crucifères. Elle est visible en juillet puis en septembre. Répandu et commun dans toute la région. La forme costovata Hw. (chez qui la bande médiane des ailes antérieures manque ou est très réduite) a été prise en Vendée, à Auzay, 12/05/1904, 03/05/1909 (Lucas). Des formes variées, tant pour l’importance des fascies que pour la couleur du fond, ont été signalées d’Anjou par M. Delahaye.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune et répandue dans toute la région.
On distingue la phalène ondée des autres géomètres par la tache foncée qui traverse l’aile antérieure mais s’arrête à mi-chemin. Cette espèce commune, même en milieu suburbain, peut s’observer sur les murs, les arbres ou les palissades durant la journée. Elle vole au crépuscule et est attirée par la lumière. LAROUSSE " Nature en poche" Papillons Occupe toute l’Europe ; l’espèce est présente partout en France, c’est un des géomètres les plus communs. Il se rencontre souvent posé sur les murs, même en ville, dans les zones de jardins. Préfère les endroits bien exposés Le papillon s’envole facilement lorsqu’il est dérangé le jour, vole au crépuscule et vient à la lumière. Les chenilles se développent sur diverses plantes basses, notamment des crucifères… Période de vol III-IX. Espèce bivoltine ou trivoltine suivant les régions. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur lactuca, chenopodium vulvaria et murale, atriplex hastata. Elle est visible en mars puis en juillet. Répandu et très commun dans toute la région.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce commune.
Généralités : Eurasiatique. Occupe toute l’Europe, excepté l’extrême Nord. En France, elle est largement répandue. Elle fréquente les zones de ripisylves dans le Sud, sur sols siliceux et dans une ambiance humide. Ailleurs, on la rencontre un peu partout, jusque dans les zones cultivées et urbanisées. La chenille est polyphage, mais elle semble préférer Atriplex et Chenopodium. Période de vol : Avril à Septembre. Espèce bivoltine. (Guide des papillons nocturnes de France)
En raison de l’appétence particulière de sa chenille pour le cœur des tomates, cette noctuelle n’est guère appréciée des jardiniers. Le papillon présente deux caractères qui sont bien visibles sur le fond brun uni de ses ailes antérieures : une ligne blanche sinueuse postmédiane et une tache réniforme orange. L’aile postérieure est brun grisâtre clair presque uniforme. Affectionne les plants de tomates dans les jardins : se trouve également en pleine campagne et dans les marécages. Envergure : 3,5-4,5 cm. Heures de vol : nuit. Période de vol : Mai à Juillet, parfois une deuxième génération en automne. (Nature en poche - Larousse).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de septembre à octobre en deux générations. Quelques exemplaires hivernent et reparaissent en mars-avril. Vergers, bords des chemins. Chenille sur ulmus, urtica, corylus (tout l’été). Commun dans toute la région. De rares exemplaires avec le C réduit à une tache blanche filiforme, ont été pris en Maine et Loire (Delah.), en Charente-Maritime (Delav.) et en Gironde (Trim).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce encore commune mais qui semble se raréfier.
Généralités : C’est l’un des papillons d’Europe les plus caractéristiques. La couleur et la forme des ailes au bord découpé permettent de le reconnaître, même en silhouette. Le verso foncé orné d’un dessin blanc en forme de gamma contraste avec le recto orange. Se rencontre dans une grande variété de d’habitats fleuris, talus, lisières, champs et jardins. Vol : Mars à Septembre en deux générations (la deuxième hivernant). (Nature en poche - Larousse)
Adulte : Ailes à bords profondément excavés, fauve orangé vif maculées de noir, de brun ferrugineux et de jaunâtre. Revers brun foncé ou brun jaunâtre clair, avec une tache discoïdale blanc nacré en forme de « C » aux ailes postérieures. Plante – hôte : Préférentiellement sur le Saule marsault et l’Ortie dioïque, mais aussi sur le Coudrier noisetier, l’Orme de montagne, le Houblon grimpant et le Groseillier épineux. Chenille : Fauve orangée vif avec des dessins noirs et la moitié postérieure de la face dorsale blanc de neige. Habitat : Forêts claires, orées forestières, vergers. Espèce commune presque partout. Biologie : Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille très bariolée se dissimule durant la journée à la face inférieure des feuilles. La chrysalide présente une morphologie très particulière : fortement étranglée dans sa partie médiane, elle est pourvue d’une gibbosité dorsale et de six taches médianes à vif éclat métallique. Les adultes naissant au début de l’été présente d’ordinaire un revers clair, leurs descendants (seconde génération) présentent un revers sombre ; ils hivernent et se reproduisent au printemps suivant. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en mai puis de août à septembre en deux générations. Dans la zone méditerranéenne atropos a deux générations de mai à juillet puis de août à novembre. La question de savoir si les exemplaires d’atropos qu’on rencontre en mai ont hiverné à l’état d’imago ou de chrysalide a été longuement contrversée (v. Feuille des jeunes Nat., an. 1903), sans recevoir de solution complète, parce que, pendant longtemps, on n’avait pu signaler aucune capture anthentique du papillon vivant faite en plein hiver. Cependant Goossens dit l’avoir "vu au bois de Boulogne dans une cabane et cela tout un hiver" (Ann. Levallois, année 1905, p. 27). Ce qui est très probable, c’est que les deux systèmes biologiques destinés à maintenir la continuité de l’espècepeuvent fonctionner, tour à tour ou simultanément selon les années, les latitudes et les localités, comme le fait est maintenant établi pour quelques unes de nos vanesses, dont on capture, au mois de mai, des sujets frais à côté de sujets fatigués par une hibernation évidente. Les captures d’atropos dans des ruches ont donné naissance à une croyance qui doit-être sans fondement : on l’accuse de se délecter du miel des abeilles ; or, à notre connaissance, jamais ce papillon n’a été pris aux miellées, alors que d’autres sphinx, elpenor notamment, ont été capturés par nous à plusieurs reprises sur les appâts sucrés. La chenille vit sur sur solanum, tuberosum, et dulcamara, fraxinus excelsior, datura stramonium, lycium, ligustrum vulgare, syringa vulgaris. Elle est visible en juillet. Dans son 7ème Mém. sur les insectes, écrit vers 1736, c’est à dire avant l’époque de la diffusion de la pomme de terre comme plante agricole, Réaumur dit que la chenille d’atropos se nourrit de jasmin. Répandu dans toute la région, mais ne se trouvant d’ordinaire que par unité. On rencontre ça et là des chenilles de couleur brune ou grise.
Deux-Sèvres : Niort, 07/05/1905, 25/08/1904, 06/09/1907 ; 02/10/2005. Trouvé la chenille sur pomme de terre, lyciet (chen. brune) et sur lilas (Gelin).
Cherente-Maritime : Chenille trouvée sur fraxinus à Royan (Ch. Perez).
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) :
Répandu dans toute la région mais toujours rare.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce nouvelle pour la région dont la détermination certaine nécessite l’examen des génitalia. Cette espèce doit-être présente dans toute la région.
Généralités : En France, elle est présente un peu partout. Longtemps confondue avec la Pyramide (Amphipyra pyramidea), elle reste délicate à distinguer de cette dernière à l’état adulte, alors que les chenilles ont des différences bien visibles. Le papillon vient bien à la lumière et à la miellée. C’est un élément des milieux forestiers et arbustifs qui peut assez souvent cohabiter avec Amphipyra pyramidea, à tel point que l’on peut rencontrer les larves des deux espèces sur un même arbre ! Période de vol : Juillet à Octobre. Espèce univoltine.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune.
Généralités : Atlanto-méditerranéenne. Restreinte au sud-ouest de l’Europe, au sud de la Grande-Bretagne et présente au sud d’une ligne reliant la Manche aux Alpes-Maritimes. Il est probable que les observations effectuées en Corse se rapportent à L. turatii, encore récemment considérée comme une sous-espèce de L. oditis, les deux étant effectivement très proches. Elle occupe tous les milieux ouverts, jusqu’à 1500m d’altitude. La chenille consomme diverses graminées. Période de vol IX-XII. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis d’août à novembre en deux générations. Chenille sur graminées, etc. Elle est visible en avril. Commun et répandu partout. Les ailes antérieures sont tantôt jaunâtres, tantôt rougeâtres. Ce dernier cas paraît se produire surtout dans les années pluvieuses.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce très commune et répandue.
Généralités : Méditerranéo-asiatique. En Europe, des Pyrénées à la Russie, excepté dans l’extrême sud et l’extrême nord de l’Europe. En France, on la rencontre un peu partout, localement très commune dans la moitié Sud. Des apports de migrateurs viennent régulièrement renforcer les populations locales, qui ne résistent aux hivers que dans les secteurs les plus chauds du pays. Ailleurs, les individus migrants printaniers donnent seulement une génération estivale. Elle se rencontre dans tous les types de milieux, de la plaine à la montagne et jusque dans les villes. La chenille consomme de nombreuses graminées. Période de vol : IV-VI ; VII-X. Espèce bivoltine dans le Sud. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur primula, trifolium, etc. Répandu partout, mais commun nulle part. Varie avec bandes brun rouge plus ou moins foncé (ab. brunnea Tutt.) ; jaune ocre verdâtre (ab. virescens Tutt.) ; gris olive foncé (ab. solani F.) ; toutes trouvées dans la région.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours répandue mais peu commune.
Généralités : Probablement Eurasiatique. En Europe, elle est présente dans la moitié nord de la péninsule Ibérique à la Russie et absente de l’extrême nord. En France, on la rencontre un peu partout. Elle est très proche de Noctua tirrenica, à tel point qu’elles n’ont été séparées que récemment. Polymorphe, comme cette dernière, Noctua fimbriata est généralement plus sombre. Elle se rencontre dans différents milieux ouverts jusqu’en moyenne montagne, mais aussi dans les forêts claires et chaudes.
La chenille, polyphage, se développe sur diverses plantes basses, mais aussi sur quelques arbres et arbustes.
Période de vol : VI-X. Espèce univoltine.
Différences : Noctua fimbriata est généralement plus sombre. Chez Noctua tirrenica, les zones costale, terminale et dorsale du revers des ailes antérieures, ainsi que la côte du revers des postérieures et le revers de l’abdomen sont clairs voire blancs chez certains individus. Ce n’est jamais le cas chez Noctua fimbriata, même chez les individus frottés. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à novembre (hiverne) en deux générations. Chenille sur graminées, plantes basses. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Deux-Sèvres : Commun à Niort, 29/03/1905 ; 06/04/1905 ; 18/05/1907 ; 25/06/1904 ; 16/08/1902 ; 18/09/1901 ; 15/10/1903 ; 10/11/1904 ; 20/12/1908 (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce toujours commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à avril (Niort, 12 octobre - 6 avril). Chenille sur quercus, fraxinus, prunus spinosa. Elle est visible en mai.
Deux-Sèvres : Commun à Niort, du 12 octobre au 6 avril (Gelin).
Vienne : Sommières : 31/10/1911 (d’Ald.).
Charente-Maritime : Assez commun à Dompierre (Vigé) ; Royan ; Saintes : 10/04/1908 (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille (décrite et figurée par D. Lucas, Ann. soc. ent. de Fr., 3ème tri. 1903) sur trifolium pratense. Elle est visible en avril.
Deux-Sèvres : Peu commun à Niort, 28/09/1907 ; 01/10/1898 ; 02/10/1906 ; 9, 16 et 22/10/1907 (Gelin).
Vienne : Sommières (d’Ald.).
Charente-Maritime : Assez rare à Dompierre (Vigé), Saintes, 27/09/1908, 2 esemplaires (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours assez rare.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de février à avril puis de septembre à octobre en deux générations. Chenille sur crataegus, prunus spinosa, salix, betula etc. Elle est visible en juin. Le papillon n’éclôt parfois qu’après deux ans de nymphose. La chenille est abondante sur les haies, dans toute la région, pendant l’été. Quelques papillons éclosent en septembre octobre, mais beaucoup de chysalides hivernent et éclosent entre février et avril ; d’autres enfin n’éclosent qu’au bout de deux ans.
Deux-Sèvres : Des chenilles nombreuses recueillies à Saint-Symphorien et Frontenay le 21/05/1905, des papillons sont éclos du 20 février au 06 mars 1906 ; Niort, 05/03/1908 ; 31/03/1908 ; 25/03/1909 (5 ex.) (Gelin).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce devenue assez rare et localisée.
Généralités : Eurasiatique. Presque toute l’Europe. Répandue partout en France, mais localisée et rare à l’état adulte. Bois de feuillus, forêts claires, vergers, haies. Chenilles sur Prunus, Cerasus, Crataegus, Tilia, Betula, Sorbus, Alnus, Salix, vivant en communauté dans une poche de soie protectrice au début de leur développement. Période de vol : Octobre ; Février à Mai. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)
CHENILLE. Atteint 45 mm de longueur. Noire avec de longs poils blanchâtres et une plage dorsale de poils roux ferrugineux sur chaque segment ; souvent ornée de points blancs sur les côtés. PLANTES-HÔTES. Nombreuses essences feuillues, préférentiellement le Bouleau verruqueux et le Prunellier, mais aussi le Sorbier des oiseleurs, le Saule marsault et l’Aubépine à un style. HABITAT. Lisières et larges laies forestières, pelouses sèches en voie d’embroussaillement. Jadis commune partout, de nos jours en très forte régression et même disparue de maintes contrées. BIOLOGIE. Les chenilles mènent une existence grégaire jusqu’à la dernière mue, construisant un nid soyeux collectif d’environ 30 cm de longueur. La nymphose a lieu au sol dans un cocon ovoïde, brun, généralement muni de deux pores d’aération opposés. (Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann - Nathan)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à novembre. Chenille sur corylus, quercus, fagus, betula, prunus spinosa. Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Charente-Maritime : 1 exemplaire pris à Chervette le 01/11/1911 (Lacroix) avait, étant frais, les ailes antérieures nuancées d’un reflet verdâtre très accentué. Ce reflet s’est atténué par la dessication.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce toujours commune.
Généralités : Difficile à différencier d’Epirrita autumnata (l’Épirrite automnale), généralement d’un ton plus foncé et avec des lignes transversales plus marquées. L’étude des génitalia est souvent nécessaire pour séparer les trois Epirrita. En France, elle est présente presque partout en plaine comme en montagne. Le papillon vient à la lumière, mais peut s’observer dans la journée sur les troncs et les murs. La chenille est polyphage et vit sur de nombreuses espèces de feuillus, comme les peupliers, les chênes, et sur églantier, aubépine, prunellier... Hiverne au stade de l’œuf. Période de vol : Septembre à Novembre. (Guide des papillons nocturnes de France)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juillet puis de août à décembre en deux générations. Chenille sur silene otites, statice, ulex (fleurs) ; très polyphage. Elle est visible en juillet puis en novembre. Répandu et commun partout. Varie à ailes plus grises (tempestivata Z) ; à lignes brunes droites, formant un seul angle (pauxillaria Hs) ; à forme estivale plus petite (parvularia Hs.).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Largement répartie dans toute l’Europe, jusqu’à l’Asie centrale. En France, elle est présente même en milieu urbanisé. Se rencontre souvent posée sur les murs. La chenille est polyphage et se nourrit des fleurs de (Clématite, Bruyère, Origan, Digitale, Eupatoire, Sureau, Armoise) Clematis, Calluna, Origanum, Digitalis, Eupatorium, Sambucus, Artemisia. Hiverne généralement en chrysalide, mais sous toute forme dans le Midi. Période de vol : I-XII. Espèce bivoltine ou trivoltine, avec plusieurs générations étalées dans l’année. (Delachaux et Niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juillet puis de septembre à octobre en deux générations. Chenille sur zea (tête et tige du maïs).
Etat des connaissances en 1988 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Les premiers exemplaires de cette noctuelle ont été pris au piège lumineux en 1985 en zone de marais ; depuis cette époque, toutes les cultures de maïs de la région ont été investies. Ces dernières années, j’ai noté à Souché (banlieue de Niort) : - quelques exemplaires en mai, - un nombre plus important en août, - une génération pléthorique en octobre. Actuellement, la progression de cette espèce a atteint le nord des Deux-Sèvres et le Maine et Loire.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de septembre à octobre (2-3 générations). Chenille sur plantes basses. Elle est visible en avril. Extrêmement commun partout. 1 ex. de l’ab. leucoptera Thnbg. (obscur, ailes antérieures gris foncé) a été capturé à Auzay, Vendée, le 27/06/1902 (Lucas).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur galium, epilobium et surtout rubia tinctorum. Elle est visible en septembre. La découverte de l’alizarine artificielle (1869), en ruinant la culture industrielle de la garance (rubia tinctorum) a fait rapidement disparaître cette plante, et, avec elle, Hyles galii. Les quelques captures signalées remontent à une date déjà lointaine, et l’espèce n’existe sans doute plus dans la région. Toutefois, elle a dû être extrêmement répandue autour de certaines garancières. J’en trouve la preuve dans le passage ci-après, emprunté au journal Les Affiches du Poitou du 8 juin 1780 : "M. Ingault, directeur de la garancière de Saint-Gilles Croix de Vie (85) adresse un appel à ceux qui pourraient lui fournir les moyens de débarasser cette garancière des chenilles qui l’envahissent. Ces chenilles ont varié de couleur en grossissant ; elles sont maintenant de couleur d’ardoise". Cette note, et le court signalement fourni par la dernière phrase, permettent d’attribuer sans aucun doute à l’abondance extrême de Hyles galii les ravages dont souffrit en 1780 la garancière de Saint-Gilles Croix de Vie (Gelin).
Deux-Sèvres : Indiqué par Maillard, (Rhopaloc. des Deux-Sèvres, 1878). J’ai vu dans son cabinet 1 exemplaire capturé aux environs de La Mothe avant 1870 (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce qui semble disparue de la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Butine, le soir, sur les verveines et les pétunias. Chelille sur galium, linaria, vitis. Elle est visible en septembre. Espèce de la France méditerranéenne et de l’Espagne. Il est vraisemblable que les exemplaires capturés au printemps dans la région sont des individus en migration. Les captures d’automne peuvent provenir également d’immigrants nouveaux ou encore des pontes effectuées par les immigrants de la première génération ; mais il ne semble pas que l’espèce puisse, à l’état d’oeufs, de chrysalide ou d’imago, supporter la rigueur de nos hivers, puisqu’elle ne se renouvelle dans la région que grâce aux apports accidentels provenant des régions plus chaudes.
Deux-Sèvres : Niort, 1 exemplaire en 1875 (Weibel) ; 2 exemplaires 13/09/1893 et 28/09/1907 (Gelin).
Charente-Maritime : 1 exemplaire 13/10/1906, à Dompierre (Vigé). 1 exemplaire à Pillaq près de Rochefort, 25/06/1883 (Delav.).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce qui n’a plus été revue depuis Gelin et Lucas.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à mai puis de juin à octobre en deux générations. Sans doute quelques exemplaires hivernent et reparaissent au printemps. Chenille sur salix, populus, alni. Elle est visible en juin puis en septembre.
Deux-Sèvres : Assez commun à Niort, 12/03/1905 ; 08/04/1907 ; 07/05/1904 ; 10/06/1907 (Gelin).
Charente-Maritime : Saintes, 05/05/1908 ; 08/07/1907 ; 20/09/1907 ; 15/06/1907 (Gelin). Assez commun à Rochefort, avril (Delav.). Assez rare à Dompierre (Vigé) ; Royan (B. et S.).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu courante.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de août à octobre. Le papillon se tient dans la cime des chênes ; on ne peut guère l’attirer qu’à l’aide de pièges lumineux. Chenille sur quercus, ulmus. Elle est visible en juin. Elles sont parfois assez nombreuses pour occasionner des dégâts. Quand elles descendent à terre, elles se suivent en longues files, ce qui leur a valu le nom de chenilles processionnaires. Répandu dans toute la zone océanique.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune.
Voisine de C. dardoinaria et de C. elinguaria, mais reconnaissable au resserrement accusé de la bande médiane en son milieu. Habitus variable en coloration, allant de l’ocre jaune jusqu’au brun foncé dans l’extrême Sud (f. gaigeri). Espèce d’Europe centrale et méridionale, répandue du Maroc au Turkmenistan. Elle est présente dans le midi et dans la partie occidentale de la France. Se trouve également de manière localisée dans certains vallons chauds des Alpes, jusqu’à 1200 m d’altitude. Elle apprécie les maquis, les collines arides, les bords des fleuves, les éboulis xériques, les steppes rudérales. Paraît plutôt liée aux sols calcaires.
Les chenilles vivent sur (Crataegus) Aubépine, (Prunus spinosa) Prunellier, (Ulmus) Orme.
Hiverne au stade de l’oeuf.
Période de vol : X-XI. Espèce univoltine.
(Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Bien caractérisée par ses ailes antérieures étroites traversées par une bande blanche partant de la base et joignant l’apex. Largement répartie en Europe, de l’Espagne à la Scandinavie, jusqu’à la Baltique et aux Balkans. En France, elle vit presque partout en plaine et sur les coteaux de moyenne montagne. Elle fréquente les landes à genêts et les forêts claires.
La chenille se développe en mai-juin sur les genêts : (genista),(sarothamnus scoparius).
Hiverne au stade de l’oeuf.
Période de vol : IX-X. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
autre nom : Trigonophora haasi
Atlanto-méditerranéenne. En Europe, seulement connue de la péninsule Ibérique et de la France, des Pyrénées orientales aux départements de la Loire et du Puy-de-Dôme (Monts du Forez). Montagnarde, elle vole parmi les landes à genêts purgatif, entre 700m et 1800 m d’altitude, sur les versants secs et chauds.
La chenille se développe sur les Fabacées.
Période de vol : IX-X. Espèce univoltine.
Méditerranéo-asiatique. Présente dans toute l’Europe tempérée. En France, elle est partout sauf en Corse. À tendance thermophile, elle fréquente les milieux forestiers peu denses, y compris en zone urbanisée.
La chenille est nettement polyphage.
Période de vol : IX-XI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Atlanto-méditerranéenne. En Europe, de la péninsule Ibérique au nord de la Scandinavie, en passant par les îles Britanniques, la Pologne, l’Allemagne et le nord de l’Italie. En France, elle se rencontre un peu partout, excepté en Corse. À tendance hygrophile, elle occupe en plaine les milieux prairiaux en contexte boisé, les prés sablonneux littoraux (Atlantique) et les prairies plus sèches de moyenne montagne, l’altitude compensant cette dépendance à l’humidité. La chenille hiverne aux premiers stades et consomme de nombreuses plantes herbacées : Bruyère, Gaillet, Oseille, Plantain … (Calluna, Galium, Rumex, Plantago, …). Période de vol : VIII-XI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur chatons de populus, puis plantes basses. Elle est visible en mai.
Deux-Sèvres : Niort ; 27/09/1911 (Lacroix).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce dont le statut reste à définir dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à octobre. Chenille sur galium erectum, rumex pulcher, plantago, primula, trifolium. Elle est visible en avril. Les exemplaires ayant des ailes antérieures brun rougeâtre sont considérés comme typiques ; la forme prosequa Tr. a ces mêmes ailes gris jaunâtre, avec une bande noire bien marquée ; cette bande est obsolète dans adsequa Tr. Ces deux dernières formes sont les plus nombreuses dans l’ouest. Deux exemplaires sans marge noire aux ailes postérieures, trouvés à Auzay (Vendée) par M. Lucas, ont reçu de lui le nom de ab. non marginata. (Bul. soc. ent. Fr., 1903, page 402 pl. V, fig. 2).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce trouvée dans la collection de Norbert Thibaudeau en date du 27/06/1973. Egalement mentionné pour la Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur quercus, prunus spinosa, salix, betula. Elle est visible en mai. Répandu partout. Rare ou commun suivant les années.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Adulte : Ailes fauve ochracé, les antérieures avec deux lignes transversales sombres convergeant légèrement vers le bord interne, un point discoïdal sombre et un petit ocelle apical noir pupillé de blanc. Antennes du mâle longuement et finement bipectinées. Chenille : atteint 50 mm. Gris sombre, souvent nuancée de lilacé, avec une paire de tubercules coniques sur le douzième segment. Plantes hôtes : Sur de nombreux végétaux ligneux, entre autre sur le chêne pédonculé (Quercus robur), Le charme commun (Carpinus betulus), le saule marsault (Salix caprea), et le prunellier (Prunus spinosa) Habitat : Forêts et brousses arbustives ; assez commun presque partout. Biologie : L’espèce ne donne qu’une génération, de phénologie très tardive. L’œuf hiverne. La chenille se nymphose sur la plante hôte entre quelques feuilles réunies par de la soie. (Guides Nature, Nathan, Heiko Bellmann Quel est donc ce papillon ?) Répandue du Maroc au Turkménistan en passant par l’Europe puis à travers l’Asie jusqu’au Japon. En France, elle est répandue partout. Dans les bois de feuillus, les friches, même en ville. Les chenilles vivent sur divers Peuplier, Saule, Aubépine, Erable, Chêne, Prunier, Bouleau, Troène, Frêne (Populus, Salix, Crataegus, Acer, Quercus, Prunus, Betula, Ligustrum, Fraxinus…). Hiverne au stade de l’œuf, la ponte forme un ensemble compact, collé, comme chez les Bombyx. Période de vol : X-XI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à septembre en deux générations. Chenille sur prunus spinosa, rubus, lonicera, genista, hedera, quercus, etc. Elle est visible en juin puis en septembre. C’est l’espèce la plus répandue et le plus commune. Un exemplaire très petit, pris à Auzay (Vendée), le 11/06/1901, a les ailes gris blanchâtre, et se rapporte à l’aberration abstersaria B. (Lucas).
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce très commune.
Généralités : Présente de nombreuses formes, dont certaines totalement noires. En France, elle est largement répandue dans tous les types d’habitats. En plaine comme en montagne, dans les bois clairs, les friches, même en ville. Les chenilles sont polyphages et se nourrissent sur diverses espèces telles que Épicea, Céraiste, Clématite, Ronces, Églantier, Cytise, Genêts, Hélianthème, Myrtillier, Sorbier, Gaillets, Chèvrefeuille... La chenille hiverne. Période de vol : Avril à Septembre. Espèce développant plusieurs générations. (Guide des papillons nocturnes de France).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à mars. Chenille sur prunus spinosa, crataegus. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 07/11/1904 ; 16/11/1907 ; 06/12/1903 ; 20/14/1904 ; 02/12/1907 ; 25/01/1904 ; 20/01/1907 (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Deux-Sèvres : Echiré, 27/02/1929 (d’Olbreuse).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune nouvellement mentionnée pour la Vienne par Samuel Ducept.
Généralités : La femelle est aptère, les ailes du mâle sont brunes, avec des nuances ferrugineuses ; présente parfois des formes claires. Largement répartie en Europe, jusqu’en Russie, mais absente de la partie la plus septentrionale. Presque partout en France, mais moins fréquente que les autres espèces proches, jusqu’en montagne à 1 200 m d’altitude. Le papillon affectionne les endroits chauds, les friches bien exposées ; parfois en ville sous les éclairages publics. Les chenilles se nourrissent sur les Prunus, Quercus, Crataegus, Lonicera, Rubus, Berberis. Hiverne au stade de l’oeuf. Période de vol : Octobre-Novembre. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à novembre. Chenille sur crataegus, corylus, pirus, malus. Elle est visible en mai.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juillet. Chenille sur fleurs de pyrus et malus. Elle est visible en avril. Parfois nuisible. Répandu et commun partout dans la région ainsi que ses diverses variétés.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce toujours commune.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’est mentionnée ni par Gelin et Lucas ni par Robert Levesque. Cette espèce est donc nouvelle pour les Deux-Sèvres. Son statut reste à définir.
Généralités : Répartie, dans le bassin méditerranéen occidental, du Portugal à la côte dalmate et à la Grèce, puis, sue le littoral atlantique, des Pyrénées jusqu’au sud du Royaume-Uni. En France, dans les régions méridionales, des Pyrénées aux Alpes du Sud et en Corse, puis sur la côte atlantique, des Pyrénées au Cotentin en une fine bande littorale. Elle rentre à l’intérieur des terres exceptionnellement dans le Lot et les Alpes de Haute-Provence. Souvent observé par individus isolés, le papillon affectionne les jardins, parcs et forêts de conifères où se développent ses plantes nourricières. Peut se rencontrer en altitude. Chenille sur Juniperus phoenicea, Cupressus microcarpa et Cupressus sempirvens. C’est une Eupithecia qui passe l’hiver sous forme de chenille. Période de vol : IX-XI. Espèce univoltine. Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par Roland Robineau - Editions Delachaux & Niestlé.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à novembre. Chenille sur leucanthemum, polygonum, convolvulus, senecio, anthemis. Elle est visible en avril puis en août.
Deux-Sèvres : Niort : 08/07/1906 ; 28/08/1906 ; 23/10/1906 ; 16/10/1907 ; 16/11/1903 ; 10/11/1904 ; 9 15/11/1907 par M. Lacroix, l’orbiculaire ressort en blanc sur le fond brun et est pupillée de brun.
Charente : Jarnac (Delam.)
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble très rare dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin puis de août à septembre en deux générations. Chenille sur tamarix, artemisia. Elle est visible en juin puis en octobre. Espèce abondante sur le littoral, au sud de la Loire. On la trouve le jour en battant les tamarins.
Charente-Maritime : Commun à Chatellaillon, Angoulins, Fouras en septembre (Gelin) ; La Rochelle, Royan (Delamain).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce nouvelle pour le le 86. Semble commune sur le littoral et un peu plus localisée à l’intérieur des terres.
Génaralités : Espèce inféodée au Tamaris (Tamarix gallica), période de vol de mars à juin puis septembre (Guide des papillons nocturnes de France, Coord. Roland Robineau, 2007).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à octobre. Chenille sur calamentha nepeta, nepeta cataria. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : V. nepetata Mab. (plus obscure), 1 exemplaire à La Fontenelle : 01/09/1902 (Lucas).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce dont le statut reste à déterminer dans la région. N’a plus été revue depuis Gelin et Lucas.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à septembre en deux générations. Chenille polyphage. Répandu et assez commun dans toute la région.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine, Levesque Robert) : Espèce commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet. Chenille sur salix. Elle est visible en mai. Espèce signalée de l’Ile de France, de la Franche-Comté et de l’Auvergne.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare nouvellement mentionnée pour la Vienne par Samuel Ducept.
Généralités : Eurasiatique. Répandue dans toute l’Europe, sauf dans le sud de la péninsule Ibérique. En France, un peu partout, mais moins répandue dans le Sud. Elle préfère les milieux boisés frais et humides, y compris en moyenne montagne. La chenille consomme les feuilles de Salix. Période de vol : Juin à Août. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à novembre. Chenille sur prunus spinosa, autres prunus. Elle est visible en juillet.
Deux-Sèvres : Niort, assez commun en octobre et novembre (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare.
Généralités : Voisine de C. dardoinaria et de C. elinguaria, mais reconnaissable au resserrement accusé de la bande médiane en son milieu. Habitus variable en coloration, allant de l’ocre jaune jusqu’au brun foncé dans l’extrême Sud (f. gaigeri). Espèce d’Europe centrale et méridionale, répandue du Maroc au Turkmenistan. Elle est présente dans le midi et dans la partie occidentale de la France. Se trouve également de manière localisée dans certains vallons chauds des Alpes, jusqu’à 1200 m d’altitude. Elle apprécie les maquis, les collines arides, les bords des fleuves, les éboulis xériques, les steppes rudérales. Paraît plutôt liée aux sols calcaires.
Les chenilles vivent sur (Crataegus) Aubépine, (Prunus spinosa) Prunellier, (Ulmus) Orme.
Hiverne au stade de l’oeuf.
Période de vol : X-XI. Espèce univoltine.
(Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à octobre. Chenille sur primula, atropa belladona, taraxacum. Elle est visible en mai.
Deux-Sèvres : Niort, 2 exemplaires 14/09/1909, 20/10/1910 (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de septembre à octobre. Chenille sur hieracum, plantago, sarothamnus. Elle est visible en juin. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours assez commune
Généralités : Atlanto-méditerranéenne. En Europe, de la péninsule Ibérique au nord de la Scandinavie, en passant par les îles Britanniques, la Pologne, l’Allemagne et le nord de l’Italie. En France, elle se rencontre un peu partout, excepté en Corse. À tendance hygrophile, elle occupe en plaine les milieux prairiaux en contexte boisé, les prés sablonneux littoraux (Atlantique) et les prairies plus sèches de moyenne montagne, l’altitude compensant cette dépendance à l’humidité. La chenille hiverne aux premiers stades et consomme de nombreuses plantes herbacées : Bruyère, Gaillet, Oseille, Plantain … (Calluna, Galium, Rumex, Plantago, …). Période de vol : VIII-XI. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau).
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à octobre (peut-être en deux générations). Chenille sur lotus ... Elle est visible en mars. Se distingue de plecta par la villosité d’un blanc soyeux de son abdomen, et l’angle apical des ailes postérieures toujours d’un blanc pur.
Deux-Sèvres : Niort, 13/05/1904 ; 30/06/1905 ; 28/07/1908 ; 25/09/1908 ; 10-12/10/1903 ; 9 et 12/10/1907 (Gelin).
Charente-Maritime : Royan (B. et S.). Saintes, 10/07/1907 (Gelin). Le Galon d’or, 08/1910 (Mabille).
Charente : Jarnac (Delam.).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’a pas été retrouvée dans la région depuis Gelin et Lucas.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en mai puis de juillet à octobre en deux générations. Chenille sur graminées ... Répandu et commun dans toute la région ainsi que l’ab. renitens Hb. (couleur plus claire) et ab. mâle lignosa God. (ailes antérieures presque noires).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce toujours commune.
Généralités : Atlanto-méditerranéenne. Occupe le sud de l’Europe, de la péninsule Ibérique à la Turquie, en passant par l’ex-Yougoslavie, l’ouest de l’Allemagne et remonte jusqu’en Grande-Bretagne. En France, elle est présente partout, y compris en Corse. Elle ressemble à A. syricola et, bien que cette dernière soit de plus grande envergure, aux ailes antérieures plus longues et rectangulaires, la distinction est très difficile, nécessitant souvent l’examen des genitalia. Elle fréquente divers milieux ouverts : friches, cultures, prairies mésophiles, clairières, jusqu’en montagne. Se rencontre également en zone urbaine. La chenille, polyphage, consomme diverses plantes basses.
Période de vol : III-IV ; VIII-X. Espèce bivoltine.(Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de août à octobre. Chenille sur plantes basses. Elle est visible en avril. Répandu partout ; plus ou moins commun selon les localités. L’ab. terranea Frr. (d’un brun rouge uniforme) et l’ab. lunigera Stph. (ailes antérieures avec macule noire sagittée) se rencontrent ça et là dans toute la région.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu commune dans la région.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis en octobre en deux générations. Chenille sur plantago, taraxacum, graminées etc. Elle est visible en avril.
Etat des connaissances en 1932 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Deux-Sèvres : Forêt de Chizé, 28/05/1924
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce encore commune sur Niort dans les années 1980 mais qui n’a plus été mentionnée depuis.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur galium erectum et palustre. Elle est visible en juillet puis en octobre. Espèce répandue sur tout le littoral océanique et qui paraît s’avancer peu à peu dans les terres.
Charente-Maritime : Rare à Dompierre (Vigé) ; Le Galon d’Or, août 1910 (Mab.) ; Royan : 15/08/1902 (Lucas) ; Saint-Trojan : 11/09/1905, et Royan (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Etat des connaissances en 1999 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Charente-Maritime : Connue de toute la côte océanique.
Deux-Sèvres : Cette géomètre existe aussi dans les Deux-Sèvres, au Marais Poitevin.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare qui a été retrouvée à Beaussais (79) par Wilding Neil.
Généralités : Répandue en Europe, depuis l’Espagne jusqu’au Caucase. Elle est en très forte régression et a disparu de nombreuses parties de l’Europe. En France, elle se rencontre dans presque tout le pays, mais reste très localisée et discrète. Autrefois très répandue, devenue beaucoup moins fréquente. L’imago se rencontre à altitude modérée, dans les friches, les prairies sablonneuses aux bords des rivières. La chenille se nourrit sur Gaillet des marais (Galium palustre). Période de vol : III-V ; IX-X. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de août à octobre en deux générations. Chenille sur pinus maritimus, sylvestris et autres conifères. Elle est visible en juillet puis en octobre. Répandu dans la moitié nord de la zone, où l’aberration grisearia Fuchs (de couleur grisâtre) et l’aberration prasinaria Hb. (de couleur verdâtre, avec stries blanches), ont été prises également, mais en petit nombre.
Deux-Sèvres : Bois de Mallet, juin 1896 ; Niort : 21/10/1903 ; 25/09/1908 (Gelin).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Charente : Aigre.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours assez commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de septembre à novembre en deux générations. Chenille sur alnus, ulmus, salix, betulus, populus. Elle est visible en mai puis en septembre. Répandu dans toute la zone, mais toujours en petit nombre.
Deux-Sèvres : Niort : 10/10/1904 ; 20/10/1906 ; 24/11/1903 (Gelin) ; Amuré : 17/06/1911 (Lucas).
Charente-Maritime : Saintes : 11/07/1907 (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez rare.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à novembre. Chenille sur fraxinus, fagus, ligustri, etc. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 01/07/1904 ; 14/08/1904 ; 12/09/1905 ; 05/10/1904 ; 22/11/1903 (Gelin).
Vienne : Sommières (d’Aldin).
Charente-Maritime : Saintes : 25/08/1908 (Gelin).
Charente : Jarnac (Delam.).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune.
Généralités : Proche d’Ennomos erosaria, mais avec l’aire subterminale plus foncée et une encoche accentuée au bord externe des ailes antérieures. Elle est largement répartie en Europe, depuis l’Afrique du Nord jusqu’en Fennoscandie, puis en Sibérie. En France, elle est présente un peu partout. Apprécie les zones forestières, les parcs et jardins. Les chenilles se nourrissent de Fraximus, Betula, Ligustrum. Hiverne au stade de l’oeuf. Autrefois commune, cette espèce est en nette régression. Période de vol : Août-Septembre. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France - Coordonné par R. Robineau - Delachaux et Niestlé)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à mars. Chenille sur quercus, betulus, prunus spinosa. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort : 04/11/1904 ; 16/11/1907 ; 26/11/1908 (Gelin) ; Niort : 01/12/1911 (Lacroix).
Charente-Maritime : Commun à Dompierre (Vigé).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours assez commune, nouvellement mentionnée sur la Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de octobre à mars (rare en automne, plus commun en mars). Chenille sur quercus, crataegus, prunus spinosa, ulmus. Elle est visible en juin. Répandu et assez commun dans toute la région ; ça et là, v. fuscata Harris, de nuance plus foncée, et sans ligne brune aux ailes postérieures.
Deux-Sèvres : Ab. fuscata, 20/12/1904 (Gelin).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce toujours commune.
Généralités : Mâle assez proche de celui de Larerannis aurantaria mais d’un ton plus ocre-roux sur la bande marginale, les points ressortant en clair. La femelle est microptère, avec les ailes postérieures plus longues que les antérieures. De nombreuses variations dans la coloration peuvent être observées. Espèce répandue dans toute l’Europe jusqu’à l’Oural et au Caucase. En France, elle est présente partout dans les zones boisées, jusqu’en montagne. Les chenilles vivent sur les Saules, Hêtres, Pommiers, Rosiers, Bouleau, Chênes, Pruniers… (Salix, Fagus, Malus, Rosa, Betula, Quercus, Prunus…). Hiverne en chrysalide. Période de vol III-IV. Espèce univoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible en novembre. Chenille sur acer, fagus, prunus spinosa. Elle est visible en juin.
Deux-Sèvres : Niort, 14/11/1908 ; 14/11/1904 ; 16/11/1903 ; 20/11/1908 ; 20/11/1903 ; 21/11/1907 ; 22/11/1904 ; 25/11/1910 ; 27/11/1907 ; 28/11/1906 ; 02/12/1907.
Charente-Maritime : Rare, Dompierre (Vigé).
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Espèce assez commune.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de août à octobre. Chenille sur sarothamnus, erica ; hiverne sur les bruyères, passe sur le genêt et est adulte fin mars.
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Supplément au Catalogue des Lépidoptères de l’ouest Atlantique :
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare récemment mentionnée pour la Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à avril puis de juillet à octobre (hiverne, reparaît et pond au printemps). Chenille sur quercus. Elle est visible en juin. Sans doute répandu dans toute la région. La forme type, dont les ailes antérieures sont d’un gris plus ou moins unicolore, provient de chenilles ayant vécu sur le chêne. La v. ilicana F. a, sur les ailes antérieures, quelques points noirs bien marqués ; fusculana Schm. a la bande médiane rougeâtre ; ramosana Hb. a, sur les ailes antérieures, une bande brune longitudinale divisée en 3-4 rameaux.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce rare découverte en Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à avril puis de juillet à octobre (hiverne, reparaît et pond au printemps). Chenille sur salix. Elle est visible en juin. La v. dilutata Hb. a le fond gris, traversé par une bande brune.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble peu courante dans la région. Mentionnée de la Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de août à octobre. Chenille sur lonicera, rubus, etc. Elle est visible en juin.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble assez rare. Nouvellement mentionnée pour la Vienne par Samuel Ducept.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à août. Chenille sur lichens des pins. Elle est visible en mai.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble assez commune mais qui n’était pas mentionnée par Gelin et Lucas ni pas Robert Levesque.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) :
A définir par l’atlas car c’est une espèce nouvelle pour la région.
Généralités : Originaire d’Afrique du sud, introduit avec les Pelargonium dans le sud-ouest de l’Europe. Il a colonisé la péninsule Ibérique, le sud de la France et l’Italie. Il fréquente les jardins, les parcs et habitats fleuris. Visible de la plaine à 1500 mètres d’altitude. Il est plurivoltin. (Lafranchis - Papillons d’Europe)
C’est un papillon de petite taille (maximum 2.6 cm) Le dessous des ailes comporte des dessins gris brunâtre, entremêlés de blanc. Parti des Baléares en 1989, ce papillon a progressé rapidement en ESPAGNE et envahi la FRANCE. Il est monophage et ne se nourrit que de géranium. Il se multiplie sans cesse du printemps jusqu’à l’hiver, contrairement à ses congénères. Cycle de 33 jours ! Jusqu’à 6 générations par an. Lors de journées ensoleillées, il vole autour des géraniums et s’y pose de temps en temps, il dépose ses oeufs sur les boutons floraux. Lors de l’éclosion, la minuscule chenille d’un vert tendre pénètre de suite à l’intérieur du bouton de fleur qu’elle dévore, et passe ensuite au bouton voisin. Elle rentre dans la hampe florale et chemine en dévorant l’intérieur, ne laissant que du vide. Elle peut aussi s’attaquer aux tiges qui finissent par casser, mais ne mange que très rarement les feuilles. A partir d’une certaine taille, apparaissent trois lignes roses longitudinales qui lui permettent de la confondre plus facilement avec les fleurs. Pendant l’hiver elle redevient entièrement verte.
Les oeufs, les chrysalides et les chenilles sont très résistantes, les froids hivernaux ne les inquiètent pas. (www.bonplant.fr/pages/cacyreus.htm)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à août. Chenille sur lichens des arbres (parmelia). Elle est visible en mai. Répandu et commun partout.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Le papillon se pose avec ses longues ailes antérieures étroites à plat sur l’abdomen. En vol, il apparaît bien plus grand, grâce à ses larges ailes postérieures jaunâtres. Il vole à la tombée de la nuit et butine sur les fleurs de cirse, de chardon ou de clématite. La chenille se nourrit de lichen. Se rencontre dans les haies, les jardins, les bois clairs où des troncs portent le lichen nourricier. Période de vol : Juillet-Août (Larousse nature en poche)
En France, elle est largement répandue sur tout le territoire. Elle vole dans les forêts de feuillus ou mixtes jusqu’à 2000 m d’altitude. L’activité des imagos est diurne et nocturne. La chenille vit aux dépens de lichens divers. Période de vol : Juin à Août. Espèce univoltine. (Guide des papillons nocturnes de France)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juin à juillet puis de août à septembre en deux générations. Hiverne et reparaît nombreux en avril et mai. Avenues, jardins ; recherche les plaies suintantes des arbres cariés, les fruits tombés et pourris dans les vergers. Chenille sur ulmus, salix, pirus, malus. Elle est visible en juin puis en août. Répandu et commun partout, polychloros a été pris plusieurs fois à Auzay à un piège lumineux (Lucas), ce qui confirme les habitudes de vol nocturne de certains papillons du groupe vanessa.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce très commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune et répandue.
Généralités : Envergure : 25-32 mm. L’imago est visible en III puis V-VI puis VII-X en plusieurs générations.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Envergure de 26 à 32 mm. L’imago est visible en IV-X. Espèce migratrice, voyageant de l’Europe méridionale et l’Afrique du Nord vers le Nord de l’Europe. Chenille polyphage sur Trifolium, Medicago, Polygonum, en VI-VIII.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce assez commune.
Généralités : Espèce bivoltine. Période de vol : Mai/juin et Août/septembre. Taille : 25 à 28 mm
Plantes- hôtes : crucifères : Choux (Brassica), Ravenelle (Raphanus raphanistrum) et autres crucifères. La chenille se nourrit du cœur ou des jeunes feuilles de crucifères. Les larves de la génération d’automne hibernent dans leurs cocons. La nymphose a lieu dans un cocon sous la surface du sol.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce au statut à définir dans notre région mais qui semble répandue et assez commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : A définir, pas assez de données pour donner une indication.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce dont le statut reste à définir dans la région.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) :
Espèce assez commune et répandue.
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble commune dans toute la région.
C’est un papillon très variable. L’imago est visible de juillet à octobre.Il fréquente les haies et les lieux incultes. Envergure : de 13 à 18 millimètres.
Généralités : Répandue dans toute l’Europe. France centrale, septentrionale et montagnes.
Situation actuelle (Guyonnet Antoine) :
Espèce commune. L’imago est visible de juin à septembre en deux générations. Il fréquente les lieux boisés. Son envergure va de 18 à 24 millimètres.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui semble assez commune.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce dont le statut précis reste à définir mais qui semble assez commune dans la région.
Généralités : Imago est visible en VII-V (hiverne).
Situation actuelle - 2013 (Guyonnet Antoine) : Espèce qui n’a plus été observé dans la région depuis Gelin et Lucas.
Situation actuelle - 2011 (Guyonnet Antoine) : Espèce dont le statut reste à déterminer dans la région.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Méditerranéo-asiatique. Occupe toute l’Europe tempérée jusqu’au sud de la Scandinavie. En France, un peu partout mais plus largement répandue dans la moitié Sud. Comme "D. aprilina", elle semble écologiquement peu exigeante et se rencontre jusqu’en milieu urbain. La chenille se nourrit sur diverses essences ligneuses, avec une préférence pour Quercus.
Période de vol : IX-XI. Espèce univoltine.
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine) : Inconnue, à définir.
Envergure : 23 millimètres.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à mai puis de juillet à septembre en deux générations. Champs cultivés, luzernes, dunes pourvues de plantes fleuries. Chenille sur trifolium, cytisus, onobrychis sativa, medicago, vicia, lotus. Elle est visible en mais puis en juillet et septembre. Répandu et commun dans toute la région. La forme pâle helice Hb. et la forme helicina Obth., intermédiaire entre cette dernière et le type de couleur safranée, ont été rencontrées ça et là avec ce dernier.
Deux-Sèvres : var. helice, rencontrée en petit nombre à François et à Souché. Un exemplaire d’helicina "de la plus grande fraîcheur" trouvé au Bourdet, le 20/09/1908 (Gelin) a été mentionné par M. Obth. (Lépidopt. comp., fasc. III, p. 174.
Charente- Maritime : Les v. femelle helicina Obth. et helice Hb., ont été observées dans les dunes de la Grande côte de Royan en août 1908. Elles y formaient environ 1/100 de l’ensemble des edusa, observées en abondance autour des touffes en fleurs de solidago virgaurea (Lucas, Gelin).
Etat des connaissances en 1932 - Lucas Daniel - Complément 1932 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
Plusieurs exemplairesavec trois ailes typiques et la quatrième de la forme helice Hb., ou de la forme helice avec trois ailes normales et la quatrième typique, ont été capturés ou observés à Dompierre sur mer (17), en septembre 1930 (Lucas).
Etat des connaissances en 1983 - Levesque Robert - Complément 1983 au Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
Trois générations les années chaudes. La troisième génération s’observe au cours de la première quinzaine d’octobre ; elle présente dans le sud des Deux-Sèvres et le nord des Charentes la particularité suivante : presque tous les exemplaires femelles ont une couleur intermédiaire entre helice et la forme typique ; il n’y en a pas deux semblables. On pourrait admettre que la couleur moyenne est celle d’helicina. Certains mâles tendent eux aussi vers une forme pâle.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Courant.
Généralités : 45-54 mm. Plusieurs générations, Vol puissant et rapide, d’avril en septembre, remarquable migrateur (population du nord de l’Europe). Habitat : terrain dégagés, notamment champs de luzerne et de trèfle. Mâle : ailes jaune orangé vif, larges marges noires traversées de nervures jaunes. Femelle : ailes antérieures idem mâle mais avec marge plus large et enfermant des taches jaunes de taille variable, ailes postérieures sombre avec taches orange. Dessous jaune suffusé de vert sur la marge de l’aile antérieure et sur l’ensemble de l’aile postérieure. Forme Helice : Femelle dessus vert blanchâtre suffusé de gris sur aile postérieure. Dessous aile antérieure marques postdiscales plus grandes que chez le mâle. (Octopus. Tous les papillons de France et d’Europe. P. Whalley)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à septembre ; hiverne et reparaît en avril ; parfois une génération en mai juin, provenant de chrysalides ayant hiverné. Jardins, bords des chemins. Chenille sur urtica, humulus. Elle est visible de juin à septembre. Inachis io, appelée vulgairement le Paon du jour, est répandue, mais rarement abondante, dans toute la région. Quelques exemplaires provenant de chenilles mal nourries, restent de petite taille et constituent l’aberration ioides O. I. M. Frionnet dit (Les Premiers états des Lépidoptères, 2 ème fascicule, p.XXXVIII) que Pyrameis cardui vole "aussi bien la nuit que le jour". J’ai fait deux fois, aux lampes électriques de Niort, le 25/01 et le 10/11/1904, la capture de v. io. L’espèce n’a pu être prise ainsi qu’à condition d’exécuter, comme cardui, un vol nocturne (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2010 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce toujours très commune.
Généralités : Les ocelles spectaculaires et la couleur criarde du paon du jour le rendent sans pareil. Comme d’autres vanesses colorées, c’est un visiteur fréquent des jardins où il vient butiner, notamment les fleurs de buddleias et les Mesembryanthemum. Au repos, les ailes repliées, la coloration cryptique du verso et le bord découpé des ailes donnent au papillon l’aspect d’une feuille morte ou d’une écorce, tel un excellent camouflage. Inquiété, le paon du jour ouvre brusquement ses ailes, dévoilant ainsi ses ocelles qui effraient les prédateurs potentiels. Fréquente les bords des chemins, les haies, les talus, les prairies, les jardins et les parcs. Vol : Juillet à Septembre, puis Mars à Mai après hivernage. (Nature en poche - Larousse)
Remarque de Mathieu Charneau concernant l’année 2010 :
Concernant la raréfaction de l’espèce "Petite tortue" et notamment l’étude sur le parasitisme touchant les chenilles de cette espèce. Je voulais faire part d’une observation concernant le parasitisme des chenilles de paon de jour. L’année dernière (2010), je suis tombé sur une "colonie" de chenilles de Paon de jour. J’avais capturé deux chenilles âgées pour terminer l’élevage. Ces deux chenilles sont devenues chrysalides. Malheureusement, de ces deux chrysalides sont sorties deux asticots (diptères) ! Cela correspond donc à un taux de 100% de parasitisme même si sur un si petit échantillon cela ne peut pas être représentatif.
L’évolution des populations de paon de jour est donc lui aussi à surveiller car cette espèce pourrait dans les années à venir décliner comme l’a fait la Petite tortue. A suivre ...
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de août à octobre. Peut-être a-t-il, quelquefois, une génération en juin. Le papillon recherche les fleurs de lathyrus latifolius, des haricots, du baguenaudier. Chenille sur colutea arborescens, lupinus, genista, ulex et autres papilionacées. Elle est visible en juillet. Répandu dans toute la région ; assez commun au sud de la Loire. La race est en général de petite taille.
Deux-Sèvres : Trouvé abondamment de 1875 à 1879, en août, sur les fleurs de haricots d’un jardin potager de Saint-Maixent (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce peu courante.
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mars à juin puis de août à septembre en deux générations (quelques uns des exemplaires que l’on trouve en mars et avril ont certainement hiverné). Le papillon aime à se poser sur les pampres, les feuilles des arbustes. Chenille sur poa annua et trivialis, triticum repens (toute la belle saison). Répandu et commun partout. La vallée de la Loire constitue ici la limite de séparation de la forme pâle du nord (egerides Stgr.) et de la forme fauve foncé du midi (aegeria type). A Vannes, egerides domine. A Nantes et Angers on trouve, avec les deux formes principales, de nombreux individus intermédiaires, et ces derniers se rencontrent encore vers le sud jusqu’aux environs de Niort, à Sainte-Pezenne, 05/06/1910, 26/05/1911 (Gelin). Dans la partie méridionale de la région on ne trouve que le type. Une bande marginale fauve, qui part de l’apex des ailes antérieures peut descendre jusqu’au tiers inférieur de la bordure, mais est parfois réduite à une simple macule placée au milieu du bord externe. La tache jaune en forme d’S retourné, qui part du bord costal de l’aile postérieure, est fréquemment divisée en deux macules distinctes. La bande maculaire jaune des ailes postérieures porte en dessus 4 ocelles noirs, dont les 3 derniers seulement sont papillés de blanc ; en dessous, on voit 5 ocelles plus pâles, dont le second est à peine indiqué. Quelques exemplaires ayant le dessus des ailes plus ou moins envahi par la teinte fauve ont été capturés en Vendée, à La Vergne, près de la Châtaigneraie ’Allard), à Auzay, 24/04/1911 (Lucas), et dans les Deux-Sèvres, forêt de Chizé, 06/05/1911 (Gelin). M. Ch. Oberthur a figuré, pl. 2 du XV ième fascicule des Et. d’entomol., une aberration albine prise en Gironde, à Saint-André de Cubzac, par l’abbé Mège.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce très commune.
Généralités : Adulte : brun sombre marqué de taches clair jaune pâle à fauve orangé, avec un ocelle pupillé de blanc à l’apex des ailes antérieures, et autres ocelles identiques sur la marge des postérieures. Revers des ailes postérieures lavé de violâtre sur la marge. Chenille : Atteint 27 mm de longueur. Assez effilée, vert pâle, couverte d’une pubescence rase, avec la tête verte et une ligne dorsale sombre liserée de clair. Plantes hôtes : sur diverses graminées : Palène, Canche bleue, Roseau des bois. Mais aussi sur les Cypéracées : Laîche des bois. Habitat : préférentiellement dans les bois clairs et le long des orées forestières. Encore commun presque partout.
Biologie : dans le nord de son aire de répartition, le Tircis et représenté par la sous-espèce à tache crème ou jaune clair, et dans le sud par la sous-espèce, à tache fauve orangée. Dans les zonez de contact entre les deux sous-espèces, on observe des formes de transition. Le mâle présente un comportement territorial accusé. Posté sur une feuille, il surveille son domaine et fond sur tout concurrent pénétrant dans son territoire, pour aussitôt après regagner son poste de guet. L’adulte ne fréquent guère les fleurs ; il se nourrit davantage des écoulements de sève et du suc des fruits avancés, et s’abreuve aussi sur le sol humide. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille, diurne dans son jeune âge, adopte en cours de croissance des mœurs nocturnes ; elle se nymphose près du sol. Chrysalide suspendue, verte. L’espèce hiverne à l’état larvaire ou nymphal. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de avril à juin puis de juillet à septembre en deux générations. Très commun partout. Chenille sur brassica, cichorium intybus, tropoelum etc. Elle est visible de juillet à septembre. Elle est, comme celle de brassicae, parasitée par les microgaster. Les papillons éclos au printemps ont les macules noires peu développées : certains mâles ne portent pas de point noir en dessus et la tâche apicale est à peine indiquée (var. immaculata CKll.) ; d’autres ont un point discal petit et peu apparent (var. leucotera Stefan.). Les macules noires deviennent plus vives dans les deux sexes à mesure que la saison avance, et beaucoup de femelles de la seconde génération ont tout le dessus envahi par une coloration jaunâtre, très accentuée dans quelques exemplaires. De plus, l’espace qui s’étend entre les deux macules discales des ailes antérieures des femelles porte quelquefois un semis plus ou moins dense d’écailles noires, et les ailes postérieures peuvent être marquées, entre les nervures 3 et 4, d’un second point noir plus ou moins obsolète (ab. quaterpuncta Delahaye). Ces diverses formes se rencontrent sur tous les points de la région. - J’ai capturé à Niort, en avril-mai 1911, six rapae femelles dans lesquelles la 2 ème macule des ailes antérieures se divise en deux points nettement séparés. On peut la nommer : ab. divisa (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Espèce très commune.
Etat des connaissances en 1912 - Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
L’imago est visible de mai à juin puis de septembre à octobre en deux générations. Hiverne comme papillon, plus rarement comme chrysalide ; les papillons reparaissent en mars-mai ; les chrysalides hivernées éclosent en mai-juin. La génération de septembre est la plus abondante. Chenille sur urtica, parietaria. Elle est visible de juin à octobre. Ce papillon, appelé vulgairement le Vulcain, est répandu dans toute la région, en quantité plus ou moin abondante selon les années. Il recherche les suintements des arbres cariés, les fruits pourris ou déjà attaqués par d’autres insectes. Quelques exemplaires possèdent un point blanc dans le tiers externe de la bande rouge des ailes antérieures (Lucas).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine) : Espèce commune.
Généralités : Adulte : Ailes noires, antérieures avec la base brun foncé, une bande oblique rouge feu et quelques taches apicales blanches, postérieures avec une bande marginale rouge feu. Revers des ailes postérieures foncé orné de marbrures chatoyantes complexes. Plante – hôte : surtout Ortie dioïque, mais aussi ortie brûlante et Pariétaires des murailles Chenille : Robe très variable, gris jaunâtre à noire, avec une rangée de taches latérales blanc jaunâtre particulièrement apparente sur les sujets foncés. Habitat : Orées forestières, vergers sur prairies à litière, jardins, parcs urbains. Espèce encore commune presque partout. Biologie : Le Vulcain compte parmi les Papillons migrateurs les plus étudiés. Les premiers individus migrants arrivent dès la fin avril, suivis de forts contingents en mai et juin. Les œufs sont déposés isolément sur la plante hôte, en situation ombragée ou semi - ombragée. La chenille confectionne un abri bien reconnaissable en enroulant une feuille qu’elle maintient dans cette position au moyen de fils de soie, et dont elle ronge le pétiole, de sorte que la feuille pend librement. Cet abri sert plus tard à la nymphose. La chrysalide suspendue, brune ou grise, porte des taches dorsales à vif éclat métallique. L’espèce donne d’ordinaire deux générations, la seconde souvent très prolifique. En automne, les adultes de cette dernière vague d’émergences regagnent souvent les contrées plus méridionales. Les sujets en migration observent alors un vol rectiligne en direction du sud, se succédant à quelques mètres de distance. L’adulte hiverne en effet dans les régions sous influence méditerranéenne ; aujourd’hui il a tendance à hiverner dans des contrées plus septentrionales, à la suite du réchauffement climatique. Les individus restés sur place s’attardent souvent jusqu’à la fin d’octobre dans les vergers sur les fruits avancés, dont ils absorbent avidement le jus fermenté ; ils succombent généralement aux premières fortes gelées. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Adulte : 8 à 12 cm d’envergure. Ailes antérieures gris brunâtre ornées de motifs complexes à base de stries longitudinales et de taches ; ailes postérieures marquées de bandes transversales sombres. Abdomen rose vif, annelé de noir. Trompe atteignant 8 à 10 cm, et même parfois 13 de longueur.
Chenille : Atteint 12 cm. De teinte très variable. Généralement brune, avec des stries obliques blanchâtres bordées de sombre du côté supérieur, et la face ventrale foncée, mais aussi fréquemment vert pâle, avec des stries obliques claires et des rangées de points noirs, voire presque entièrement noire avec des bandes longitudinales latérales jaune ochracé. La corne abdominale, falquée, est jaune avec l’apex noir dans les deux premières variétés chromatique, noire dans la troisième.
Plantes hôtes : En Europe, la chenille se développe essentiellement sur le Liseron des champs (convolvulus arvensis) et le Liseron des haies (Calystegia sepium), et, plus occasionnellement, sur d’autres convolvulacées cultivées comme plantes ornementales. Hors d’Europe, sur ses terres d’origine, elle vit sur la patate douce et, plus rarement, sur les haricots.
Habitat : Largement répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’en Australie. En Europe, n’est autochtone que dans l’extrême Sud (Sicile, Crète, sud du Péloponnèse) ; plus au nord, exclusivement représenté par des sujets migrateurs dont l’abondance varie selon les années en fonction des flux migratoires.
Biologie : L’adulte, essentiellement crépusculaire et nocturne, se dissimule durant la journée contre les troncs et les parois rocheuses, où sa livrée homotypique lui assure un camouflage efficace, en dépit de sa grande taille. A la tombée de la nuit, mais parfois dès la fin de l’après-midi, il butine en vol stationnaire sur les fleurs à profonde corolle tubuleuse, notamment sur celles des Tabacs, Plox, Pétunias, Stramoines, ou Saponaires, qu’il explore grâce à sa trompe démesurément longue. Attiré par les éclairages urbains, il vient tournoyer autour des réverbères, où il est souvent confondu avec une chauve-souris. Grâce à ses formes particulièrement aérodynamiques, il compte parmi les plus puissants volateurs de l’ordre des Lépidoptères. Sa vitesse de croisière, sur de courtes distances, peut dépasser 100km/h, et sur les longs trajets, se maintient autour de 50km/h. Cette capacité de vol soutenu lui permet de partir de son principal réservoir, le continent africain, notamment en présence de courants aériens favorables , de franchir sans peine la Méditerranée, puis les Alpes et de se répandre à travers toute l’Europe, souvent jusqu’en Scandinavie. Les individus migrateurs voyagent par petits groupes. Une première vague migratoire quitte l’Afrique dès la mi-avril, atteignant le Nord de la France dès la mi-mai. La vague la plus abondante déferle en juin et peut se prolonger jusqu’en juillet. En cours de migrations, les femelles déposent leurs œufs dès qu’elles rencontrent un milieu favorable abritant des liserons (bermes de chemins et cultures céréalières, par exemple). La ponte peut renfermer jusqu’à mille œufs ; la taille de ces derniers est très faible (environ 1 mm), comparativement à celle du papillon. La chenille grâce à sa robe discrète, jouit d’un camouflage efficace. On ne l’observe guère qu’à l’époque de l’errance de prénymphose, lorsqu’elle traverse routes et chemins à la recherche d’un abri convenable. Elle finit par s’enfouir et aménager une loge souterraine ovoïde, de la taille d’un œuf de poule, dans laquelle elle se transforme, de dix à quinze jours plus tard, en une chrysalide longue de 5 à 6 cm. Grâce au fourreau libre et contourné en spirale qui abrite sa longue trompe, cette chrysalide se distingue aisément des nymphes de toutes les autres espèces européennes des sphingides. En présente de conditions météorologiques favorables, les premiers imagos peuvent émerger chez nous dès le mois de juillet. Cependant, lorsque le cycle larvaire se prolonge trop tard en saison, la nymphose n’a lieu qu’en septembre, et les chrysalides sont dès lors condamnées à périr durant les froids hivernaux. Les individus nés sur le sol européen effectuent, pour partie seulement, une migration de retour, s’envolant vers l’Afrique. L’élevage de cette espèce est aisé. Pour obtenir l’accouplement des sujets nés en captivité, il est nécessaire de les nourrir avec une solution miellée (miel dilué à 1/10). Pour ce faire, on déroule la trompe de l’animal au moyen d’une pince fine et on en plonge l’extrémité dans une coupelle contenant la solution aqueuse. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Afrotropicale. Répartie jusqu’en Papouasie, migratrice en Europe jusqu’en Scandinavie. Répandue dans toute la France continentale où elle se reproduit ainsi qu’en Corse. La chenille se développe principalement sur Convolvulus arvensis et Ipomea ; et sur Rumex, Impatiens, Chrysanthenum et Helianthus. Le papillon s’observe dès le crépuscule, sur les fleurs des jardins et des prairies. Période de vol : VI-IX. Espèce bivoltine, plus fréquente en seconde génération. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Mâle. Envergure : 85-110 mm. L’aile antérieure, à apex pointu, est gris brunâtre, avec des stries noires longitudinales et des sinuosités blanchâtres et transversales peu distinctes. La postérieure présente une série de lignes noirâtres et concentriques sur fond plus clair. L’abdomen est de façon caractéristique annelé de noir et de rose vif, avec une ligne médiane gris brunâtre.
Femelle. Envergure : 90-115 mm. Semblable, mais aile antérieure moins contastée.
Variation. F. virgata Tutt, 1904 : aire médiane de l’aile antérieure plus foncée. Forme variegata Tutt, 1904 : aires basale et terminale envahies de blanc. Forme obscurata Tutt, 1904 : assombrissement des quatre ailes. Forme alicea Neuburger, 1899, abdomen brun doré (et non gris), lignes transversales jaune doré (et non rouges). Espèce proche : aucune en Europe.
Biologie. Plantes-hôtes : surtout les liserons (dont Convolvulus arvensis). Tous types de biotopes, y compris en ville, puisqu’il s’agit d’un migrateur. Observé jusqu’à 2800 m d’altitude. Vole au crépuscule pour butiner les corolles du tabac, du pétunia, du phlox de la saponaire et du buddléia. Ce grand migrateur revient en Europe chaque année à la saison chaude. Il se reproduit sur place mais ne résiste pas à l’hiver. C’est l’un des papillons les plus rapides en vol (il peut dépasser les 50k m/h). Période d’apparition de mai à novembre.
Distribution. Presque mondiale (sauf vers les pôles). Grand migrateur qui atteint l’Europe chaque année (en quantité variable) et qui remonte parfois en petit nombre jusqu’au grand nord. Statut. Migrateur assez régulier.
Remarque. Agrius cingulatus (fabricius), espèce très proche d’Amérique, a été signalé récemment au Portugal. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)
C’est un papillon de petite taille (maximum 2.6 cm) Le dessous des ailes comporte des dessins gris brunâtre, entremêlés de blanc. Parti des Baléares en 1989, ce papillon a progressé rapidement en ESPAGNE et envahi la FRANCE. Il est monophage et ne se nourrit que de géranium. Il se multiplie sans cesse du printemps jusqu’à l’hiver, contrairement à ses congénères. Cycle de 33 jours ! Jusqu’à 6 générations par an. Lors de journées ensoleillées, il vole autour des géraniums et s’y pose de temps en temps, il dépose ses oeufs sur les boutons floraux. Lors de l’éclosion, la minuscule chenille d’un vert tendre pénètre de suite à l’intérieur du bouton de fleur qu’elle dévore, et passe ensuite au bouton voisin. Elle rentre dans la hampe florale et chemine en dévorant l’intérieur, ne laissant que du vide. Elle peut aussi s’attaquer aux tiges qui finissent par casser, mais ne mange que très rarement les feuilles. A partir d’une certaine taille, apparaissent trois lignes roses longitudinales qui lui permettent de la confondre plus facilement avec les fleurs. Pendant l’hiver elle redevient entièrement verte.
Les oeufs, les chrysalides et les chenilles sont très résistantes, les froids hivernaux ne les inquiètent pas. (www.bonplant.fr/pages/cacyreus.htm)
Mâle : envergure 30-33 mm. L’absence de tache discales, la bande transversale antémédiane brune et la strie noire basale sont caractéristiques. Femelle 30-35 mm. Semblable au mâle.
Variation. Chez la femelle F. hartwiegi Reisser 1927, le fond est plus clair et les bandes transversales brunes de l’aile antérieure ressortent davantage.
Espèces proches : Asphalia ruficollis, plus petit et aux ailes plus élancées.
Période d’apparition : Août à mi-octobre, en une génération.
Distribution. De l’Europe au Proche-Orient. En Europe de l’Angleterre à la Grèce. En France, surtout au nord, Corse.
Statut : assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)
Adulte : fond fauve orangé vif, suffusé de gris-verdâtre chez la femelle, agrémenté de taches noires arrondies disposées en rangées régulières. Les revers de ailes postérieures ornés de taches nacrées particulièrement étendues, traversés par une rangée postdiscale d’ocelles noires pupillés de nacré ; quelques taches nacrées à l’apex des antérieures.
Chenille : atteint 35 mm de longueur. Brun grisâtre, avec des taches noires, et des épines relativement courtes, brunes à pointe blanche, et une double rangée dorsale de stries blanches.
Plantes hôtes : Avant tout sur la pensée des champs. En élevage, accepte volontiers les variétés horticoles de la pensée sauvage.
Habitat : Milieux ouverts et lacunaires, notamment pelouses sèches, friches agricoles, champs en jachère et cultures extensives Espèce migratrice encore assez répandue partout en France, mais d’abondance variable selon les flux migratoires
Biologie : l’espèce se montre presque tout au long de l’année, au cours de 3 ou 4 générations successives. Les populations autochtones semblent continuellement enrichies par l’arrivée de nouveaux immigrants venus du sud. L’adulte aime à se poser sur le sol nu, ailes déployées, pour se chauffer au soleil, surtout au printemps et en automne. Les oeufs sont déposés isolément à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Le cycle larvaire est exceptionnellement court. La nymphose s’effectue parmi la végétation basse, entre quelques feuilles réunies par de la soie. La chrysalide suspendue, brun sombre, porte une grande tache dorsale blanche en forme de selle et quelques autres, plus petites, de même couleur, ressemblant de la sorte à une fiente d’oiseau. L’espèce est susceptible d’hiverner sous ces quatre états, ainsi qu’à tous les stades larvaires. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Dimorphisme sexuel : la femelle a des points noirs sur les ailes antérieures. Les chenilles vivent en groupe et peuvent causer des dégâts sur les choux. L’imago est visible de avril à septembre en deux ou trois générations.
50-65mm. 3 générations. Dessus des ailes antérieures avec large bordure apicale noire et chez la femelle deux taches et une strie discale noires. Revers blanc jaunâtre, sans dessins distincts. Habitat : Jardins, cultures maraîchères. Espèce commune jadis,de nos jours fort en recul. Biologie : Au printemps les œufs sont déposés par petits groupes, parfois même isolément. En été les pontes peuvent regrouper plusieurs centaines d’œufs.Plantes hôtes : Crucifères : Chou, Colza, Ravenelle, Grande Capucine. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Ce papillon minuscule se rencontre dans le monde entier et migre sur de longues distances. Il remonte parfois vers le nord en quantité, où les chenilles s’attaquent aux plantations de choux. L’adulte se caractérise par une bande chamois sinueuse au bord interne de l’aile antérieure. Il vole de jour comme de nuit et est attiré par la lumière. Se reproduit sur les crucifères, dont le chou cultivé. Comme il migre, on peut le rencontrer dans presque tous les habitats. Envergure : 1,2 à 1,7 cm. Période de vol : Mai à Septembre. (Nature en poche - Larousse)
www.inra.fr/hyppz/RAVAGEUR/3pluxyl.htm : Description
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de mai à juin puis de juillet à octobre en deux générations. Champs cultivés, trèfles, luzernes, friches. Chenille sur trifolium, medicago, vicia, coronilla, hippocrepis, lotus. Elle est visible en juin puis en octobre. Commun partout, en 2, 3 générations. La macule de l’espace apical et marginal des ailes supérieures est quelquefois entièrement noire (ab. uhli Verity).
Deux-Sèvres : Un exemplaire en forêt de Chizé (79), très voisin de v. uhli (Gelin).
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) :
Très rare.
Adulte : 32-37 mm Jaune citron. Aux ailes antérieures deux petites taches costales rouille, la disco-cellulaire pupillée de blanc Chenille : atteint 33 mm. Assez ramassée, vert grisâtre ou brun grisâtre, avec un tubercule rouge marqué sur le sixième segment. Plantes hôtes : Sur de nombreux feuillus : Aubépine à un style (Crataegusmonogyna), Prunellier (Prunus spinosa), Saule marsault (Salix caprea), Camérisier à balais (lonicera xylosteum), et Coudrier noisetier Corylusavellana). Habitat : Forêts et milieux ouverts. Espèce encore commune partout. Biologie : L’espèce donne deux générations annuelles et hiverne à l’état nymphal. La chenille dispose d’un camouflage très efficace. La chrysalide repose à terre dans un cocon blanchâtre assez résistant. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Largement répartie en Europe. En France, est présente partout et fréquente de nombreux types d’habitats : bois, parcs, jardins, prairies. Commune, vient à la lumière, mais se rencontre également en journée. Polyphages, les chenilles vivent sur diverses essences telles que (Crataegus, Prunus, Corylus, Sorbus, Rosa, Lonicera, Acer, Tilia, Salix, Caprea). Hiverne au stade de l’oeuf. Période de vol : IV-VI ; VIII-IX. Espèce bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :
L’imago est visible de juillet à septembre. (deux générations dans la zone méditerranéenne). Habite les coteaux secs, se pose sur les fleurs de sedum, d’origan et de serpolet. Chenille sur vicia, coronilla varia, hippocredis, trifolium, lotus. Elle est visible en juin. Répandu et abondant par places, dans la partie calcaire de la région. La variation femelle syngrapha Kef. avec le dessus bleu, bordé de noir marqué de lunules fauves, est presque aussi abondant partout que la forme typique. L’aberration cinnus Hb. avec les ailes inférieures dépourvues d’ocelles en dessous, a été prise par M. Oberthur, à Dompierre près La Rochelle, à Angoulême, et dans la forêt de Chizé (79) ; elle a les espaces internervuraux du dessus rayonnés de brun sur fond gris argenté et réalise ainsi une forme intermédiaire entre la femelle brune de corydon et syngrapha.
Etat des connaissances en 1922 - Supplément 1922 au Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
Charente-Maritime : Dompierre sur mer, 07/08/1921, 3 exemplaires dépourvus de taches rouges en dessus, et que je nomme ab. Gelini (Lucas).
Etat des connaissances en 1932 - Supplément 1932 au Catalogue des Lépidoptères de l’Ouest Atlantique par Henri Gelin et Daniel Lucas :
Charente-Maritime : Des exemplaires appartenant à la forme syngrapha, Kef., capturés à Dompierre sur mer, n’ont pas les ocelles des ailes postérieures, en dessous, bordées de rougeâtre. Je nomme cette forme : aberration Olbrensei (Lucas). Un exemplaire remarquable de syngrapha présente sur l’aile postérieure, en dessus, une grande tache noire partant de la partie supérieure et occupant le tiers de la surface environ.
Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)
Statut : déterminance P-C (espèce rare et localisée)
Situation actuelle - 2009 (Guyonnet Antoine - Levesque Robert) : Fait partie de la Liste des macrolépidoptères en danger du Poitou-Charentes et de la Vendée de Robert Levesque, cause : disparition des friches. Espèce très rare et localisée. A préciser par l’atlas.
Généralités : Cette espèce héliophile qui peuple les friches calcaires est très délicate. Le dessus des ailes du mâle, d’un bleu ciel vif, s’aperçoit souvent quand le papillon se tient au soleil. Le recto de la femelle est plus terne, essentiellement brun foncé, et l’aile postérieure présente un alignement d’ocelles orange, blanc et noir. Comme chez nombre de Lycènes, la chenille est soignée par les fourmis, qui raffolent du liquide sucré qu’elle régurgite. La variabilité de cette espèce est notoire, notamment par l’extension de la marge foncée. Associé aux friches calcaires et autres escarpements fleuris où sa plante-hôte est localisée. Envergure : 4 cm. Période de vol : Juillet-Août. (Nature en poche - Larousse)
Adulte : Présente un fort dimorphisme sexuel. Mâle : avec les ailes antérieures jaune soufre, ourlées de rose vif et marquées d’une tache discoïdale de même couleur, et les ailes postérieures jaune paille, plus ou moins suffusées de gris. Femelle : nettement plus petite, avec les ailes antérieures fauve rougeâtre ochracé, veinées de sombre, et les ailes postérieures jaune orangé, maculées de noir. Chenille : Atteint 40 mm. Brun sombre, avec une ligne dorsale orange, entrecoupée de blanc ; pilosité blancâtre, noire et brun roussâtre. Plantes hôtes : Sur diverses plantes herbacées et arbustives, notamment sur l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le Gaillet blanc (Galium album), le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata) et le Piment royal (Myrica gale). Habitat : Avant tout sur les prairies humides et dans les prés-bois mésophiles, mais également sur les pelouses sèches et les pentes chaudes et ensoleillées. Espèce encore largement répandue, mais localisée et accusant une régression significative. Biologie : selon les conditions climatiques locales, l’espèce donne une ou deux générations annuelles. L’adulte, essentiellement nocturne, se laisse facilement débusquer durant le jour, surtout le mâle ; très farouche, il se repose rapidement, plongeant au cœur de la végétation. La femelle, assez indolente, dépose ses œufs en ooplaques à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. la chenille, de mœurs nocturne, s’enfuit avec une grande vivacité lorsqu’elle est inquiétée. Longue d’environ 10 mm en automne, elle se retire pour hiverner à l’intérieure d’une tige creuse, par exemple dans celle d’une ombellifère. La nymphose s’effectue au sol dans un cocon ténu, de teinte grise. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)
Eurasiatique. Toute l’Europe, sauf le sud des régions méditerranéenne, jusqu’en Asie orientale. En France, elle est répandue presque partout, y compris en Corse. On la rencontre en plaine, mais surtout en moyenne montagne jusqu’à 2000 m d’altitude dans tous les milieux herbeux. La chenille, polyphage, se nourrit sur diverses plantes basses. Le dimorphisme sexuel est accusé. Vol : V-IX. Espèce univoltine ou bivoltine. (Delachaux et niestlé, Guide des papillons nocturnes de France, coordonné par Roland Robineau)
Mâle. Envergure : 35-42 mm. Aile antérieure jaune pâle ; tache discale, bord interne et frange pourprés. Aile postérieure blanchâtre, avec une marge et une tache discale grisâtres. Femelle. Envergure : 28-40 mm. Aile antérieure orange pourpré, plus jaunâtre au milieu. Postérieure rose orangé, largement envahie de noir. Variation. Aile postérieure davantage envahie de gris noirâtre : f. moerens Strand, 1903 (mâle). Aile postérieure sans marge grise : f. pallida Staudinger, 1892 (mâle). Espèce proche : Aucune. Biologie. Chenille polyphage sur plantes basses, dont les plantains, les gaillets, les oseilles. Prairies humides et autres lieux herbus, jusqu’à 2500 m en montagne. Période d’apparition. Fin avril à juin, puis août à septembre. Distribution. De L’Europe au Japon. En Europe, presque partout. En France, presque partout, excepté en Corse. Statut. Assez commun. (NAP, Papillons de nuit d’Europe volume 1, Patrice Leraut)