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Aglais urticae (Linnaeus, 1758)
Petite tortue

La petite tortue est l’un des papillons les plus familiers et attrayants d’Europe. Le recto coloré est essentiellement orange, avec de grosses taches noires, jaunes et brun foncé, et de légères lunules bleues qui bordent les quatre ailes, accentuant l’aspect de mosaïque. Le verso, en revanche, est assez sombre, ce qui donne au papillon une livrée assez cryptique lorsqu’il se pose les ailes repliées. La petite tortue donne deux à trois générations par an ; les adultes de la dernière hivernent, se réfugiant souvent dans les granges et autres bâtiments, pour ressortir au printemps. Habite une grande variété de lieux, tels que les talus, les bordures des champs et des jardins, de la plaine aux montagnes. Vol : Mars à Octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)

Adulte : 40-50 mm. Fauve rougeâtre vif avec des taches noires, blanches et jaunes, ainsi qu’une rangée marginale de lunules bleues ; base des ailes postérieures noire. Revers des ailes postérieures brun foncé, avec l’aire marginale plus claire. Plante – hôte : Exclusivement l’Ortie dioïque. Chenille : atteint 30 mm. Noire avec une fine ponctuation claire et des bandes longitudinales jaunes ; épines noires ou jaunâtres Habitat : Milieux ouverts les plus divers. S’est raréfiée dans le nord de la France. Biologie : Les adultes se montrent très tôt au premier printemps, souvent dès le mois de février. Ils butinent alors activement les fleurs précoces, notamment celles du Pas-d’âne, du Bois-gentil et du Saule marsault. Les œufs sont déposés dès le mois d’avril en amas denses de 50 à 200 unités à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Les chenilles tissent des nids communautaires. Comme la plupart des chenilles se nourrissant d’orties, elles sont, malgré leurs couleurs vives, ou peut-être grâce à celles-ci, délaissées par les oiseaux insectivores. Il est possible que les épines dont elles sont pourvues, de même que l’absorption des principes contenues dans leurs plantes hôtes, leur confèrent une certaine immunité vis-à-vis de leurs ennemis. Toutefois, le fait que les chrysalides sont fréquemment la proie des mésanges rend plus vraisemblable la première hypothèse. Les adultes de la deuxième génération volent dès le mois de juin. L’espèce donne parfois une troisième génération et hiverne à l’état imagal.(Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann)

La thermorégulation chez les papillons hivernant, "Petite tortue", par exemple : Chez tous les papillons, le sang coule dans un vaisseau unique qui se dirige de l’abdomen à la tête en passant par le thorax. Il véhicule de la chaleur tout au long de son parcours ; il revient jusqu’à l’abdomen en s’infiltrant dans les tissus. Le système circulatoire du papillon hivernant comprend deux échangeurs thermiques à contre-courant, l’un situé dans l’abdomen et l’autre dans le thorax. Dans celui de l’abdomen, le sang qui coule du coeur vers l’aorte est froid, alors que celui qui coule en sens opposé, à travers le tissu adjacent, est plus chaud ; la chaleur passe donc du tissu au vaisseau, et ensuite au thorax. L’échangeur thermique du thorax est l’aorte. Comme le sang de la partie descendante de la boucle est plus chaud que celui de la partie montante, la chaleur repart de la partie descendante vers la partie montante. Chez les grands papillons d’été, la partie descendante de l’aorte est séparée de la portion montante, de sorte que la chaleur est dissipée - certains papillons augmentent la chaleur de leur corps avant de prendre leur envol en faisant vibrer fortement leurs ailes- ( Source : revue "pour la science" - "scientific américan"- by Bernd HEINRICH - nr.116, mai 1987 ).



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Cynthia cardui (Linnaeus, 1758)
Belle dame

L’ornementation rose saumoné, caractéristique du recto, fait de la belle dame l’un des papillons d’Europe les plus faciles à reconnaître, même en vol. D’aspect plus terne, le verso reste semblable au recto. La belle dame vit et se reproduit en Afrique du Nord et en Europe méridionale, où les adultes peuvent se rencontrer presque toute l’année. Elle migre en été vers le nord, souvent en nombre. Beaucoup meurent au premier gel, mais certains retournent dans leurs régions d’origine, plus clémentes. Se rencontre dans les lieux herbus fleuris, souvent jusque dans les jardins. Lorsqu’elle butine des fleurs telles que les chardons et les centaurées, la belle dame se laisse généralement approcher, et c’est le bon moment pour l’observer de près. Vol : Mars à Novembre. (Nature en poche - Larousse) Adulte : 45-60 mm. Ailes teintées de rose. Dessus brun jaunâtre, marques irrégulières brun noir. Aile antérieure : petites taches blanches vers l’apex. Dessous aile postérieure : 5 petites ocelles dans l’aire postdiscoïdale. Plante – hôte : une trentaine de plantes hôtes attestées : Circes, Chardons, Ortie dioïtique, Mauve musquée, Groseillier épineux, Chenille : atteint 40 mm. Jaunâtre pâle à brun verdâtre, avec des dessins sombres d’étendue variable. Habitat : Milieux ouverts et secs : pelouses, friches, carrières, espèce commune partout. Biologie : Espèce MIGRATRICE très étudiée, la vanesse des chardons, grâce à l’éclectisme alimentaire de sa chenille, est apte à conquérir une multitude de milieux. Autochtone dans les pays du Maghreb, l’espèce fournit au printemps une première vague de migrateurs qui atteignent à la fin de mars le sud de l’Europe, où ils se reproduisent aussitôt. Leurs descendants gagnent le nord et le centre de l’Europe en mai/juin où ils donnent une à deux générations. Les adultes automnaux migrent vers l’Afrique, l’espèce semble incapable d’hiverner en Europe. Les œufs sont déposés isolément sur les feuilles de la plante hôte. La chenille se développe à l’abri d’une feuille maintenue grossièrement enroulée par un réseau soyeux. (Guide nature Nathan. Quel est donc ce papillon ? Heiko Bellmann).


Exceptionnelle migration de 2009 :

  • J’ai assisté à une migration très importante en mai 2009 dans le sens Sud Nord au Bourget du Lac (en gros un ou deux papillons toutes les deux ou trois minutes). Concernant la migration inverse que j’ai observé en août 2009. Le 17 août 2009, j’étais en randonnée au dessus du col des Montets, qui permet de rejoindre le Valais depuis Chamonix ; plus exactement, j’étais au sommet de l’Aiguillette des Posettes (altitude 2201 m) pour redescendre vers le col des Montets par un sentier qui longe une crête orientée en gros du nord au sud, appelée les Frettes. Au sommet, puis pendant la descente le long de cette crête, nous avons observé un grand nombre de Belles dames qui venaient de quitter la Suisse et descendaient vers le sud en passant par la vallée de Chamonix. Leur trajet était parallèle au nôtre et nous étions doublés régulièrement par ces papillons tantôt isolés, tantôt en petit groupes de 2 à 5. C’était impressionnant. Bernard FONSECA



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Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758)
Grande tortue

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juin à juillet puis de août à septembre en deux générations. Hiverne et reparaît nombreux en avril et mai. Avenues, jardins ; recherche les plaies suintantes des arbres cariés, les fruits tombés et pourris dans les vergers. Chenille sur ulmus, salix, pirus, malus. Elle est visible en juin puis en août. Répandu et commun partout, polychloros a été pris plusieurs fois à Auzay à un piège lumineux (Lucas), ce qui confirme les habitudes de vol nocturne de certains papillons du groupe vanessa.


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008 {JPEG}


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Grande tortue. Répandue dans le sud et le centre de l’Europe, en déclin dans le nord-ouest, migratrice rare au Danemark et en Norvège. En France, répandue mais en déclin dans le tiers nord. Fréquente les bois clairs, les forêts riveraines, les vergers et les landes arbustives. En grand nombre certaines années, par exemple en 2007 (AG). Espèce monovoltine en II-X. Chenille sur Ulmus, Salix, Prunus.

I. Répandu et commun partout (G&L 1912).

II. Argenton les Vallées 23/03/2011 (Courtin Bernard) - Boismé 15/04/2010 (Rolland Ludovic) – Chanteloup 24/06/2006 (Bonnet Stéphane) - Clessé 06/07/2010 (Rolland Ludovic) – Genneton 17/04/2011 (Miteu Martine) - La Crèche 29/05/2007 (NT), 09/04/2011 (Debordes Laurent) - Magné 03/07/1969 (NT) - Ménigoute 31/10/2011 (NT) - Niort 15/05/1930 (MG), 22/06/1948 (MG), 15/07/1954 (MG), 06/07/1963 (MG), 05/07/1964 (MG), 13/07/1964 (MG), 16/07/1980 (NT), 18/05/1989 (chenille) (AG), 18/05/2006 (chenille) (AG), 07/04/2007 (AG), 20/03/2010 (AG) – Pamproux 26/04/2010 (Debordes Laurent) - Pierrefitte 21/04/2010 (Rolland Ludovic) – Prailles 04/04/2011 (Debordes Laurent) - Sainte-Radegonde 09/04/2010 (Meyer Daniel) - Villiers en Bois 04/03/2007 (AG).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Korscheltellus lupulinus (Linnaeus, 1758)
Louvette, Petite hépiale du houblon

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de avril à juin. Vole au crépuscule. Chenille sur graminées (racines), adulte en juillet. Répandu et assez commun dans toute la région. Variable pour la nuance et les dessins. Deux exemplaires pris entre Beauvoir et la forêt de Chizé (79), le 06/05/1911 (Gelin), appartiennent à la variation dacicus Carad. (avec les 4 ailes d’un gris uniforme très clair).


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

La Louvette, la Petite hépiale du houblon. La chenille se développe dans les racines de Plantago, Valeriana, Urtica, Humulus, enVII.

I. Répandu et assez commun dans toute la région (G&L 1912).

II. Azay le Brûlé 07/05/2009 (AG) - Beaussais 05/2008 (Wilding Neil) - Chauray 10/05/1956 (NT) - Chizé 22/04/1971 (NT), 28/05/1976 (NT) - La Crèche 01/05/2010 (Debordes Laurent) - Niort 21/05/1957 (NT), 09/05/1970 (NT), 08/05/1971 (NT), 11/05/1971 (NT), 01/05/2006 (AG) - Villiers en Bois 09/06/2006 (AG), 31/05/2009 (AG), 14/06/2009 (AG).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Melanargia galathea (Linnaeus, 1758)
Demi-deuil

Etat des connaissances en 1912 - Gelin Henri et Lucas Daniel - Catalogue des Lépidoptères observés dans l’ouest de la France) :

L’imago est visible de juin à août. Lieux herbus, bord des bois. Chenille sur : phleum pratense, brachipodium, triticum, holcus. Elle est visible en mai. Répandu et très commun partout. Il existe deux races distinctes, l’une dont les parties claires des ailes sont blanches en dessus et en dessous, l’autre où ces mêmes parties sont jaune clair sur le dessus des 4 ailes du mâle, et jaune d’ocre sur le dessous des ailes inférieures des femelles. L’aberration femelle leucomelas Esp., avec le dessous des ailes inférieures blanc jaunâtre et dépourvu de dessins, l’aberration galene Ochs., où le dessous de ces mêmes ailes garde les dessins sans les ocelles, et des exemplaires tendant vers la variété mélanienne procida Hbst., sont signalés çà et là dans toute la région.

Deux-Sèvres : 1 exemplaire de la variation albina Obth., à la Fontenelle, près de Saint-Maixent (Lucas). Quelques femelles ont des ocelles à demi effacées en dessous, mais aucune n’en manquent absolument. La tache qui commence la bande noire médiane des ailes inférieures est très réduite dans un mâle pris à Epannes et une femelle prise à la forêt de Chizé (Gelin).

Vienne : Aberration galene, à Charroux (Obth.).

Charente-Maritime : Aberration galene de Dompierre sur mer (Vigé).

Charente : 2 exemplaires et procida assez net des environs d’Angoulême (Dupuy). 1 exemplaire de l’aberration Nicoleti Culot, sans aucune tache blanche dans la marge noire des ailes inférieures, pris à Angoulême par M. Dupuy, est signalé par M. Obth. (Lép. comp. III, 345).


Etat des connaissances au 31/12/2008 (Atlas des Lépidoptères Rhopalocères du Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature)

Etat des connaissances au 31122008 {JPEG}


Etat des connaissances en mai 2013 - Nouveau Catalogue des Lépidoptères des Deux-Sèvres - Guyonnet Antoine, Lemoine Christian, Thibaudeau Norbert

Le Demi-deuil. Espèce répandue et souvent abondante dans le sud et le centre de l’Europe. Répandue dans toute la France. Fréquente les prairies et landes ouvertes herbeuses, les allées forestières. Espèce univoltine en VI-VIII. Chenille sur Phleum, Bromus, Agropyron repens. La forme leucomelas se trouve ça et là dans le département.

I. Répandu et très commun partout (G&L 1912).

II. Adilly 22/07/2011 (AG) - Assais les Jumeaux 23/06/2008 (CL) - Availles-Thouarsais 29/06/2010 (Rolland Ludovic) - Azay le Brûlé 11/06/2011 (AG) – Boussais 01/07/2010 (Rolland Ludovic) – Chanteloup 02/07/2005 (Bonnet Stéphane) - Chef-Boutonne 26/06/2005 (CL) - Combrand 14/06/2006 (AG) - Faye l’Abbesse 17/06/2009 (Rolland Ludovic) – Fressines 09/06/2007 (AG) - Genneton 20/07/2010 (Miteu Martine) - La Crèche 18/06/2010 (Debordes Laurent) - Le Chillou 19/07/1996 (CL) - Marnes 05/06/2005 (CL) - Massais 23/07/2010 (Rolland Ludovic) - Mauzé-Thouarsais 21/08/2001 (CL) - Missé 03/06/2010 (Meyer Daniel) - Niort 29/06/1971 (NT), 06/07/1971 (NT), 26/06/1993 (CL), 23/06/2008 (CL) - Saint-Jean de Thouars 05/08/1997 (AG) – Saint-Lin 03/07/1991 (AG) - Saint-Maxire 01/07/1969 (NT) - Sainte-Radegonde 04/07/1998 (AG) - Thouars 14/05/2010 (Courtin Bernard) - Verrines sous Celles 07/06/1981 (NT) - Villiers en Bois 19/07/1948 (MG), 13/06/1955 (MG), 09/07/1955 (MG), 14/07/1956 (MG), 29/06/1960 (MG), 16/07/1960 (MG), 29/07/1964 (MG), 01/07/1971 (NT), 10/07/1994 (CL).

AG = Antoine Guyonnet, CL = Christian Lemoine, DL = Daniel Lucas, G&L = Gelin et Lucas, HG = Henri Gelin, MG = Marius Guimard, NT = Norbert Thibaudeau, RL = Robert Levesque.




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Inachis io (Linnaeus, 1758)
Paon du jour
Les ocelles spectaculaires et la couleur criarde du paon du jour le rendent sans pareil. Comme d’autres vanesses colorées, c’est un visiteur fréquent des jardins où il vient butiner, notamment les fleurs de buddleias et les Mesembryanthemum. Au repos, les ailes repliées, la coloration cryptique du verso et le bord découpé des ailes donnent au papillon l’aspect d’une feuille morte ou d’une écorce, tel un excellent camouflage. Inquiété, le paon du jour ouvre brusquement ses ailes, dévoilant ainsi ses ocelles qui effraient les prédateurs potentiels. Fréquente les bords des chemins, les haies, les talus, les prairies, les jardins et les parcs. Vol : Juillet à Septembre, puis Mars à Mai après hivernage. (Nature en poche - Larousse)

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